Temps, mesure et nombre ne sont rien d’autres que des manières de penser

Temps, mesure et nombre ne sont rien d’autres que des manières de penser, des opinions comme des imaginations à l’état de veille et de rêve.

Comment peut-on croire qu’il existerait une réalité ou un monde qui serait « autonome » en subsistant par lui-même (le ”responsable”) AU DELÀ OU EN DEÇA DE NOTRE CONSCIENCE ? Et dont nos images et nos conceptions ne seraient que des représentations directes (voir plus bas la partie citant D.R. Olson) ? Le ciel ne fait qu’un avec la vacuité, le monde ne fait qu’un avec le mental. Où est la prétendue « réalité matérielle » et sa causalité de nom-la-forme (voir en fin de page l’entretien 323 de Ramana Maharshi)? Où est la croyance à l’existence en soi et en son absolu de la prétendue réalité matérielle ?

Vérité ou Conscience sont une seule chose : le Soi ou Vérité ne peut con-aître qu’Elle-même : con (avec) et naître : naître avec, car comme le nom l’indique, la fin de la dualité sujet-objet ou connaissant-connaissance se fait par naissance dans l’Instant, et non par mise en valeur du temps en récoltant partout de petiotes vérités pour en former une grosse.

Le monde n’existe que si, à l’état de veille et donc soumis aux cinq sens et à leur ”raison”, il est nommé. Autrement, il est « sale », il est donc « innommable », « dégoûtant », non identifiable, comme encore à l’état du Saint Chaos. Pour être mangé ou identifié, il doit être « cuit », digeste, NOMMÉ, IDENTIFIÉ, CHIÉ (transformé). Autrement dit le monde doit être « FICTIONNÉ », RACONTÉ (historisé), NOMMÉ, arrangé ou transformé donc CUIT au FEU VULGAIRE (la moderne ”vaccination” participe d’ailleurs de cette transformation du cru au cuit, que dire alors de la découverte du feu vulgaire qui permettait, FAIT NOUVEAU, de manger digeste…. L’Animal-Animal ne mange pas cuit, seul l’Animal-Humain désormais mange cuit). Chaque fois qu’une conscience repèrera un objet à la manière de la même loi de succion vulgaire qui fait que l’acte de tout nom-la-forme vivant est de sucer tout ce qu’il peut saisir, cette conscience pourra dire : ”CE N’EST PAS SALE, CAR C’EST CECI”. Or avec la numérisation du monde par les machines des industries du capitalisme, il apparaît que DÉSORMAIS LE MONDE ENTIER EST PROPRE. Évidemment il n’en est rien et ça s’est aggravé depuis l’ère industrielle de cette civilisation. Parce que ce monde s’éloigne de plus en plus des choses en les RE-présentant c’est-à-dire « EN LES CUISANT » pour qu’elle soient plus « digestes » comme le résume si bien David R. Olson :

  • Le Saint Chaos évacué, les noms-les-formes ou l’IDENTIFICATION, le signe, l’information naissait et avec elle naissait le CONVENTIONNEL OU DEHORS, QUI DONNA NAISSANCE À LA SAISIE, À LA LOI DE SUCCION VULGAIRE ET UTILITAIRE : le SIGNIFIÉ, donc la copie, le CUIT par rapport au CRU puisque différent du Signe. Nous voyons une fumée, signe, et nous y associons l’opinion d’un feu, signifié : nous voyons des nuages sombres, signe, et nous y associons : ”Il va pleuvoir”, signifié ou effet de la cause effet du cru : ”nuages sombres”. La Coïncidentia Oppositorum de signifié-signifiant constituent le VERBE, le LANGAGE de tous les noms-les-formes, ce qui veut dire que le LANGAGE SE TROUVE AUSSI DANS LA PLUS PETIOTE POUSSIÈRE QUI VOLTIGE SOUS LE SOLEIL D’UN APRÈS-MIDI D’ÉTÉ. CAR TOUT LANGAGE S’APPUIE SUR LE MENTAL….. CE MONDE ACTUEL DE GENÈSE 1, 1-2 EST UN SUPER CHAOS ARTIFICIEL CONSTRUIT SUR LA LOI DE SUCCION VULGAIRE OU PLOMB-PESANTEUR.

Prolongement.
COMME ZEUS ET SES ÉCLAIRS : le Signe ou Signifié : L’EFFET, complément contraire du Signifiant : LA CAUSE OU LA PENSÉE DU SIGNE comme Zeus est la Pensée des éclairs, le Signifié ou Signe-Effet (phénomène).

Nous voyons des empruntes de pas sur le sol : le Signe ou Signifié : L’EFFET.
Par le mental qui calcul, nous y associons : ”Un être humain est passé par là”, c’est le Signifiant : LA CAUSE, LA PENSÉE DU SIGNE, l’humain qui vient de passer en laissant ses traces, ET ON Y CROIT, TOUT SEMBLE SE TENIR. Cette BALANCE SIGNIFIANT-SIGNIFIÉ constitue LA LOI DE SUCCION, ET VULGAIRE, ET AUTHENTIQUE. C’est pourquoi Jean 14,2 pouvait écrire : « IL Y A PLUSIEURS DEMEURES DANS LA MAISON DE MON PÈRE », d’où les risques d’INTERFÉRENCE, ou les ”FAUX DIEUX”
Cette BALANCE SIGNIFIANT-SIGNIFIÉ n’est autre que ce qu’on appelle à l’état de veille : UN LANGAGE.

– Les Anciens pensaient en terme d’INTUITION : DIRECT.
– Les Modernes pensent en terme de choses, d’objets, alors que les Anciens les voyaient comme des fonctions d’acquisitions d’information : « Les signes ont été considérés au Moyen-Âge comme faisant intrinsèquement partie des choses, tout comme leur nom ; au XVIIè siècle, les signes deviennent des ”modes de représentation”. Les représentations finissent par être radicalement distinguées des choses représentées. Pour représenter de manière fidèle, la langue doit être amenée le plus près possible des mots ». (David R. Olson, L’univers de l’écrit – Comment la culture écrite donne forme à la pensée, page 220).

« Mais il semble peu douteux que l’écriture et la lecture aient joué un rôle essentiel dans la genèse d’un bouleversement, par lequel nous sommes passés d’une pensée sur les choses à une pensée sur les représentations des choses, c’est-à-dire à une pensée sur la pensée [donc le RE et une distance entre, le RE de réitérer ou copier, RENDRE FAUX : Le Vrai devient faux dès qu’il est copié ou vu]. Notre conception moderne du monde et de nous-mêmes est, pourrait-on dire, un sous-produit de l’invention du monde sur le papier » (David R. Olson).

LA PENSÉE MODERNE HUMAINE EST DEVENUE UNE PENSÉE-OBJET, COMME UNE CASSEROLE, COMME UN SMARTPHONE OU UNE AUTOMOBILE, DONC TOUTES CHOSES POUR COM-PRENDRE DE L’INFORMATION. EN CE SENS, NOUS PLAÇONS L’OUTIL « COMME SI » IL EXISTAIT AVANT L’INFORMATION À COM-PRENDRE : l’outil smartphone pour COM-prendre, l’automobile pour COM-prendre, et maintenant ”l’intelligence artificielle” pour COM-prendre.
De nos jours on voit l’intuition comme un objet, et Nous voyons les Anciens avec les outils de leur temps de leur éclairage aux lampes à huile pour acquérir de l’information, c’est la logique actuelle matérialiste qui opinione cela.

Ces choses cuites sont typiquement cette actuelle SOCIÉTÉ DU SPECTRE-SPECTACLE : LES FANTÔMES, LES ZOMBIS (dans les croyances vaudoues des Antilles, soit une personne comme vidée de toute substance ou souffle humaine).

Alors, les humains et leur ”raison” en fonction habituelle sont-ils plus ”normaux” c’est-à-dire plus CONVENTIONNELS, que ceux que ces mêmes conventionnels appellent « FOUS » ?
L’humain dit ”normal” ou conventionnel, intégré, opinionnera les images comme vraies ou fausses en pratiquant ce qu’explique D.R. Olson cité plus haut : l’humain conventionnel ou de la ”raison” fera intervenir sa mise en valeur du temps : il tournera autour de l’image pour savoir le vrai du faux.
L’humain du non-conventionnel, le ”fou” ou le ”sauvage” se trouvera entièrement possédé par l’image, il ne tournera pas autour, il sera comme au Moyen-Âge : « Les signes ont été considérés au Moyen-Âge comme faisant intrinsèquement partie des choses, tout comme leur nom ».

Quelle différence entre l’humain des objets ou images dans la mise en valeur du temps ? Et l’humain de la vision des signes faisant intrinséquement partie des choses ou images ?
IL N’Y EN A PAS :

– Q. : Pourquoi les objets (drishya) doivent-ils être éliminés ? La Vérité ne peut-elle être réalisée en laissant les objets tels qu’ils sont ?
– M. : Non. L’élimination de drishya signifie l’élimination des identités séparées du sujet et de l’objet. L’objet est irréel. Tout drishya, y compris l’ego, constitue l’objet. Lorsqu’on élimine l’irréel, la Réalité subsiste. Quand une corde est prise par erreur pour un serpent, il suffit de détruire la fausse perception du serpent pour que se révèle la vérité. Sans l’élimination des fausses perceptions, la vérité n’apparaît pas.
(Ramana Maharshi 25, 4-2-1935).
Ainsi le ”sauvage”, le ”primitif” ou le ”fou” est MOINS sauvage que le civilisé qui tourne autour de l’objet-image comme une vache autour de son piquet(3).
« L’apparence du serpent est réelle pour l’homme qui y croit. Il s’agit d’un phénomène limité dans le temps et qui apparaît dans certaines circonstances [Quand une magie parle toutes les magies parlent, quand une se tait toutes se taisent]» (Ramana Maharshi 33, 4-2-1935).
« Dès que l’existence de la corde est reconnue, l’illusion du serpent est détruite une fois pour toutes ». (Ramana Maharshi 315, 3-1-1937). Ce qui peut facilement correspondre au Neuf milliards de noms de Dieu, où après identification de Dieu les étoiles dans le ciel s’éteignent les unes après les autres. LE CIEL DEVIENT ”PROPRE”, puisque TOUT est nommé, identifié, numérisé…..

« Lorsque le sujet percevant (l’ego) se manifeste, il se déploie en objet perçu ou en antahkarana (organes intérieurs). La lumière doit être faible pour permettre à l’ego de se manifester.
En pleine lumière du jour, une corde ne peut ressembler à un serpent [surtout dans nostre monde ”sécurisé”, numérisé et éclairé 24h sur 24]. Dans l’obscurité profonde, ne pouvant être vue, il n’y a aucune chance de la prendre pour un serpent. Ce n’est que dans la pénombre, au crépuscule [LA RE-PRÉSENTATION dans l’exemple de D.R. Olson], que peut se produire la méprise(1). Il en va de même pour l’Être pur et radieux qui se manifeste sous forme d’ego : ce n’est possible que lorsque l’éclat de Sa lumière se diffuse au travers de l’obscurité. Cette obscurité est également appelée ignorance originelle (le péché originel). La Lumière qui passe à travers elle se nomme Lumière réfléchie. Cette Lumière réfléchie, par ses qualités, est connue habituellement comme Mental pur ou Ishvara ou Dieu. Il est bien connu qu’Ishvara est uni à la mâyâ ; en d’autres termes, la lumière réfléchie est Ishvara.

L’autre nom, celui de Mental pur, implique aussi l’existence d’un mental impur. C’est le mental actif, rajasique ou l’ego ; celui-ci ne peut être projeté par le mental sattvique qu’à travers une autre réflexion de lumière. L’ego est donc le produit d’une seconde obscurité (avidyâ). Vient ensuite le mental lourd, tamasique, qui se manifeste sous la forme dantahkarana (organes internes) et qui permet d’apercevoir le monde.
Quant au corps physique, on peut dire qu’il se projette vers l’extérieur en tant que monde par le moyen du cerveau. Mais le corps physique n’est qu’une conception du mental. Le mental peut être considéré comme constitué de quatre organes internes ou comme un principe composé de pensées ou encore comme le sixième sens ; on peut aussi le considérer comme une combinaison de l’intellect avec l’ego et de chitta avec le mental (c’est-à-dire la faculté de la mémoire avec la faculté de la pensée) et en conclure que le mental consiste en deux parties (l’ego et la pensée). Dans ce cas, le vijnanâtmâ (le soi intellectuel, la ”raison”) ou l’ego ou le spectateur constituent le sujet, tandis que l’enveloppe mentale ou le spectacle constituent l’objet.
Les états de veille, de rêve et de sommeil profond ont leur origine dans l’obscurité originelle (mūla-avidyâ). Que le mental se dirige vers l’extérieur, tirant ses expériences des activités mentales dans les états de veille et de rêve, ou qu’il soit tourné vers l’intérieur, dans le sommeil profond, tirant ses expériences des modes de la mâyâ, toutes les activités des individus et de l’Univers sont réglementées par un unique Pouvoir. Toutes ces activités ne sont que des phénomènes qui passent à travers la lumière réfléchie sur le substrat de l’Être, lumineux en soi.

De même qu’on ne peut confondre en plein jour une corde avec un serpent [surtout dans nostre monde sécurisé, numérisé], et que cette corde ne peut être vue dans l’obscurité, ainsi le monde ne peut apparaître ni dans le samâdhi [contemplation] de l’Être pur, lumineux en soi, ni dans le sommeil ni dans l’évanouissement, etc. Ce n’est que dans la lumière réfléchie (lumière mêlée à l’obscurité ou Connaissance souillée d’ignorance [et comparable au ”COMME SI”] que le monde, qui n’est pas indépendant de sa source, semble naître, s’épanouir et se dissoudre. Sa diversité ne peut exclure la Réalité, la Source originelle. Il s’agit ici d’un jeu dans lequel le seul et unique Être se multiplie, est objectivé, puis se résorbe. Pour accomplir cela, il doit y avoir une shakti (Pouvoir), et merveilleuse en plus ! Elle ne peut pas non plus être indépendante de son origine. Dans l’Être pur, lumineux en soi, cette shakti ne peut être perçue. Et pourtant, ses activités ne sont que trop bien connues. Que son jeu est sublime ! [Comparable au CENTRE qui est nulle part et la Circonférence qui est partout, et qui n’existerait pas sans le Centre].

De Son activité originelle sublime (la vibration primordiale) résulte la lumière réfléchie de sattva [existence, être] ; de là découle l’ego rajasique ; puis des formes de pensée tamasiques, connues communément sous le nom de connaissance, ou comme la lumière qui traverse une lentille grossissante. De même que la lumière artificielle est projetée sur l’écran à travers une lentille, ainsi la Lumière réfléchie traverse la pensée (la lentille grossissante) avant de se déployer sous la forme du monde ; de plus, la pensée, qui est le monde à l’état de semence, semble être le vaste monde extérieur. Tel est l’extraordinaire Pouvoir ! De cette manière, Ishvara, l’individu et le monde ne proviennent que de la Lumière réfléchie(2), ayant l’Être unique, lumineux en soi, comme substrat.

Maintenant, qu’est-ce que cette pensée ‘je’ (l’ego) ? Est-elle le sujet ou l’objet dans cette conception des choses ?
Étant donné qu’elle est le témoin de tout pendant les états de veille et de rêve, ou du moins, c’est ce que nous croyons, on peut la considérer comme étant le sujet. Mais lorsque le pur Soi est réalisé, elle n’apparaît plus que comme un objet.
À qui est cette pensée ‘je’, l’ego ? Cette investigation est appelée vichâra.
Les pensées ‘je’ et ’ceci’ sont toutes deux des émanations de la même lumière. Elles correspondent respectivement aux rajoguna et tamoguna. Pour que la Lumière réfléchie (pur sattva) soit dépourvue de rajas et de tamas, elle doit resplendir en tant que ‘Je’-‘Je’, non-interrompue par la pensée “ceci” [pensée en sujet-objet]. Cet état pur survient, d’une façon temporaire, entre le sommeil et la veille. Si cet état de transition se prolonge, il devient Conscience cosmique ou même Ishvara. C’est l’unique passage vers la réalisation de l’Être suprême, lumineux en soi.

En résumé, on peut dire qu’il y a deux sortes d’expériences durant le sommeil profond dont on se souvient au réveil lorsque l’on dit “j’ai dormi comme un bienheureux et je n’avais conscience de rien”. C’est l’expérience du bonheur et de l’ignorance. Nous pouvons donc constater que le Pouvoir s’est transformé en 1) dvarana (obscurité) et 2) vikshepa (diversité). Le mental est le résultat du vikshepa [et du COM-merce, des infos….] ».
(Ramana Maharshi 323, 7-1-1937).

Notes.
1. L’écrivain Céline faisant remarquer que toute la vulgarité et l’obscénité du monde consiste, non pas dans les choses réelles et dans leur mention brut, ou dans l’innommable du « N’EST PAS X », mais seulement dans le sentiment-opinion-possession qu’on en a, et qu’on en propage alentour dans la mise en valeur du temps dans le social (et de nos jours qu’on en propage sur les ”réseaux sociaux” nécessairement attachés comme des chaînes d’esclaves antiques aux machines de l’industrie informatique du capitalisme).

2. Saint Bonaventure : Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ». L’ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER.
Idem : « Il est vrai, nous ne sommes pas lié, le Soi véritable est libre de tout lien. Il est vrai aussi que vous finirez par retourner à votre source » (Ramana Maharshi au jour le jour, 21 août 1946). Retourner à la Source comme l’Ouroboros le symbolise.

3. « Le Coeur est donc le point central. Aucun individu ne peut en être séparé. S’il l’est, c’est qu’il est mort. Bien que les Upanishad affirment que le jīva fonctionne avec d’autres centres en diverses circonstances, il n’abandonne cependant jamais le Coeur. Les autres centres sont pour ainsi dire des lieux d’échange (voir Vedanta-chûdâmani). Le Soi est attaché au Coeur comme la vache à son piquet.
Les mouvements sont déterminés par la longueur de la corde. Tous ses déplacements sont centrés autour du piquet.
Une chenille rampe sur un brin d’herbe et quand elle arrive à son extrémité, elle cherche un autre support. Ce faisant, elle reste accrochée au brin d’herbe avec ses pattes arrière, soulève son corps et se balance en tous sens jusqu’à ce qu’elle arrive à s’accrocher à un autre brin. Il en va de même du Soi. Tout en demeurant dans le Coeur, il investit aussi d’autres centres, selon les circonstances. Mais Ses activités restent toujours centrées autour du Coeur » (Ramana Maharshi 616, 23-28 janvier 1939).

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Le Capitalisme-Dieu et commerce ne s’entoure d’illusions

Le Capitalisme-Dieu et commerce ne s’entoure d’illusions qu’envers le mental d’autrui : dualité vendeur-client, il faut vendre, le Capitalisme-Dieu ne s’entoure jamais d’illusions envers son propre mental (il n’est pas PÈRE-FILS DE LUI-MÊME, comme PTAH autogène). Pour ce fait le Capitalisme-Dieu est comme le Dieu de Genèse 1,1-2 : le Souffle Divin. Comme le dit Fernand Braudel : ”Privilège du petit nombre [la chefferie, le Davos actuel, l’oligarchie], le capitalisme est impensable sans la complicité active de la société [les consommateurs-électeurs-contribuables]”.

C’est pourquoi le COM-merce ne peut fonctionner que sur L’ILLUSION constituée de DEGRÉS sans nombre : les consommateurs-électeurs-contribuables, qui nécessairement prétendront s’appartenir en propre (un faux self, un faux responsable, un faux Ptah, une religion messianique ou du salut), puisqu’ils consomment du : ”Votre ceci, Votre cela”, comme de s’affirmer comme un CENTRE AUTONOME, un CENTRUM CENTRI en disant ‘je’, ou qui croira, sans le dire, agir en tant que ‘je’ ou consommateur. ”Je consomme donc je suis, je chie, je respire, j’opinionne et je vote, je paye, je connais, je ceci, je cela”.

Dans la mesure où ce consommateur est imaginaire, le ‘moi’ n’est qu’un MASQUE sur le Réel.

Le consommateur-électeur-contribuable dans son solipsisme républicain ou échangiste en conflits d’intérêts est prisonnier du solipsisme collectif mondain ou monothéisme unilatéral républicain.

Le monde du consommateur-électeur-contribuable fonctionne sur le principe du judaïsme et des deux autres religions du salut, le messianisme ou la carotte(1) attachée à distance de la tête de l’âne pour le faire avancer, et si par accident il arrive à manger la carotte, le moteur est cassé, il faut lui donner une nouvelle carotte pour qu’il avance ou il faut remettre une batterie ou de l’essence pour redémarrer le moteur.

Toute la civilisation humaine actuelle repose sur L’ERREUR DU BIG BANGISME JUDÉO-CHRÉTIEN : L’HYPOTHÈSE-OPINION DE ”CRÉATION” MODÈLE GENÈSE 1,1-2, CETTE FAUSSE DOCTRINE RELIGIEUSE, CETTE VRAIE HALLUCINATION COLLECTIVE plus ou moins inconsciente.

RAPPEL : une ”création” ne peut pas être pensée, sinon on tombe dans la dualité sujet et objet de la création, qui frôle a dualité manque-reste, le manque étant ce qui n’était pas là avant la création (”ça manquait”, il y avait ”UN TROU”(0)). LE FAIT DE ”CRÉATION” EST LE PREMIER PRINCIPE DE FAUSSETÉ IDENTIQUE À LA MAGIE : quand une parle (Genèse 1,1-2) toutes parlent, quand une se tait toutes se taisent (et dehors le concept de Genèse 1,1-2).
CRÉATIONNISME = ENGENDRER LA CHAINE SANS FIN DE CAUSES ET D’EFFETS QUI AURONT TOUJOURS FAIM DE LEURS CAUSES ET DE LEURS EFFETS, que c’est tout bon pour le COM-merce.
Ainsi le créationnisme désignant le condamnation à vivre par une puissance surnaturelle dans un monde qui est son ouvrage, réalise alors l’imbécilité en dualité de l’être et du néant : par exemple le psychiatre jungien Émile Rogé, croyait, à l’état de veille, qu’une fois qu’on est mort « il n’existe plus rien ».

L’Univers, Nous, ne pouvons qu’être le TIC-TAC, CYCLIQUE d’expansions et de contractions : l’alternance chinoise du Taiji, en absolue contradiction avec le créationnisme UTILITAIRE de Genèse 1,1-2.

La loi de succion et vulgaire et authentique (Eucharistie) fabrique l’Univers, mais chacune de nos pensées-opinions le détruisent telle l’horrible Taiji de la pensée issue des trois états : veille, rêve et sommeil profond.

Le ”Rien dans le TOUT et tout dans le RIEN” illustre l’état de TURIYA
Quatrième état au-delà des états de veille, de rêve et de sommeil profond. Cet état transcende le mental et ne peut donc être salopé par la « raison » et les opinions à la mode possessive de l’ego du siècle des loupiotes françaises au 18è siècle et de nos jours à la mode des ”infos”.
Seul le SILENCE, tel celui des EAUX PRIMORDIALE peut décrire leurs « caractéristiques ».

PTAH AUTOGÈNE : né de Lui-Même : A EST A, ‘Je suis ce JE-SUIS’.

Cercle Ouroboros, ci-dessous, qui est le Cercle de l’Être en tant qu’Être, Celui-là même de l’ÊTRE Divin originel, tel PTAH, qui, selon le TORE EN CIRCULUS : naquit à l’Être, se transmutant Lui-Même et se faisant Lui-Même un Soi.

Le Soi ou Conscience fondamentale INDIVIDUELLE, est le profondeur du GATE GATE et ci-dessous du Catéchisme ésotérique, à laquelle s’appuie les circonférences partout ou caractères individuelles : la Conscience fondamentale individuelle est l’Être même de ce qui EST, l’intimité même de tout ce est le Soi-Même de toute chose : leur CENTRUM CENTRI.
En rappelant en REFRAIN : Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ». L’ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER.
Idem : « Il est vrai, nous ne sommes pas lié, le Soi véritable est libre de tout lien. Il est vrai aussi que vous finirez par retourner à votre source » (Ramana Maharshi au jour le jour, 21 août 1946).

Pourquoi Ptah est enserré dans des bandelettes (vêtements de lumière et résurrection) ? Parce que Ptah avant de créer PENSE LA PRÉ-MATIÈRE(2)

CATÉCHISME OCCULTE.
“ Qu’est-ce qui est toujours ? “ – “ l’espace, l’éternel [Anupâdaka], le sans parents “ – “ Qu’est-ce qui fut toujours ? “ – “ le germe dans la racine “.
“ Qu’est-ce qui, sans cesse, va et vient ? “ – “ le grand Souffle “.
“ Il y a donc trois Éternels ? “ – “ Non, les trois sont un. Ce qui est toujours est un, ce qui fut toujours est un, ce qui est et devient sans cesse est un aussi : et c’est l’Espace “.

« Explique, ô Lanou (disciple). » – « L’Un est un Cercle (Anneau) sans circonférence, car il est partout et n’est nulle part ; l’Un est le Plan sans bornes du Cercle, manifestant un Diamètre pendant les périodes manvantariques seulement ; l’Un est le Point indivisible trouvé nulle part [le Centre nulle part], perçu partout durant ces périodes ; c’est la Verticale et l’Horizontale, le Père et la Mère, le sommet et la base du Père, les deux extrémités de la Mère n’atteignant en réalité nulle part, car l’Un est l’Anneau comme aussi les anneaux qui sont dans cet Anneau. C’est la Lumière dans l’Obscurité et l’Obscurité dans la Lumière : « le Souffle qui est éternel. » Il procède du dehors au-dedans, quand il est partout, et du dedans au dehors quand il n’est nulle part (c’est-à-dire Mâyâ, l’un des centres (3)) (4). Il s’épand et se contracte [exhalation et inhalation]. Quand il s’épand, la Mère se diffuse et s’éparpille ; quand il se contracte, la Mère se retire et se rassemble. Cela produit les périodes d’Evolution et de Dissolution, Manvantara et Pralaya. Le Germe est invisible et ardent : la Racine [le Plan du Cercle] est fraîche mais durant l’Evolution et le Manvantara, son vêtement est froid et rayonnant. Le Souffle chaud est le Père qui dévore la progéniture de l’élément aux nombreuses faces [hétérogène] et laisse ceux qui n’ont qu’une seule face [homogènes]. Le Souffle frais est la Mère qui les conçoit, les forme, les enfante et les reprend dans son sein, pour les reformer à l’Aurore [du jour de Brahmâ, ou Manvantara]. »
(La Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky, vol.1, Préface)

Page d’archive préhistorique
Un manuscrit archaïque – assemblage de feuilles de palmier rendues, par quelque procédé inconnu, inaltérables à l’eau, au feu et à l’air – se trouve sous les yeux de l’auteur. Sur la premier page l’on voit un disque blanc immaculé, sur fond noir.
Sur la suivante, il y a un disque semblable, avec un point au centre. L’étudiant sait que le premier représente le Cosmos dans l’Éternité, avant le réveil de l’Énergie encore assoupie, émanation de l’Univers en des systèmes postérieurs. Le points dans le cercle jusqu’alors immaculé, l’Espace et l’Éternité en “ repos “, indique l’aurore de la différenciation. C’est le Point dans l’OEuf du Monde, le Germe qu’il contient deviendra l’Univers, le Tout, le Cosmos illimité et périodique, ce Germe étant périodiquement et tour à tour latent et actif.
Le cercle unique est l’Unité divine, dont tout procède, où tout retourne : sa circonférence, symbole forcément limité de par les limites de l’esprit humain, indique le PRÉSENCE abstraite, à jamais inconnaissable, et son plan, l’Âme Universelle, bien que les deux ne fassent qu’un. La surface du disque est blanche et le fond est noir : cela montre clairement que ce plan est la seule connaissance qui soit accessible à l’homme.
(D’après La Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky, vol.1, début de la Préface)

« Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ».
« Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). S’accompagne nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL, ON NE DOIT PAS EN FAIRE UNE VALEUR POSSÉDÉE.
REFUS ABSOLU DE CAUSE OU D’UNE ORIGINE DE QUOI QUE CE SOIT. PTAH SYMBOLE L’ABSENCE D’ORIGINE DE QUOI QUE CE SOIT : PTAH EXISTE PAR LUI-MÊME, IL COÏNCIDE AVEC LA LIMITE EXTRÊME DE LA PURE EXISTENCE : LA RÉALITÉ ULTIME SANS COMMENCEMENT NI FIN, devant Lui la ”raison” abdique, d’où la phrase de Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ».
EN FIN : le monde ne peut exister qu’à la façon du ”COMME SI”, ”Pour ainsi dire”, en latin : ”Hoc est ?” (questionnement : C’est tout ?). Nous sommes bien en GATE GATE, et Nuit obscure de Jean de la Croix, le clarum per obscurius (clair à travers le plus sombre).
LA BOUCLE EST BOUCLÉ, VOILÀ LA VRAIE RADICALITÉ : Nous ne subiront plus l’infernal et stérile chaîne sans fin de causes et effets et qui en toujours FAIME DE COM-merce et de MESSIANISME et de CAROTTE.

L’Univers, Nous, ne pouvons que ”surgir” de façon INEXPLICABLE, ACCIDENTELLE, à la manière de la corneille picorant sous un palmier, et tuée par la chute fortuite d’une noix se coco et de la disparition aussi fortuite des vagues et des bulles d’eau, ou des tracés en formes de LIGNES DE NAZCA identiques aux tracés géométriques des petiotes formes de vie : C’EST POURQUOI IL N’Y A QUE LES SOTS QUI S’Y ATTACHENT OU QUI COAGULENT TOUT (conceptualisent tout, saisissent tout) par vanité de leur ego winneriste, se livrant en permanence à une recherche attentive au sujet de sa Nature en GATE GATE, pour ”in fine” : SAISIR, UTILISER, BOUFFER, CHIER.

CIRCULUS
Le retour est le mouvement du TAO.
C’est par la faiblesse [le loser] qu’il se manifeste.
Tous les êtres sont issus de l’Être [Ptah, le Centre] ;
L’Être est issu du Non-Être [et non du causisme de Genèse 1,27].
(Tao-tö king, Verset 40, trad. Liou Kia-hway)

Notes.
0. Pour creuser un puits, il nous faut creuser une énorme fosse. L’âkâsha (espace) ainsi dégagé n’a pas été créé par nous. Nous avons simplement enlevé la terre qui remplissait l’espace. L’espace était toujours là et il l’est aussi maintenant [c’est aussi une définition du sens du mot ESSENCE : S en CE-la [le Fils], le S vibration du TOUT se manifestant…]. « De la même manière, nous devons simplement évacuer [et non remplir] tous les vieux samskâra (tendances) qui nous habitent. Quand ils auront été abandonnés, le Soi resplendira seul [ça s’appelle aussi ”Renoncement” ou ”Putréfaction”] ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 9-1-1946, après-midi).
« De plus, si quelque chose de nouveau doit être obtenu, cela implique que c’était absent auparavant. Ce qui a été une fois absent peut disparaître encore. Ainsi, le salut ne serait pas permanent. Mais le salut est permanent parce que le Soi est ici et maintenant, et éternel ». (Ramana Maharshi, entretien 63 du 6-7-1935)

1. LE RAPPORT, LE MESSIANISME, LE SALUT.
Timour Leng (ou Timur Lang) a convoqué Nasr Eddin pour une affaire sérieuse.
– Nasr Eddin, tu as acquis, dit-on, la connaissance des mystères. Je voudrais donc que tu me dises ce qu’est une certaine science occulte appelée « ésotérisme », paraît-il.
– Par la barbe du prophète, seigneur, je n’ai jamais entendu parler de cette science-là !
– Eh bien, informe-toi, questionne. Je veux que tu me fasses un rapport là-dessus dans un mois.

Un mois plus tard, Nasr Eddin, qui entre-temps s’est borné à cultiver son jardin et à bichonner son âne comme d’habitude, revient à la cour, mais les mains vides.
– Nasr Eddin, je vois que tu as oublié ce que je t’avais demandé.
– Oublié ? Ô maître du monde ! J’ai parcouru des provinces entières, j’ai questionné les plus grands sages, j’ai lu des centaines de traités. Et qu’Allah me maudisse si je mens !
– Mais alors donne-moi ton rapport. Je ne le vois pas.
– Mon rapport tient en un seul mot !
– Comment ? fait Timour stupéfait, un seul mot pour expliquer toute une science secrète ! Dis-moi donc lequel.
CAROTTE ! crie soudain Nasr Eddin aussi stupidement que glousse un dindon.
– Comment carotte ? Que signifie cette incongruité ?
– CAROTTE ! répète sur le même ton Nasr Eddin. J’ai appris deux choses sur « l’ésotérisme ». La première, c’est que beaucoup d’ânes s’y intéressent. Le deuxième est que, fort heureusement, la partie la meilleure en est cachée.
[D’après l’édition préparée et présentée par Jean-Louis Maunoury, Phébus Libretto]

Le Hodja (Nasr Eddin Hodja) serait un « fou voyant », car il s’ingénie à faire tomber les murs, à ouvrir des perspectives inattendues. Il révèle à tout un chacun des paysages inaperçus, quand bien même ces paysages se révèlent être, eux aussi, de notre monde. Le Hodja, fou non dément, est considéré comme un « illuminé », comme un Bienheureux. Je le vois proche des Taoïstes. La lumière dérangeante qu’il projette sur les choses lui vient d’ailleurs. Il peut alors apparaître dans certaines traditions comme divin. Par sa simple malice il donne la grâce de comprendre.
De plus il a toujours le dernier mot, personne ne peut en rajouter ! Même si c’est de la déraison, celle-ci prévaut sur la raison résonnante et trébuchante ! On ne peut être que pétrifié par son aplomb inébranlable. Même les plus puissants perdent tout leur pouvoir face à lui. Impossible de l’avoir, ou de lui faire la leçon ; il se charge de se la donner lui-même.

Ainsi, ne cherchez pas le Seul Réel ailleurs que dans l’Instant, car Il est Ici et Maintenant et seulement Ici et Maintenant. Mais si on veut consommer, alors il est préférable d’avoir recours au messianisme : aller voir ailleurs ce qu’il se passe, écouter et voir « les infos », venant du DEHORS, pourvu qu’on soit sécurisé, vacciné, de n’y rien jamais trouver. Car on n’y trouvera jamais rien d’autre que ce qu’on y cherchait : précisément : RIEN.

Ce grave problème messianique devenue marchandise idole fétiche, Dieu, est le MÊME GRAND PARADOXE que la Réalisation du Soi : la recherche de sa propre identité est ce Paradoxe rendant impossible de jamais identifier le Seul Réel, qui est précisément ce qui, pour être sans copie, sans social, SANS DEHORS, demeure réfractaire à toute tentative d’identification. Le ‘Je’ est SINGULARITÉ, IDIOTÈS par nature, sans caractéristique, sans info, et c’est cela que cherche à singer le capitalisme dans son INDIFFÉRENCIATION (et par là-même par son « Great Reset ») : LE CAPITALISME CHERCHE À RENDRE SON MONDE PLANÉTAIRE « SOLITAIRE, SEUL DE SON ESPÈCE », SANS COPIE (même s’il envoie des engins dans l’espace toujours dans un but utilitaire et intéressé conformément à sa démocratie et conformément à la loi de succion…). BREF, IL EST COMME DIEU, COMME LE ‘JE’ OU CONSCIENCE INFINIE. Le capitalisme cherche à rendre LA MÊME SOUPE POUR TOUS : IL EST DEVENU DIEU (L’Alliance avec Dieu dit Attali : l’Alliance seulement (salarié, collaborateur), c’est-à-dire encore la dualité dedans-dehors puisqu’une alliance demande nécessairement un sujet et un objet extérieur… Alliance : étymologie de lier, religion, relier quelque chose, comme dans le corporel union mari et femme).
« Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi. Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction ». (Ramana Maharshi, entretien 28 du 4-2-1935). Seulement dans la dualité on peut vivre le Paradoxe.

NON, NON – le GATE GATE du « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi), s’accompagnant nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi – N’EST PAS UNE FORME DE MESSIANISME OU DE SALUT, UNE FORME DE CAROTTE…… Le X est L’INNOMMABLE, L’INSAISISSABLE, il n’est pas un moteur comme la carotte attachée à distance de la tête de l’âne pour le faire avancer, le X indique ce qui est INCONNAISSABLE À JAMAIS, LA CROIX…. LA NUIT OBSCURE de Jean de La Croix ou de celle de la devise alchimique : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ». Ce ne doit pas être « la lumière le privilège de l’autre » :« La nature du Soi, ou ‘Je’ doit être la lumière(a) », comme souvent cité par Ramana Maharshi.

« La nature du Soi, ou ‘Je’ doit être la lumière(a) » = LE CHRIST.

2. Pré-Matière : invisible ou ce qui est “très petit”, et que l’on ne peut pas voir avec notre sens de la vue (atome).
Ce qui n’est pas encore du monde de la manifestation.
La graine d’un arbre est comme une sorte de Pré-Matière ou futur arbre.
CHNOUPHIS/KHNOUM : “Oh Divin Chnouphis sur ton TOUR de potier, tu donnes vie à l’Argile [ADN]”
Le Potier des Formes, le Logo manifesté, le mâle phallique qui féconde la Nature-Temps.
Chnouphis/Khnoum est :
1) le Potentiel
2) l’Ouvrier/Potier avec SES DEUX MAINS.

3. Mâyâ : illusion, pouvoir inhérent au brahman, l’Absolu, par lequel icelui manifeste le monde.

4. Centre veut dire un centre d’énergie ou un foyer cosmique lorsque la prétendue « création » ou formation d’une planète est accomplie par cette force que les Occultistes appellent VIE et les, Savants « énergie », alors le processus a lieu du dedans au dehors, chaque atome, paraît-il, contenant, en lui-même l’énergie créatrice du Souffle divin. Aussi, tandis qu’après un Pralaya Absolu, ou quand le matériel préexistant ne consiste qu’en UN Elément, et que le SOUFFLE « est partout », ce dernier agit du dehors au-dedans, après un Pralaya mineur, tout étant resté en statu quo – à l’état réfrigéré, pour ainsi dire, comme la lune – au premier frisson du Manvantara, la planète ou les planètes commencent leur résurrection à la vie du dedans au dehors. (Note de La Doctrine Secrète, vol.1, de H.P. Blavatsky).

Dans l’entretien 20 du 30-1-1935, Ramana Maharshi dit que la Mâyâ « n’est rien d’autre que la Réalité. Le terme de mâyâ est utilisé pour désigner les manifestations de la Réalité. Par conséquent, la mâyâ n’est rien d’autre que la Réalité ».
« La Création est le fait d’une seule divinité qui se divise en Dieu et Nature (maya ou prakriti). Cette maya est constituée de deux éléments : le para, qui est l’Essence-support, et l’apara, qui comprend les cinq éléments, le mental, l’intellect et l’ego (l’octuple manifestation).
La perfection de l’ego est tout à coup brisée, suscitant un besoin qui donne naissance au désir d’obtenir quelque chose ou de faire quelque chose. Quand ce besoin est satisfait par l’accomplissement de ce désir, l’ego est heureux et la perfection originelle est rétablie. C’est pourquoi on peut dire que le bonheur est notre condition naturelle ou notre nature. Le plaisir et la douleur sont relatifs ; ils tiennent de notre état limité et se développent en fonction des satisfactions des désirs. Si ce développement relatif est stoppé et que l’âme s’immerge dans le brahman – dont la nature est la paix parfaite – cette âme cesse d’éprouver un plaisir relatif temporaire et jouit d’une paix parfaite : la Félicité. Ainsi on peut dire que la réalisation du Soi est Félicité ; c’est le Soi réalisé en tant que l’oeil spirituel sans limites (jnanadrishti) et non pas la clairvoyance ; c’est l’abandon de soi à son plus haut niveau. Tandis que le samsâra (le cycle du monde) est souffrance ». (Ramana Maharshi, entretien 28 du 4-2-1935).

a. La ”Lumière”, le Soi, n’est ni en soi (dans un lieu) ni en dehors de Soi. Arbres, montagnes, rivières, soleil, lune etc., tous participent de cette Lumière qui ne se trouve donc pas seulement en s(S)oi. Intelligence, sagesse, connaissance, participent aussi de cette Lumière qui n’est ni Dedans ni Dehors. De même que la lumière du Ciel et de la Terre participent de l’Univers, Nous, Si l’on Retourne la Lumière ou si l’on Réalise le Soi, le monde entier naturellement se réalise de lui-même.

NE PAS PENSER = CENTRUM CENTRI : il est le Centre de l’Univers NULLE PART, mais sans Lui aucune Circonférence n’est possible, l’Univers est impossible. Voilà pourquoi s’explique le mécanisme de toute Création : il suffit du Centrum Centri ou Concentration absolue pour passer le GATE GATE, C’EST TOUT.
« Se concentrer » veut dire : POSER son attention là-dessus, mais sans tomber dans une concentration rigide ou possessive ! Car le sens du mot ”se Concentrer” étant le GATE GATE, il est plein de vie. « La concentration, c’est ne pas penser à quoi que ce soit. D’autre part, c’est chasser toutes les pensées qui nous cachent la vision de notre véritable nature […] La force de l’habitude nous pousse à croire qu’il est difficile de cesser de penser. Quand cette erreur est découverte, personne ne serait assez stupide pour s’efforcer à penser inutilement » (Ramana Maharshi 398, 14-4-1937).

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Qui est le N°1 ? Vous êtes le N°6

Qui est le N°1 ? Vous êtes le N°6
répond le questionné dans la série Le prisonnier.
Le Numéro 1 est à ce hui dans l’époque des W du Washingtonisme Westminsterisme le Donald Trumpette et Tromperie. N°1 et forcément CACHÉ, INNOMMABLE, non identifiable, comme Dieu. Et comme Dieu il veut ”la paix”du COM-merce pour pratiquer en tout confort son business. (Trump est caché dans le bruit de sa ”trumpette” du jugement dernier et de l’effondrement des murs de Jéricho [Josué 6,1-4]. Trump porte mal son nom puisque la trompette symbolise une conjonction importante d’éléments et événements, marquée par une manifestation céleste : air, souffle, son).

Donald Trumpette-Tromperie se comportant en Empereur de la Terre et qui distribue des bons et des mauvais points (des taxes douanières aux méchants qui ne pensent pas comme lui) doit CROIRE qu’il n’y a rien en dehors de lui et de son pays comme il n’y a rien en dehors de la Conscience Fondamentale individuelle, et ainsi dans l’UTILITARISME typique anglo-américain et protestant, et en terme de ”substance primordiale” ou de ”Un Point c’est Tout”, il se voit comme ce Point le Tout en ÉNERGIE PURE pour propager la ”paix” partout et même dans le cosmos. Donald Trumpette-Tromperie se comportant comme un sale gosse qui veut sans cesse amasser des billes dans son sac de billes, soit l’héritier de son monde fondé sur le pouvoir, la force, la cupidité, les honneurs et le winnerisme, le tout enrobé de misère, de violence, de mensonge et de corruption et d’hypocrisie partout (fabrique d’opinions), alors il peut faire beaucoup de business avec son nouveau jouet ”le conseil de la paix”, cette ”paix” du COM-merce si rémunératrice depuis déjà plusieurs dizaines de millénaires de la découverte du feu vulgaire.

Mais, UTILITARISME = OBJECTIVITÉ OU DUALITÉ SUJET-OBJET : un observateur et un observé. La Conscience fondamentale individuelle est plutôt l’absence de dualité Dedans-Dehors. Nous ne sommes pas soit au Dehors, soit au Dedans de la Conscience fondamentale individuelle, Laquelle est simplement Nous et que Nous sommes Elle.
Mais, les pauvres mots du bruit de l’humain ne peuvent jamais exprimer le EST de Cela, ce bruit ne peut fonctionner qu’en ”COMME SI” : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister » (Saint Bonaventure). L’itinéraire n’est pas itérer ou mettre en valeur le temps !
On est alors en ”Mors ultima linea rerum est” (La mort est l’ultime limite, soit le SURFEU), le Savoir-Pouvoir-Oser-SE TAIRE (taire la Source, le Soi, taire comme rendre INNOMMABLE, NON-IDENTIFIABLE, LE TROU, LE SILENCE du Savoir-Pouvoir-Oser-Se TAIRE). Le Mort ne revient pas dire : ”Je suis libre !”.
Or le TROU sera l’absolu ennemi de tout système et pouvoir économique ou financier. Parce que pour l’humain le TROU sera en premier L’ABSENCE DE REPÈRES et que l’humain a BESOIN DE CROIRE EN DES REPÈRES (système politique, scientifique, économique, philosophique) IL LUI FAUT DONC LA MAGIE QUI FERA PARLER TOUTES LES MAGIES, et si une se TAIT en devenant INNOMMABLE, toutes les magies s’écroulent en même temps.

Que « l’Intelligent Design » s’écroule, et tout devient « Ignoring Design », les béquilles, les repères sont envolés comme fond la neige au soleil, et les humains perdent toute raison de vivre, c’est la PANique, le Bide ou le Vide. L’opinion prétend être la vérité construite sur une logique. Et comme ce n’est qu’une pensée construite dans le spatio-temporel à l’aide du spatio-temporel, si correct que soit le résultat, ce monde est effectivement une CONSTRUCTION DU GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT, LE ”COMME SI”, AVEC DES MOTIFS de la satisfaction de penchants sentimentaux très obscurs. Ces prémisses vont prendre valeur de dogmes, qu’on en soit conscient ou non. Et ce dogmatisme, cette ”vérité-verroterie” sera d’autant plus intraitable qu’elle est inconsciente, parce que tout danger de n’y plus CROIRE, de ne plus fonctionner en ”COMME SI” DEVANT LE VIDE, LE RIEN DU TOUT, VA CRÉER LA PANique devant la possibilité de ne plus avoir de raison de vivre : disparition du FAIRE SEMBLANT, disparition du ”COMME SI”, disparition de toute f(r)iction.
Un Vrai Réalisé comme Ramana Maharshi n’a pas à craindre cette PANique…… Parce qu’Il n’est jamais dogmatique, même s’il y a des dogmes-organisations.

CROYANCE ou ÉCHELLE :
Au-delà :
Au fond du Cosmos ?
Vers le Minuscule ?
Vers l’Invisible ?
Je vis quelque chose au loin,
et je crus que c’était un animal.
Je m’approchai, et je m’aperçus
que c’était un homme.
Je m’approchai encore, et je compris
que c’était mon frère.
(Poème Tibétain)
Que la croyance s’éteigne
Et les étoiles s’éteignent.
MAGIE ou CROYANCE : quand une magie parle toutes les magies parlent, quand une se tait toutes se taisent. Il n’y a des degrés que dans l’illusion. Il n’y a pas de degré dans la Vérité, ce que tente d’imiter le binaire informatique…..

Ce qui veut dire que les rêves semblant en apparence plus irréels que le monde vue à l’état de veille, ne signifie nullement que ce monde observé l’état de veille soit plus ”réel” que dans le cas du rêve ; c’est-à dire que ce monde de l’état de veille et vue par le CONVENTIONNEL SERAIT « AUTONOME », COMME LE LAISSE CROIRE LES MATÉRIALISTES QUI AFFIRMENT QUE LE MONDE EXISTE PARCE QUE NOUS LE PERCEVONS ET À L’ÉTAT DE VEILLE DU CONSENSUEL. Alors, comment ces CROYANTS si soumis à la ”raison” et aux ”preuves” pourraient-ils faire la ”preuve scientifique” de leur opinion, puisque en définitive toute expérience que Nous avons du monde du Dehors se présente comme des pensées ? En définitif il n’y a pas de cheminement du mental qui soit indépendant de la Matière, puisque Nous sommes l’Univers, Nous sommes constitués des mêmes éléments.

Cela veut dire que veille, rêve et sommeil profond ne sont que des DEGRÉS, COMME L’ÉCHELLE, du LIMITÉ, et NE SONT PAS dans la Nature de la Personne :

– Un renonçant ou moine mendiant [samnyâsin] : « Il est dit que le Soi est au-delà du mental et cependant que la Réalisation s’effectue avec le mental. Mano na manute, manasâ na matam [v. KeU I.5] (le mental ne peut Le concevoir, Il ne peut être pensé par le mental) et manasaivedam âptavyam [KaU IV.11] (seul le mental peut Le réaliser). Comment peut-on concilier ces contradictions ? »
– M. : L’âtman [le Soi, le soi] est réalisé avec le mrita-manas (mental mort), un mental dénué de pensées et tourné vers l’intérieur. Alors le mental voit sa propre source et devient Cela. Mais il n’est pas comme un sujet percevant un objet.
Quand la pièce est sombre, une lampe est nécessaire pour éclairer et permettre à l’oeil de distinguer les objets. Mais lorsque le soleil se lève, la lampe devient inutile et les objets sont vus facilement. Pour voir le soleil, aucune lampe n’est nécessaire, il suffit de tourner les yeux vers le Soleil qui brille par lui-même.
Il en va de même du mental. Pour discerner les objets, la lumière reflétée du mental est nécessaire. Pour voir le Coeur, il suffit que le mental se tourne vers Lui. C’est alors qu’il se perd et le Coeur resplendit.
Ramana Maharshi 99, 19-11-1935.

« L’éveil véritable est au-delà des trois états de veille, rêve et sommeil profond » (Ramana Maharshi 476, 21-3-1938).

Qui est le N°1 ?

En tout cas pas l’ego !

Étant donne que toutes choses sont DANS l’Univers la Conscience fondamentale individuelle, l’unique Réalité ultime, nul ne saurait inventer un ”big bang” ou la naissance de L’EGO N°1. Puisqu’au sein du Soi il n’existe pas de principe de l’ego à gogo : ”Votre député, votre voyante, votre sécurité, votre président, votre chien, etc.”, donc le DIVIDU, L’ÉLECTEUR-CONSOMMATEUR-CONTRIBUABLE, DIVIDU OU DIVISÉ PAR QU’IL REFLÈTE TOUTES LES DIFFÉRENCES ET DONC PAR LA MÊME LA MISE EN VALEUR DU TEMPS. MAIS C’EST PAR LA SUITE DU PARASITISME LE MÊME QUE CELUI QUI ASSASSINA LE SAINT CHAOS, QUE CET EGO APPARAÎT COMME LA MAGIE FAISANT PARLER TOUTES LES MAGIES, et quand une se tait toutes se taisent.
CE PARASITISME ne peut que surgir de la Conscience fondamentale individuelle Elle-même, AU CAUSE DE SON ÉTAT VIBRATOIRE, à la manière d’une semence produisant un « VOYAGE » dans ce qui est appelé « monde ». De même, le mouvement est la propriété essentielle du VENT, du SOUFFLE façon Genèse 1,1-2 copié sur la façon de PTAH(1), de même, la condition d’âme individuelle ou jiva est celle de la propriété essentielle du Soi, c’est pourquoi le Soi ou Conscience fondamentale est individuelle et non une conscience collective dans le concept des matérialistes qui affirment que le monde existe parce que nous le percevons et à l’état de veille du consensuel, et qu’évidemment ça formerait une conscience collective en forme de ”même soupe pour tous”.

« L’ego est comme notre ombre sur le sol(2). Tenter de l’enterrer serait une sottise. Le Soi n’est qu’un. S’il est limité, c’est l’ego. S’il est illimité, c’est l’Infini, la Réalité.
Les bulles sont différentes les unes des autres et innombrables, mais l’océan n’est qu’un. De même, les ego sont nombreux, tandis que le Soi est UN, et seulement UN.
Quand on vous dit que vous n’êtes pas l’ego, réalisez la Réalité. Pourquoi vous identifiez-vous à l’ego ? C’est comme si on vous disait : « Ne pensez pas à un singe en avalant votre médicament. »
C’est impossible de ne pas y penser. Le fonctionnement des gens ordinaires est pareil. Quand on parle de la Réalité, pourquoi continuez-vous à méditer sur « shivo’ham » [Je suis Shiva] ou « aham brahmâsmi » [Je suis le brahman] ? Il vaudrait mieux en trouver le sens et le comprendre. Il n’est pas suffisant de répéter simplement les mots ou d’y penser.
La Réalité, c’est simplement la perte de l’ego. Détruisez l’ego en cherchant son identité. Parce que l’ego n’est pas une entité, il disparaîtra automatiquement et la Réalité resplendira spontanément d’elle-même. C’est la méthode directe. Tandis que dans toutes les autres méthodes l’ego subsiste.
Celles-ci soulèvent quantités de doutes et à la fin la vraie question reste en suspens. Dans cette méthode-ci, par contre, la question finale est la seule qui existe, et elle est posée dès le début.
Aucune sâdhanâ (discipline) n’est nécessaire pour s’engager dans cette quête.
Il n’y a pas de plus grand mystère que celui-ci : nous cherchons à atteindre la Réalité alors que nous sommes la Réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant d’obtenir cette même Réalité. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de tous les efforts passés. Et ce qui sera le jour où vous rirez est déjà ici et maintenant ». (Ramana Maharshi 146, 26-1-1936).

REFRAIN, cet entretien 146 est illustré par Howard Phillips Lovecrat.
Le GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT est exposé et résumé par la Phrase clé de Lovecraft l’Initié : « Espèce de crétin, Warren est mort ! » (Pour mourir, il faut être MASQUÉ ou MALADE d’une naissance, et d’une mort).
Randolph Carter et son ami Warren Harley se rendent dans un cimetière, Warren part à l’exploration souterraine d’une tombe et reste en contact téléphonique filaire avec Randolph resté en surface. Au bout d’un temps la voix de Warren lui renvoie l’épouvante de son angoisse. Et finalement « à l’autre bout du fil » lorsque Randolph interroge très angoissé son ami, une voix lui répond une chose surprenante illustrant fort bien ce qu’il se passe dans notre monde actuel qui mise tout sur le temps et l’espace-l’espèce ou le nom-la-forme :
« ESPÈCE DE CRÉTIN, WARREN EST MORT ! »
(Dans : Démons et Merveilles, chapitre Témoignage de Randolph Carter, dernière ligne).

Bref, la totale illusion, l’Enfer, la Chute, nous la créons nous-même comme nous avons créés Dieu et les Dieux : NOUS AVONS SIGNÉ LE CONTRAT.

La Vraie Signature du Vrai Contrat est celui des ESSENCES comme l’exprime clairement Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux, lettre 47 : « C’est que je veux bien fabriquer, ce que j’ai fait toute ma vie. Mais je ne veux pas être « fabriqué ». Je veux être soumis aux Essences mais non aux accidents [le spatio-temporel et les opinions, l’histoire, LA LOI]. C’EST CELA LA LIBERTÉ ».
C’est-à-dire que tout se passe comme si la conscience étant le Vase en construction et s’assimilait par action de prendre sur soi comme le CIRCULUS les Essences ou Vérités Libératrices au point de leur devenir CONSUBSTANTIELLE, À L’IMAGE DE L’EAU QUI PREND LA FORME DU VASE, OU L’INVERSE DANS LA BALANCE CONTENANT-CONTENU. Le Savoir pur se coule dans le VASE-VALLÉE-JARDIN QU’EST DEVENU LE RÉALISÉ.

Attacher un Instant à un autre Instant qui passe et que ça formerait l’histoire, genre : ”Ceci étant, cela est”, soit la cause-effet, comme : ”Ceci n’étant pas, cela cesse”, donc l’antithèse de l’idée d’être Soi-Même, ainsi par l’histoire, par la f(r)iction les êtres sont conditionnés, soumis, CE SONT DES PRODUITS, DES OBJETS : manger, chier, inspiration, expiration, opinionner…. BREF, LE CAUSISME.
HISTOIRE-F(R)ICTION = ÊTRE SOUMIS AU MESSIANISME, SOUMIS AU DEVENIR, SOUMIS À LA FLÈCHE DU TEMPS (dont le salariat). Cela RAPPEL que de tous les courants de la pensée indienne, le bouddhisme demeure la plus vulnérable aux simplifications, comme par exemple en faire une religion de ”soumission” comme dans le cas des religions abrahamistes et surtout celle du mahométisme.
Pour le sens du conventionnel et communiste, la même soupe pour tous, à un moment donné Nous perdons le file de nostre existence, qui se trouve alors gouverné par le destin et non par les ESSENCES, dès lors que chacun se trouve pris dans le filet de la naissance à la mort, ce labyrinthe que le ‘je’ a lui-même construit. Or le destin, comme son sens étymologie l’indique : station, un point donné ; et à chaque déploiement, si on n’y prend pas garde, correspond un point à atteindre, et ce nouveau point peut devenir nostre tombeau par coagulation ou fixation. Encore une fois c’est pourquoi : Attacher un Instant à un autre Instant qui passe et que ça formerait l’histoire, genre : ”Ceci étant, cela est”…. ou la chaîne sans fin et stérile de causes et d’effets. Ce qui est la définition même du matérialisme qui fait croire que Nous percevons le monde ”parce qu’il existe”, comme un objet AU-DEHORS entre un SUJET QUI VERRAIT L’OBJET-MONDE.

Notes.
1. Les CABIRES sont le SOUFFLE même.
NOUS RETROUVONS TOUJOURS LE ZÉRO INDIEN : LA POINTE DU ”UN POINT C’EST TOUT”, LE CENTRUM CENTRI, le Soi, le TAO la VOIE le SOUFFLE, le TROU, le GATE GATE.

LE TROU LE SOUFFLE exprimé dans le Verset 34 du Tao-tö king et expression de la PROXIMITÉ du Soi :
Le Grand TAO s’étend comme un flot,
Il est capable d’aller à droite et à gauche.
Tous les êtres sont nés de Lui
sans qu’Il en soit l’auteur [non-originel, non-big-bang].
Il accomplit ses œuvres
mais Il ne se les approprie pas [pas de ”droit d’auteur”].
Il protège et nourrit tous les êtres [comme Ptah]
sans qu’Il en soit le maître,
ainsi Il peut s’appeler Grandeur.
C’est parce qu’Il ne connaît pas sa Grandeur
que sa Grandeur se parachève.
(Tao-tö king, Verset 34 [3+4=7 le dernier chiffre correspondant au SILENCE du 7è jour de la semaine, le parachèvement de Genèse 2,2, le 7è jour béni par le Dieu… Les Hébreux-Juifs sont des COPIEURS, ILS FONT COM-merce]. Traduction : Liou Kia-hway).
« PTAH DONNE L’AIR À TOUS LES NEZ » (”… Il fait respirer les gorges,
donne l’air à tous les nez [Hymne à Ptah du papyrus Harris I].
« Nul ne peut vivre sans toi (Ptah)
jusqu’à ce que l’air sorte de ton nez
et le flot de ta bouche ». (Papyrus 3048 de Berlin et Hymnes à Ptah).

2. Conte russe recueilli par Afanassiev : Ivanouchka l’idiot, dont voici un extrait qui résume l’ego et sa loi de succion vulgaire ainsi que la mise en valeur du temps : « Quel est donc cet homme qui marche à côté de moi, sans me lâcher d’un pas ? Pour sûr qu’il en veut à mes galettes de miel ! » Et il se met à jeter sur son ombre les galettes, jusqu’à ce qu’il ne lui en reste aucune. Il regarde, voit toujours l’ombre à son côté. « Quel goinfre ! », dit l’idiot en colère, et il jette dessus le pot de miel, qui s’éparpille en éclats.
Le voilà qui arrive les mains vides à la hauteur de ses frères ; iceux le questionnent :
– Que viens-tu faire ici, l’idiot ?
– Je vous ai apporté à manger.
– Alors, donne vite !
– C’est que, mes frères, un homme que je ne connais pas s’est mis à me suivre le long du chemin et il a tout mangé !
– Quel homme ?
– Le voilà ! Il est toujours là !
Et les frères lui passèrent une raclée…
(Index Index Afanassiev 400/224a. Recueilli dans la province de Vologda. Index Aarne-Thompson 1681 A + 1691). Dans nombre de contes russes il est fait allusion à la Réalisation du Soi ; comme quoi, ELLE EST ATEMPOREL, UNIVERSELLE, ELLE EST LA SOURCE PAÏENNE (dont s’emparera le christianisme étatique politisé, dont s’emparera le républicanisme et son capitalisme sous la forme « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux »).

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