A-teindre

A-teindre
du A privatif et teindre : ne pas teindre.
L’espace mental, l’espace de la Conscience, l’espace conventionnel dérivé n’en forme qu’un seul : l’espace mental en vertu de leur TOUT INSÉPARABLE.
Bref, comment subjectivité et objectivité peuvent-ils être séparés, par la pure Conscience fondamentale individuelle faite d’elle-même ?

À l’exemple du TROU :

LE LANGAGE N’ÉTANT QU’UN ÉCART, UNE MISE EN VALEUR DU TEMPS, SON EFFICACITÉ EST EN PERMANENCE MENACÉE PAR L’INSTANT, que par son langage il doit refuser, sous peine de tomber dans la désuétude qui n’est autre que la mise en valeur du temps. Ce qui devait faire écrire à Lévitique 18,7 du TROU ou ”ÉCART”, le ”N’est pas X” : « Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère. C’est ta mère : tu ne découvriras point sa nudité ».
Et au Centrum Centri du Tao-tö king le Verset 11, le Nombre du Tao :
« Trente rayons convergent au moyeu
mais c’est le vide médian,
qui fait avancer le char.
On façonne l’argile pour en faire des vases,
mais c’est du vide interne
que dépend leur usage.
Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat.
L’Être donne des possibilités,
c’est par le non-être qu’on les utilise ».
(Verset 11 et nombre du TAO. Traduction : Liou Kia-hway)
Parfait exemple du GATE GATE ou du ’N’EST PAS X’.
(Le 11 septembre 2001 sera comme un ”trou inversé” : PLEIN ! Accélération du processus oligarchique et bancaire capitaliste du Nouvel Ordre Mondial et de son monde numérique, qui se veut ”propre”, donc PLEIN, ENTIER, COMPLET).

C’est déjà une notion de CINÉMA : L’ÉCART, LE VIDE MÉDIAN ou BLANC DE L’INSTANT : ITI le Soi, qui fait « avancer le char » (comme frisant un ”COMME SI” et le 264 ci-dessous).

LE TROU : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ». (Ramana Maharshi, entretien 264, du 20-10-1936). Voir en note A le sens du Trou et de la Toupie.

Lévitique 18,7 parle donc de ce VIDE, cet ÉCART : découvrir est par définition le contraire de la définition conventionnelle : on recouvre toute chose de son ”COMME SI”, de son GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT ou SIGNATURE DU CONTRAT : d’É-couvrir. C’est pourquoi la vision du TROU ne saurait se faire en Vérité que dans le TROU, et comme dans un TROU il n’y a rien d’autre que le TROU, alors AUCUN TROU À VOIR. ON NE PEUT ÊTRE QU’EN ”COMME SI” et dans le PARADOXE SUPRÊME : « Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi. Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction ». (Ramana Maharshi 28, 4-2-1935).

LE PARADOXE SUPRÊME SERA LA PROJECTION, LE ”COMME SI”, LE ”POUR AINSI DIRE”, MAIS PAS LA RÉALITÉ ELLE-MÊME. Comme l’énonçait Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent coexister”. L’itinéraire n’est pas itérer ou mettre en valeur le temps… Alors : Lévitique 18,7…
Le ”prisme” ou l’instrument d’optique qui DÉCOMPOSE les couleurs est dans nostre propre mental sous le nom d’IDÉATION ET DONC DE TEMPS. CE ”COMME SI”, paraît permettre ”tous les films possibles”, tous les phénomènes possibles, mais il n’en reste pas moins une séquence de plans et d’images, et il n’en reste pas moins UNE IMAGE et ne peut pas être opinioné d’”objectivité” mais seulement d’opinion, toujours examinée sur le plan relatif : la dualité sujet-objet.

Saint Bonaventure se retrouve dans la Chanson du Cavalier du poème de Garcia Lorca :
INACCESSIBLE.
Cordoue.
Lointaine et solitaire.
Cheval noir, lune grande,
Et des olives dans ma sacoche.
Bien que je connaisse le chemin,
Jamais je n’atteindrai Cordoue.
Par la plaine, par le vent,
Cheval noir, lune rouge,
La mort est là qui me regarde
Du haut des tours de Cordoue.
(Poème de Garcia Lorca, la Chanson du Cavalier)
Aucune route ne mène à l’Ici. ici est insaisissable comme l’exprime Saint Bonaventure : ”Jamais l’âme et Dieu ne peuvent coexister”. L’itinéraire n’est pas itérer ou mettre en valeur le temps… Alors : Lévitique 18,7…

Dans le Paradoxe suprême de l’entretien 264 du Maharshi, le ‘Je’ est l’écran du Blanc de l’Instant ou de la Toupie, le Centre nulle part. HÉLAS depuis un temps l’être humain et son ”COMME SI” n’est pas plus réel que les films qu’il voit projetés sur l’écran, ou les ”infos’ projetées sur l’écran de son smartphone. Lorsque la lumière projetée au travers du film est coupée, tout ce qui reste est l’écran du Blanc de l’Instant.
« Des images bougent sur l’écran. Essayez de les attraper. Qu’attraperez-vous ? Rien que l’écran. Laissez disparaître les images. Qu’est-ce qu’il reste ? Encore l’écran. Il en va de même ici. Même lorsque le monde apparaît, voyez à qui il apparaît. Tenez le substrat du ‘je’. Une fois que vous le tenez fermement, qu’importe que le monde apparaisse ou disparaisse ». (Ramana Maharshi 65, 13-7-1935). Ce qui était projeté par la lumière n’était qu’une série d’images formant une ”histoire”, formant ”la vie”.

C’est donc l’acte de ”raison” qui massacre la perception vivante : LE SIGNIFIANT DE TOUTE PAROLE MASSACRE LA PERCEPTION VIVANTE PAR ALLUSION, PAR ”COMME SI”, PAR ÉCART, PAR ”POUR AINSI DIRE”, PAR GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT, DONC PAR ALLUSION À AUTRE CHOSE par rapport à laquelle la chose prend son sens et sa valeur. Avec le mental-ego et sa dualité sujet-objet, aussitôt que Nous reconnaissons l’objet comme perçu par Nous, le sujet, le mental-ego a pris la place ET L’OBJET APPARTIENT AU PASSÉ, car le mental-ego opère seulement sur ce qui est déjà dépassé, mort, adamisé. L’objet arrive vivant, mais saisi par le mental-ego il est assassiné, car le mental-ego ne se nourrit que de choses mortes, comme d’ailleurs aussi ce qui lui sert à remplir son estomac. L’acte de ”raison” massacre la perception vivante.

L’ÉCART OU LA NÉGATION le X dans ”N’EST PAS X“ qui n’engendre ni la chose (cas du lacanisme et de l’Ici marié à son Ailleurs et donc nécessitant l’écart, la mise en valeur du temps), ni la non-chose genre nihilisme, se situe dans le XATEMME qui prend sa Source dans le 5 de l’évacuité).
ÉVACUITÉ IDENTIQUE À L’ENTRETIEN 366 de Ramana Maharhi : « Maintenant, vous identifiez à tort le Soi avec le corps, les sens, etc. Puis vous procédez à leur rejet et cela est neti. Mais vous ne pouvez le faire qu’en vous attachant fermement à ce qui ne peut être rejeté. Et cela est iti seul ». (Iti veut dire ”Ainsi”, et désigne ici le Soi).
TOUT COMMENCE BIEN PAR LA PERTE, SUFFIT DE TROUVER CE QUI NE PEUT ÊTRE PERDU : le Soi…… le 5 de l’évacuité du Vide et non-Vide.

ITI = LE BLANC DE L’INSTANT, LE NOMBRE 11 DU TAO ET DE SON VERSET 11.

Évacuité de TOUT COMMENCE PAR LA PERTE, NOMBRE 11 : LE SURFEU, sans flamme ni cendre qui engendre cette évacuité au Centrum Centri de l’Être/non-Être ; quand le feu se dévore se ferme lui-même la bouche, l’énergie devient TOUT À L’INSTANT DE SA PERTE ainsi l’intensité de la Perte apporte la Preuve absolue de l’Existence.
CE PARADOXE SUPRÊME DE LA PHASE 5 EST LE ZÉRO INDIEN, « L’ÉNERGIE LIBRE ».
TOUT EST DANS TOUT, y compris le CONCOURS DE CIRCONSTANCE (on ne ”sort” pas de l’Univers pour le ”voir”, Nous sommes l’Univers ; comment pourrait-il en être autrement ???).
CINQ le nombre de l’harmonie et de la Grâce divine et donc de l’humain parfait : Christ clouté en ses cinq plaies ; cinq symbole de la perfection chez les Mayas, etc.
Le Pentatemme (du grec pente : cinq) était la partie « immergé de l’iceberg », ailleurs se trouverait le Xatemme : à l’infini.
1 – Infini entre oui et non.
2 – Infini entre ni oui ni non.
3 – Infini entre ni non-oui et ni non-non.
4 – Circulus par le 5 :
5 – Les quatre sont en circulus entre eux à l’infini.

Le BLANC DE L’INSTANT de la chose à considéré elle-même : ITI, AINSITÉ, est voué au silence, au ”Bruit Blanc” (insaisissable, non-identifiable). Si la chose vient à parler, elle CROQUE LA POMME ET TOMBE DANS LE TEMPS QUI COULE, ELLE TOMBE DANS L’HISTOIRE.

SIGNE ou SYMBOLE, SUBJECTIVITÉ-OBJECTIVITÉ :
OBSERVABLE/OBSERVÉ
OBSERVÉ/OBSERVABLE
FAUT-IL LE VOIR POUR LE CROIRE ?
OU LE CROIRE POUR LE VOIR ?

Tout ce qui est observable est symbolique dans le mental, et inversement tout ce qui est symbolique est observable ; et en conséquence ultime, le Symbole suprême du symbole, le Soi, l’Un, est MUTABLE à l’état de veille par un Réalisé vivant, et ça peut s’appeler « LE GRAND ŒUVRE » ou GRANDE STARGATE, GRANDE PORTE, GRANDE OUVERTURE.
”Et si tu dormais ?
Et si, dans ton sommeil, tu rêvais ?
Et si, dans ton rêve, tu allais au ciel
Et si, là, tu cueillais une fleur étrange et belle ?
Et si, en te réveillant, tu avais cette fleur dans ta main ?
Ah, alors ?
(Samuel Taylor Coleridge)

Comme dans la Chanson du Cavalier, le Dedans de la Conscience se trouve impuissant à se saisir autrement que comme DEHORS, et ainsi vouée à la faveur d’un accident, à tenter d’entrer en relation avec Elle-même à travers la conventionnelle objectivité parasite, lors même qu’à la faveur de cette PROJECTION objectivante inlassablement opérée qu’Elle fera d’Elle-même, Elle essayera de combler le TROU en tentant de VOIR le Trou ou en tentant d’en faire un objet – tentative vaine et désespérée, puisque non seulement dans un Trou il n’y a qu’un Trou et donc rien à voir, mais aussi parce les objets pareillement investis se révèleront être par nature finis, friables et, partant : DÉCEVANT, CE QUI EST LE PRINCIPE MÊME DU COM-merce et de la CRÉATION DE BESOIN : LE CONSOMMATEUR-ÉLECTEUR-CONTRIBUABLE doit-être perpétuellement insatisfait, agité, anxieux et blasé. La propagande du régime comme la publicité des industries du capitalisme fabriquent la consommation-communication comme unique style de vie ; cette mode du capitalisme « éduque » les masses à ressentir une loi de succion ou un appétit insatiable, non seulement en produits-objets, mais aussi en expériences nouvelles et « d’accomplissement personnelle ». Le régime fourgue la consommation comme remède général pour les maux familiers : solitude, maladie, fatigue, insatisfaction de toutes sortes : et simultanément cette civilisation crée de nouvelle formes de mécontentement, spécifiques de l’époque actuelle et technologique.

Le phénomène moderne de l’ego : un ”responsable”, un ”usager” ou une ”unité auto-référée” qui prétendra toujours s’appartenir en propre(1), et s’affirmer comme un ”responsable” d’expérience en disant ”je”, ou qui CROIRA, sans le dire, agir comme ”je”, ce qui forme le FILM DU ”COMME SI” : ON Y CROIT, TOUT SEMBLE SE TENIR, LA SAUCE DE LA FICTION PREND : L’EGO EST UNE CONCEPTION DE LA CONSCIENCE SURTOUT À L’ÉTAT DE VEILLE ET DE RÊVE, ELLE FABRIQUE DES IMAGES QUI BOUGENT ENGENDRANT DES SÉQUENCES DÉPENDANTES DE CET EGO, FICTIONS ET FRICTIONS FAITES POUR ET PAR CET EGO.
Dans ces conditions parler de dualité et de non-dualité n’est qu’une opinion et rien de plus : les mots-maux ”mérite”, ”démérite”, ”rémanence” (persistance), ”âme individuelle active”, sont des synonymes. Ils désignent une production du mental, une imagination, et non une Réalité. Ils ont été imaginés spontanément dans une opinion d’existence par un mental lui-même imaginé à partir de, et à l’intérieur DE LA CONSCIENCE FONDAMENTALE INDIVIDUELLE.

Comme l’exprime Ramana Maharshi dans dans l’entretien 264 du 20 octobre 1936 : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés », le ‘Moi’ est ainsi déréalisé : IL EST UN FAUX SELF, IL FAIT SEMBLANT, IL FONCTIONNE EN ”COMME SI”, IL SIGNE LE CONTRAT DU ”POUR AINSI DIRE”, IL EST OBLIGÉ D’EN-TAIRRER LA SOURCE (enterrer et taire la Source)(3).

Le Moi-Individuel une fois SAISI par la fascination de son AUTO-ENGENDREMENT CONSTITUANT SON CORPS GROSSIER : IL EN ARRIVE À SE PRENDRE POUR UNE ÉTINCELLE DIVINE DE L’UNIVERS, et en inventer le Big Bang.

Ce Moi-Individuel ou cette Âme soumise à l’ignorance d’Elle-même, ne peut plus se rapporter à Elle-même qu’autrement qu’en se portant vers la racine du mal(4) évidemment à la faveur d’une SAISIE, une OBJECTIVITÉ-OBJET, laquelle va engendre automatiquement le formation des CINQ SENS et de l sensorialité qu’Elle investit toute entière.

L’être humain tombé dans le GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT en se croyant devenu « auto-nome » et ayant percé les orifices des sens, ces sens se portent désormais vers le DEHORS, LA SAISIR(4) : La vision de l’humain se trouve détournée de par leur extraversion : elle ne se porte plus vers le DEDANS dans le Soi, mais vers le DEHORS. L’embryologie tibétaine, de son côté, reconnaîtra l’existence, parmi les SOUFFLES qui président au développement de l’embryon, du ”souffle qui fait apparaître les neuf orifices” du corps comme par déchirement (souffle qui intervient à la huitième semaine du développement de l’embryon).

L’OUROBOROS illustre que : Le monde contient l’ego, tout comme l’ego contient le monde : ils se développent mutuellement.
L’OUROBOROS illustre donc : Tout ce qui est observable est symbolique dans le mental, et inversement tout ce qui est symbolique est observable ; et en conséquence ultime, le Symbole suprême du symbole, le Soi, l’Un, est MUTABLE à l’état de veille par un Réalisé vivant, et ça peut s’appeler « LE GRAND ŒUVRE » ou GRANDE STARGATE, GRANDE PORTE, GRANDE OUVERTURE(3).

Notes.
1. La Chute, le CROQUE-POMME D’ADAM-ÈVE, c’est l’identification au corps : « Ils virent qu’ils étaient nus », ainsi ils s’attribuèrent un corps dans la même logique actuelle du ”Votre ceci, votre cela”. ADAM-ÈVE DEVIENNENT PROPRIÉTAIRE DE LEUR CORPS : C’EST LA CHUTE. DEPUIS, on dit : « Mon corps », comme on dit : « Mon ceci, mon cela », c’est l’ex-istant(2).

– SHUN : Peut-on atteindre la Voie [Tao ou Soi-Instant, la Réalisation de la Libération] et la Garder ?
– ZHENG : Vous ne pouvez garder votre corps, comment pourriez-vous garder la Voie ?
– SHUN : À qui est donc mon corps, s’il n’est pas à moi ?
– ZHENG : C’est une forme qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. La vie ne vous appartient pas : c’est une harmonie qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. La Nature ne vous appartient pas : elle vous est fournie par l’Univers. Vos descendants ne vous appartiennent pas : ils ne sont que mues confiées par l’Univers. C’est pourquoi vous marchez sans savoir où vous allez, vous vous arrêtez sans savoir où vous restez, vous mangez sans connaître les saveurs. Telle est la force du souffle Yang de l’Univers. Comment pourriez-vous posséder quelque chose ?
(Lie Tseu, Traité du vide parfait, chapitre Présages célestes 14).
Pas de possession de l’existence. De même la vie n’appartient pas au réseau républicain étatique ou à un ”nouvel ordre mondial”.

L’identification au corps, au sujet, explose en pleine gueule quand on va voir un médecin. Et ce prétendu sujet repose sur le spatio-temporel, la sensibilité affective, les synergies consciences ou inconscience qui engendrent la loi de succion vulgaire, puisque le porteur de la Chute Adam-Ève est fait de ces fardeaux du spatio-temporel, l’opinion d’un corps qui serait « à moi » par rapport à « moi » moi-même composé de GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT est une incohérence totale, ou plutôt un EX-ISTANT(3), UN CONTRAT PARFAIT DANS LE GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT.

’Ma’ relation à mon corps ne se définit ni en terme d’être, ni en terme d’avoir, ELLE EST LE NIHILISME mentionné dans l’entretien 264 : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ».
Ramana Maharshi, entretien 264, du 20 octobre 1936.

Nous sommes tellement prisonnier du corps que la dualité pur-impur est maintenant devenue une formidable ENTREPRISE CAPITALISTE, UNE FORMIDABLE ENTREPRISE D’ILLUSIONS : bon et mauvais ne sont qu’opinions : des opinions de valeurs-jugements.
Les noms-les-formes et ce qu’il s’en suit comme les sons, les couleurs, les odeurs et les images mentales, en tant qu’ils seraient la base de la loi de succion vulgaire ou Plomb-pesanteur, de la Chute Adam-Ève et de l’aveuglement, C’EST LE CONVENTIONNE QUI LES FABRIQUE EN CONCEPTS COAGULÉS, EN OPINIONS FIXÉES, INSTITUTIONNALISÉES.

2. Ex-istant : « La vision globale, la synthèse de tout l’existant (Étant compris que Dieu est « Je suis celui qui suis » (ou ”Je suis ce JE-SUIS”), et donc n’ex-iste pas à proprement parler [mode du NI-ÊTRE/NI NON-ÊTRE]), parce qu’il est hors de sa Création. Ce qu’on appelle l’Être n’est que l’ex-istant [LE GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT, LA SIGNATURE DU CONTRAT] ».
« Le principe du tour, c’est déplacer un outil coupant sur une pièce qui tourne. Résultat : des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe serait, essence éternelle du tour. Mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret [COAGULÉ ou DANS L’ESPACE-TEMPS], et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe : C’est l’existant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucune autre machine. La recherche, le bricolage, peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas…. »
(Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettres 8 et 36).

3. La Parabole des Neuf Clés (en rapport avec le TROU où il n’y a rien d’autre que le Trou, donc aucun trou à voir).
« Vous êtes si jobards, mes petits agneaux, que quand vous trouvez une clef, il vous faut sa porte, et quand vous trouvez une porte, sa clef.
Et le monde est si peu contrariant que toute porte a sa clef, et toute clef sa porte.
Le monde, mes petits agneaux, n’est qu’un labyrinthe de portes ouvertes qui font semblant d’être fermées.
Si vous voulez vous y perdre, ne vous gênez pas, surtout. Voici la recette : on ne lâche pas sa clef, et on ouvre, on ouvre.
La porte dont je parle, sachez-le, n’est visible qu’ouverte et, pour l’ouvrir, il faut, je ne dis pas trois, mais bien trois fois trois clefs. Pas six, ni huit, mais Neuf.
Tant que vous n’aurez pas la neuvième, les huit autres n’ouvriront rien, et l’on vous tiendra pour fou. On dira : « Voyez le fou avec ses clefs ! »
Puis vous trouverez la neuvième. Alors, ayant franchi la porte, épargnez-vous de revenir pour crier: « J’ai trouvé ! J’ai trouvé ! »
Car, dans la Porte Invisible, nul ne vous verra plus, et votre cri sera muet.
Épargnez-vous de revenir ».
(Aimé Michel, Le Mysticisme, l’Homme Intérieur et l’Ineffable – 1973)

4. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)

A. Toupie, rejoint aussi la HACHE à la fois arme et outil. En anglais hache se dit AX, AXE, comme le Centre de l’Univers. L’Axe est un symbole fondamental, comme l’essieu plus tard nous donnera le CHARIOT. L’essieu supporte la totalité du poids du chariot ; il est fixe et les deux roues tournent sur les fusées. Donc nous avons une triade (voir la Triskell celte avec le signe du S cher à l’art gaulois), et l’idée de « roue » ou chose qui tourne ou figure un cycle, un rythme, évoque les cycles lunaires et solaires, l’ombre courant sur un cadran solaire indiquant une PÉRIODE, etc.
La Vacuité est représentée par l’immobilité du Vide au centre du moyeu-Axe d’une roue qui ne cesse de tourner : comme la TOUPIE. Le Centre est nulle part (et la Circonférence est partout).

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Dilemme du Moi-Collectif et Moi-Individuel toujours non résolu

Dilemme du Moi-Collectif et Moi-Individuel toujours non résolu
Comment entrevoir ce dilemme, cette relation des deux ‘Moi’ en terme spatio-temporel ou en terme de la manifestation dans une mise en valeur du temps ? S’il est vrai que le problème de l’Unité et du de la copie engendre le faux puisque le Vrai cesse d’être vrai dès qu’il est copié et donc qu’il devient multiple, alors comment il peut y avoir Unité des copies ou du multiple sans que L’UN soit affecté par ces copies, puisque les copies deviennent des FAUX ?

Ou : comment entrevoir la relation de l’IGNORANCE ET DE L’ILLUSION au Soi ? (illusion puisque quasiment ignoré)
L’ignorance est-elle de nature individuelle ? ou bien est-elle la conséquence du Soi Lui-même ? en Lequel se trouverait son fondement ultime(1) ? Ou bien encore existe-t-il une seule ignorance radicale, dont les ignorances du Moi-Individuel seraient les phases ?

Si l’on se coagule dans une Ignorance unique, ”universelle”, principe cosmique de finitude, dont l’opération, commune à toutes les consciences individuelle, manifeste l’Univers et permet de rendre compte d’un monde unique, conventionnel par l’expérience au conventionnel en forme d’une Essence, la destruction de l’ignorance par une âme individuelle implique-t-elle nécessairement dans ce cas la conséquence fâcheuse que représenterait la délivrance individuelle style ”libertarien”, autrement dit faussement bien-sûr la délivrance SIMULTANÉE DE TOUTES LES ÂMES, attendu que l’ignorance de chaque personne se trouverait éradiquée ? (Cas du ”Demain On Rase Gratis” ou DORG). Et dans la négative, comment les âmes délivrées, qui ont retrouvées leur identité d’essence à l’Absolu, au Soi, peuvent-elles coexister dans le Soi avec les âmes encore dans la servitude et la soumission à la consommation par la loi de succion ?

Existe-t-il plusieurs ignorances résidant dans plusieurs âmes (comme s’il existait un nombre infini d’Univers) ? Dans ce cas, le problème de ”la fin du monde” et de la délivrance simultanée de toutes les âmes ne se pose plus ; alors que l’acceptation d’une ignorance unique aurait une conséquence fâcheuse que sa destruction entraîne l’évanouissement complet du spectacle du monde, et la délivrance d’une seule âme entraînant du même coup la délivrance mondiale ou universelle (Style Christ le Sauveur), l’acceptation d’une pluralité d’ignorance individuelle présentait l’avantage que la destruction de l’une d’elle ne ruine pas le processus de la manifestation, et donc ne met pas en péril la perception du monde conventionnel, à laquelle s’applique les pratiques mondaines du consensus ou de la CONCORDE, comme la place du même nom à Paris, ou comme l’avion français du même nom, propagande républicaine oblige.

Comment rendre compte du monde unique de l’expérience commune ? (Ce que l’industrie informatique du capitalisme tente de reproduire par une forme de ”conscience collective”, déjà dans le Thème de ”l’intelligence artificielle” qui risque fort de devenir un MOI-INDIVIDUEL DÉGUISÉ EN MOI-COLLECTIF : l’I.A. elle-même).

S’il existe une seule âme créatrice du monde façon Genèse 1,1-2 et donc en tant que causisme matériel : le monde, ne s’ensuit-il pas que lorsque cette âme de Genèse 1,1-2 accède à la délivrance(1), le monde doive simultanément disparaître, Sa Délivrance mettant fin à la manifestation du monde ?
Dans le cas où l’âme serait unique, quand un humain naît, tous les humains naissent, et à la mort d’un humain, tous les humain meurent.
Évidemment Nous ne constatons pas ça dans le monde actuel phénoménal, puisque l’on constate, au contraire, que lorsqu’une âme vient à être délivrée, ou pendant le sommeil profond, le monde n’en continue pas moins d’exister de concert avec une foule d’autres âmes.

Se peut-il que L’Univers ENTIER soit amené à l’existence et récrée, d’Instant en Instant, par la participation de ceux qui y vivent, autrement dit, par les activités mentales de tous les noms-les-formes, y compris la plus petiote poussière volant sous la lumière d’un après-midi d’été ?

Par les ”COMME SI”, Nous vivons sur les vestiges du Sentier ou TAO : on fait semblant, on fait ”comme si”, ON SIGNE LE CONTRAT qui ne devrait pas avoir BESOIN d’être signé ! Sinon, c’est la SOUMISSION À LA COPRODUCTION CONDITIONNÉE(3).
Le Vrai ‘Moi’, le ”JE-SUIS” avec le trait d’union entre ‘je’ et ‘suis’, n’est rien d’autre et seulement LA singularité, l’expression même de la venue à Soi : CELA SEUL PEUT VENIR À SOI : A EST A (et non A = A du républicanisme et ”Vivre ensemble” favorisant LES COPIES, LES CONSOMMATEURS RENTABLES), ce soi qui ”avant” était en Dehors du Soi. Le ‘Moi’ dans son état originel est HORS de Lui-même il est comme une COPIE de Lui-même : un A = A dans une mise en valeur du temps.
Le ‘Moi’ à coté(0) de la Conscience le Soi, n’a pas encore succombé au Moi-individuel : le consommateur-électeur-contribuable actuel, et c’est précisément que sa venue à Soi, à Lui-même, c’est précisément PARCE QU’IL SE RÉALISE AU Soi QU’IL EN DEVIENT NON PAS UN MOI-INDIVIDUEL, MAIS UNE CONSCIENCE FONDAMENTALE INDIVIDUELLE, QUI N’EST PAS UNE CONSCIENCE COLLECTIVE D’UNE MASSE DE MOI-COLLECTIF du Nouvel Ordre Mondial et sa Concorde, sa ”paix” (du COM-merce).

  • « La seule chose permanente est la Réalité ; et cela est le Soi. Vous dites : « Je suis »,
    « Je suis en train de marcher », « Je suis en train de parler, de travailler, etc. ». Ajoutez un trait d’union à « Je suis » chaque fois, et cela devient « JE-SUIS »
    [A EST A]
    . Cela est la Réalité permanente et fondamentale. Cette vérité fut enseignée par Dieu à Moïse quand Il lui dit « Je suis ce JE-SUIS ». « Sois tranquille et sache que JE-SUIS Dieu ». Donc « JE-SUIS » est Dieu.
    Vous savez que vous êtes. Vous ne pouvez nier votre existence à aucun moment. Car pour nier votre existence, il faut que vous existiez. C’est cela (la pure Existence) que l’on entend par un mental tranquille. Le mental est la faculté d’extériorisation de l’individu. S’il est tourné vers l’intérieur, il devient peu à peu tranquille. C’est alors que seul prévaut le « JE-SUIS ». « JE-SUIS » est toute la Vérité. Donc « JE-SUIS » est Dieu ». Ramana Maharshi 503, 17-8-1938).
  • – Q. : Qu’est-ce donc ce Soi ?
    – M. : Le Soi est connu de chacun, mais pas clairement. Vous existez toujours. Le fait d’être est le Soi. « Je suis » [Je-suis] est le nom de Dieu. De toutes les définitions de Dieu, nulle n’est mieux exprimée que celle de la Bible (Exode, 3) : « Je suis ce JE SUIS. » Il y a d’autres déclarations, telles que brahmaivâham, aham brahmâsmi et so ’ham. Mais aucune n’est aussi directe que le nom de Jehovah = JE SUIS. L’Être absolu est ce qui est. C’est le Soi. C’est Dieu. En connaissant le Soi, on connaît Dieu. En fait, Dieu n’est rien d’autre que le Soi.
    (Ramana Maharshi 106, 29-11-1935).

Le Vrai cesse d’être vrai dès qu’il est copié : la Conscience fondamentale Individuelle du « JE-SUIS » est pure unité, mais lorsqu’Elle se mêle au mental Elle se dédouble et alors devient fausse en succombant à la dualité du sujet et de l’objet : le sujet qui voit le monde comme dans Genèse 1,1-2. En s’appréhendant Elle-même comme
« autre » ou copie, double, la Conscience engendre le monde de Genèse 1,1-2 : LE MONDE PHÉNOMÉNAL ET DES NOMS-LES-FORMES, à commencer par ”Ciel-Terre” (ou haut et Bas). À partir de Genèse 1,1-2 la Conscience est condamnée à ERRER comme le « Juif errant » qui serait « élu » (choisi) par cette Conscience.

Sainte Chimère et Radicalité absolue : Allé vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus obscur et inconnu encore. C’EST L’ERRANCE TOUT COURT.
« Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi » (Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ, du Soûtra du Diamant). C’EST L’ERRANCE TOUT COURT, SANS RIEN D’AUTRE QUE L’ERRANCE.

SE LIBÉRER DU DÉMON DE L’UTILITAIRE QUI NE POUVAIT COMMENCER QUE PAR LA DÉCOUVERTE DU FEU VULGAIRE et sa domestication qui donnèrent : la thermodynamique, la chimie, les guerres et le commerce. Seul l’humain fait FONDRE (transforme) : SOLEIL-LUNE. Lune qui est un symbole de la connaissance indirecte, dans le temps qui coule.

LUNE NOIRE OU ŒIL DE LA LICORNE, LA VACUITÉ ou Rien dans le TOUT et tout dans le RIEN. La LUNE NOIRE désigne du voie dangereuse, mais qui conduire de manière abrupte au Centrum Centri de l’Être et à l’Unité, ressemblance avec la Mana des Polynésiens. Autant cette énergie peut être bénéfique, dans son versant Divin, autant et proportionnellement elle peut, d’une seconde à l’autre, se retourner en son contraire et alors devenir mortelle. C’est pourquoi le SACRÉ EST TOUJOURS AMBIVALENT.

LA FORCE SURNATURELLE ÉMANANT DE CE QUI EST PUR.
Soit la technologie conduit l’humain à son SALUT, soit elle le conduit à sa perte, et c’est le sens de la perte qui est à ce hui à l’œuvre. Nous sommes pour ainsi dire à L’ÈRE DE LA LICORNE : le TROISIÈME ŒIL de la Licorne technologie : ÇA PASSE OU ÇA CASSE ; LA TRANSMUTATION INTÉRIEURE A LIEU OU N’A PAS LIEU. Et avec l’informatique qui numérise le monde pour se protéger des surprises, LE MONDE EST EN PERDITION COMPLÈTE (seule l’industrie de Hollywood et autres éléments du DEHORS produira la CONSOMMATION ET UTILISATION DE SURPRISES, donc un non-sens !)
Avec le monde numérique de l’informatique des industries du capitalisme, l’identité est mesuré par rapport au DEHORS, VOUÉE À LA SIMILITUDE comme A = A de l’égalité républicaine, vouée à une constante genre ”vitesse de la lumière”, donc vouée au A = A, la Vraie Identité étant A EST A, Elle est prise au sens de ”Je suis ce JE-SUIS”, le souci de soi étant le CONNAÎTRE TOI-MÊME PAR TOI-MÊME. Il y a ainsi DEUX IDENTITÉS :

– Le A = A de l’identité idem et républicaine. CONFORT dans une même caractéristique ou ”même soupe pour tous”.
– Le A EST A la Vraie Tautologie du ”Je suis ce JE-SUIS”. Le VRAI BIG BANG, LE VRAI ALPHA ET OMÉGA : C’EST CHACUN DE NOUS.
– Le A EST A du COMPAGNONNAGE ou ARTISAN selon le modèle de son Dieu : Ptah, le « A MON SEUL DÉSIR » de la tapisserie de la Dame à la Licorne.
Le A = A républicain produit des CLONES, des COPIES, des CONSOMMATEURS, dans un VERROUILLAGE MENTAL dénoncé dans le film The Body Snatchers, comme dans la série Pluribus, les humains sont PRIVÉS D’EUX-MÊMES, PRIVÉS DE SINGULARITÉ du « Je suis ce JE-SUIS », ILS SONT RÉDUITS EN RÉSEAUX, EN CONSCIENCE COLLECTIVE, EN SOLIPSISME COLLECTIF, C’EST-À-DIRE À LA CONDITION DE DOUBLE : A=A, DES COPIES, PRINCIPE ÉGALITARISTE RÉPUBLICAIN. Et le SMARTPHONE est un bon exemple de cette caricature de CONSCIENCE COLLECTIVE EN PARFAIT VERROUILLAGE MENTAL : UN MENTAL LOCALISÉ, EMPRISONNÉ.

LE SMARTPHONE LA TÉTINE RÉPUBLICAINE
UN SOLIPSISME COLLECTIF EN FORME DE RELIGION AFIN DE BÉNÉFICIER DE RÉPONSES COMMUNAUTAIRES ET D’ÉLECTIONS FUSIONNELLES PERMETTANT DE MAINTENIR UNE CERTAINE COHÉSION SOCIALE PERMETTANT LE FONCTIONNEMENT « EN PAIX » DU CONSOMMATEUR.
DANS LES FAITS, LES QUATRE CAVALIERS DE L’APOCALYPSE : GOUVERNEMENT, ARMÉE, MÉDIAS, TECHNOLOGIE, se livreront à une démolition sauvage de la Réalisation du Soi, en conséquence de quoi les masses sont soumises en permanence au sollicitation DU DEHORS, LE COM-merce.

« À MON SEUL DÉSIR » signifie la COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM : le Soi est réalisé, sous la tente cosmique reliée à l’Étoile polaire(2) dessinée sur la tapisserie de la Dame à la Licorne.
Dans la gravure en fin de page, la Licorne qui se reflète et s’en épouvante parce qu’elle est LE SEUL JEU-ENJEU : L’EXISTENCE SPIRITUELLE ÉTANT MAINTENANT L’ÊTRE EN JEU, LE PION À LA MERCI DE LUI-MÊME, À L’ÉPREUVE DE LUI-MÊME DANS ET PAR L’IDENTITÉ DU JEU ET DU ‘JE’ ET DE L’ENJEU : CAVE, MISE, POULE.
« À MON SEUL DÉSIR » signifie la COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM : CIRCULUS, ÉTERNEL RETOUR, LA CIRCUM-INCESSION QUI RETROUVE L’UNITÉ DANS SA DOUBLE SPIRATION.

Sujet et objet de la dualité SONT INTÉRIEURS à la pensée elle-même : tout est DANS le mental ; ainsi ce mental TRANSCENDE cette dualité du sujet et de l’objet.
Le film The Body Snatchers représente le pour-voir de l’IMAGINAIRE, LA LOI DE SUCCION, sera d’autant plus grande que que cet Imaginaire EST CACHÉ, INSAISISSABLE, la fascination opère toujours à travers l(imagination, du fait que la loi de succion en tant que MATRICE DE L’ILLUSION, a pour forme l’imagination, laquelle, en tant que ”POUR-VOIR” DU CACHÉ, DE L’ABSENCE DANS L’INSTANT, tente et séduit par l’absence qu’elle figure, dès lors que cet absence opère comme un piège de la loi de succion D’UNE FAUSSE PRÉSENCE QU’ELLE MIME (le freudisme construit sur ”l’origine du fantasme”…).
Alors l’imaginaire court après le désir se poursuit et cherche à se saisir lui-même comme un chien qui veut se mordre la queue ; l’imaginaire « se feint » ou se modèle lui-même (en matrice), de telle sorte qu’il engendre à son tour de cela même qu’il devrait engendrer !
Bref, c’est une boucle d’auto-satisfaction sans fin, dès lors que la loi de succion entre en jeu (‘je’), et réciproquement, que l’affect se renforce grâce à l’imagination qui lui crée des apparences de ce qui l’entretient. Pareil CERCLE devient un RYTHME-RÉPÉTITION. Bref, on prend ses désirs pour la réalité : à force de penser à l’eau l’antilope finit par apercevoir de l’eau (mirage).
REJOINT la musique THÈMES et VARIATIONS de l’Alchimie : Tout ce qui est observable est symbolique, et tout ce qui est symbolique est observable.

Notes.
0. Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ». L’ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER.
Idem : « Il est vrai, nous ne sommes pas lié, le Soi véritable est libre de tout lien. Il est vrai aussi que vous finirez par retourner à votre source » (Ramana Maharshi au jour le jour, 21 août 1946).
À ajouter à Saint Bonaventure le Moïse obtenant comme réponse de Dieu : « Mais, dit-il, tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre » (Exode 33, 20 Moïse sur la montagne). Le sujet recevant le Soi ne voit pas sa propre forme, car si c’était le cas il retomberait dans la dualité sujet-objet. C’est seulement dans le Soi-Miroir Divin qu’il peut voir la ”Forme” du Soi, et dans cette ”Forme-Miroir” connaître sa Propre Forme. Ainsi il ne voit pas Dieu en son Essence : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ».

Dans le miroir matériel en se regardant on ne voit pas le miroir : on ne peut pas à la fois se regarder et regarder le miroir.

Le Libéré Vivant ou Réalisé Vivant, le jnanî, est comparé au reflet dans un miroir sans tâche [miroir clair ou sans tain] dans un autre miroir semblable. « Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur akasha [éther, ou Lumière de la Conscience]. De même, la Félicité reflétée du jnâni [Sage, Bienheureux] représente la véritable Félicité (ânanda).
Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antamukti (tournée vers l’intérieur). Les shâstra [écritures sacrées] ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tournée vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi, entretien 513 du 16-9-1938)

1. Sans péché, ou sans ignorance, sans faute, il n’y a pas de réparation ou de repentir, ou de connaissance, ET SANS REPENTIR IL N’Y A PAS DE GRÂCE RÉDEMPTRICE OU DE LIBÉRATION TELLE LA FÉLICITÉ NATURELLE, Ici et maintenant. Et pourquoi, l’ignorance, la faute, le péché, sont-ils nécessaire comme des « créations de Dieu » ? Un Dieu qui n’est que Bon (le ”Bon-Dieu”) pourquoi créé-t-il aussi le mal ?
La encore, problème du Moi-Collectif et Moi-Individuel contenant l’IGNORANCE DE L’UN OU DU PLUSIEURS…..

2. LA CHAISE D’ISIS, L’AXE OU ÉTOILE POLAIRE car en Elle se cache le TOUT EST DANS TOUT sous Lumière dans l’Obscurité identique au « Gate gate pâragate… », identique à l’adage alchimique : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ».

CORNE DE LA LICORNE, Aiguille, piqure, dard, LE FEU PIQUE : la Chaise d’Isis représente le monde. Chez les anciens montagnards Auvergnats on utilisait pour traire une vache une chaise-pivot à un seul pied, qui s’enfonce en terre comme pour se « mettre à la masse » ; c’est la forme du T. C’est également la symbolique de L’AURORE et sa couleur ROSE du ROSE des POMMES D’OR, CELUI DE L’ÉVEIL ; ”L’Aurore grelottante, en robe rose et verte”, dit Baudelaire (Crépuscule du matin). Le Rose de la Pomme d’Or OUVRE toutes les possibilités à l’infini : fait vécu par la vision de ce rose autour de la poussée d’un jeune pommier à partir d’une graine récoltée sur une pomme achetée au supermarché. Dans la poésie de l’Islam, l’Aurore marque une état où « l’événement spirituel primordial advient ». De même l’Aurore boréale est une MANIFESTATION DE L’AU-DELÀ tendant à suggérer de l’existence de l’Après-Vie… Bref, L’AURORE EST UNE OUVERTURE, UNE GATE GATE PÂRAGATE…

3. Attacher un Instant à un autre Instant qui passe et que ça formerait l’histoire, genre : ”Ceci étant, cela est”, soit la cause-effet, comme : ”Ceci n’étant pas, cela cesse”, donc l’antithèse de l’idée d’être Soi-Même, ainsi par l’histoire, par la f(r)iction les êtres sont conditionnés, soumis, CE SONT DES PRODUITS, DES OBJETS : manger, chier, inspiration, expiration, opinionner…. BREF, LE CAUSISME.
HISTOIRE-F(R)ICTION = ÊTRE SOUMIS AU MESSIANISME INCARNATIONISTE, SOUMIS AU DEVENIR, SOUMIS À L’HISTOIRE, SOUMIS À LA FLÈCHE DU TEMPS ET À SA MISE EN VALEUR (dont le salariat qui entraîne la démence consommation).

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TOUT est possible sans limite par le

TOUT est possible sans limite par le
« Rester tranquille veut dire ne pas penser. Ce qu’il faut, c’est savoir et non pas penser » (Ramana Maharshi 131, 6-1-1936).
Dès que l’on s’élance dans le Vide en pensant ”Je vais voler”, on s’écrase….. ”Ce qu’il faut, c’est savoir et non pas penser”.

PENSER ET PANSER = LE WINNERISME DESTRUCTEUR DU MONDE : le ”On va gagner” est le destructeur du monde.
Dès qu’il y a pensée, la Connaissance disparaît : tel est pris qui croyait A-pprendre, en pensant ”mental” ! Seul celui qui ne cherche plus à prendre peut con-naître (con : avec et naître : naître avec), car comme son nom l’indique, c’est la fin de la dualité sujet-objet, la fin du Plomb-pesanteur se fait DANS L’INSTANT, LA VACUITÉ, par émission de la Partie du TOUT nécessaire dans l’Instant HORS du tréfonds (3) même de la personne, et non par bombardement de son « bagage culturel ». Les Taoïstes parlent du TAO, le Sentier, les Fidèles d’Amour se disaient Trouvères (Trou-veurs : voir le Trou, et comme il n’y a rien dans un trou il n’y a rien à voir : la dualité sujet-objet disparaît).

TOUT est possible sans limite par le « Rester tranquille », mais ça tombe en SELF-DECEPTION qui n’est autre que le ”COMME SI”, le ”Pour ainsi dire”, le ”On fait semblant”, d’autres parleront de ”mauvaise foi”, dans l’horreur de la dualité du bien-mal ou bon-mauvais.

Est-il encore possible à nostre époque de se protéger contre les apparences ? Car il y en a de plus en plus !
Existe-t-il une Vraie Demeure du Sans Demeure, UNE TERRE NATALE, UN PAYS DU RIEN DU TOUT, ou ”PAYS DE VÉRITÉ” : LE MENTAL, où l’illusion ne fait pas ses ravages ? Ou bien l’illusion cosmique depuis SA SORTIE DU SAINT CHAOS EST-ELLE À CE POINT IRRÉSISTIBLE EN ”COMME SI” ? EN ”JE AI UN AUTRE” ? que l’on ne puisse que chercher à en exténuer les pouvoirs phénoménaux sans jamais réussir à les connaître dans leur étendue la plus grande ?
Et surtout pourquoi on se laisse prendre aussi facilement aux mirages des apparences composant le jeu de la manifestation des phénomènes du et dans le spatio-temporel ? Se pourrait-il que l’auto-aveuglement du ”COMME SI” soit un principe fondamental de la vie mentale humaine ? Un ”COMME SI” ou SELF-DECEPTION, UN MENSONGE QUE L’ON SE FAIT À SOI-MÊME PARCE QUE C’EST PLUS CONFORTABLE, « PLUS PRATIQUE » EN UTILISATION ?

D’autant qu’il se pourrait que sous l’effet d’une ”Intelligence universelle”, que nombre d’industries du capitalisme cherchent à reproduire par leur ”intelligence artificielle”, des changements se produisent d’Instant en Instant par des variations imperceptibles au cours de bref intervalle temporel de l’expérience humaine que les lois et l’ordre réputés permanents et immuables de l’Univers deviennent imaginaires.
Se pourrait-il dès lors qu’à la faveur d’une sorte d’aliénation englobante tous les humains à la fois soient le jouet d’illusions, sans nulle sélection transcendante qui leur permette de discerner l’état de veille de l’état de rêve, et le réel de l’illusion ? De telle sorte que tout système de référence sombrant dans le conventionnel du relatif, le vertige prenne possession de ces humains ?
L’univers visible à l’état de veille n’étant que mirages et phénomènes, son Créateur n’est-il pas Lui-même un Magicien ? Un Magicien capable d’égarer les cerveaux en plongeant les sujets dans un état de suggestion hypnotique, en état de ”COMME SI” ou de ”ON FAIT SEMBLANT” ?
Ce Grand Architecte et Illusionniste de l’Univers projette-t-il des apparences phénoménales et déploie-t-il la manifestation du spatio-temporel, Nous plongeant dans une confusion ou une sorte de catalepsie inhérente à la vie entière, comme un Malin Génie ou un Curieux Joueur ?
Bref, COMMENT ET POURQUOI LES CONSOMMATEURS SE LAISSENT-ILS PRENDRE À CE ”COMME SI”, à ce ”ON FAIT SEMBLANT” ET DONC ON SIGNE LE CONTRAT et on s’empêtre dans le labyrinthe des noms-les-formes ?

  • Ce monde est un faisceau d’illusions, sous contrôle DU SEUL MAGICIEN QUI EST LE MENTAL, ET QUI FAIT APPARAÎTRE LE SPECTACLE, LE FILM, ALORS CE MENTAL Y CROIT, IL CROIT À L’HISTOIRE QUI S’Y DÉROULE DANS LE TEMPS QUI COULE.
    PIRE : FAUT-IL LE VOIR POUR LE CROIRE ? OU LE CROIRE POUR LE VOIR ? Car puisque une réalité a passé pour une vision, qu’est-ce qui empêche qu’une vision passe pour une réalité, pour LA RÉALITÉ ?
    L’ALCHIMIE CONSTATE QUE : Tout ce qui est observable est symbolique, et tout ce qui est symbolique est observable ; ainsi : une probabilité ou abstraction est observable et par là même elle devient une probabilité ou abstraction.
    EN CONSÉQUENCE LE SYMBOLE SUPRÊME, CELUI DU GRAND MAGICIEN : L’UNITÉ, le Soi, est observable et que l’être humain authentique peut alors CON-templer, faire UN avec le Temple, le ‘EST’, le ”Je suis ce JE-SUIS” DANS TOUTE MATIÈRE ou tout nom-la-forme. Aussi bien en Alchimie authentique qu’en Réalisation du Soi qui, finalement, ne s’en distingue pas, c’est le Grand Œuvre de l’être humain de tous temps (aucune ”modernité” ne s’y rattache en ce sens le Grand Œuvre est Universel Il s’accorde même aux ”Petiotes Chouses”).

Ce qui peut facilement amener le phénomène de
« l’extraterrestre », aussi bien dans l’antiquité que dans l’actuelle civilisation du numérique des industries du capitalisme. Dans certaines conditions ou circonstances, la masse humaine et la masse minérale, telle une Pyrite de Fer en haut de page, peuvent, sous l’influence d’une énergie du QUALITATIF, SE DÉLIVRER MUTUELLEMENT (sujet et objet) d’un déterminisme ou d’une coagulation phénoménale rigoureuse et conventionnelle. L’élucidation de ces conditions ou circonstances, l’étude de cette ”Énergie”, sa captation et son maniement ONDULATOIRE, constituaient l’Enseignement des civilisations disparues, et l’Alchimie actuelle, avant l’époque de la Renaissance et des ”grandes découvertes”, hérita modestement de ces principes et pratiques cachées.
L’APPARENCE ET L’ÊTRE ou L’APPARENCE ET LE RÉEL DEVRAIT CONSTITUER LE CENTRUM CENTRI DE TOUTE MÉTAPHYSIQUE.

La perception renvoie une construction, dès lors qu’elle renvoie invariablement ”ce qui n’est pas donné” puisque distant, perception qui peut alors entrer dans la mode du ”constructivisme” : chaque nom-la-forme ne pouvant appréhender que l’INFORMATION que lui-même élabore, et information totalement sélective, par rapport au ”bruit du monde”.
Si la conscience n’était qu’un révélateur passif, la possibilité même de la méprise constitutive de l’illusion serait exclue, et Nous apercevrions toujours la corde comme telle et non comme un serpent.
Dès lors que le mental entre en action pas son jugement, par son opinion, la relativité, le ”COMME SI” du relatif affectant toute représentation(1) :
Stance 17,31-33 de Nagarjuna : « De même que le Maître [le jnani ou Libéré vivant] par son pouvoir miraculeux [le Zéro Indien], crée un être magique [Adam par exemple, ou un big bang] et que cet être magique, magiquement créé, en crée un autre [le ”Croissez et multipliez” tel le FRUIT et les BÉNÉFICES du fruit] à son tour, de même que l’agent se présente comme un être magique, et l’acte accompli par lui est comme un deuxième être magique créé par le premier [un socialisme, une république].
Passions, actes, agents, fruits ressemblent à une ville de génies célestes, sont pareils à un mirage, à un songe »(2).
Le « génie céleste » vu par certains comme ”Jérusalem céleste” : un songe POUR TOUS en forme de Nouvel Ordre Mondial……

Quand on sait que tout est illusion, pas besoin de se casser le cul à le prouver ! La moindre ”preuve” ne serait qu’opinion donc illusion d’illusion !
De même L’IGNORANCE est irréelle, sinon, elle ne pourrait être détruite par la connaissance libératrice…

Un visiteur demanda au Maharshi : « Dites-moi quelque chose. »
– M. : Que voulez-vous savoir ?
– Q. : Je ne sais rien, et je voudrais que vous me disiez quelque chose.
– M. : Vous savez que vous ne savez rien. Découvrez ce qu’est cette connaissance. Cela est la Libération (mukti).
(Ramana Maharshi 12, 15-5-1935).

« Si vous savez ce qu’est cette conscience de veille, vous connaîtrez la conscience qui se tient comme témoin dans les trois états [veille, rêve, sommeil profond]. Cette conscience peut être trouvée en cherchant la conscience telle qu’elle était durant le sommeil profond ». (Ramana Maharshi 13a, 7-1-1935).

Un visiteur : « L’Esprit suprême (le brahman) est réel. Le monde (jagat) est illusion. »
C’est le leitmotiv de Shrî Shankara. Cependant, d’autres disent : « Le monde est réalité. » Laquelle de ces deux affirmations est vraie ?
– M. : Les deux affirmations sont vraies. Elles se réfèrent à des stades de développement différents et sont faites de points de vue différents. Le chercheur (ou l’abhyâsî), au début, part avec la définition que ce qui est réel existe toujours ; puis il élimine le monde, le considérant comme irréel parce qu’il change. Pour lui, le monde ne peut pas être réel : « Ni ceci ni cela. » Il atteint finalement le Soi et y découvre l’unité comme la note dominante. Ce qu’il a rejeté au début comme irréel lui apparaît maintenant comme faisant partie de l’unité. Étant absorbé dans la Réalité, le monde est également réel. Dans la réalisation du Soi, il n’y a que être et rien d’autre que être.
Mais le mot réalité est aussi employé dans un sens différent ; certains penseurs l’appliquent même vaguement aux objets. Ils avancent que la Réalité reflétée (adhyâsita) admet des degrés qu’ils appellent :
1. vyâvahârika-satya (réalité de la vie quotidienne) – je vois cette chaise, elle est donc réelle.
2. prâtibhâsika-satya (réalité illusoire) – L’illusion d’un serpent dans une corde enroulée.
L’apparence du serpent est réelle pour l’homme qui y croit. Il s’agit d’un phénomène limité dans le temps et qui apparaît dans certaines circonstances.
3. paramârthika-satya (réalité absolue) – La Réalité est ce qui reste immuablement toujours le même.
Si le mot réalité est utilisé dans le sens le plus large, on peut dire que le monde comprend la vie quotidienne et divers degrés de l’illusoire (vyâvahârika– et pratibhâsika-satya). Certains, cependant, nient même la réalité de la vie quotidienne – vyâvahârika-satya – et la considèrent uniquement comme une projection mentale ; selon eux, elle n’est que prâtibhâsika-satya, c’est-à-dire une illusion.
(Ramana Maharshi 33, 4-2-1935).

Notes.
1. LA RE-PRÉSENTATION, LE SPECTACLE : « Les signes ont été considérés au Moyen-Âge comme faisant intrinsèquement partie des choses, tout comme leur nom ; au XVIIè siècle, les signes deviennent des ”modes de représentation”. Les représentations finissent par être radicalement distinguées des choses représentées. Pour représenter de manière fidèle, la langue doit être amenée le plus près possible des mots ». (David R. Olson, L’univers de l’écrit – Comment la culture écrite donne forme à la pensée, page 220).
TOUT EST DEVENU VIRTUEL, AUGMENTÉ PAR L’INFORMATIQUE. L’ère de la fois aveugle est toujours intacte et même encouragée en France par la laïcité : LES TERRIENS CONSOMMATEURS-ÉLECTEURS CROIENT QUE LE MONDE EXISTE PARCE QU’ILS LE PERÇOIVENT, PUISQU’ILS CONSOMMENT, ILS PAYENT DES IMPÔTS, ALORS LE MONDE, L’UNIVERS EXISTE COMME UN GROS SUPERMARCHÉ OÙ TOUT EST PERMIS AU NOM DU CONCEPT « LIBÉRALISME » DE ‘MOI’, ‘MOI’, ‘MOI’ du ”VOTRE CECI, VOTRE CELA” et de son ”Vous ne posséderez rien et vous serez heureux [évidemment pour mieux utiliser, mieux consommer]”.

Si on reste dans le LABYRINTHE DE LA PENSÉE ET DES SENS, IL EST ÉVIDENT QU’IL Y AURA TOUJOURS UN POUVOIR VIBRATOIRE QUI CHERCHERA DE LA NOURRITURE POUR ASSOUVIR SA LOI DE SUCCION EN FONCTION DU MENTAL DE CELUI QUI « VOIT ». Le monde s’adapte en fonction de la pensée de celui qui voit. Si bien qu’ici en Occident depuis la Renaissance avec le passage au langage écrit diffusé partout grâce à l’invention de l’imprimerie, Nous sommes passés d’une pensée sur les choses à une pensée sur les représentations des choses qui est DÉJÀ une graine de l’actuelle virtualité fabriquée par la technologie informatique : si bien que Nous passés à une pensée sur une pensée : la croyance au monde actuel est un sous-produit de l’invention du monde sur le papier, et à ce hui dans l’ordinateur. (Pour réf. à David R. Olson, professeur de science cognitive appliquée à l’Université de Toronto, dans : L’univers de l’écrit). Il n’est plus étonnant que le transhumanisme pouvait facilement prendre naissance dans la vieille Europe, par les émigrés protestants se déplaçant dans ce qu’ils allaient appeler « État-Unis ».

2. TECHNOLOGIE, RÉSEAUX = COMPLEXITÉ = ÉGAREMENT, AUCUN RÉFÉRENT STABLE, COMME TOUTES OPINIONS.
Exemple simple du JEU de la phrase prononcée à mi-voix à l’oreille de son voisin, qui doit la répéter à son voisin, et ainsi de suite dans la logique du COMMERCE ou SOCIAL : L’ÉCHANGISME, LE COLLABORATIONISME OU SALARIAT, LA SAISIE de part et d’autre. Cela va produire inévitablement UN EFFET, IDENTIQUE à des traductions successives dans des langues différentes : ”L’esprit est prompt et la chair est faible”, qui pourra devenir ; ”Le vin était bon, mais la viande était gâtée”. Ou bien, par le passage du français à l’anglais, puis au chinois, puis de nouveau au français : ”Loin des yeux, loin du cœur”, peut devenir : ”L’invisible est une folie”. BREF, C’EST LA « FRITURE » DE L’ESPACE-TEMPS OU TYRANNIE DE L’OPINION, C’EST LA TOUR DE BABEL CONSTRUITE AVEC DES BRIQUES RELIÉES PAR DU BITUME, LA TYRANNIE DE L’HISTOIRE ET DE SA MISE EN VALEUR DU TEMPS, LA TYRANNIE DU VERBUM, IMPOSÉE PAR CERTAINS ORGANISATEURS QUI SE DISENT ”PEUPLE ÉLU” : LES INSTALLATEURS DE RÉPUBLIQUE OU DE TÉLÉPHONE : LE BRUIT DE FOND DE LA RACE HUMAINE AVEC ÉCOUTEURS ET PARLEURS : LES DEDANS-DEHORS.

De ce fait, Dieu et l’homme sont du domaine du ”COMME SI”, comme LE JEU D’ENFANT : « On fait comme si le loup y était », afin de se CRÉER UNE PEUR, UNE CAROTTE POUR AVANCER, UN TIQUNISME, UN SCÉNARIO, UNE HISTOIRE-ESPACE-TEMPS, UN MESSIE, POUR S’A-MUSER (du A privatif et muse : se priver de Muse, ou de l’ESSENCE, de la RACINE). Donc le monde, le ‘moi’ fabricant du monde, SONT AMBIGUÏTÉ. ILS NE SONT NI RÉELS, NI IRRÉELS, sinon, si on choisit l’un ou l’autre ON TOMBE DANS LES GUERRES SANS FIN QUI ONT TOUJOURS FAIM À CAUSE DE L’OPINION FOURGUÉE PAR L’EGO HUMAIN. AMBIGUÏTÉ, ”COMME SI”, OU ”EN QUELQUE SORTE”, ”POUR AINSI DIRE”. ÇA S’APPELLE AUSSI LE FLÉAU.

Ce n’est pas un hasard que le COM-merce puisse exister, CAR IL EST PAR ESSENCE UN JEU DE RÔLES : « JE T’ESCROQUERIE, TU M’ESCROQUERIE, NOUS NOUS ESCROQUONS », « JE GAGNE, TU PERDS, NOUS GAGNONS OU NON PERDONS », tout cela favorisé par les machines de l’industrie informatique du capitalisme ; CES MICRO-FICTIONS, CES MINIS-HOLLYWOOD à la façon de la mâya, réputée INDÉCISE et donc paradoxalement ENNEMIE DE LA CERTITUDE FINANCIÈRE, DU CHIFFRE, DU NUMÉRIQUE qui rêve de Vérité, de ”propre”……

Le pouvoir de fascination du JEU HOLLYWOODIEN, DU ”COMME SI”, EST LA LOI DE SUCCION VULGAIRE, LE PLOMB-PESANTEUR. Le PIRATAGE INFORMATIQUE est une fascination pour le pirate, de même que pour les SPÉCULATEURS qui, par exemple, achètent une montre fabriquée en exemplaires réduits, 300 euros, et qui la revendent immédiatement 6000 euros, voir beaucoup plus ; c’est la même fascination que dans les jeux informatiques du piratage ou autres jeux ”en ligne”.

Le mental pollué de l’humain est aussi CHANGEANT que la Stance 17,31-33 citée plus haut. Le mental humain est comme l’exemple de la ballerine ci-dessous, surtout en régime politique étatique.

  • De même que le sot regarde le doigt
    Qui désigne la lune et non la lune [que le doigt montre] ;
    De même ceux qui s’attachent à mes paroles
    Ne voient pas ma Vraie Réalité [même principe
    dans les textes Alchimiques…].
  • La conscience [conceptualisante ou raison] est comparable à un grand danseur,
    Le mental est son assistant et son maquilleur,
    Les cinq consciences sensorielles les accompagnent,
    Et dans la conscience mentale [la raison] s’incarnent les spectateurs.
    (Lankâvatâra, chapitre L’instantanéité). On retrouve le ”COMME SI” de la Stance 17,31-33.

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