1789 les opinions avancées du messianisme de la carotte, attachée à distance de la tête de l’âne, le consommateur, pour le faire avancer ou consommer : mettre en valeur le temps afin de ”racheter les péchés”, puisque dans le messianisme il n’y a pas de rédemption sans faute, sans péché. Depuis le péché qui engendre son « rachat », l’humain en a fait son FOND DE COMMERCE : LE PAIN, LE VIN ET LE SMARTPHONE L’HOSTIE DU « VIVRE ENSEMBLE », LA RELIGION DE LA DÉMOCRATIE ET BIEN-SÛR DE LA CAROTTE : LE PROGRÈS-PROGRESSION : « Je fais un pas devant l’autre et je marche, il n’y a pas de raison que ça s’arrête et si je ne peux plus marcher je me fais co-voiturer ».
Les pires superstitions des PAÏENS me paraissent plus concrètes et plus accrochées au Réel que les « opinions avancées » de 1789 et du pouvoir d’achat.
Grâce à l’État mondialisé issu du 1789 français, grâce à l’éc(v)olutionnisme économique et de la médecine, grâce à la fièvre égalitariste des lois, toute cette palanquée a amorti les grandes explosions de l’ego et du fameux péché biblique du croc-pomme – et, à la vieille faune humaine des PAÏENS, si riches par sa diversité et ses contrastes -, s’est substitué un TROUPEAU dont les animaux-consommateurs se ressemblent de plus en plus en désirant « être à la mode »(1), cheminant sur la même voie républicaine et de démocratie, avec de minuscules et prudents écarts.
Gaza, le détroit d’Ormuse, et « la guerre en Ukraine » ne sont que des jeux d’enfants orgueilleux, et la race humaine s’avance dans des routes toujours plus sécurisées par Palantir Technologie qui a bouché les fondrières, relevé les tournants, adouci les pentes et que bordent à intervalles réguliers des plaques indicatrices et des refuges.
La « mécanisation du risque » ne ne peut qu’être issu des républicains de 1789 et de leur encyclopédie, cette « USINE À REDRESSER LES TOURNANTS » POUR ÉVITER LES SURPRISES, SI NÉFASTES À L’ÉCONOMIE INTERNATIONALE DU CAPITALISME. Pour cela Palantir se charge de « sécuriser » le monde.
Le 1789 français C’EST DÉJÀ LA FIN DES TEMPS et Demain On Rase Gratis (DORG) puis : « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux » : le fameux « changement », qui a d’ailleurs fait couper la tête du dernier authentique roi en France ; tout changement n’est que chaos humain qui tourne autour de lui-même dans le sens négatif de l’Ouroboros qui se mange la queue.
Le SEUL VRAI CHANGEMENT est celui du GATE GATE(2) qui Nous introduit dans le TEMPS NOUVEAU où RIEN NE CHANGE(3) : la BANALITÉ DU SAINT CHAOS, LA BANALITÉ DE L’ÂGE D’OR. Le FAUX « rien ne change » est celui du ”Plus ça change et plus c’est la même chose” du système économico-étatique et consommateur. TOUT EST INVERSÉ.
Le régime républicain et son ”Vivre ensemble” est par essence un avilissement de la communauté humaine.
La « chaleur communicative », bref, le FOYER, s’exerce autour du REPAS style « LA CÈNE »(4) mais DÉFORMÉ EN « CHALEUR COMMUNICATIVE DES BANQUETS » (notamment judéo-maçonniques…) si bien que les seules ententes internationales passent par LE VENTRE ET LE BAS VENTRE.
Dans le domaine du mental et des sentiments, la probabilité d’une rencontre authentique décroît en fonction de la profondeur et de la complexité de ses éléments. ON EST TOUJOURS SEUL QUAND ON EST VRAIMENT SOI-MÊME(5).
Ce qui Nous unit à nos semblables, ce n’est ni l’âme, ni la raison, mais les courant du conventionnel qui Nous traversent : instincts animaux ou pression qu’exerce sur la personne le groupe dont il fait partie : lois, mœurs, usages, modes, etc. Toutes ces choses sont profondément dans la chair depuis des millénaires maintenant.
Xun, ci-dessus, évoque la TEINTURE NOIRE qui va tuer pour transmuter. Xun décrit le Non-Agir de l’Ainsité(6), la Nuit Obscure au tréfonds de l’Être, la Nuit propice à.
Si donc il se passe quelque chose entre deux êtres, quelque chose comme une transmission, ce ne peut qu’être à l’occasion D’UN SILENCE OU PRÉSENCE D’ABSENCE, ET DONC À L’OCCASION D’UNE PERTE : TOUT COMMENCE PAR LA PERTE. Ainsi c’est en se protégeant du monde que la Vérité se transmet et s’amplifie sans fin. Évidemment le « réciproque » échangiste montré dans l’épisode 11 du Prisonnier ”A change of mind” est identique a l’échangisme de vêtements en URSS (dans le Goulag) ; échangisme qui n’est pas sans rappeler le « CO-voiturage », et cette mode du « Co-ceci, Co-cela » dans la droite logique capitaliste du « VOUS NE POSSÉDEREZ RIEN ET VOUS SEREZ HEUREUX », ce comble de la possession ! POSSESSION DE NÉCESSAIREMENT LA CHEFFERIE ET DES PROGRAMMEURS DES MACHINES QUI NE CHERCHENT PAS À LIBÉRER, MAIS À POSSÉDER.
« Écoute, ton état communique avec toi, il n’y a rien d’autre ».
DÉLIVRANCE sera alors comme le TROU, la CAVITÉ(7) (pas de dualité Dedans-Dehors ou Manque-Reste).
CAVITÉ, TROU SOLIPSISME = COLLIER DE LA FEMME(8).
”Solipsisme”, de sole, seule : cellier, cave ; à rapprocher de solre, du verbe soldre : résoudre, absoudre, dissoudre (français du Moyen-Âge).
AVEC CELLIER, CAVE, VASE, CRUCHE, PICHET, CHAUDRON, NOUS RETROUVONS LE BÂTON FOUILLE-MERDE DE PTAH ET DE MIKI : MICHEL ARCHANGE : LA POINTE, LA PIQUE DU POINT FOCAL IDENTIQUE AU Soi.
Tout social avilit. Il faut choisir entre solitude et vulgarité de la ”couverture sociale” qui renseignement le moins sur la Vraie Nature de la personne.
« La solitude a pour effet de rendre le mental tranquille. Cela peut être fait au milieu d’une foule. La solitude ne peut pas effacer les pensées. La pratique le peut [de la Réalisation du Soi(9)]. Et cette même pratique peut aussi s’effectuer ici ». (Ramana Maharshi 156, 9-2-1936).
« La solitude est partout. L’individu est toujours seul. Ce qu’il doit faire, c’est la découvrir en lui-même et non pas la chercher en dehors de lui ». (Ramana Maharshi 44, 3-4-1935).
Le « Vivre ensemble » républicain C’EST LE COMMERCE-GUERRE APPELÉ « PAIX » OU « AMOUR », c’est la même chose.
L’amour de type commercial : la loi de succion vulgaire ou Plomb-pesanteur, le désir; se rapproche de l’amour de type « conquérant », le séducteur comme de nos jours de tous connectés « L’INFLUENCEUR ». COMMERCE ET GUERRE ET EN CONSÉQUENCE FINANCE ONT UNE TOTALE AFFINITÉ. Le commerce est une sorte de guerre latente et très codifié, la guerre est un chaos et déchaînement explosif du GAIN (voir les actuels Ukraine-Gaza-Iran-détroit-d’Ormuse) qui préside au commerce. Et dans les deux cas, les avantages obtenus, par échange de violence et de ruses, restent extérieurs et ne dépasse jamais le domaine de l’avoir, la possession ; l’Être est toujours laissé à l’abandon. COMMERCE-GUERRE SONT TYPIQUEMENT LE WINNERISME DE LA RACINE DU MAL(10).
Cet AMOUR-GUERRE est l’Empire du Plomb-pesanteur.
- Du BLANC de l’Instant :
« La faute la plus grave que tu puisses commettre
est de citer les Écritures et de donner des explications
pour prouver que tu ”comprends”.
Peu importe que tu arranges les choses :
en réalité, tu cherches un être vivant [une béquille, une sécurité] parmi les fantômes ! »
Donc, n’attendez aucune preuve de nos dires. La transmission s’exerce par XUN ci-dessus, au sens de la NUIT OBSCURE de Jean de la Croix et de la devise Alchimique :
« Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore », CETTE OBSCURITÉ PROPICE que l’on peut rencontrer dans la pratique spirituelle, car s’il se passe quelque chose entre deux êtres, même à distance dans le tous connectés des machines informatiques, quelque chose comme une TRANSMISSION au sens du PASSEUR, au sens du pontife : celui qui fait passer le PONT, CE N’EST QU’À L’OCCASION D’UNE PRÉSENCE D’ABSENCE : TOUT COMMENCE PAR LA PERTE, LE RENONCEMENT, LE SILENCE : LE CIEL ANTÉRIEUR transmet ses indications si, et seulement si on est en état de réception absolue, hors du conventionnel.
SILENCE : Si vous ne parlez pas, qu’aurons-nous à transmettre, demandent les disciples à leur maître. Celui-ci leur répond : « Le ciel parle t’il ? »
« Écoute, ton état communique avec toi, il n’y a rien d’autre ».
Mais non, la plupart des masses CROIENT que le bonheur s’obtient avec quelque chose qui est séparé d’eux, PUISQU’ILS CONSOMMENT (ils votent, ils se tuent entre-eux, ils font et payent) !
Notes.
1. ÊTRE À LA MODE C’EST FAIRE COMME TOUT LE MONDE, DONC C’EST ÊTRE DANS LA BANALITÉ, DANS LE CONFORMISME OU LE CONVENTIONNEL RÉVOLUTIONNAIRE (surtout en France depuis son 1789 et sa mode de la Concorde si pratique pour le commerce) : suivre la mode qui par définition se doit d’être toujours nouvelle (progrès et messianisme), c’est à la fois vouloir se distinguer des autres, vivre une SINGULARITÉ en se distinguant du Dehors, tout en étant remarqué par le Dehors, tout en agissant de la même façon qu’un grand nombre, puisque « être à la mode » c’est faire comme tout le monde, faire dans le conventionnel, faire dans le républicanisme du ”Vivre ensemble”.
2. LE PASSAGE, LE SENTIER OU TAO, LE GATE GATE (« Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant [Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi]) À LA LIMITE que représente toute TRANSMUTATION ou SURFEU qui se manifeste dans le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Le SURFEU symbolisé par L’OUROBOROS : quand l’ÉNERGIE se dévore elle-même en SPIRATION, quand la puissance se retourne contre soi, alors l’Être se totalitarise enfin à l’instant de sa perte ou RENONCEMENT-PUTRÉFACTION apportant la Preuve absolue de son JE-SUIS. C’EST LE SURFEU, LE GATE GATE, LE PASSAGE.
3. – M. : La réalisation de la Réalité
– Q. : Quelle est la nature de la Réalité ?
– M. : a) L’existence sans commencement ni fin, l’existence éternelle.
b) L’existence partout, sans limites, infinie.
c) L’existence sous-jacente à toutes les formes, tous les changements, toutes les forces, toute la matière et tout l’esprit.
Le multiple (les phénomènes) change et disparaît, alors que l’Un (le noumène) perdure éternellement.
d) L’Un qui remplace les triades, à savoir le connaisseur, la connaissance et le connu. Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion.
– Q. : Si le ‘je’ est aussi une illusion, qui donc alors rejette cette illusion ?
– M. : Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi. Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction.
(Ramana Maharshi 28, 4-2-1935).
4. LA CÈNE (repas du soir)
La Cène : repas que Jésus-Christ prit avec ses apôtres la veille de la Passion et au cours duquel il institua l’Eucharistie (Communion des Saint ou Vraie Loi de Succion).
Eucharistie dans le Thème du Surfeu = le TOUT.
La CÈNE : Réalisation du Soi, Communion des Saints : « Je suis le Cep (‘Je’) et vous êtes les sarments (Moi-Toi – Nous-Vous) en Circulus : Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout, comme le Vrai cesse d’être vrai quand il est vu ou saisi, ou dès qu’il devient un concept.
DE NOS JOURS, COMME DANS LA CÈNE SINGÉE lors de l’ouverture des jeux olympiques à Paris en 2024 : la Cène, la Pâtée, se Re-Paître et Loi de Succion pouvait devenir la vulgaire loi de succion en thermodynamique : il y AL(a) et al (Nourrir et nourrir le deuxième terme conduisant à INSATIABLE (l’évolutionnisme, l’insatiabilité du toujours plus de ceci ou cela, le ”mieux”) LA GLOUTONNIE = LA MISE EN VALEUR DU CONCEPT TEMPS, LE RACHAT DES PÉCHÉS, LA CAROTTE.
5. – Q. : Le monde n’existe-t-il pas pour les autres même lorsque je dors ?
– M. : Un tel monde se moque aussi de vous de vouloir le connaître sans vous connaître vous-même.
Le monde est le produit de votre mental. Connaissez d’abord votre mental et ensuite voyez le monde. Vous réaliserez qu’il n’est pas différent du Soi.
(Ramana Maharshi 53, 15-6-1935).
Tout être humain doit ainsi « faire société » avec lui-même, au plus profond de son ‘je’, avant, éventuellement, de se lancer à faire société avec les autres.
« Écoute, ton état communique avec toi, il n’y a rien d’autre ».
6. Le ”N’ÊTRE PAS”, le NOIR, LE SAINT SILENCE, L’INSAISISSABLE peut se nommer AINSITÉ (ainsi) :
L’Ainsi-Venu ou Ainsité progresse jusqu’au Pays du Rien du Tout (ici Pays désigne l’essence commune à tous les phénomènes ; il est comme la cause ; il pose les particularités qui les distinguent. Y « entrer », c’est en saisir ces trois significations). Une fois au Pays il re-découvre le Zéro Indien ou Énergie inépuisable et gratuite. Il manifeste alors des corps pareils à des reflets de Lune dans l’Eau se réglant sur les désirs et goûts des êtres. Chacun de ses corps est la Transparence même telle libérée du mental et le parcours de la Voix de l’Éveil qui correspond à la Nature absolue.
Ainsité est encore Iti, le Soi, la Seule Réalité, ce qui ne peut être éliminé, le « JE-SUIS », tathata en sanskrit, shinyo en japonais (‘Je’ et ‘je’ et devient ku) : au-delà de l’ego et de ses différences sur-mortelles par leur vulgaire loi de succion et du C(T)OUCHER (identification).
AINSITÉ : ni s’enfuir, ni s’approcher. Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout.
Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE-SUIS » ou immortalité, éternité du ‘Je’. Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source ».
L’œil ne peut fonctionner qu’en utilisant la lumière émanée du soleil, sans cela l’œil est inutile. De même, le jiva ou individu ne peut fonctionner qu’en utilisant la Conscience [le Sel…] qui émane du Soi. Également, de même que l’œil ne peut fonctionner que dans la lumière réfléchie du monde des Essences. Si l’œil se tourne pour regarder le Soi, il sera entièrement effacé et se fondra dans le Soi avec lequel il ne fera plus qu’un, comme le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source. C’est le EST, le « Je suis ce JE-SUIS ».
« Si l’œil se tourne pour regarder le Soi, il sera entièrement effacé et se fondra dans le Soi avec lequel il ne fera plus qu’un » = LE ”N’ÊTRE PAS”, LE ”NON-NÉ”, LA COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM.
7. Comme l’oiseau en cage et ses efforts permanents pour retourner à sa résidence naturelle en volant vers le haut, le chemin de l’esclavage (le messianisme, les religions du Salut), plutôt que de se diriger vers le BAS, LA VOIE PAR LAQUELLE IL ÉTAIT ENTRÉ [le ”bas” ou Voie de la FERMENTATION-PUTRÉFACTION]. Pareillement chez les humains cela explique que leurs efforts incessants pour atteindre la Liberté naturelle ne sont aucunement couronnés de succès, c’est qu’ils sont eux aussi dirigés vers le dehors, vers ce qui asservit, vers le ”salut” du rachat des péchés au lieu du dedans, là d’où ils ont émergé.
La tendance naturelle de l’oiseau à se diriger vers le haut se manifeste avec force, alors qu’il essaye de se libérer ; de même la tendance naturelle de la guêpe à se diriger vers le haut de la lumière d’un ciel clair lorsque par accident elle se retrouve prisonnière dans une pièce. « Semblablement, la tendance naturelle des individus [jiva] d’errer vers le dehors s’affirme même lorsqu’ils tentent de se libérer (2). C’est là une tendance propre à l’individu [jiva]. Cependant, si grâce au discernement juste et à la conscience pure, ce dernier inverse la direction de sa vision, d’une vision dirigée vers le dehors à une vision intérieure [Retournement de la Lumière] et qu’il s’en tient à elle, cela ne fait aucun doute qu’il atteindra la Libération à l’instant même ». (Padamalai, Muruganar, chapitre Le mental et ses créations).
8. Une femme s’imagine par erreur avoir perdu son collier qu’elle a toujours à son cou. Elle se met à le chercher partout, jusqu’à ce qu’une amie lui dise qu’il est à son cou. Elle a créé son sentiment d’avoir perdu le collier, sa propre anxiété de le rechercher, puis son propre plaisir de le retrouver [c’est comme cela que les têtes d’œufs au pouvoir INVENTENT LA LIBERTÉ ET LEUR RÉPUBLIQUE].
De même le Soi est toujours présent, que vous le cherchiez ou non. Tout comme la femme s’imagine que son collier a été retrouvé, de même éprouve-t-on le sentiment que le Soi, toujours présent ici et maintenant, se révèle lorsque cessent l’ignorance et la fausse identification. C’est ce qu’on nomme Réalisation. Mais il n’y a rien de nouveau. C’est simplement l’élimination de l’ignorance, et rien de plus.
Le vide est le résultat néfaste de la recherche du mental. Le mental doit être tranché, racines et branches. Cherchez qui est le penseur, qui est le chercheur. Demeurez le penseur, le chercheur. Toutes les pensées disparaîtront.
– Q. : Alors demeure l’ego – le penseur.
– M. : Cet ego-là est le pur Ego, purgé de toute pensée. Il est le même que le Soi. Tant que la fausse identification persiste, les doutes persistent aussi et des questions s’élèvent sans fin. Les doutes cesseront seulement lorsqu’on aura mis fin au non-Soi. Le résultat sera la réalisation du Soi. Il n’y aura plus personne pour douter ou questionner. Chacun devrait résoudre tous ces doutes en lui-même.
Même une multitude de paroles ne pourrait donner satisfaction. Tenez fermement le penseur.
Ce n’est que lorsque le penseur est abandonné [en devenant le consommateur] que les objets apparaissent à l’extérieur ou que des doutes s’élèvent dans le mental.
(Ramana Maharshi, entretien 245, 8-9-1936).
9. RÉALISATION DU SOI ou PUTRÉFACTION – DÉFINITION.
Les deux ‘je’ ego et ‘Je’ du Soi. Dans le sommeil profond, le monde et le ‘je’ de l’ego n’existent pas, c’est seulement à l’état de veille que le ‘je’ ego surgit, et qu’il est donc impermanent, comme la naissance et la mort et comme son ”monde”.
« Demandez-vous alors si vous n’êtes pas le même ‘je’ dans le sommeil (profond) et dans les autres états (rêve et veille). Existe-t-il deux ‘je’ ?
Vous êtes toujours la même personne. Alors, lequel des deux est le ‘je’ réel, celui qui apparaît et disparaît ou celui qui est là en permanence [dans l’Instant ou Ici et Maintenant] ? Ainsi vous découvrirez que vous êtes le Soi. C’est ce que l’on appelle Réalisation du Soi.
La Réalisation du Soi n’est pas un état qui vous est étranger ou qui est loin de vous et que vous devez atteindre. Vous êtes toujours dans cet état. Vous l’oubliez et vous vous identifiez au mental et à tout ce qu’il crée. Vous devez simplement cesser de vous identifier au mental [la ”raison”]. Nous nous sommes identifiés depuis si longtemps au non-Soi qu’il nous est difficile de considérer que nous sommes le Soi [le ‘Je’-‘je’].
Ce qu’on entend donc par Réalisation du Soi n’est rien d’autre que RENONCER [PUTRÉFACTION] à cette identification au non-Soi. Comment réaliser, rendre réel le Soi ? Nous avons réalisé, considéré comme réel, ce qui est irréel, le non-Soi. Abandonner cette fausse réalisation est la Réalisation du Soi. […] Tout le monde recherche uniquement ce qui lui procure le bonheur [la loi de succion ou attraction ”universelle” copiée par Newton]. Pensant que le bonheur vient de tel ou tel objet [donc du DEHORS], vous cherchez à obtenir cet objet [racine du mal Dedans-Dehors et tentative de ”sortir” de l’Univers et évidemment COMMERCE]. Voyez d’où vient réellement le bonheur, y compris le bonheur qui vous semble provenir des objets des sens [et du capitalisme]. Alors vous comprendrez que la seule source du bonheur est le Soi [Instant, le Blanc du Silence…] et vous demeurerez à jamais dans le Soi ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 17-8-1946).
10. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
a. « Depuis le premier chapitre jusqu’au dernier, les traducteurs des livres sacrés des Juifs ont faussement interprété le sens des textes. Ils ont changé l’orthographe du nom de Dieu, comme le prouve Sir William Drummond. Ainsi EL, correctement écrit, devrait se prononcer AL car dans l’original il y a AL. Or, d’après Higgins, ce mot signifie le dieu Mithra, le soleil, le conservateur, le sauveur [Christ]. Sir W. Drummond montre que Beth-El signifie la maison du Soleil, en traduction littérale, et non de Dieu. « El, dans la composition de ces noms Chananéens, ne signifie pas Deus mais Sol » (note : W. Drummond, Œdipus judicus, p. 250). C’est ainsi que la Théologie a défiguré la Théosophie antique et la Science l’ancienne Philosophie (note : Les premiers Pères de l’Eglise et les théologiens qui les ont suivis se sont trouvés dans l’absolue nécessité de commettre ces pieuses fraudes. C’est évidemment parce que, s’ils avaient laissé subsister le mot AL tel que le donne l’original, il devenait trop clair, sauf pour les initiés, que le Jéhovah de Moïse et le Soleil étaient identiques. Les multitudes ignorant que les anciens hiérophantes ne considéraient le soleil visible que comme un emblème du soleil central invisible et spirituel, auraient alors accusé Moïse, comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup de commentateurs, d’adorer les corps planétaires et, en un mot, de s’être rendu coupable de Sabianisme [Sabéisme ?]).
Faute d’avoir compris ce grand principe philosophique, les méthodes de la science moderne, quoique exactes, n’aboutiront qu’au néant ».
(Isis dévoilée, de H.P. Blavatsky, page 70, volume 1)






