La racine du mal de plus en plus présente dans ce monde tourné vers le DEHORS.
« Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ [ego] et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi(1). Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction » (Ramana Maharshi 28, 4-2-1935).
La racine du mal peut porter un autre nom : LE CONVENTIONNEL, ”la même soupe pour tous”, la pire étant justement ce monde uniquement tourné vers le DEHORS : la convention acceptée et subit qui balance l’opinion que toute perception du monde passe par les cinq sens physiques, ou, en d’autres termes, que tout ce monde de SIGNAUX et D’INFORMATIONS ne peut venir que du DEHORS, et jamais du DEDANS(0).
Si la pensée ou le mental se présente comme cause-effet, elle devient un PRODUIT au sens UTILITAIRE. Le mental de l’humain est la prison qui condamne cet humain à l’anthropomorphisme, et par là même à la destruction de son environnement, puisqu’il se croit supérieur aux autres formes de vie : il les exploite comme autrefois les maîtres exploitaient les domestiques ou les esclaves.
L’AUTRE : S’IL EXISTAIT !!!
Il y a si peu d’individu en république qu’il n’existe que des DIVIDUS (2), des divisés par le social, par l’autre.
Quant à SAVOIR ce qu’est le Vrai Individu, C’EST LE GOUFFRE SANS FOND DE LA SAINTE CHIMÈRE : regarder le ciel et essayer d’y dénombrer le nombre d’étoiles ! C’est le Gate Gate du « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). Aucun miroir ne peut saisir le « reflet » de l’Univers, on ne sort pas de l’Univers pour le voir puisque NOUS SOMMES L’UNIVERS : le monde et son contenu sont IDIOTÈS, SINGULARITÉ, INDIVIDU, VIERGE NOIRE. La recherche de sa propre identité est le GATE GATE parce qu’il est impossible de jamais identifier ce qui est le Seul Réel, lequel est SANS DOUBLE, sans copie, SANS DEDANS-DEHORS, SANS SUJET-OBJET, ET DEMEURE RÉFRACTAIRE À TOUTE ENTREPRISE D’IDENTIFICATION OU DE POSSESSION QUI EN FERAIT UN DIVIDU, UN OBJET.
L’INDIVIDU EST INSOLITE PAR NATURE : PARCE QUE LE COURS ORDINAIRE EST LUI-MÊME TOUJOURS EXTRAORDINAIRE EN TANT QUE SOLITAIRE ET SEUL DE SON ESPÈCE, ET ÇA S’APPELLE AUSSI LE SAINT CHAOS, L’ÂGE D’OR, LE TEMPS SACRÉ, que l’économie mondial utilise de façon détourné et mortel par l’économie mondial de la drogue : les expériences de drogues hallucinogènes (L.S.D, mescaline, Ayahuasca, Iboga), Nous montrent clairement son existence : l’INSTANT auquel ON NE S’HABITUE JAMAIS ; tout comme les expériences pathologiques de schizophrénie, de bouffées délirantes polymorphes ou de syndromes confuso-oniriques ; ou simplement NOS RÊVES, NOS PHANTASMES.
« S’HABITUER » C’EST SE SÉCURISER, C’EST SE COAGULER, LE CONTRAIRE DU GATE GATE : A-TEINDRE, et une fois ATTEINT, le but peut devenir le tombeau. DONC DÉPLOYER, DÉPLOYER, GATE GATE, mais pas coagulation, pas d’incrustation ou de fixation. GATE GATE, et non pour atteindre un point donné. (”La sécurité est la plus grande ennemi des mortels”, Hécate, dans Macbeth).
« Si vous affirmez que vous voyez les objets ou que vous ne connaissez pas l’Unité réelle, vous devez en conclure qu’il y a deux soi : le connaisseur et l’objet connaissable. Or, personne n’admettrait qu’il existe en lui-même deux soi. L’homme réveillé dit que c’était lui qui était plongé dans le sommeil profond, mais qu’il était inconscient. Il ne dit pas que le dormeur était différent de celui ici présent. Il n’y a qu’un Soi. Ce Soi est toujours conscient. Il ne change pas. Il n’existe rien d’autre que le Soi ». (Ramana Maharshi 144, 23-1-1936).
– M. : La Réalisation est déjà là. L’état libre de toute pensée est le seul état réel. Il n’y a aucune action correspondant à une réalisation. Y a t-il quelqu’un qui ne réalise pas le Soi ? Y a-t-il quelqu’un qui nie sa propre existence ?
Lorsqu’on parle de Réalisation, cela implique l’existence de deux soi : l’un qui réalise, et l’autre qui doit être réalisé. On cherche à réaliser ce qui n’est pas encore réalisé. Une fois que nous admettons notre existence, comment se fait-il que nous ne connaissions pas notre Soi ?
– Q. : À cause de nos pensées, de notre mental.
– M. : Tout à fait. C’est le mental qui empêche et voile notre bonheur. Comment savons-nous que nous existons ? Si vous dites que c’est à cause du monde environnant, alors comment pouvez-vous savoir que vous existiez pendant votre sommeil profond ?
(Ramana Maharshi 146, 26-1-1936).
Occident et Orient sont profondément DIVISÉS :
– L’Occident fonctionne en grande partie sur le concept de la Genèse 1,1-2, où une conscience fabrique le ciel et la terre. C’est le monde du DIVIDU ou consommateur-électeur-contribuable.
– L’Orient et surtout l’Inde, fonctionne sur le ”N’EST PAS X” ou le ”N’ÊTRE PAS”, sur L’INSAISISSABLE et tous ignorent le big bangisme ou le causisme (causalité), étant donné que la Conscience vibre de soi-même, à l’image de PTAH NÉ DE LUI-MÊME, donc sans cause assignable. C’est le monde de l’INDIVIDU, bien qu’un psychanalyste indien, S. Kakar) dit que la « porosité » du ’moi’ hindou, prétend qu’il y a peu d’Individus en Inde, par exemple RAMANA MAHARSHI EST TYPIQUE DE L’INDIVIDU, L’UNITÉ, L’INDIVISIBLE, LE CENTRUM CENTRI CHRISTIQUE :
- « Le Maharshi ne voit personne hors de son Soi. Pour lui, il n’y a donc pas de disciples. Sa grâce est omniprésente, et il la communique en silence à quiconque la mérite ». (Un fidèle, à propos de la question si le Maharshi initiait des disciples, entretien 23 du 2-2-1935).
« Un visiteur demanda à Shrî Bhagavân : « Vous êtes Bhagavân [glorieux, vénérable, divin]. Par conséquent, vous savez quand j’obtiendrai le jnana [Connaissance, Éveil, Sagesse]. Dites-moi quand deviendrai-je un jnânî [un Réalisé] ? »
Shrî Bhagavân répondit : « Si je suis Bhagavân, il n’y a pour moi personne d’autre que le Soi – par conséquent ni un jnanî ni un ajnanî [ignorant]. Si je ne le suis pas, je suis comme vous et je n’en sais pas plus que vous. Dans un cas comme dans l’autre, je ne peux pas vous répondre ».
(Entretien 48 du 20-4-1935).
Par contre dans l’ashram de Ramana Maharshi se trouvent naturellement beaucoup de DIVIDUS, DE DISCIPLES.
LE MODE DU ”N’ÊTRE PAS” étant synonyme de ZÉRO INDIEN (ou ”énergie libre”) il permet l’usage des outils et leur efficacité, c’est pourquoi les deux pays qui dépasseront hautement les États-Unis seront l’Inde et la Chine, évidemment pas sans drames AVANT, PUTRÉFACTION OBLIGE……
Alors la Libération par le ”N’ÊTRE PAS” sera La Sainte Chimère du Gouffre sans fond du GATE GATE et de la devise alchimique : « Aller vers l’Obscure et l’Inconnu par ce qui est plus obscure et inconnu encore », soit le contraire de ce monde du BIG BROTHER qui veut tout éclairer POUR MIEUX NOUS CONTRÔLER.
Notes.
0. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
1. Ce ‘Je’ est alors comparable à l’écran de cinéma qui reçoit les images mais n’en est pas influencé.
« Si l’homme se prend par erreur pour le sujet [l’identification au corps], les objets doivent nécessairement apparaître différents de lui. Ils sont alternativement retirés et projetés, créant le monde et la jouissance qu’en a le sujet. Mais si l’homme parvient à se sentir lui-même comme l’écran sur lequel sont projetés le sujet et l’objet, il ne peut y avoir confusion. Il peut observer tranquillement leur apparition et leur disparition, sans que le Soi en soit troublé [l’état d’être ”Cour” ou sans l’influence du spatio-temporel] ». (Ramana Maharshi 62, 6-7-1935).
2. Le mot ”individu” signifie ce qui n’est pas divisé, ce qui est entier, alors le mot ”individu” devrait bien signifier : ”Je suis ce JE-SUIS”.
Et la manifestation en question dans le spatio-temporel, le DEHORS, signifie le contraire, l’être n’est qu’un « DIVIDU », avec un MASQUE de SINGULARITÉ, D’IDIOTÈS, une caricature du ‘Je ‘, il est seulement RELATIF, ce qui va former le COM-merce, l’échangisme, le socialisme, le républicanisme.
Aussi longtemps que le dividu sera gêné par l’autre, par le social et par l’échangisme de la consommation RÉSUMANT L’HUMAIN À UN TUBE DIGESTIF SUR DEUX JAMBES, il ne sera jamais un Individu au sens de la PERSONNE, AU SENS DU SEUL RÉEL. Il sera astreint à une vie en trois dimensions et en sera de même limité.
TOUT ÊTRE HUMAIN DOIT EN PREMIER FAIRE « SOCIÉTÉ » AVEC LUI-MÊME AU PLUS PROFOND DE SON GATE GATE, AVANT, ÉVENTUELLEMENT, DE FAIRE SOCIÉTÉ AVEC LES AUTRES. Car des relations sociales, si elles existent, ne peuvent être authentiques QU’ENTRE PERSONNES AUTHENTIQUES. Or ce n’est pas le cas du divisé, du dividu définit par rapport à une autre dividu ou consommateur, il est ainsi limité par ce qui le différencie de cet autre consommateur, IL N’EST PAS UN INDIVIDU, IL N’EST PAS LIBRE.
Lorsque le dividu sera débarrassé de l’autre, du DEHORS, il sera libre du RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE(a), libéré de toutes les scories qui lui sont tombées dessus, et sera alors libres de l’échangisme ou relativité, le COM-merce : LE CONNAISSEUR ET LE CONNAISSABLE FORME CE MONDE D’INFOS OU OU DE SIGNAUX EN FORME DE SORTIE DE L’UNIVERS, comme s’il était EXTÉRIEUR au sujet en devenant L’OBJET univers.
Connaisseur et connaissable forment ce monde d’infos, d’échangisme et de COM-merce, COM-unication. Ce qui forme CE MONDE D’OPINIONS OU DE CON-SIDÉRATION (de con : avec, et sidération : stupéfiant-stupéfait ou PANique : le mental ne sert à rien on ne peut plus aviser, on ne peut plus se retourner, le temps ne sert plus à rien tout devient dans L’INSTANT. Tel devrait être le Vrai Sens du mot Con-Sidération, et non refléter une opinion, mais être à l’identique du POINTAGE ou ”N’EST PAS X”(3)
Le mot CONSIDÉRATION ne devait donc JAMAIS être associé à l’ensemble : « prise en considération », car c’est en faire la dualité connaisseur-connaissance et ACQUISITION : LE PRODUIT FINAL, LE SEL, LE SALAIRE.
ÊTRE = TOUJOURS DANS L’UN ; RIEN de duel (relatif) n’EST, il y aura toujours le temporel, la souffrance inhérente au relatif, à la dualité sujet-objet. Tant que le ‘je’ s’identifie au ‘je’ ego, il aura de la souffrance.
TANT QU’IL Y AURA L’AUTRE, LE DEHORS, LE SOCIAL, IL Y AURA NATURELLEMENT SOUFFRANCE, PARCE QUE TOUTE IDENTITÉ FABRIQUE LA SOUFFRANCE, puisque le ‘moi’ ne peut pas être un total, donc un INDIVIDU, il est forcément un DIVIDU dans le social puisqu’il se définit par rapport à l’autre, qu’il est donc limité par ce qui le différencie de cet autre. C’est ce qu’exprime Ramana Maharshi quand il dit : « Le soi serait alors ignorant du Soi. Y aurait-il deux soi ? (263, 20-10-1936).
Et « Le Soi est pur et absolu, seul et unique. Il n’y a pas deux Soi, dont l’un peut connaître l’autre. Qu’est-ce que la dualité alors ? Elle ne peut être le Soi, qui est seul et unique. Elle doit être le non-Soi. La dualité est la caractéristique de l’ego. Quand les pensées s’élèvent, il y a dualité.
Sachez qu’elle est l’ego et recherchez sa source » (Ramana Maharshi 618, 1-2-1939).
3. ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL.
a. « Retourner la lumière sans tomber dans la conscience [la raison et l’état de rêve et de veille], c’est faire usage de l’ESSENCE ORIGINELLE des sens.
Retourner la lumière en tombant dans la conscience [la raison], c’est user de la nature de la conscience inhérente aux sens. Là se trouve la différence, aussi fine qu’un cheveu.
Quand la méditation s’accompagne d’un effort, c’est la lumière de la conscience [la raison] qui se fait jour. Lâchez prise pour que jaillisse la Lumière de l’Essence [le Soi ou Conscience Infinie]. Un cheveu de différence vaut autant qu’un bon millier de kilomètres ; aussi faut-il faire preuve de discernement.
Tant que la conscience ne s’arrête pas, le mental n’est pas vivant. Tant que le mental n’est pas vidé, l’Elixir ne cristallise pas [Christ-AL ou I-H-S] » (Le Secret de la Fleur d’Or, traduction de Thomas Cleary).







