Le Blanc/Noir de l’Instant.
Le Surfeu Pierre de l’idéalité ultime du Monde.
Le Surfeu est identique à ce que les illusionnés de l’état de veille appellent ”mort”, qui n’est que l’INSTANT, le Ici et Maintenant ou la fin de toute distance possible de ‘Je’ à ‘Je’, autrement dit la fin de toute dualité sujet-objet, qui devient, EN-FIN, la coïncidence avec soi-même ou COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM (union des contraires).
Le Surfeu au-delà du sommeil profond :
« ‘Je’ suis au-delà même du sommeil. ‘Je’ dois exister maintenant et ici et être le même que celui que j’étais durant le sommeil et au cours des rêves, sans avoir été affecté par les qualités de ces états. ‘Je’ dois donc être le substrat non qualifié, sous-jacent à ces trois états (au-delà de l’ânandamaya-kosha : enveloppe faite de Félicité).
En bref, le ‘Je’ se situe au-delà de ces cinq enveloppes (kosha). Ce qui reste lorsque l’on a abandonné tout ce qui est « non-Soi » est le Soi, sat-chit-ânanda (Être-Conscience-Félicité) ». (Ramana Maharshi 25, 4-2-1935).
La Pure Conscience EST AU-DELÀ DU SUJET (Ramana Maharshi 42, 24-3-1935).
Le ”N’ÊTRE PAS”, le NOIR, LE SAINT SILENCE, L’INSAISISSABLE peut se nommer AINSITÉ (ainsi) :
L’Ainsi-Venu ou Ainsité progresse jusqu’au Pays du Rien du Tout (ici Pays désigne l’essence commune à tous les phénomènes ; il est comme la cause ; il pose les particularités qui les distinguent. Y « entrer », c’est en saisir ces trois significations). Une fois au Pays il re-découvre le Zéro Indien ou Énergie inépuisable et gratuite. Il manifeste alors des corps pareils à des reflets de Lune dans l’Eau se réglant sur les désirs et goûts des êtres. Chacun de ses corps est la Transparence même telle libérée du mental et le parcours de la Voix de l’Éveil qui correspond à la Nature absolue.
Ainsité est encore Iti, le Soi, la Seule Réalité, ce qui ne peut être éliminé, le « JE-SUIS », tathata en sanskrit, shinyo en japonais (‘Je’ et ‘je’ et devient ku) : au-delà de l’ego et de ses différences sur-mortelles par leur vulgaire loi de succion et du C(T)OUCHER (identification).
AINSITÉ : ni s’enfuir, ni s’approcher. Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout.
Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE-SUIS » ou immortalité, éternité du ‘Je’. Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source ».
L’œil ne peut fonctionner qu’en utilisant la lumière émanée du soleil, sans cela l’œil est inutile. De même, le jiva ou individu ne peut fonctionner qu’en utilisant la Conscience [le Sel…] qui émane du Soi. Également, de même que l’œil ne peut fonctionner que dans la lumière réfléchie du monde des Essences. Si l’œil se tourne pour regarder le Soi, il sera entièrement effacé et se fondra dans le Soi avec lequel il ne fera plus qu’un, comme le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source. C’est le EST, le « Je suis ce JE-SUIS ».
Page dédiée à la Sainte Chimère(1)
Comment sortir du rêve prolongé de la vie (surtout en ce siècle du consommateur-utilisateur locataire du : ”Vous ne posséderez rien et vous serez heureux”) ?
Ceux qui disent, à leur état de veille, que la mort c’est le néant, ILS NIENT NÉCESSAIREMENT LEUR EXISTENCE, leur ‘Je’. L’humain de l’état de veille ne saisit que son état de veille, qu’il va appeler ”raison”, ou ”conscience” ou ”connaissance” (qu’il ne perd pas) : et le trépassé, donc au-delà des trois états de veille, rêve, sommeil profond, lorsqu’il passe le GATE GATE, le SURFEU, prend conscience de ce que son existence écoulée dans la consommation n’était que rêve.
RAPPEL : les illusions ou apparences ne sont reconnues comme telles par le sujet en COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM qu’à l’Instant de leur négation, puisque c’est la VACUITÉ, le fait qu’elles soient dépassées, qui dévoile leur irréalité. ”Dès que l’existence de la corde est reconnue, l’illusion du serpent est détruite une fois pour toutes” (Ramana Maharshi 315, 3-1-1937).
Déchues de leur monstrueux impérialistes privilèges, les infos positives-négatives de l’état de veille chutent totalement, de sorte que la manifestation du monde se révèle aussi trompeuse que la densité compacte d’une des branches d’un cactus.
L’état de veille est identique à l’exemple du cinéma souvent donné par Ramana Maharshi : « L’ajnânî [l’ignorant] voit le jnânî [celui qui a réalisé le Soi] actif et est déconcerté. Tous deux perçoivent le jagat [le monde, l’Univers] ; mais leurs perspectives diffèrent. Prenez l’exemple du cinéma. Des images bougent sur l’écran. Essayez de les attraper. Qu’attraperez-vous ? Rien que l’écran. Laissez disparaître les images. Qu’est-ce qu’il reste ? Encore l’écran. Il en va de même ici. Même lorsque le monde apparaît, voyez à qui il apparaît. Tenez le substrat du ‘je’. Une fois que vous le tenez fermement, qu’importe que le monde apparaisse ou disparaisse.
L’ajnânî considère que le monde est réel ; alors que le jnânî voit qu’il est seulement la manifestation du Soi. Cela n’a aucune importance que le Soi se manifeste ou cesse de le faire » (Ramana Maharshi 65, 73-7-1935).
En rêve, la cité imaginaire apparaît à la vue ; de même à l’état de veille, le monde irréel(2) apparaît à nostre vue comme réalité devant nous comme les images qui bougent sur l’écran de cinéma ou du smartphone.
Dans l’état de veille comme dans l’état de rêve, c’est la vulgaire conscience elle-même qui se manifeste en dualité sujet-objet : le psychisme et la prétendue matière apparaissent comme corrélatifs de chaque état. C’est donc la Conscience fondamentale individuelle, comme l’écran, qui perçoit la conscience dépendante des cinq sens.
L’Occidental particulièrement sous la dépendance de sa raison caisse-enregistreuse comme bouffeuse d’infos, qui NE VOIT QUE DU POSITIF DEPUIS LE 1789 FRANÇAIS, ET QUI TIENT POUR
« RÉALITÉ » LE SEUL ÉTAT, UTILITAIRE : L’ÉTAT DE VEILLE, mais qui OUBLIE dans sa logique, de prendre en compte la totalité des trois états et l’au-delà : l’état de Turya(3)
Avant le Surfeu, l’humain est comme quelqu’un qui ne fait que rêver qu’il s’éveille, c’est d’ailleurs pourquoi il parle de façon obsessionnelle de ”Paix”, comme Tout est dans Tout : vision d’un songe dans un songe ; la mort survient et c’est chaque Instant de l’existence qui apparaît alors comme un état intermédiaire aussi dépourvu de réalité que les expériences oniriques : « Ce qui est la nuit pour tous les êtres est le temps de l’éveil pour l’homme maître de soi. Et ce qui pour tous est le temps de l’éveil est la nuit pour le sage introspectif ». Bhagavad-Gîtâ, chapitre 2,69.
Lorsque le SURFEU dévoile l’irréalité du monde, c’est la MORT elle-même par ce fait du Surfeu qui en devient une ILLUSION.
Naissance et mort dans l’identification à un corps-matière à l’état de veille sont aussi illusoires que l’apparition et la disparition d’un lapin dans le chapeau d’un illusionniste ! Et tout aussi illusoire que les images qui bougent sur l’écran de cinéma ou du smartphone.
Monde du rêve et de l’état de veille = condamnation au causisme, la Production interdépendante : enchaînement sans fin des causes et effets, ou ”ceci étant, cela se produit” ; de la production de ceci naît cela. En d’autres termes, l’ignorance conditionne les formations karmiques ; les formations karmiques conditionnent la conscience conceptualisante [la raison], qui calcul ; conscience qui calcul fabrique le nom-la-forme ; le nom-la-forme conditionne les sources des cinq sens ; les sources des sens conditionnent le contact et les échanges ; le contact du social conditionne les sensations ; la sensation conditionne la loi de succion ou soif ; la loi de succion conditionne la possession ; la possession conditionne le devenir ou évolution ; l’évolution conditionne la naissance ; la naissance conditionne le vieillissement et la mort, les afflictions, les lamentations, la souffrance, la tristesse et les tourments. C’est ainsi qu’une énorme masse de souffrance se produit.
Il en résulte que quand cesse l’ignorance ou que lorsque le rideau s’ouvre, les formations karmiques cessent ; quand les formations karmiques cessent, cesse la conscience conceptualisante [la raison] ; quand cesse cette conscience cessent les noms-les-formes, et ainsi de suit jusqu’à ce que cesse la naissance, la vieillesse et la mort. « C’est cela que le Vainqueur [sens de Réalisé et non pas du winner actuel qui rêve de ”paix”] appelle « production interdépendante ». (Pour référence au Soûtra du Diamant [Soûtra de la Pousse de riz]).
Notes.
1. Réalisation du Soi : engagement dans une fuite mythique dans le gouffre sans fond de la Sainte Chimère ma Patronne, car parvenue aux confins du Big Data la quête de connaissance de soi ne tarde pas à se perdre dans une régression à l’infini selon le processus du LABYRINTHE OU DE SAINTE CHIMÈRE ; étant donné qu’il manquera toujours la SINGULARITÉ ou VRAIE NATURE tant recherchée tel le Saint Graal : la racine ultime de son Être, le CENTRUM CENTRI ou CENTRE DU LABYRINTHE : là où le TOUT prend sa Source, qui ne peut que demeurer inaccessible sous les débris de l’oubli.
Au final, rien ne subsiste jamais que l’unique fait d’être chahuté inexorablement par ce déluge de samsara (cycle des naissances et des morts, monde phénoménal des noms-les-formes), qui, pour la conscience indienne, désigne non seulement la perte de sens de l’existence ici-bas, mais encore le non-sens de toutes :
- Samsara = Jungle inextricable, Gouffre sans fond de Sainte Chimère : s’égarer dans le mouvant perpétuel ou dans les buissons de Sainte Ronces plein d’épines (ma plante préférée), soit la multitude de parcours possibles dans l’espace-temps dont aucun ne semble plus qu’un autre mener vraiment mener « quelque part ».
Alors, Qu’elle est la Cause enveloppante en entrelacements ou loi de formation orientant la Destinée ?
RÉPONSE : La loi de la Destinée prend pour substance la Liberté humaine même formant le Centrum Centri.
Si Sainte Chimère se laisse apprivoisée, par quelle voie l’humain peut-il ressaisir le mécanisme intérieur de la destinée ?
Sainte Chimère témoigne d’une projection de l’être vers tous les possibles, et que le propre de TOUTES FORMES DE VIE EST D’OUVRIR SUR L’IMAGINAIRE D’UN AVENIR ESPÉRÉ À SON ÉCHELLE, GRÂCE AU GOUFFRE SECONDAIRE NOMMÉ « ABSENCE » (le Noir) QUI VA OPÉRER COMME LE PIÈGE, LA CHIMÈRE, D’UNE FAUSSE PRÉSENCE (illusion), c’est Sainte Chimère qui devient le POTIER SUR SON TOUR de l’individualité psychique en devenir à la fin de l’Œuvre du Potier-Chimère, cet argile-ADN de poterie essence métamorphique.
SAINTE CHIMÈRE DES POSSIBLES et réserve de significations matrice première et chimérique puisqu’indéterminé, NON IDENTIFIABLE de tous les possibles d’existence, l’imagination du POTIER est à la fois pouvoir premier qui permet à une image de prendre forme appelée à orienter le devenir de l’individualité amorçant une HOTC : MATRICE DE LA DESTINÉE, comme impossibilité de reculer comme l’humain moderne est intégré à l’HOTC en évolutionnisme (il est prisonnier de cette HOTC)
DESTIN = TEMPS : le Potier met un temps à former sa poterie alors que dans son mental la Poterie est dans l’Instant. Bref, l’imagination ou Sainte Chimère en tant qu’origine d’où procède les initiatives du sens de la vie, est la puissance motrice de notre présence au monde. Cependant, c’est à l’insu de chacun que la force du Potier et son imagination le présente comme un BOULIMIQUE DÉMIURGIQUE faisant de lui le Potier de sa propre destinée, LE CRÉATEUR DE LA POTERIE QUI SERA SON MONDE. L’imaginaire de Sainte Chimère étant comme la Stargate, la CROISEL (creuset et lampe en forme de Croix, ci-dessous) où l’initiative humaine utilise des possibilités inhérentes à la Signature de l’être. L’être humain, même quand il n’en a aucunement conscience, imagine son être dans le monde au moment même où il le vit, et même, comme le Potier, COMME UN BLOC DE CALCAIRE AVANT DE LE VIVRE. Étant que tout est lié et délié, l’expérience, d’Aquarelle et de sculpture sur Pierre par exemple, nous apprend que les phénomènes sont en relation avec les phénomènes matérielles ; encore un fois c’est terriblement flagrant en Aquarelle et en sculpture sur Pierre. Dès lors que l’émetteur mental et le récepteur physique sont placé en possibilité émission-réception, IL N’Y A PLUS DE DISTINCTION DE NOMS-LES-FORMES parce que la relation n’a pas de lieu, aucun espace-temps… (et le Calcaire pour mon cas le faisait savoir dangereusement !)
2. Avec l’incarnationisme christique, les faits d’irréel (stance 17,31-33 ci-dessous) vont devenir réels : « réalité objective » et pièges de la dialectique et du causisme historique et ses « preuves », vont se substituer aux évidences de la SINGULARITÉ, du SPONTANÉ, pour noyer dans le CONVENTIONNEL DES FAITS ET DU TEMPS QUI COULE DANS UN SEUL SENS : LE TEMPS DE L’HISTOIRE ET « L’OBJECTIVITÉ DES FAITS » (LE CONVENTIONNEL, LA MÊME SOUPE OU LA MÊME HEURE POUR TOUS, le ”VIVRE ENSEMBLE” DIT QU’IL PERÇOIT LE MONDE, L’UNIVERS, PARCE QU’IL « EXISTE », COMME UNE BAGNOLE, COMME UN OBJET à acquérir ou à louer ce qui est la même chose).
Stance 17,31-33 de Nagarjuna : « De même que le Maître [le jnani ou Libéré vivant] par son pouvoir miraculeux [le Zéro Indien], crée un être magique [Adam par exemple, ou un big bang] et que cet être magique, magiquement créé, en crée un autre [le ”Croissez et multipliez” tel le FRUIT et les BÉNÉFICES du fruit] à son tour, de même que l’agent se présente comme un être magique, et l’acte accompli par lui est comme un deuxième être magique créé par le premier [un socialisme, une république].
Passions, actes, agents, fruits ressemblent à une ville de génies célestes, sont pareils à un mirage, à un songe »(a).
3. – Q. : Quels sont les trois états de vide (muppâzh en tamoul) ?
– M. : 1. tat = Ishvara-turya
2. tvam = jîva-turya
3. asi = asi-turya
Le turya est le substrat de l’état de veille, de rêve et de sommeil profond.
– Q. : Je comprends les deux premiers ; qu’est-ce que le troisième ?
– M. : On dit que l’omniprésence est l’état de veille ; le tout-rayonnant, l’état de rêve ; la perfection (l’ananta), l’état de sommeil profond.
Le fondement de ces trois états est l’asi-turya.
Voir la page : État de turïya au-delà de la veille.
a. TECHNOLOGIE, RÉSEAUX = COMPLEXITÉ = ÉGAREMENT, AUCUN RÉFÉRENT STABLE, COMME TOUTES OPINIONS.
Exemple simple du JEU de la phrase prononcée à mi-voix à l’oreille de son voisin, qui doit la répéter à son voisin, et ainsi de suite dans la logique du COMMERCE ou SOCIAL : L’ÉCHANGISME, LE COLLABORATIONISME OU SALARIAT, LA SAISIE de part et d’autre. Cela va produire inévitablement UN EFFET, IDENTIQUE à des traductions successives dans des langues différentes : ”L’esprit est prompt et la chair est faible”, qui pourra devenir ; ”Le vin était bon, mais la viande était gâtée”. Ou bien, par le passage du français à l’anglais, puis au chinois, puis de nouveau au français : ”Loin des yeux, loin du cœur”, peut devenir : ”L’invisible est une folie”. BREF, C’EST LA « FRITURE » DE L’ESPACE-TEMPS OU TYRANNIE DE L’OPINION, C’EST LA TOUR DE BABEL CONSTRUITE AVEC DES BRIQUES RELIÉES PAR DU BITUME, LA TYRANNIE DE L’HISTOIRE ET DE SA MISE EN VALEUR DU TEMPS, LA TYRANNIE DU VERBUM, IMPOSÉE PAR CERTAINS ORGANISATEURS QUI SE DISENT ”PEUPLE ÉLU” : LES INSTALLATEURS DE RÉPUBLIQUE OU DE TÉLÉPHONE : LE BRUIT DE FOND DE LA RACE HUMAINE AVEC ÉCOUTEURS ET PARLEURS : LES DEDANS-DEHORS.










