Réaliser le Soi ou plutôt Garder l’UN

Réaliser le Soi ou plutôt Garder l’UN
car il n’y a en fait rien à réaliser, conformément au « Sois tranquille et sache que JE-SUIS Dieu ». Donc « JE-SUIS » est Dieu ». (Ramana Maharshi 503, 17-8-1938).

Shrī Bhagavān expliqua la Trinité chrétienne ainsi :
Dieu le Père représente Ishvara
Dieu le Saint-Esprit représente l’âtman
Dieu le Fils représente le guru.

Īshvaro gurur ātmeti murti bhedā vibhāginā vyomavad
vyāpta dehāya dakshināmūrtaye namah (1)

signifie que Dieu apparaît à son adorateur sous la forme d’un guru (fils de Dieu) afin de lui
indiquer l’immanence du Saint-Esprit, c’est-à-dire lui révéler que Dieu est esprit, que cet Esprit est immanent en tous lieux et que le Soi doit être réalisé, ce qui est la même chose que réaliser Dieu ». (Ramana Maharshi 90, 6-11-1935).

– Q. : Le Shaiva-siddhânta énonce trois postulats fondamentaux comme étant éternels. Est-ce contradictoire avec le Vedânta ?
– M. : Les trois entités sont le jîva [être vivant, âme individuelle], Dieu et l’asservissement. Cette trinité est commune à toutes les religions. Elles sont vraies tant que le mental fonctionne. Ce ne sont que des créations mentales. Il n’est possible de postuler l’existence de Dieu qu’une fois que le mental s’est manifesté. Dieu n’est pas différent du Soi. Dieu et le guru sont des réalités objectives du Soi [le scribe de la page souligne].
(Ramana Maharshi 433, 26-12-1937).

Le Dedans/Dehors n’existant pas, puisque Nous sommes L’Univers, DEDANS, au lieu de chercher péniblement les Dieux par le monde, donc chercher des technologies à n’en plus finir, c’est la Personne de chercher en elle les Dieux car ils ne peuvent que se trouver en elle :

  • « Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ».
    Ramana Maharshi, entretien 264, du 20 octobre 1936.

Se concentrer sur l’Un, donc se concentrer sur son Un : la Conscience fondamentale individuelle, qui n’est pas la conscience collective.
Réaliser le Soi = GARDER L’UN, et non ”chercher” ou ”réaliser”. Parce que :

« Vous concédez alors que le ‘Je’ n’est pas le corps, mais quelque chose à l’intérieur du corps. Voyez alors d’où s’élève le ‘Je’ depuis le corps. Voyez s’il apparaît ou disparaît où s’il est présent en permanence. Vous allez admettre qu’il y a un ‘je’ qui se manifeste dès que vous vous réveillez, qui perçoit le monde et tout le reste, et qui cesse d’exister dès que vous dormez ; et aussi qu’il y a un autre ‘Je’ qui existe indépendamment du corps et qui est toujours là, même quand le corps et le monde n’existent pas pour vous, par exemple dans le sommeil profond. Demandez-vous alors si vous n’êtes pas le même ‘Je’ dans le sommeil (profond) et dans les autres états (rêve et veille). Existe-t-il deux ‘Je’ ?
Vous êtes toujours la même personne. Alors, lequel des deux est le ‘Je’ réel, celui qui apparaît et disparaît ou celui qui est là en permanence [dans l’Instant ou Ici et Maintenant] ? Ainsi vous découvrirez que vous êtes le Soi. C’est ce que l’on appelle Réalisation du Soi.
La Réalisation du Soi n’est pas un état qui vous est étranger ou qui est loin de vous et que vous devez atteindre. Vous êtes toujours dans cet état. Vous l’oubliez et vous vous identifiez au mental et à tout ce qu’il crée. Vous devez simplement cesser de vous identifier au mental. Nous nous sommes identifiés depuis si longtemps au non-Soi qu’il nous est difficile de considérer que nous sommes le Soi [le ‘Je’-‘je’].
Ce qu’on entend donc par Réalisation du Soi n’est rien d’autre que RENONCER [PUTRÉFACTION] à cette identification au non-Soi. Comment réaliser, rendre réel le Soi ? Nous avons réalisé, considéré comme réel, ce qui est irréel, le non-Soi. Abandonner cette fausse réalisation est la Réalisation du Soi. […] Tout le monde recherche uniquement ce qui lui procure le bonheur [la loi de succion ou attraction ”universelle” copiée par Newton]. Pensant que le bonheur vient de tel ou tel objet [donc du DEHORS], vous cherchez à obtenir cet objet [racine du mal Dedans-Dehors et tentative de ”sortir” de l’Univers et évidemment COMMERCE]. Voyez d’où vient réellement le bonheur, y compris le bonheur qui vous semble provenir des objets des sens [et du capitalisme]. Alors vous comprendrez que la seule source du bonheur est le Soi [Instant, le Blanc du Silence…] et vous demeurerez à jamais dans le Soi ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 17-8-1946).

L’expression taoïste ”GARDER L’UN” : A E(s)T A : La recherche de sa propre identité est une entreprise vaine puisqu’elle implique la dualité du sujet vers son objet, comme la dualité du A=A.
Or A EST A : il n’est autre que A, N’EST AUTRE QUE LE Soi. « Il n’y a rien d’autre que le Soi » (Ramana Maharshi).

Identification, voyeurisme de la numérisation informatique du monde et les ”neurosciences” accompagnées des machines dites ”intelligence artificielle” qui prétendent accéder à ce qui pourrait ”expliquer la conscience” est une escroquerie pour faire du buz-business, parce que la connaissance ou l’identification de l’humain par lui-même implique la dualité du sujet face à un objet étudié ; et comme l’humain est la globalité de l’ex-istant(2), étant l’Univers Lui-même, il est de ce fait dans l’impossibilité de se poser comme sujet étudiant d’un ”Univers” qui lui serait extérieur. C’est spatio-temporellement impossible ! A moins de CROIRE, sortir de l’Univers, en se prenant pour le Créateur de TOUT, et définition du TRANSHUMANISME, autrefois le PROMÉTHÉISME.

« Tous [monde, atomes] se réduisent à Îshvara [Être suprême ou Seigneur de l’Univers] et Shakti [pouvoir, énergie]. Vous n’êtes pas séparée d’Eux. Eux et vous, vous êtes la manifestation de la même et seule Intelligence ». (Ramana Maharshi 480, 22-3-1938).

Explication de la Trinité universelle par un Maître : Les Trois Uns, la Trinité, c’est juste Un seulement. Ce qui rejoint le Soi ou Conscience fondamentale INDIVIDUELLE, QUI NE PEUT QUE REJOINDRE LE ”N’EST PAS X”(3) :
– Les Trois confondus deviennent UN, les Trois ne sont pas Un, puisque l’Un se séparant devient Un en Trois. S’ils sont en n’étant pas Trois, puisqu’il sont l’Un en n’étant pas l’Un, cela tient à ce que les Trois sont réellement Trois qui ne sont pas Trois (on n’en fait pas du social, on n’en fait pas une quantité) et l’Un est réellement l’UN qui n’est pas l’Un mais X.
Les Trois n’étant pas trois ne sont pas seulement des Non-Trois, ils sont des X ou Non-Non-Trois ; et l’Un n’étant pas un Un n’est pas seulement un Non-UN, c’est aussi un X en Non-Non-Un. Voilà donc la SPLENDEUR DU ”N’EST PAS X”, SON IMPORTANCE UNIVERSELLE EXTRÊME.

Obtenir l’Un ou réaliser le Soi est une FAUSSETÉ comme l’exprime souvent Ramana Maharshi, car on veut obtenir quelque chose COMME SI c’était un ”bien” : « On n’atteint pas le Soi. S’il fallait l’atteindre, cela voudrait dire que le Soi n’est pas toujours ici et maintenant, mais qu’il doit être obtenu comme quelque chose de nouveau. Ce que l’on obtient comme quelque chose de nouveau sera aussi perdu ; ce sera donc impermanent. Ce qui n’est pas permanent ne mérite pas d’être recherché. C’est pourquoi je dis que l’on n’atteint pas le Soi.
Vous êtes le Soi. Vous êtes déjà Cela. Le fait est que vous ignorez votre état de Félicité. L’ignorance survient et étend un voile sur la pure Félicité. Les efforts servent uniquement à dissiper cette ignorance [donc GARDER L’UN, comme l’exprime l’Aube de la TAOÏCITÉ]. L’ignorance consiste en une fausse connaissance. Et la fausse connaissance consiste en une fausse identification du Soi avec le corps [d’où se cantonner à la pratique de la spagyrie comme dans la Taoïcité tardif], le mental… Cette fausse identification doit disparaître. Il ne restera alors plus que le Soi.
[…]
Vous êtes déjà le Soi. La Réalisation est donc familière à chacun. La Réalisation ne connaît pas de différence chez les chercheurs. Ce simple doute « Puis-je réaliser ? » ou le sentiment « Je n’ai pas réalisé » sont les obstacles. Soyez libre de ceux-ci aussi ». (Ramana Maharshi 251, 29-9-1936).

« GARDER L’UN » est par exemple expliqué par le mot sanskrit ”japa” : la répétition d’un nom divin ou d’une formule chez Michel Kozlov : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi », répété 3000 fois dans les 24 heures d’une journée.
« Que tu sois debout ou assis, en marchant ou couché, prononce continuellement ces paroles : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi » – ni à voix haute ni à la hâte. Fais cela exactement trois milles fois par jour, sans de toi-même en ajouter ni en retrancher aucune. De cette façon, Dieu t’aidera à atteindre l’action incessante du Cœur [le Soi] », dit le starets page 29 de l’édition du Cerf, dans la nouvelle traduction du russe de Chantal Crespel-Houlon, le vrai texte du Pèlerin russe.
Répétition, japa, identique au « GATE GATE PÂRAGATE PÂRASAMGATE BODHI SVÂH » (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).

« Le dhyâna consiste à retenir une seule pensée et à repousser toutes les autres ». (Ramana Maharshi, entretien 371 du 23-2-1937).

« L’objet du mantra-japa [la récitation d’une formule sacrée] est de réaliser que ce japa se poursuit en soi sans aucun effort. Le japa oral devient mental, et le japa mental se révèle finalement comme étant éternel. Ce mantra est la vraie nature de l’individu. Il est aussi l’état de Réalisation. […] Le japa devient mental et se révèle finalement comme étant le Soi. C’est le samâdhi [absorption totale dans la Contemplation] ». (Ramana Maharshi, entretien 527 du 4-10-1938).

Le COM-merce, l’amour (identification au corps), ce qui n’est pas permanent, et donc qui met en valeur ou invente le TEMPS, ce qui se répand, comme l’opinion, comme un microbe, comme la violence, en premier qui se répand comme la LOI DE SUCCION VULGAIRE.

Le vrai ”répand” ou Vraie Fréquence = l’ESSENCE : GARDER L’UN et son influence de Félicité universelle se répandra partout et toute guerre et son COM-merce sera impossible.

Notes.
1. « À Lui qui s’est manifesté sous différentes formes : Ishvara, le guru, le Soi ; à Lui qui est tout-pénétrant tel l’éther ; à Shrî Dakshinâmûrti cette prosternation ». (Vers 30 du commentaire d’après Sureshvara-chârya sur le Dakshinâmurti-stotra par Shrî Shankara.)

2. Ex-istant : « La vision globale, la synthèse de tout l’existant (Étant compris que Dieu est « Je suis celui qui suis » (ou ”Je suis ce JE-SUIS”), et donc n’ex-iste pas à proprement parler [mode du NI-ÊTRE/NI NON-ÊTRE]), parce qu’il est hors de sa Création. Ce qu’on appelle l’Être n’est que l’ex-istant ».
« Le principe du tour, c’est déplacer un outil coupant sur une pièce qui tourne. Résultat : des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe serait, essence éternelle du tour. Mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret [COAGULÉ ou DANS L’ESPACE-TEMPS], et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe : C’est l’existant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucune autre machine. La recherche, le bricolage, peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas…. »
(Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettres 8 et 36).

L’EX-ISTANT devrait signifier par essence le « N’EST PAS X », le GATE GATE… la BALANCE du FIXE ET VOLATIL ou SOLVE-COAGULE, la devise Alchimique = « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore », à l’identique de la NUIT OBSCURE de Jean de la Croix : « Aussi l’espérance en Dieu seul dispose-t-elle d’une manière d’autant plus pure la mémoire à s’unir à Dieu, qu’elle la laisse dans un VIDE PLUS PROFOND ». (Chapitre XXI).

FLÉAU = LE Soi, le TAO ou LA TEINTURE, LE FLÉAU UNISSANT non seulement les deux plateaux de la BALANCE, mais aussi évidemment SOUFRE et MERCURE. Plateaux de la Balance ou Soufre et Mercure sont COMPLÉMENTAIRES, jamais antagonistes comme le Droite-Gauche de la république de 1789 à ces jours de 2024.
L’EX-ISTANT = LA LIBERTÉ EST INCONCEVABLE ICI-BAS parce qu’il faut y introduire LA POMME ET ÈVE…….
LIBERTÉ = LES HAUTS LIEUX……. LA TRÔNE DU CIEL DE LA CUVETTE DES WC ÉQUIVALENT DE LA VACHE DU CIEL en Égypte ancienne : AL ou EL le Grand Réservoir ou la ”Vache du Ciel”, KEMIT LA TERRE NOIRE COMME LA VIERGE NOIRE ET SON ENFANT le Grand Réservoir de toutes choses : Homère voit l’océan noir. La Vierge Noire et des grandes Déesses-Mères sont souvent noires. L’Art noir est celui d’Osiris ressuscité par sa sœur Isis…

3. Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL, ON NE DOIT PAS EN FAIRE UNE VALEUR POSSÉDÉE (genre ”valeurs de la république” ou ”ordre républicain”) :

  • L’explication est très simple et évidente : afin d’enseigner quelque chose, un concept ou une coagulation, un ”fixe” est nécessaire, mais, si le concept ou le fixe en vient à être saisi ou devient une COAGULATION, quelque chose de CONCRET, alors l’enseignement lui-même en est invalidé. Par conséquent, le concept ou coagulation qui vient d’être créé doit être immédiatement détruit.
    (GRAND PRINCIPE ALCHIMIQUE DU FIXE ET DU VOLATIL).
    Les termes : ”Vide”, Conscience ou Vérité absolue, ont les mêmes inconvénients faisant tomber dans le mondialisme ou dans le WINNERISME À L’ANGLO-SAXON. D’où la préférence universelle du « N’EST PAS X », sur lequel l’imagination de l’ego créatrice d’IMAGES a peu de prise ou de loi de succion, comme une sorte de PONT entre les concepts spatio-temporels et une XIÈMME DIMENSION….

Comparable au sens du mot FLÉAU, de la balance ; comparable au TROU : la vision de la VÉRITÉ ne peut se faire que dans le TROU, et comme dans un Trou il n’y a rien d’autre que le Trou, donc pas de Trou à voir. Le Trou symbolise le « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).

Le FLÉAU TUEUR DE L’OPINION…..

N’EST PAS X, chez Ramana Maharshi où il enseignait habituellement que le monde est irréel, mais remarquait occasionnellement que le monde peut être considéré comme réel par celui qui SAIT QUE CE MONDE N’EST QU’UNE MANIFESTATION, OU UNE APPARENCE, UN « COMME SI », AU SEIN DU Soi, plutôt qu’une entité physique réelle, au DEHORS COMME SI L’UNIVERS ÉTAIT AU DEHORS DU SUJET OU OBSERVATEUR PERCEVANT À TRAVERS SON MENTAL ET SES CINQ SENS : UN MONDE TOUJOURS CHANGEANT QUE CERTAINS EGO AU GROS POUR-VOIR RÊVENT DE FIXER, DE COAGULER.

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Quand une magie parle toutes les magies parlent

Quand une magie parle toutes les magies parlent, et quand une se tait toutes se taisent.

UNE HISTOIRE DE FRÉQUENCE VIBRATOIRE.
On raconte que l’Empereur du Nouvel Ordre Mondial s’étant démis la mâchoire en tombant en sortant de sa baignoire, ses dents se mirent à claquer et à grincer sans arrêt, jour et nuit, éveillé ou endormi. Or comme l’Univers est en chacun de Nous, de même les dents sont dans le corps et les grincements aussi qui deviennent des roulements de tonnerre comme ceux du ciel, et le tonnerre est bien-sûr l’arme avec laquelle l’Empereur d’en Haut châtie en Bas les consciences coupables et les anéantit ; le tonnerre sera donc la terreur des Dieux et des Yokai (esprits de la Nature au Japon).

Aussi les Dieux forcément à l’intérieur du corps de l’Empereur du Nouvel Ordre Mondial n’osaient-ils plus sortir pour leurs promenades, tant ils furent terrorisés par le tonnerre de ces dents qui claquaient sans cesse. Avec le transhumanisme, les robots et l’”intelligence artificielle” à la mode, le terme de la vie de l’Empereur du N.O.M. arriva SANS QU’IL MOURÛT, surtout parce que les Dieux n’osaient quitter son corps. En vain, le Ministre du Destin envoya-t-il messager sur messager en leur ordonnant de sortir. Mais les messagers parvenus auprès de l’Empereur reculaient les uns après les autres tant ils étaient épouvantés par les éclats de ce tonnerre.
Ainsi les années et les siècles passèrent sans que l’Empereur du Nouvel Ordre Mondial ne mourût, les robots, les I.A. et les transhumanistes continuaient à l’entretenir, avec l’aide des Dieu(x), si bien qu’il avait fini par se croire immortel ici-bas.

Mais un jour d’hiver, il sortit dans son immense jardin (son grand parc), et même avec ses protections technologiques, il fut saisi par le froid, de telle sorte que pendant un court instant ses dents cessèrent de grincer : les Dieux et Dieu n’étant plus arrêtés par le tonnerre en profitèrent immédiatement pour s’enfuir hors de ce corps, et l’Empereur mourut dans l’Instant.

Une trop grande familiarité avec les Dieux, et de nos jours ce sont la technologie, l’intelligence artificielle, et l’utilitarisme aliénant, est forcément la cause première de la décadence de la race humaine et de sa civilisation.
En effet, à quoi bon perdre son temps et son argent dans le ”QUI SUIS-JE ?”, mieux vaut travailler avec zèle aux procédés physiologiques et transhumanistes avec l’aide des robots et de l’I.A. à y ajouter les exercices de ”développement personnel” qui, PAR LES PROGRÈS ÉVOLUTIONISTIQUES qu’ils vous font faire, vous rapprochent de l’Instant où vous pourrez consulter les plus grands Dieux ou les plus grandes intelligences artificielles, et ainsi savoir d’eux LA SOLUTION AUTHENTIQUE des problèmes qui vous enchaînent.
Dans leurs désirs extrêmes de relations immédiates avec les Dieux (I.A. transhumanisme, chefferie, etc.), les philosophistes et autres maîtres à penser (appelés de nos jours : ”influenceurs”, soit des maîtres à consommer, à utiliser), ont totalement abaissé les barrières entre le monde humain et le monde mystique, divin : ils ont rendu les communications trop facile avec leur « tous connectés » par les machines de leurs industries du capitalisme : ILS ONT MIS LES DIEUX TROP PROCHE DE L’HUMAIN.

Puisque l’Univers est en NOUS, la Vie ”éternelle” est nécessairement aussi en Nous, et que dans le concept du spatio-temporel, cette Vie éternelle est DÉJÀ dans un corps ; et l’aspirant au ”QUI SUIS-JE ?” ne reçoit un ”nouveau corps” qu’après sa mort, alors D’OÙ LUI VIENT SON CORPS IMMORTEL ?

C’EST ÉVIDEMMENT LUI-MÊME PAR SON ”QUI SUIS-JE ?” QUI SE FABRIQUE EN LUI SON ”ÉTERNITÉ”. ÉVIDEMMENT MATÉRIELLEMENT CELA TOMBE SOUS LE COUP DE L’UTILITARISME et des recettes des faux alchimistes qui autrefois s’appelaient ”Souffleurs”, ou ”Spagyristes” (proche du médecin) qui cherchèrent, comme les actuels transhumanistes anglo-américains, à prolonger indéfiniment leur vie ici-bas par leur identification à leur corps, qu’ils voulaient régénérer quasiment intégralement par des potions et mécanismes. C’est-à-dire que la Sgapyrie n’est QUE LA PARTIE FAIRE/FER OU LA PARTIE ”COAGULATION” OU ”FIXE” DE L’ALCHIMIE. Si on s’y fixe ou coagule dessus on tombe effectivement dans la médecine, dans la spagyrie ; c’est là le D’ANGER : SE CROIRE ARRIVÉ.

Évidemment le corps immortel se fabrique mystérieusement ou de façon cachée à l’intérieur du corps mortel ; mais de nos jours de ”speed” partout, les transhumanistes veulent ACCÉLÉRER leur rencontre avec les Dieu(x).

Bref, la Seule Potion, la Seule Médecine possible ne peut qu’être le ”QUI SUIS-JE ?”, le ‘je’ la source de l’ego : « la source de l’ego. Cherchez « Qui suis-je ? ». Le ‘Je’, à l’état pur, est la Réalité, l’absolu Être-Conscience-Félicité [la Conscience fondamentale individuelle]. Lorsqu’on oublie Cela, toutes les misères surgissent ; lorsqu’on fixe son attention sur Cela, les misères passent ». (Ramana Maharshi 17, 24-1-1935).

« Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ».
Ramana Maharshi, entretien 264, du 20 octobre 1936.

Avec la grosse différence que de nos jours d’aliénation technologique et utilitaire certains humains FABRIQUENT MATÉRIELLEMENT DES DIEUX, DES OUTILS, DANS LA LOGIQUE DE LEUR ANCIENNE DÉCOUVERTE DU FEU VULGAIRE. Les Ancêtres humains du Néolithique se tournèrent vers le Soleil qu’ils adorèrent, AU LIEU DE L’HONORER AU SENS CHRISTIQUE, AU SENS du Soi. Depuis cette adoration du Soleil, l’humain n’a apporté que le CHAOS SUR TERRE, LE DÉSORDRE, parce qu’il a été dès lors obligé de disputer aux animaux-animaux les substances dont ils se nourrissaient, et de créer par développement de son mental, des objets divers dont il n’aurait dû, JAMAIS, avoir besoin, parce que cela allait engendrer le COM-merce et la création de besoins pour faire vendre et acheter.
À CE HUI RIEN N’A CHANGE DEPUIS, SI CE N’EST QUE NOS CONTEMPORAINS, PAR LES MACHINES, SONT PLUS INJUSTES, SONT PLUS RAFFINES DANS LEUR CRUAUTÉ ET ODNC SONT PLUS DANGEREUX PARCE QUE PLUS INSTRUITS, PARCE QUE MAINTENANT PLUS PROCHES DES DIEU(X).
DÈS LORS, IL Y A EFFECTIVEMENT LE TEMPS D’AVOIR PEUR, contrairement à ce que dit le winner et membre du Nouvel Ordre Mondial : Klaus Schwab.

– Q. : « Qui suis-je ? Comment le découvrir ? »
– M. : Posez la question à vous-même. Le corps (annamaya-kosha) et ses fonctions ne sont pas le ‘Je’ [le Soi ou la Conscience fondamentale individuelle].
En poussant plus loin l’analyse, on découvre que le mental (manomaya-kosha) et ses fonctions ne sont pas non plus le ‘Je’.
La prochaine étape conduit à la question : « D’où ces pensées s’élèvent-elles ? » Les pensées sont spontanées, superficielles ou analytiques. Elles opèrent dans l’intellect. Qui donc prend conscience d’elles ? C’est l’individu. L’existence des pensées, leurs claires perceptions et leurs opérations lui deviennent évidentes. L’analyse mène à la conclusion que l’individualité de la personne fonctionne en tant que connaisseur de l’existence des pensées et de leur succession. Cette individualité, c’est l’ego ou ce que les gens appellent ‘je’. Le vijnânamayakosha (l’intellect) n’est pas le vrai ‘Je’, il n’est que son enveloppe [le scribe de la page souligne].
Si l’on pousse plus loin l’analyse on se demande : « Qui est ce ‘je’ ? D’où vient-il ? » Le ‘Je’ n’était pas conscient durant le sommeil profond. Mais dès que le ‘je’ apparaît, le sommeil profond se transforme en rêve ou en état de veille. Pour le moment, ne nous occupons pas du rêve. Qui suis-je actuellement, dans cet état de veille ? Si je tire mon origine de l’état de sommeil, le ‘je’ était alors recouvert par l’ignorance. Et un tel ‘je’ ignorant ne peut pas être ce que les Écritures prétendent qu’il est, et ce que les sages affirment. ‘Je’ suis au-delà même du sommeil. ‘Je’ dois exister maintenant et ici et être le même que celui que j’étais durant le sommeil et au cours des rêves, sans avoir été affecté par les qualités de ces états. ‘Je’ dois donc être le substrat non qualifié, sous-jacent à ces trois états (au-delà de l’ânandamaya-kosha).
En bref, le ‘Je’ se situe au-delà de ces cinq enveloppes (kosha). Ce qui reste lorsque l’on a abandonné tout ce qui est « non-Soi » est le Soi, sat-chit-ânanda (Être-Conscience-Félicité).
(Ramana Maharshi 25, 4-2-1935).

« Pourquoi penser « Je suis ceci » ? Pratiquez l’investigation [”QUI QUI-JE ?”] et vos pensées s’arrêteront. Ce qui est, c’est-à-dire le Soi, se révélera alors inévitablement ». (Ramana Maharshi 40, 22-3-1935).

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Le boursoufflé du dos

Le boursoufflé du dos
Chant d’Auvergne en Tautologie

Orchestration et arrangement de Michel Roudakoff, en référence à la chanson ”Le bossu”, récoltée et accompagnée au piano par J. Canteloube de Malaret.

Pour : Piccolo, 2 Flûtes, 2 Hautbois, Cor anglais, 2 Clarinettes en Si, 2 Bassons, 4 Cors en Fa, 2 Trompettes en Si, 3 Trombones, Tuba, Timbales, Percussions, Harpe, Violons 1 et 2, Altos, Violoncelles, Contrebasses.

Jeanneton sous un pommier
se repose à l’ombre.
Se repos à l’ombre çi,
Se repose à l’ombre là,
Se repose à l’ombre.

Vient à passer un bossu.
Et il la regarde,
Et il la regarde çi,
Et il la regarde là,
Et il la regarde !

Ah ! gentille Jeanneton !
Veux-tu être mienne ci,
Veux-tu être mienne là,
Veux-tu être mienne !

Eh ! pourquoi je sois à vous,
Coupez votre bosse !
Coupez votre bosse çi !
Coupez votre bosse là,
Coupez votre bosse !

Aie ! Au diable, Jeanneton !
Je garde ma bosse !
Je garde ma bosse çi,
Je garde ma bosse là,
Je garde ma bosse.

Partition : bossu_orchestre1_Score

[En haut de page : estampe de Jacques Callot : le boursoufflé]

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