A-teindre
du A privatif et teindre : ne pas teindre.
L’espace mental, l’espace de la Conscience, l’espace conventionnel dérivé n’en forme qu’un seul : l’espace mental en vertu de leur TOUT INSÉPARABLE.
Bref, comment subjectivité et objectivité peuvent-ils être séparés, par la pure Conscience fondamentale individuelle faite d’elle-même ?
À l’exemple du TROU :
LE LANGAGE N’ÉTANT QU’UN ÉCART, UNE MISE EN VALEUR DU TEMPS, SON EFFICACITÉ EST EN PERMANENCE MENACÉE PAR L’INSTANT, que par son langage il doit refuser, sous peine de tomber dans la désuétude qui n’est autre que la mise en valeur du temps. Ce qui devait faire écrire à Lévitique 18,7 du TROU ou ”ÉCART”, le ”N’est pas X” : « Tu ne découvriras point la nudité de ton père, ni la nudité de ta mère. C’est ta mère : tu ne découvriras point sa nudité ».
Et au Centrum Centri du Tao-tö king le Verset 11, le Nombre du Tao :
« Trente rayons convergent au moyeu
mais c’est le vide médian,
qui fait avancer le char.
On façonne l’argile pour en faire des vases,
mais c’est du vide interne
que dépend leur usage.
Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat.
L’Être donne des possibilités,
c’est par le non-être qu’on les utilise ».
(Verset 11 et nombre du TAO. Traduction : Liou Kia-hway)
Parfait exemple du GATE GATE ou du ’N’EST PAS X’.
(Le 11 septembre 2001 sera comme un ”trou inversé” : PLEIN ! Accélération du processus oligarchique et bancaire capitaliste du Nouvel Ordre Mondial et de son monde numérique, qui se veut ”propre”, donc PLEIN, ENTIER, COMPLET).
C’est déjà une notion de CINÉMA : L’ÉCART, LE VIDE MÉDIAN ou BLANC DE L’INSTANT : ITI le Soi, qui fait « avancer le char » (comme frisant un ”COMME SI” et le 264 ci-dessous).
LE TROU : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ». (Ramana Maharshi, entretien 264, du 20-10-1936). Voir en note A le sens du Trou et de la Toupie.
Lévitique 18,7 parle donc de ce VIDE, cet ÉCART : découvrir est par définition le contraire de la définition conventionnelle : on recouvre toute chose de son ”COMME SI”, de son GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT ou SIGNATURE DU CONTRAT : d’É-couvrir. C’est pourquoi la vision du TROU ne saurait se faire en Vérité que dans le TROU, et comme dans un TROU il n’y a rien d’autre que le TROU, alors AUCUN TROU À VOIR. ON NE PEUT ÊTRE QU’EN ”COMME SI” et dans le PARADOXE SUPRÊME : « Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi. Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction ». (Ramana Maharshi 28, 4-2-1935).
LE PARADOXE SUPRÊME SERA LA PROJECTION, LE ”COMME SI”, LE ”POUR AINSI DIRE”, MAIS PAS LA RÉALITÉ ELLE-MÊME. Comme l’énonçait Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent coexister”. L’itinéraire n’est pas itérer ou mettre en valeur le temps… Alors : Lévitique 18,7…
Le ”prisme” ou l’instrument d’optique qui DÉCOMPOSE les couleurs est dans nostre propre mental sous le nom d’IDÉATION ET DONC DE TEMPS. CE ”COMME SI”, paraît permettre ”tous les films possibles”, tous les phénomènes possibles, mais il n’en reste pas moins une séquence de plans et d’images, et il n’en reste pas moins UNE IMAGE et ne peut pas être opinioné d’”objectivité” mais seulement d’opinion, toujours examinée sur le plan relatif : la dualité sujet-objet.
Saint Bonaventure se retrouve dans la Chanson du Cavalier du poème de Garcia Lorca :
INACCESSIBLE.
Cordoue.
Lointaine et solitaire.
Cheval noir, lune grande,
Et des olives dans ma sacoche.
Bien que je connaisse le chemin,
Jamais je n’atteindrai Cordoue.
Par la plaine, par le vent,
Cheval noir, lune rouge,
La mort est là qui me regarde
Du haut des tours de Cordoue.
(Poème de Garcia Lorca, la Chanson du Cavalier)
Aucune route ne mène à l’Ici. ici est insaisissable comme l’exprime Saint Bonaventure : ”Jamais l’âme et Dieu ne peuvent coexister”. L’itinéraire n’est pas itérer ou mettre en valeur le temps… Alors : Lévitique 18,7…
Dans le Paradoxe suprême de l’entretien 264 du Maharshi, le ‘Je’ est l’écran du Blanc de l’Instant ou de la Toupie, le Centre nulle part. HÉLAS depuis un temps l’être humain et son ”COMME SI” n’est pas plus réel que les films qu’il voit projetés sur l’écran, ou les ”infos’ projetées sur l’écran de son smartphone. Lorsque la lumière projetée au travers du film est coupée, tout ce qui reste est l’écran du Blanc de l’Instant.
« Des images bougent sur l’écran. Essayez de les attraper. Qu’attraperez-vous ? Rien que l’écran. Laissez disparaître les images. Qu’est-ce qu’il reste ? Encore l’écran. Il en va de même ici. Même lorsque le monde apparaît, voyez à qui il apparaît. Tenez le substrat du ‘je’. Une fois que vous le tenez fermement, qu’importe que le monde apparaisse ou disparaisse ». (Ramana Maharshi 65, 13-7-1935). Ce qui était projeté par la lumière n’était qu’une série d’images formant une ”histoire”, formant ”la vie”.
C’est donc l’acte de ”raison” qui massacre la perception vivante : LE SIGNIFIANT DE TOUTE PAROLE MASSACRE LA PERCEPTION VIVANTE PAR ALLUSION, PAR ”COMME SI”, PAR ÉCART, PAR ”POUR AINSI DIRE”, PAR GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT, DONC PAR ALLUSION À AUTRE CHOSE par rapport à laquelle la chose prend son sens et sa valeur. Avec le mental-ego et sa dualité sujet-objet, aussitôt que Nous reconnaissons l’objet comme perçu par Nous, le sujet, le mental-ego a pris la place ET L’OBJET APPARTIENT AU PASSÉ, car le mental-ego opère seulement sur ce qui est déjà dépassé, mort, adamisé. L’objet arrive vivant, mais saisi par le mental-ego il est assassiné, car le mental-ego ne se nourrit que de choses mortes, comme d’ailleurs aussi ce qui lui sert à remplir son estomac. L’acte de ”raison” massacre la perception vivante.
L’ÉCART OU LA NÉGATION le X dans ”N’EST PAS X“ qui n’engendre ni la chose (cas du lacanisme et de l’Ici marié à son Ailleurs et donc nécessitant l’écart, la mise en valeur du temps), ni la non-chose genre nihilisme, se situe dans le XATEMME qui prend sa Source dans le 5 de l’évacuité).
ÉVACUITÉ IDENTIQUE À L’ENTRETIEN 366 de Ramana Maharhi : « Maintenant, vous identifiez à tort le Soi avec le corps, les sens, etc. Puis vous procédez à leur rejet et cela est neti. Mais vous ne pouvez le faire qu’en vous attachant fermement à ce qui ne peut être rejeté. Et cela est iti seul ». (Iti veut dire ”Ainsi”, et désigne ici le Soi).
TOUT COMMENCE BIEN PAR LA PERTE, SUFFIT DE TROUVER CE QUI NE PEUT ÊTRE PERDU : le Soi…… le 5 de l’évacuité du Vide et non-Vide.
ITI = LE BLANC DE L’INSTANT, LE NOMBRE 11 DU TAO ET DE SON VERSET 11.
Évacuité de TOUT COMMENCE PAR LA PERTE, NOMBRE 11 : LE SURFEU, sans flamme ni cendre qui engendre cette évacuité au Centrum Centri de l’Être/non-Être ; quand le feu se dévore se ferme lui-même la bouche, l’énergie devient TOUT À L’INSTANT DE SA PERTE ainsi l’intensité de la Perte apporte la Preuve absolue de l’Existence.
CE PARADOXE SUPRÊME DE LA PHASE 5 EST LE ZÉRO INDIEN, « L’ÉNERGIE LIBRE ».
TOUT EST DANS TOUT, y compris le CONCOURS DE CIRCONSTANCE (on ne ”sort” pas de l’Univers pour le ”voir”, Nous sommes l’Univers ; comment pourrait-il en être autrement ???).
CINQ le nombre de l’harmonie et de la Grâce divine et donc de l’humain parfait : Christ clouté en ses cinq plaies ; cinq symbole de la perfection chez les Mayas, etc.
Le Pentatemme (du grec pente : cinq) était la partie « immergé de l’iceberg », ailleurs se trouverait le Xatemme : à l’infini.
1 – Infini entre oui et non.
2 – Infini entre ni oui ni non.
3 – Infini entre ni non-oui et ni non-non.
4 – Circulus par le 5 :
5 – Les quatre sont en circulus entre eux à l’infini.
Le BLANC DE L’INSTANT de la chose à considéré elle-même : ITI, AINSITÉ, est voué au silence, au ”Bruit Blanc” (insaisissable, non-identifiable). Si la chose vient à parler, elle CROQUE LA POMME ET TOMBE DANS LE TEMPS QUI COULE, ELLE TOMBE DANS L’HISTOIRE.
SIGNE ou SYMBOLE, SUBJECTIVITÉ-OBJECTIVITÉ :
OBSERVABLE/OBSERVÉ
OBSERVÉ/OBSERVABLE
FAUT-IL LE VOIR POUR LE CROIRE ?
OU LE CROIRE POUR LE VOIR ?
Tout ce qui est observable est symbolique dans le mental, et inversement tout ce qui est symbolique est observable ; et en conséquence ultime, le Symbole suprême du symbole, le Soi, l’Un, est MUTABLE à l’état de veille par un Réalisé vivant, et ça peut s’appeler « LE GRAND ŒUVRE » ou GRANDE STARGATE, GRANDE PORTE, GRANDE OUVERTURE.
”Et si tu dormais ?
Et si, dans ton sommeil, tu rêvais ?
Et si, dans ton rêve, tu allais au ciel
Et si, là, tu cueillais une fleur étrange et belle ?
Et si, en te réveillant, tu avais cette fleur dans ta main ?
Ah, alors ?
(Samuel Taylor Coleridge)
Comme dans la Chanson du Cavalier, le Dedans de la Conscience se trouve impuissant à se saisir autrement que comme DEHORS, et ainsi vouée à la faveur d’un accident, à tenter d’entrer en relation avec Elle-même à travers la conventionnelle objectivité parasite, lors même qu’à la faveur de cette PROJECTION objectivante inlassablement opérée qu’Elle fera d’Elle-même, Elle essayera de combler le TROU en tentant de VOIR le Trou ou en tentant d’en faire un objet – tentative vaine et désespérée, puisque non seulement dans un Trou il n’y a qu’un Trou et donc rien à voir, mais aussi parce les objets pareillement investis se révèleront être par nature finis, friables et, partant : DÉCEVANT, CE QUI EST LE PRINCIPE MÊME DU COM-merce et de la CRÉATION DE BESOIN : LE CONSOMMATEUR-ÉLECTEUR-CONTRIBUABLE doit-être perpétuellement insatisfait, agité, anxieux et blasé. La propagande du régime comme la publicité des industries du capitalisme fabriquent la consommation-communication comme unique style de vie ; cette mode du capitalisme « éduque » les masses à ressentir une loi de succion ou un appétit insatiable, non seulement en produits-objets, mais aussi en expériences nouvelles et « d’accomplissement personnelle ». Le régime fourgue la consommation comme remède général pour les maux familiers : solitude, maladie, fatigue, insatisfaction de toutes sortes : et simultanément cette civilisation crée de nouvelle formes de mécontentement, spécifiques de l’époque actuelle et technologique.
Le phénomène moderne de l’ego : un ”responsable”, un ”usager” ou une ”unité auto-référée” qui prétendra toujours s’appartenir en propre(1), et s’affirmer comme un ”responsable” d’expérience en disant ”je”, ou qui CROIRA, sans le dire, agir comme ”je”, ce qui forme le FILM DU ”COMME SI” : ON Y CROIT, TOUT SEMBLE SE TENIR, LA SAUCE DE LA FICTION PREND : L’EGO EST UNE CONCEPTION DE LA CONSCIENCE SURTOUT À L’ÉTAT DE VEILLE ET DE RÊVE, ELLE FABRIQUE DES IMAGES QUI BOUGENT ENGENDRANT DES SÉQUENCES DÉPENDANTES DE CET EGO, FICTIONS ET FRICTIONS FAITES POUR ET PAR CET EGO.
Dans ces conditions parler de dualité et de non-dualité n’est qu’une opinion et rien de plus : les mots-maux ”mérite”, ”démérite”, ”rémanence” (persistance), ”âme individuelle active”, sont des synonymes. Ils désignent une production du mental, une imagination, et non une Réalité. Ils ont été imaginés spontanément dans une opinion d’existence par un mental lui-même imaginé à partir de, et à l’intérieur DE LA CONSCIENCE FONDAMENTALE INDIVIDUELLE.
Comme l’exprime Ramana Maharshi dans dans l’entretien 264 du 20 octobre 1936 : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés », le ‘Moi’ est ainsi déréalisé : IL EST UN FAUX SELF, IL FAIT SEMBLANT, IL FONCTIONNE EN ”COMME SI”, IL SIGNE LE CONTRAT DU ”POUR AINSI DIRE”, IL EST OBLIGÉ D’EN-TAIRRER LA SOURCE (enterrer et taire la Source)(3).
Le Moi-Individuel une fois SAISI par la fascination de son AUTO-ENGENDREMENT CONSTITUANT SON CORPS GROSSIER : IL EN ARRIVE À SE PRENDRE POUR UNE ÉTINCELLE DIVINE DE L’UNIVERS, et en inventer le Big Bang.
Ce Moi-Individuel ou cette Âme soumise à l’ignorance d’Elle-même, ne peut plus se rapporter à Elle-même qu’autrement qu’en se portant vers la racine du mal(4) évidemment à la faveur d’une SAISIE, une OBJECTIVITÉ-OBJET, laquelle va engendre automatiquement le formation des CINQ SENS et de l sensorialité qu’Elle investit toute entière.
L’être humain tombé dans le GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT en se croyant devenu « auto-nome » et ayant percé les orifices des sens, ces sens se portent désormais vers le DEHORS, LA SAISIR(4) : La vision de l’humain se trouve détournée de par leur extraversion : elle ne se porte plus vers le DEDANS dans le Soi, mais vers le DEHORS. L’embryologie tibétaine, de son côté, reconnaîtra l’existence, parmi les SOUFFLES qui président au développement de l’embryon, du ”souffle qui fait apparaître les neuf orifices” du corps comme par déchirement (souffle qui intervient à la huitième semaine du développement de l’embryon).
L’OUROBOROS illustre que : Le monde contient l’ego, tout comme l’ego contient le monde : ils se développent mutuellement.
L’OUROBOROS illustre donc : Tout ce qui est observable est symbolique dans le mental, et inversement tout ce qui est symbolique est observable ; et en conséquence ultime, le Symbole suprême du symbole, le Soi, l’Un, est MUTABLE à l’état de veille par un Réalisé vivant, et ça peut s’appeler « LE GRAND ŒUVRE » ou GRANDE STARGATE, GRANDE PORTE, GRANDE OUVERTURE(3).
Notes.
1. La Chute, le CROQUE-POMME D’ADAM-ÈVE, c’est l’identification au corps : « Ils virent qu’ils étaient nus », ainsi ils s’attribuèrent un corps dans la même logique actuelle du ”Votre ceci, votre cela”. ADAM-ÈVE DEVIENNENT PROPRIÉTAIRE DE LEUR CORPS : C’EST LA CHUTE. DEPUIS, on dit : « Mon corps », comme on dit : « Mon ceci, mon cela », c’est l’ex-istant(2).
– SHUN : Peut-on atteindre la Voie [Tao ou Soi-Instant, la Réalisation de la Libération] et la Garder ?
– ZHENG : Vous ne pouvez garder votre corps, comment pourriez-vous garder la Voie ?
– SHUN : À qui est donc mon corps, s’il n’est pas à moi ?
– ZHENG : C’est une forme qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. La vie ne vous appartient pas : c’est une harmonie qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. La Nature ne vous appartient pas : elle vous est fournie par l’Univers. Vos descendants ne vous appartiennent pas : ils ne sont que mues confiées par l’Univers. C’est pourquoi vous marchez sans savoir où vous allez, vous vous arrêtez sans savoir où vous restez, vous mangez sans connaître les saveurs. Telle est la force du souffle Yang de l’Univers. Comment pourriez-vous posséder quelque chose ?
(Lie Tseu, Traité du vide parfait, chapitre Présages célestes 14).
Pas de possession de l’existence. De même la vie n’appartient pas au réseau républicain étatique ou à un ”nouvel ordre mondial”.
L’identification au corps, au sujet, explose en pleine gueule quand on va voir un médecin. Et ce prétendu sujet repose sur le spatio-temporel, la sensibilité affective, les synergies consciences ou inconscience qui engendrent la loi de succion vulgaire, puisque le porteur de la Chute Adam-Ève est fait de ces fardeaux du spatio-temporel, l’opinion d’un corps qui serait « à moi » par rapport à « moi » moi-même composé de GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT est une incohérence totale, ou plutôt un EX-ISTANT(3), UN CONTRAT PARFAIT DANS LE GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT.
’Ma’ relation à mon corps ne se définit ni en terme d’être, ni en terme d’avoir, ELLE EST LE NIHILISME mentionné dans l’entretien 264 : « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ».
Ramana Maharshi, entretien 264, du 20 octobre 1936.
Nous sommes tellement prisonnier du corps que la dualité pur-impur est maintenant devenue une formidable ENTREPRISE CAPITALISTE, UNE FORMIDABLE ENTREPRISE D’ILLUSIONS : bon et mauvais ne sont qu’opinions : des opinions de valeurs-jugements.
Les noms-les-formes et ce qu’il s’en suit comme les sons, les couleurs, les odeurs et les images mentales, en tant qu’ils seraient la base de la loi de succion vulgaire ou Plomb-pesanteur, de la Chute Adam-Ève et de l’aveuglement, C’EST LE CONVENTIONNE QUI LES FABRIQUE EN CONCEPTS COAGULÉS, EN OPINIONS FIXÉES, INSTITUTIONNALISÉES.
2. Ex-istant : « La vision globale, la synthèse de tout l’existant (Étant compris que Dieu est « Je suis celui qui suis » (ou ”Je suis ce JE-SUIS”), et donc n’ex-iste pas à proprement parler [mode du NI-ÊTRE/NI NON-ÊTRE]), parce qu’il est hors de sa Création. Ce qu’on appelle l’Être n’est que l’ex-istant [LE GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT, LA SIGNATURE DU CONTRAT] ».
« Le principe du tour, c’est déplacer un outil coupant sur une pièce qui tourne. Résultat : des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe serait, essence éternelle du tour. Mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret [COAGULÉ ou DANS L’ESPACE-TEMPS], et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe : C’est l’existant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucune autre machine. La recherche, le bricolage, peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas…. »
(Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettres 8 et 36).
3. La Parabole des Neuf Clés (en rapport avec le TROU où il n’y a rien d’autre que le Trou, donc aucun trou à voir).
« Vous êtes si jobards, mes petits agneaux, que quand vous trouvez une clef, il vous faut sa porte, et quand vous trouvez une porte, sa clef.
Et le monde est si peu contrariant que toute porte a sa clef, et toute clef sa porte.
Le monde, mes petits agneaux, n’est qu’un labyrinthe de portes ouvertes qui font semblant d’être fermées.
Si vous voulez vous y perdre, ne vous gênez pas, surtout. Voici la recette : on ne lâche pas sa clef, et on ouvre, on ouvre.
La porte dont je parle, sachez-le, n’est visible qu’ouverte et, pour l’ouvrir, il faut, je ne dis pas trois, mais bien trois fois trois clefs. Pas six, ni huit, mais Neuf.
Tant que vous n’aurez pas la neuvième, les huit autres n’ouvriront rien, et l’on vous tiendra pour fou. On dira : « Voyez le fou avec ses clefs ! »
Puis vous trouverez la neuvième. Alors, ayant franchi la porte, épargnez-vous de revenir pour crier: « J’ai trouvé ! J’ai trouvé ! »
Car, dans la Porte Invisible, nul ne vous verra plus, et votre cri sera muet.
Épargnez-vous de revenir ».
(Aimé Michel, Le Mysticisme, l’Homme Intérieur et l’Ineffable – 1973)
4. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
A. Toupie, rejoint aussi la HACHE à la fois arme et outil. En anglais hache se dit AX, AXE, comme le Centre de l’Univers. L’Axe est un symbole fondamental, comme l’essieu plus tard nous donnera le CHARIOT. L’essieu supporte la totalité du poids du chariot ; il est fixe et les deux roues tournent sur les fusées. Donc nous avons une triade (voir la Triskell celte avec le signe du S cher à l’art gaulois), et l’idée de « roue » ou chose qui tourne ou figure un cycle, un rythme, évoque les cycles lunaires et solaires, l’ombre courant sur un cadran solaire indiquant une PÉRIODE, etc.
La Vacuité est représentée par l’immobilité du Vide au centre du moyeu-Axe d’une roue qui ne cesse de tourner : comme la TOUPIE. Le Centre est nulle part (et la Circonférence est partout).










