Ce monde du samsara.
Le samsara étant le cycle des naissances et des morts et du phénomène des noms-les-formes.
De plus en plus d’êtres humains ne peuvent concevoir consciemment leur vie que sur le seul plan de la sensibilité et donc du corps-mental, ses pensées et de la mise en valeur du temps dans ses rapports avec la matière-objet seule ; et c’est voulu par la finance internationale, l’État, la marchandise-objet-utilitarisme : il faut faire CONSOMMER, UTILISER, BRÛLER (voir le cas de l’été 2026 en France).
RÉALISATION DU SOI ou PUTRÉFACTION – DÉFINITION.
Les deux ‘je’ ego et ‘Je’ du Soi. Dans le sommeil profond, le monde et le ‘je’ n’existent pas, c’est seulement à l’état de veille que le ‘je’ ego surgit, et qu’il est donc impermanent, comme la naissance et la mort et comme son ”monde” des naissances et des morts.
« Demandez-vous alors si vous n’êtes pas le même ‘je’ dans le sommeil (profond) et dans les autres états (rêve et veille). Existe-t-il deux ‘je’ ?
Vous êtes toujours la même personne. Alors, lequel des deux est le ‘je’ réel, celui qui apparaît et disparaît ou celui qui est là en permanence [dans l’Instant ou Ici et Maintenant] ? Ainsi vous découvrirez que vous êtes le Soi. C’est ce que l’on appelle Réalisation du Soi.
La Réalisation du Soi n’est pas un état qui vous est étranger ou qui est loin de vous et que vous devez atteindre. Vous êtes toujours dans cet état. Vous l’oubliez et vous vous identifiez au mental et à tout ce qu’il crée. Vous devez simplement cesser de vous identifier au mental. Nous nous sommes identifiés depuis si longtemps au non-Soi qu’il nous est difficile de considérer que nous sommes le Soi [le ‘Je’-‘je’].
Ce qu’on entend donc par Réalisation du Soi n’est rien d’autre que RENONCER [PUTRÉFACTION] à cette identification au non-Soi. Comment réaliser, rendre réel le Soi ? Nous avons réalisé, considéré comme réel, ce qui est irréel, le non-Soi. Abandonner cette fausse réalisation est la Réalisation du Soi. […] Tout le monde recherche uniquement ce qui lui procure le bonheur [la loi de succion ou attraction ”universelle” copiée par Newton]. Pensant que le bonheur vient de tel ou tel objet [donc du DEHORS], vous cherchez à obtenir cet objet [racine du mal Dedans-Dehors et tentative de ”sortir” de l’Univers et évidemment COMMERCE]. Voyez d’où vient réellement le bonheur, y compris le bonheur qui vous semble provenir des objets des sens [et du capitalisme]. Alors vous comprendrez que la seule source du bonheur est le Soi [Instant, le Blanc du Silence…] et vous demeurerez à jamais dans le Soi ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 17-8-1946).
Seulement dans l’état de veille Nous parlons de ”réalité”, en oubliant l’état de sommeil profond ; c’est donc BANCAL, ÇA NE FORME PAS LE TOUT.
À l’état de veille ce sont nos pauvres cinq sens qui nous disent ce qui Nous entoure en construisant sans cesse un modèle du monde dans lequel Nous sommes inclus. La totalité du monde AU DEHORS et de Nostre propre corps SONT DES CONSTRUCTIONS MENTALES, DES PENSÉES. ET PIRE : Nous AVONS la certitude, permanente, que cette construction ou ce modèle de réalité, est réel, alors qu’il n’y a pas plus ”MISE EN VALEUR DU TEMPS” que la fugacité des pensées, fugacité comparable à la fragilité de l’informatique où un disque dur peut accidentellement s’effacer ou tomber en panne.
Nous subissons la tyrannie du matérialisme surtout en Occident depuis le siècle des loupiotes, de leur encyclopédie, et de la montée en puissance des banques tout au long du 19è siècle période dite de ”révolution industrielle”.
Cette tyrannie du matérialisme transforme TOUT en OBJET : le temps, l’espace donc UN UNIVERS-OBJET = LE POUR-VOIR, L’UTILITARISME COMME ON SIÈGE SUR LA CUVETTE DES CHIOTTES POUR CHIER, où si on a une auto-mobile, ou naguère un cheval, on l’utilise pour se rendre d’un endroit à un autre en mettant en valeur le temps, IDEM AVEC UNE PENSÉE aussi devenu objet.
Ce qui était compréhensible naguère, quand l’humain voyait le ”colère de Dieu” dans la foudre et les tempêtes ne l’est plus de nos jours de super rationalité et du numérique des industries informatiques du capitalisme. La machine du capitalisme appelée ”intelligence artificielle” accumule des infos, des statistiques comme des objets comme la technologie (et non la Science au sens du Soi, ou du ”Connaître toi-même par toi-même”) a pu accumuler au cours des siècles autant d’infos, C’EST UNIQUEMENT PAR CETTE MISE EN VALEUR DU TEMPS : OBLIGATION D’AVANCER EN WINNER PAR RAPPORT AU LOSER = C’EST DONC UNE COURSE PERPÉTUELLE EN AVANT, exactement comme l’exemple si souvent cité de L’ŒUF ET LA POULE : Grand Principe messianique de dualité de l’évolutionnisme juif, et de la carotte attachée à distance de la tête de l’âne pour le faire avancer :
- « Une jeune cousine, élevée par les bonnes sœurs, me disaient un jour : ”Pour avoir un œuf il faut une poule et pour avoir un monde il faut un Dieu”. À quoi je répondais : ”Pour avoir une poule il faut aussi un œuf. Tu t’enfermes dans une chaîne de causes et d’effets dont les deux bouts ne se rejoignent pas, et que tu peux allonger à l’infini, sans que ton raisonnement soit valable” ». (Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettre 10, à Aimé Michel, le 7-2—1972).
Notre monde malade actuel fonctionne de cette façon : l’évolutionnisme en une course sans fin (ou vers la Super Carotte « fin des temps »). « Pourquoi une ligne aurait-elle une fin, puisque après un pas je peux en faire un autre ? ». Je « progresse », donc je « construis » (Faire/Fer), JE CAPITALISE…
De plus en plus dans cet évolutionnisme il se positive pourtant qu’il devient illusoire de définir une frontière entre matière et non matière, exactement comme CELA DEVRAIT ÊTRE LE CAS entre état de veille et état de sommeil profond, CE QUI N’EST ÉVIDEMMENT PAS LE CAS, ALORS LE PROBLÈME S’AGGRAVE EN PERMANENCE. La guerre opinionesque entre matérialistes et spiritualistes est une imbécilité pour nourrir la mise en valeur du temps.
Un matérialisme dopé à l’opinion possessive consiste à partir du principe que tout survient dans Nostre Univers est la conséquence tout confort de « lois naturelles », à ne pas confondre avec le rationalisme du siècle des loupiotes, qui au non de la « raison » à l’état de veille seulement ne retient que le POUR-VOIR (l’explicable et reproductible par tous en toutes saisons), que ces « lois naturelles » nous soient connues ou non.
SAMSÂRA = LA DIVERSITÉ COMMERCIALE ET UTILITARISTE : NOUS, les consommateurs ou PRÉDISPOSÉS (fabriqués pour consommer et rapporter du fric à certains plus que d’autres).
« Le samsâra n’existe que dans votre mental. Le monde ne vient pas proclamer : « Je suis le monde ». S’il en était ainsi, il devrait être toujours présent – même durant votre sommeil. Comme il ne s’y trouve pas, c’est qu’il est impermanent. Étant impermanent, il manque de force. N’ayant pas de force, il est aisément subjugué par le Soi. Seul le Soi est permanent. Le renoncement, c’est la non-identification du Soi avec le non-Soi. Avec la disparition de l’ignorance, le non-Soi cesse d’exister.
Voilà le vrai renoncement [ou PUTRÉFACTION] ». (Ramana Maharshi 251, 29-9-1936).
CONSOMMATEURS ou PRÉDISPOSÉS DANS LA MISE EN VALEUR DU TEMPS ET DE L’ARGENT : « C’est parce que vous vous croyez séparée des objets qui vous entourent que vous les désirez. Mais si vous comprenez que les objets ne sont que des formes de pensée, vous ne les désirerez plus.
Toutes les choses sont comme des bulles à la surface de l’eau. Vous êtes l’eau, et les objets sont les bulles. Elles ne peuvent exister sans l’eau, mais elles ne sont pas tout à fait la même chose que l’eau ». (Ramana Maharshi 625, 7-2-1939).



