
Le ‘Moi’ le fameux responsable tel le Moi-Individuel
et de nos jours le ”consommateur-électeur-contribuable” ce paroissien du monothéisme unilatéral républicain, et de ses banques.
CHRIST (1) générique est l’Essence même du Moi Collectif du Soi, qui n’est pas une conscience collective mais est purement individuelle comme la Conscience fondamentale ou infinie : le Soi.
Ce sont les Grecs [et leur ”démocratie”] et ensuite les Romains [dualité esclave-libre] qui vont développer le Moi-Individuel, différencié du groupe et censé capable d’être ”autonome” en se différenciant du groupe, le Moi-Collectif. Comme cela on passant du matriarcat au patriarcat, la hiérarchie naissait : les serviteurs entretenaient le Maître, le Patriarche, le chef (de famille, comme le ”président-de-la-république” est le ”Père”).
1 – Ce monde de plus en plus compliqué où il est difficile d’entrer, de pénétrer, périlleux, redoutable, et qui semble contrôlé par de riches « élites ». Entrer, en + ou en -, en montant ou en descendant. Dans ce monde actuel il est de plus en plus difficile D’ENTRER EN DESCENDANT, au sens du RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE(2), en descendant dans une Matrice : le CENTRUM CENTRI est cette Entrée.
2 – Entrée peut être REDOUTABLE, la CITADELLE : Le Blanc de l’Instant : ITI, l’Ainsité, l’état de COUR, ENCLOS :
La notion d’Enclos peut recouvrir le SACRÉ : à la fois une haie, un mur et par homonymie la souveraineté et en même temps le Prince et le Pays. La ville du Dieu égyptien PTAH s’appelle « Mur Blanc » (comme le BLANC DE L’INSTANT). Même Thème que le Jardin ou Paradis, et que le TAPIS VOLANT : image globale du monde et Enclos sacré en une image de tout le Pays ou Vraie Demeure : le Pays du Rien du Tout.
Dans les théories analytiques actuelles l’Enclos SYMBOLISE L’ÊTRE INTÉRIEUR OU VRAIE NATURE. LES MYSTIQUES MÉDIÉVAUX L’APPELLENT « LA CELLULE DE L’ÂME », LE LIEU SACRÉ DES VISITES ET DE LA DEMEURE DIVINE. C’est de cela que j’ai rêve vers l’âge de 10 ans, depuis mon immeuble sis rue de Lévis à Paris, là où dans la souffrance diurne et nocturne je voulais dans la nuit atterrir en volant puis en y atterrissant en douceur dans l’Enclos (la Cour), endroit dont je rêve encore maintenant, et qui pourtant était d’une banalité des plus crasses et encadré par 3 immeubles de 6 étages et un muret séparant la cour de l’immeuble voisin : cour et immeuble nettement plus bourgeois.
C’est dans cette citadelle du SILENCE, que l’être humain spirituel qui veut se libérer se replie pour se défendre contre toutes LES ATTAQUES DE L’EXTÉRIEUR, CELLES DES SENS DE L’ANGOISSE TERRIBLE, C’EST EN ELLE QUE RÉSIDE SON POUVOIR DANS PAN(ique) ET QU’IL PUISE SON ÉNERGIE LIBRE.
LA COUR OU ENCLOS SYMBOLISE LE CENTRUM CENTRI NOMMÉ « INTIMITÉ » (comme celle des CHIOTTES) dont chacun est le responsable absolu, et qu’il peut éventuellement entre-ouvrir éventuellement aux êtres avec lesquels il est en harmonie.
C’est d’ailleurs pour cela qu’il existe un précepte antique mettant en garde : « Ne laissez pas entrer dans le Laboratoire [oratoire de méditation] une seule mouche pendant les moments délicats ! » (Fermez les “bouches”, soit fermez l’extérieur, ou fermez vos gueules, le Saint SILENCE), signifiant que le meilleur langage salvateur au monde est le SILENCE (comme le confirme plusieurs fois Ramana Maharshi).
Dans le même Thème que l’Enclos, le Jardin, le Tapis volant et le Paradis, nous avons LA VALLÉE, symbole familier des écrits taoïstes. La Vallée est le Vide comme la Cour car ouverte par le haut aux influences céleste. Vallée est comme un CANAL : IL S’Y PASSE DES CHOSES COMME DANS UN TUYAU PERMETTANT À L’EAU UN BON TOURNOIEMENT VIVIFIANT (ce qui n’est pas le cas des eaux de tuyaux ou eau de robinets circulant dans les immeubles actuels parisiens ou de province…).
La « Sagesse » étant l’équivalant du Paradoxe de la Réalisation ou Seul Réel, Vraie Liberté, Elle ne peut qu’aussi s’appeler IMPÉNÉTRABLE, TELLE UNE FORTERESSE à l’image de celle d’Henri Khunrath (gravure en haut de page) dans « L’amphithéâtre de l’éternelle Sagesse », car elle illustre ce paradoxe qui mérite effectivement le nom d’Impénétrable. Ce qui signifie aussi qu’il n’y a qu’une entrée possible. Dans la gravure il y a déjà sept bastions surplombant un fossé profond. Bref, ni la raison, ni l’action du faire/fer ni la culture ou le big data ou « l’inconscient collectif » à la C.G. Jing ne sont capables d’aider un être humain à pénétrer dans les profondeurs de la Sainte Chimère.
Normalement ou NATURELLEMENT, la Sagesse éternelle ou Conscience infinie N’EST PAS un calvaire modèle sectaire de bizutage en « calvaire initiatique », un « chemin de croix [croyance] » afin de le ramener dans ses rangs, dans sa famille (ici celle de l’entertainment)…
Calvaire ou chemin de croix a d’ailleurs rapprocher de PANique : surgissement du Tout dans l’Instant, PAN, dans l’Instant….
L’unique porte de la forteresse de Khunrath désigne l’objet, la porte(0), qu’il s’agit de pénétrer, soit le Retournement de la Lumière : la Sagesse-Sujet connaissant son objet. C’est d’ailleurs ce que signifie le Soûtra de l’ENTRÉE à Lankâ (la forteresse).
Cette pénétration dans l’impénétrable illustre aussi la puissance gigantesque du Zéro indien. Si l’impénétrable est pénétré, la Sagesse devient la non-dualité : suppression du sujet et de son objet.
Aucun être n’étant jamais né, il fait un minimum une naissance pour inventer le concept de « liberté » et par là même son contraire la soumission (de nos jours à l’argent et à son faire/fer). Inutile que la Vacuité n’est pas non plus du nihilisme ou isme système ou un non-être tout cours, ce qui serait affirmer qu’il n’y a qu’un « seul Dieu » (que per-sonne ne con-naît).
Tout étant dans le mental, la Vacuité ne peut être autre chose que l’être lui-même ! Paradoxe du contenant et du contenu faisant une seule substance…
L’être fabrique le temps qui coule en en prenant conscience, soit une « réalité dépendante », qui ferait que le « néant » est impossible, comme l’exprime Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source ».
Si bien que certains prétendent faire dans la voie médiane : ni être ni non-être ! Ce qu’ils « voient » nécessairement est le sujet à l’être et au néant, et c’est du pur dualisme sous packaging « voie médiane ».
Tout, PAN, étant dans le mental, comment voulez-vous qu’il existe une vacuité ? Puisque l’être est lui-même cette vacuité. Ce qui ne relève pas du non-être ne relève ne tombe pas non plus dans la croyance de l’essentialisme, qui peut relever de l’inconscient collectif à la C.G. Jung (une accumulation provoquée pas le mental et ses cinq sens et qui engendre des actes ou karma, même si en soi les cinq consciences des sens ne sont pas productrices de karma. Pour le pas accumuler de karma il ne fallait pas produire ces cinq sens…).
Les Essences sont aussi DANS le mental : né du mental, elles appartiennent au mental, soit au NON LOCAL (pas « sous une boîte crânienne » !).
3 – Cette ENTRÉE révèle l’activité en deux points :
– La citadelle est impénétrable mais le Bienheureux ou Réalisé vivant peut la pénétrer, et les démons indomptables dans la Citadelle du réalisé deviennent domptés.
4 – La Citadelle représente le Mystère de l’Absolu. Les monstres râkshasas sont les obstacles et résistances (ce qui chauffe). L’Entrée exprime la pratique et l’accomplissement. Quand pratique et accomplissement sont libre des obstacles des râkshasas, la réalisation que représente l’Entrée dans cet impénétrable Citadelle a lieu par le Retournement de la Lumière(2), ou, selon le Lankâ : a) accomplissement par renversement du support (accomplissement résultant de la pratique) ; b) élimination du support et des obstacles ; vacuité du renversement du support.
5 – La Coïncidentia Oppositorum met fin à l’Opinion ou au calcul et à tout concept.
Entrée à la Citadelle le RE-tour à la Sagesse Primordiale.
6 – Le Réel réalisé par la Sagesse de la Réalisation n’est autre que le Réel même : « Vous êtes déjà le Soi. La Réalisation est donc familière à chacun. La Réalisation ne connaît pas de différence chez les chercheurs. Ce simple doute « Puis-je réaliser ? » ou le sentiment « Je n’ai pas réalisé » sont les obstacles. Soyez libre de ceux-ci aussi ». (Ramana Maharshi 251, 29-9-1936).
« Vous êtes déjà le Soi. Aucune science élaborée n’est nécessaire pour l’établir ». (Ramana Maharshi 331, 18-1-1937).
Faut-il le rappeler ?
IL N’Y A RIEN QUI PÉNÈTRE QUOI QUE CE SOIT.
Là où on entre sans entrer ne peut qu’être IMPÉNÉTRABLE, PARADOXE DE LA RÉALISATION du Soi.
Ce qui peut correspondre et être si significatif du mental actuel de l’humain : depuis l’après 1789 et les deux derniers siècles le développement technologique est extraordinaire, alors que le développement mental au sens de la Sagesse n’a pas suivit la même vitesse. Ce qui renvoie que TOUTE INNOVATION COMPORTE UN PÉRILE DE MORT GÉNÉRAL ; L’IMMOBILISME TECHNOLOGIQUE ASSURAIT LA SURVIE DES PALÉANTHROPIENS (réf. à Mircea Eliade, Histoire des croyances et des idées religieuses, p.14).
Ce qui rejoint Ramana Maharshi à l’entretien 79 du 29-9-1935 :
« Un ingénieur déclara : « Les animaux semblent se conformer à leurs propres lois naturelles en dépit de leur milieu et des changements, tandis que l’homme transgresse constamment la loi sociale et n’est lié par aucun système défini. Il semble dégénérer alors que les animaux restent stables. N’en est-il pas ainsi ? ».
Ramana Maharshi (après un long moment) : « Les Upanishad et les Écritures affirment que les êtres humains ne sont que des animaux tant qu’ils ne sont pas réalisés. Peut-être même sont-ils pires ». (Ramana Maharshi 79, 3-10-1935).
[En référence principale à : Les mystères essentielles de l’Entrée à Lankâ, de Fazang (né en 642), troisième patriarche de l’école Huayan ; il s’emploie à démontrer que la vérité n’est pas un effet du rejet de l’erreur, comme c’est le cas maintenant partout dans ce monde numérique du winnerisme et du ”camp du bien” et donc de la vérité, mais l’acceptation complète, documentée, de toutes les visions et les vues les plus contradictoires que le Réel peut inspirer à ceux qui le cherchent. Une machine telle ”intelligence artificielle” pourra-t-elle procéder de même pour la Vérité ? Si oui, alors nécessairement elle dépassera les humains….. de plus, une telle machine a-t-elle existé ”AVANT” ? J’en doute, puisque le mot « MACHINE » renvoie aux, ruses, artifices, calculs, complots et faire/fer qui tous rouillent et sont du domaine du spatio-temporel. MACHINE et POLITIQUE = VICTIMES]
« L’IMMOBILISME TECHNOLOGIQUE ASSURAIT LA SURVIE DES PALÉANTHROPIENS » écrit Mircea Eliade, alors que dire de la BOUGEOTTE SPEEDÉ BANCAIRE actuelle avec l’arrivée de la machine ”intelligence artificielle” des NÉOANTHROPIENS PAS ENCORE TRANSHUMANISTÉS DOUBLÉE DU RÉCENT ÉLECTROMAGNÉTISME ET DE SON « ÉLECTRICITÉ » BOUFFEUSE DE CHARBON PUIS DE PÉTROLE, DE GAZ ET DE NUCLÉAIRE DONT LES DÉCHETS SONT CATASTROPHIQUES. Ce sera donc UNE SURVIE TERRIENNE INVERSÉE……
Notes.
0. LA PORTE DANS LE MUR, copie et extraits.
C’est au collège que je l’entendis (Lionel Wallace) parler pour la première fois de « la porte dans le mur », dont il devait m’entretenir une seconde et dernière fois, un mois à peine avant sa mort.
Pour lui, cette porte dans le mur était une porte véritable, menant, à travers un mur véritable, vers les réalités immortelles.
Elle apparut dans sa vie de très bonne heure, quand il n’était qu’un bambin de cinq ou six ans. je me rappelle de quel ton lent et grave il me précisa la date.
– Une vigne vierge cramoisie la recouvrait, – décrivait-il, – une seule belle teinte cramoisie, sur une tache ambrée de clair soleil, contre un mur blanc. Ces détails se confondaient dans l’impression d’ensemble, sans que je m’en fusse rendu compte, et, devant la porte verte, le trottoir était parsemé de feuilles de marronnier, tachetées de jaune, ni rousses ni sales, mais fraîchement tombées… ce qui indique que c’était en octobre… J’observe tous les ans les marronniers, et je ne me trompe pas.. Autant que je puis en être sûr, je devais avoir cinq ans et quatre mois.
Enfant assez précoce, ajouta-t-il, – il sut parler bien avant l’âge habituel, – il se montrait si sage, si « raisonnable », comme on dit, qu’on lui accordait plus de liberté qu’on n’en laisse généralement aux enfants de quelques années plus âgés.
…
Wallace me décrit avec la plus extrême minutie ces moments d’hésitation.
Il passa droit devant la porte ; puis, les mains dans ses poches, et s’efforçant de siffloter, il continua jusqu’à l’extrémité du mur. A cet endroit commençait une rangée de boutiques sordides, entre lesquelles se distinguait celle du plombier, avec ses vitrines pleines d’un poussiéreux amas de tubes et de conduites en poterie, de feuilles de plomb, de robinets et de pots de vernis. Il s’arrêta en feignant de prendre grand intérêt à ce désordre, mais en guettant d’un désir passionné la porte verte.
Alors une rafale d’émotion l’emporta. de peur d’être agrippé à nouveau par l’hésitation, il se lança à toutes jambes, poussa de ses deux mains ouvertes la porte convoitée, et la laissa se refermer d’elle-même derrière lui. C’est ainsi qu’en un clin d’œil il pénétra dans le jardin dont le souvenir devait le hanter toute sa vie. (Sorte de Paradis ou jardin d’Imhotep)
…
Il y avait, dans l’air même qu’on y respirait, quelque chose d’exhilarant qui vous imprégnait d’une sensation de légèreté et de bien-être ; tout y revêtait un aspect riant, immaculé et subtilement lumineux. A l’instant même où l’on entrait, on ressentait un contentement exquis, comparable seulement à ces rares minutes où, alors qu’on est jeune et joyeux, on connaît le bonheur en ce monde. Toutes choses étaient belles en ce jardin…
…
– Imagine-toi qu’il y avait là deux grandes panthères… oui, deux panthères tachetées… Et je n’avait pas peur… Ces fauves au pelage velouté jouait avec une balle, dans une allée spacieuse, entre deux longues plates-bandes fleuries à bordure de marbre. L’une des bêtes leva la tête et vint à moi, curieuse. Elle s’approcha, frotta son oreille ronde et douce contre la petite main que je tendis, et ronronna… C’était un jardin enchanté… Oui, certes !… Ses dimensions ? Il s’étendait très loin de tous côtés.
…
« A l’instant même où la porte (du jardin) se referma derrière moi, j’oubliai la rue et les feuilles de marronnier, les cabs et les voitures de livraison…..
…
Je revois encore son visage pâle et l’étrange lueur sombre qui dansait dans ses yeux. Je le revois très nettement ce soir, et je me rappelle chacun de ses mots, chacune de ses intonations… et le numéro d’hier de la Westminster Gazette, qui contient la nouvelle de sa mort, (la mort de Lionel Wallace) est resté déplié sur mon divan. Aujourd’hui, au club, tout le monde cherchait à résoudre l’énigme du destin de Wallace.
Hier, de grand matin, on a retrouvé son cadavre dans une profonde tranchée, près de la gare d’East Kensington. On avait creusé là deux puits pour les travaux de raccordement des lignes souterraines, une haute palissade de planches en défendait l’accès au public ; mais une petite porte y avait été ménagée pour livrer passage aux ouvriers. Cette porte, par suite de la négligence d’un chef d’équipe, n’avait pas été fermée, et c’est ainsi que Wallace pénétra dans le chantier…
Des questions sans réponses s’embrouillent dans mon esprit.
Il semble qu’avant-hier soir, à l’issue de la séance du Parlement, il avait voulu rentrer chez lui, à pied, ce qui lui arriva fréquemment pendant la récente session…
…
Après tout, exista-t-il jamais en réalité une porte verte dans un mur blanc ? (Mur-Blanc, la ville de Ptah) Je l’ignore. J’ai relaté son histoire telle qu’il me la conta. A certains moments je suis convaincu que Wallace fut simplement la victime d’un genre d’hallucination rare, mais dont on a des exemples, et d’une coïncidence entre une de ses crises et une porte qui lui fut un piège fatal. Mais ce n’est pas là ma conviction la plus intime. Vous me jugerez superstitieux , si vous voulez, ou même absurde, mais je ne suis pas loin de croire qu’il était doué d’une faculté anormale, d’un sens, d’un je-ne-sais-quoi, qui, sous l’image d’une porte et d’un mur, lui offrait sans cesse une issue, un passage secret dans un monde infiniment plus beau que le nôtre. En tout cas, direz-vous, c’est de cette faculté merveilleuse qu’il fut finalement la victime. Mais en fut-il vraiment la victime ? Nous touchons là au caractère le plus mystérieux de ces rêveurs, de ces êtres de vision et d’imagination… Le monde pour nous a des couleurs banales, nous voyons la palissade et la tranchée comme des choses ordinaires. (Comme des adultes, alors qu’il faudrait regarder avec ses yeux d’enfants). Selon le jugement vulgaire, il passa de la sécurité dans les ténèbres(b), le péril et la mort. Mais vit-il les circonstances sous ce jour-là ? (Fin de la nouvelle)
(Ce récit de H.G. Wells est certainement initiatique comme la Citadelle d’Henri Khunrath).
1. CHRESTOS (gr.). La forme primitive gnostique pour Christ. Elle était utilisée au cinquième siècle avant J.C. par Eschyle, Hérodote et autres. Les Manteumata pythochresta, ou les « oracles rendus par un dieu pythique » grâce à une pythonisse sont mentionnés par le premier (Choeph. 901). Chrésterion n’est pas seulement « le siège d’un oracle », mais une offrande à un oracle ou préparée pour lui. Chréstés est celui qui explique les oracles, « un prophète et un devin », et Chrésterios, celui qui sert un oracle ou un dieu. Le plus ancien écrivain chrétien, Justin Martyr, dans sa première Apologie appelle ses coreligionnaires Chréstiens. « Ce n’est que par ignorance », écrit Lactance (livre IV, chap. VII), « que les hommes s’appellent Christiens (a) au lieu de Chréstiens« . Les termes Christ et Christiens écrits, à l’origine, Chrést et Chréstiens, ont été empruntés au vocabulaire en usage dans les Temples des Païens. Chréstos, dans ce vocabulaire, désignait un disciple en probation, un candidat hiérophante. Lorsqu’il en avait atteint la stature par l’initiation, de longues épreuves et la souffrance, et qu’il avait été « oint » (c’est-à-dire, « frotté d’huile« , comme l’étaient les Initiés et mêmes les idoles des dieux, en tant que dernière touche de l’observance rituelle), son nom était changé en Christos, le « Purifié », en langage ésotérique ou langage des mystères. A dire vrai, en symbologie mystique, Christés, ou Christos, signifiait que la « Voie » (le Sentier) était déjà foulée et le but atteint, quand les fruits du dur labeur, unissant l’éphémère personnalité d’argile à l’indestructible individualité, la transformait par là en un immortel EGO [le Soi, le ‘Je’]. « A la fin de la Voie se trouve le Chréstés, le Purificateur, et une fois l’union accomplie, le Chrestos, l' »homme de douleur » devenait Christos lui-même. Paul, l’Initié, le savait, et c’est exactement ce qu’il voulait dire, quand on lui fait dire dans une mauvaise traduction : « Je suis en gésine de nouveau jusqu’à ce que Christ soit formé en vous » (Galat. iv. 19), dont le sens juste est… « jusqu’à ce que vous formiez le Christos en vous ». Mais le profane qui savait seulement que Chréstos était en quelque sorte lié au prêtre et au prophète, et ne savait rien du sens caché de Christos, insistait, comme Lactance et Justin Martyr, pour être appelé Chréstien au lieu de Christien. Tout individu bon peut donc trouver Christ en son « homme intérieur » comme l’exprime Paul (Ephés. Juif, Musulman, Hindou, ou Christien. Kenneth Mackenzie semblait croire que le mot Chréstos était synonyme de Soter, « appellation réservée aux divinités, aux grands rois et aux héros », voulant dire « Sauveur », – et il voyait juste. Car, ainsi qu’il l’ajoute : « Cela fut appliqué d’une manière redondante à Jésus-Christ, dont le nom Jésus ou Joshua a la même interprétation. En fait, le nom Jésus est plutôt un titre honorifique qu’un nom – le nom véritable du Sauveur du Christianisme étant Emmanuel ou Dieu avec nous (Matthieu, I, 23.)… De grandes divinités parmi toutes les nations, que l’on représente comme expiatoires ou auto-sacrificatoires, ont été désignées par le même titre » (Royal Masonic Cyclopoedia). L’Asclepios (ou Esculape) des Grecs avait le titre de Soter.
(a) Le français moderne ne permet pas de faire la distinction entre Chréstiens et Christiens. Pour que le texte de 1 auteur soit intelligible nous avons dû conserver, en en francisant la terminaison, les termes anglais employés par Madame Blavatsky. (N. du T.)
(Article CHRESTOS dans le Glossaire Théosophique, de H.P. Blavatsky, qui donne une bonne définition du Soi par le Nom Christ).
2. « Lorsqu’on utilise cette technique pour la première fois, on a l’impression d’un non-être dans l’être. Mais une fois le travail achevé, quand on a un corps au-delà du corps, on a l’impression d’un être dans le non-être [le « sentiment océanique » de Jean Coulonval] ».
« Ce n’est qu’au bout de cent jours de travail concentré que la lumière est réel, qu’elle est le feu du mental. Car au bout de cent jours, la lumière jaillit spontanément : de même que le rapport entre une femme et un homme forme l’embryon, soudain, d’un point d’authentique énergie positive, surgit une perle. Il convient de l’observer, calmement, tranquillement. Le retournement de la lumière est le processus de « mise à feu ». […] La Lumière n’est ni en soi ni en dehors de soi. Les montagnes, les rivières, le soleil, la lune et toute la Terre participent aussi de cette Lumière qui ne se trouve pas seulement en soi. Toutes les opérations de l’intelligence, la connaissance et la sagesse, participent également de cette Lumière qui ne se trouve donc pas en dehors de soi. De même que la Lumière du ciel et de la terre emplit l’univers, la Lumière d’un seul Être s’étend naturellement aux cieux et embrasse la Terre. Voilà pourquoi si l’on retourne la Lumière, le monde entier se retourne également », dit si clairement le Secret de la Fleur d’Or. Centrum Centri, se concentrer là-dessus « pour passer la Porte [Stargate] », pour vivre le Point Focal…
Riplée (Ripley) définit la Putréfaction, la mort des corps et division de la Matière, comme la conduisant à la division, donc au démontage, soit LA CORRUPTION SUIVIT DE LA GÉNÉRATION (voir plus bas la recomposition de la Barque du Passeur (a)) : « la Putréfaction est l’effet de la chaleur des corps entretenue continuellement, et non d’une chaleur appliquée manuellement. Il faut donc se donner garde de pousser la chaleur excitante et extérieur au-delà d’un degré tempéré : la matière se réduirait en cendre sèche et rouge, au lieu du noir, et tout périrait », dit fort à propos Dom Antoine-Joseph Pernety à l’article Putréfaction dans son Dictionnaire Mytho-Hermétique.
« Retourner la lumière sans tomber dans la conscience [la raison et l’état de rêve et de veille], c’est faire usage de l’ESSENCE ORIGINELLE des sens.
Retourner la lumière en tombant dans la conscience [la raison], c’est user de la nature de la conscience inhérente aux sens. Là se trouve la différence, aussi fine qu’un cheveu.
Quand la méditation s’accompagne d’un effort, c’est la lumière de la conscience [la raison] qui se fait jour. Lâchez prise pour que jaillisse la Lumière de l’Essence [le Soi ou Conscience Infinie]. Un cheveu de différence vaut autant qu’un bon millier de kilomètres ; aussi faut-il faire preuve de discernement.
Tant que la conscience ne s’arrête pas, le mental n’est pas vivant. Tant que le mental n’est pas vidé, l’Elixir ne cristallise pas [Christ-AL ou I-H-S] » (Le Secret de la Fleur d’Or, traduction de Thomas Cleary).
RETOURNER LA LUMIÈRE est IDENTIQUE À LA FOI CHRÉTIENNE :
– Christ = l’ego
– Croix = le corps
Lorsque l’ego est cloué ou crucifié et périt, ce qui survit est la Conscience fondamentale individuelle : l’Être absolu. ”Moi et mon Père nous sommes Un”. Et cet état originel peut s’appeler ”SURFEU” (Résurrection, chez les Chrétiens). (Réf. à Ramana Maharshi 86, 6-11-1935).
a. La MAIN VIVE EST DU THÈME DU PASSEUR, DU PONTIFE, CELUI QUI FAIT PASSER LE PONT, CELUI QUI OUVRE, comme l’Égyptien ancien qui arrivé à un cours d’eau aurait besoin de le traverser, il appellerait alors un passeur et lui demanderait de lui amener la barque et de le faire traverser, comme le Pontife, comme la Main vive ou la Main Ouverte (rien à cacher).
b. Le Voie négative de la Nuit obscure de Jean de la Croix, et de la devise alchimique « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore » ; ou le LE PASSAGE, LE GATE GATE (« Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant [Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi]) À LA LIMITE que représente toute TRANSMUTATION ou SURFEU qui se manifeste dans le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Le SURFEU symbolisé par L’OUROBOROS : quand l’ÉNERGIE se dévore elle-même en SPIRATION, quand la puissance se retourne contre soi, alors l’Être de totalitarise enfin à l’instant de sa perte ou RENONCEMENT-PUTRÉFACTION apportant la Preuve absolue de son JE-SUIS. C’EST LE SURFEU, LE GATE GATE, LE PASSAGE.
- Cette page contient du ”ni ceci ni cela” et par là-même du ”ni ceci ni cela” de ”ni ceci ni cela”.
Cette page ne peut le faire qu’à partir du Centrum Centri depuis le Centrum Centri. La responsabilité de cette page ne saurait être puisque elle entraînerait le saisir, la possession, le ‘Moi’, l’auteur, le ‘je’ de l’ego : le rendre compte en vertu de la mode du moment dans la chaîne sans fin de causes et effets.
Par conséquence, la ”saisie d’objet global” inhérente aux trois ”ni ceci ni cela” depuis le Centrum Centri n’est qu’un pointage, une désignation, une pertinence, de simples imputations nominales, du ”N’EST PAS X”.
