Ce qui tue beaucoup chez les humains c’est la LIBERTÉ

Ce qui tue beaucoup chez les humains c’est la LIBERTÉ.
La Liberté est liée au « MIEUX » ce concept de l’évolutionnisme et donc de mise en valeur du temps : une personne pour le voir et ainsi le fabriquer ou le mettre en valeur, l’organiser !
Le « Mieux », cette SUPER LOI DE SUCCION VULGAIRE, CE GOÛT DE « QUELQUE CHOSE », aussi indicible, évanescent qu’il soit. La loi de succion vulgaire est tuée par le FLÉAU (de la balance). Il n’y a donc pas de mise en valeur du temps : itinéraire, sentier, n’est pas itérer(1) ; le FLÉAU SERA LE DÉSENTIER (aucun itinéraire). Le Centre est nulle part.

LE NON-AGIR.

Absence de loi de succion vulgaire = la Patience absolue : ne rien attendre, pas de messie à attendre. Ce sera alors par « Passivité d’une ferveur sans but », avec absence de loi de succion puisque toute curiosité, toute connaissance y est inexistante. Plus aucune béquille, plus aucun appui. L’insignifiant ce désir-espoir qui habite le cœur de l’Éveillé, dissout tout point de vue et peut alors déboucher sur l’état ordinaire extraordinaire évoqué par Howard Phillips Lovecrat :

« L’ego est comme notre ombre sur le sol(2). Tenter de l’enterrer serait une sottise. Le Soi n’est qu’un. S’il est limité, c’est l’ego. S’il est illimité, c’est l’Infini, la Réalité.
Les bulles sont différentes les unes des autres et innombrables, mais l’océan n’est qu’un. De même, les ego sont nombreux, tandis que le Soi est UN, et seulement UN.
Quand on vous dit que vous n’êtes pas l’ego, réalisez la Réalité. Pourquoi vous identifiez-vous à l’ego ? C’est comme si on vous disait : « Ne pensez pas à un singe en avalant votre médicament. »
C’est impossible de ne pas y penser. Le fonctionnement des gens ordinaires est pareil. Quand on parle de la Réalité, pourquoi continuez-vous à méditer sur « shivo’ham » [Je suis Shiva] ou « aham brahmâsmi » [Je suis le brahman] ? Il vaudrait mieux en trouver le sens et le comprendre. Il n’est pas suffisant de répéter simplement les mots ou d’y penser.
La Réalité, c’est simplement la perte de l’ego. Détruisez l’ego en cherchant son identité. Parce que l’ego n’est pas une entité, il disparaîtra automatiquement et la Réalité resplendira spontanément d’elle-même. C’est la méthode directe. Tandis que dans toutes les autres méthodes l’ego subsiste.
Celles-ci soulèvent quantités de doutes et à la fin la vraie question reste en suspens. Dans cette méthode-ci, par contre, la question finale est la seule qui existe, et elle est posée dès le début.
Aucune sâdhanâ (discipline) n’est nécessaire pour s’engager dans cette quête.
Il n’y a pas de plus grand mystère que celui-ci : nous cherchons à atteindre la Réalité alors que nous sommes la Réalité. Nous pensons que quelque chose nous cache notre Réalité et qu’il faut le détruire avant d’obtenir cette même Réalité. C’est ridicule. Un jour viendra où vous rirez vous-même de tous les efforts passés. Et ce qui sera le jour où vous rirez est déjà ici et maintenant ». (Ramana Maharshi 146, 26-1-1936).

Cet entretien 146 est illustré par Howard Phillips Lovecrat.
Le GRAND JEU DU FAIRE SEMBLANT est exposé et résumé par la Phrase clé de Lovecraft l’Initié : « Espèce de crétin, Warren est mort ! » (Pour mourir, il faut être MASQUÉ ou MALADE d’une naissance, et d’une mort).
Randolph Carter et son ami Warren Harley se rendent dans un cimetière, Warren part à l’exploration souterraine d’une tombe et reste en contact téléphonique filaire avec Randolph resté en surface. Au bout d’un temps la voix de Warren lui renvoie l’épouvante de son angoisse. Et finalement « à l’autre bout du fil » lorsque Randolph interroge très angoissé son ami, une voix lui répond une chose surprenante illustrant fort bien ce qu’il se passe dans notre monde actuel qui mise tout sur le temps et l’espace-l’espèce ou le nom-la-forme :
« ESPÈCE DE CRÉTIN, WARREN EST MORT ! »
(Dans : Démons et Merveilles, chapitre Témoignage de Randolph Carter, dernière ligne).

Bref, la totale illusion, l’Enfer, la Chute, nous la créons nous-mêmes comme nous avons créés Dieu et les Dieux : NOUS AVONS SIGNÉ LE CONTRAT, d’où le nom de « consommateurs » (conso et mateurs).

SIGNER LE CONTRAT = COM-PRENDRE, s’engluer dans la loi de succion de la COM-PRÉHENSION LA SAISIE COMMUNICATIVE, comme ”quand une magie parle toutes les magies parlent, quand une se tait toutes se taisent”.
COM-PRÉHENSION = COAGULATION ou FIXATION, CONCEPT, LIBÉRATION, BÉATITUDE, ULTIME RÉALITÉ et « Circulez ya plus rien à voir, consommez » ; AUTANT DE RIDEAUX, AUTANT DE MASQUES SINGEANTS LE SEUL RÉEL.

Comment voulez-vous « ABOUTIR » à une « ultime Réalité » ? Si PAR MÉGARDE ON ABOUTIT, on TOMBE dans la dualité sujet-objet dont on voulait se libérer ! On ferme la Vase-Vallée, on ferme le GATE GATE(3). En GATE GATE au contraire ON OUVRE LES PORTES DES PORTES SANS FIN.
Toute formulation, tout concept, toute mise en mot et en chiffre Nous enferme dans la COM-PRÉHENSION et par là-même dans une IDENTIFICATION, et plus subtilement encore, même si on ne conceptualise pas, le risque demeure qu’il reste une petiote trace, une poussière, un parfum « qui pourrait ».
Le GATE GATE est l’annulation de toute forme de conscience particulière ; la dissolution de toute impression et de tout sentiment ou instinct et opinion au fur et à mesure qu’ils se présentent, constitue l’état CONTEMPLATIF : de con (avec) et temple : faire UN avec le Temple (Vase-Vallée-Jardin), « discrimination sans discrimination ». S’il reste de germes permanents, il y a risque de point d’appui, les références, la construction d’une demeure, la coagulation, l’institution étatique, et : QUI S’ARRÊTE SE TROMPE (sens de METTRE EN VALEUR LE TEMPS, « broder », se raconter des histoires).

QU’IL Y AIT UN MONDE OU NON NE NOUS CONCERNE PAS. C’EST L’HUMAIN SANS AFFAIRES DU NON-AGIR. Dès qu’il y a « quelque chose », la loi de succion vulgaire le Plomb-pesanteur entre en jeu, et ça prend racine, LE SAINT CHAOS L’ÂGE D’OR LE GRAND PAN EST DÉTRUIT, le COM-prendre, la saisie et le COM-merce s’installent. RESTER DANS L’ÉTAT ORIGINEL DE LA DEMEURE DU SANS DEMEURE.

DÉSENTIER ET NON STAGNATION (du ”Plus ça change et plus c’est la même chose”).
Ainsi des lettres qui cavalent pour faire le mot puis les phrases comme les images qui bougent forment un plan puis une séquence et ON CROIT à l’histoire.
– VOIE HUMIDE, lecture/écriture FLUIDE : le Temps qui coule.
Par exemple la voie longue ondulante, labeur au ballon dans un temps linéaire/chronos. (L’humide distant).
– VOIE SÈCHE, ou courte, lecture/écriture PONCTUELLE ou en OPPOSITION. Labeur au creuset. (Creuset : petit creux et aussi [CROISEL] ou lampe à quatre lobes rappelant la forme de la Croix !)
Labeur en un TEMPS HACHÉ/PONCTUEL, notion de synchronisme/simultanéité. (Le sec RESSERRE).
– VOIE BRÈVE. Peut-être à la fois Sèche et Humide ! Peut-être utilisation de “grande énergie”. Voie à lecture et pratique croisée…..

Donc, GATE GATE, et non atteindre un but ou un point précis, numérisé…..
« La sécurité est la plus grande ennemie des Mortels » (Hécate dans Macbeth). « S’HABITUER » C’EST SE SÉCURISER, S’EST SE COAGULER, LE CONTRAIRE DU GATE GATE : A-TEINDRE, et une fois ATTEINT, le but peut devenir le tombeau. DONC DÉPLOYER, DÉPLOYER, GATE GATE, mais pas coagulation, pas d’incrustation ou de fixation. GATE GATE, et non pour atteindre un point donné.

  • « Toutes choses sont parfaites en soi, rien ne manque [pas de dualité manque-reste]. Utilise-les spontanément, à quoi bon rechercher vers l’extérieur [et s’il n’y a pas de loi eu dehors, il n’y en a pas non plus au dedans de soi-même] ». (Mazu Daoyi (709-788).
    Une démonstration typique de Mazu du processus du SURFEU, du vivant de la personne qui le subit, « Accompagner l’autre dans son jus » (son flux, sa fréquence), donc NE PAS INTERFÉRER OU PARASITER, CE SERA LE ”NON-AGIR”, le MYSTÈRE ABSOLU DE LA TRANSMUTATION :
    La Vérité la plus banale, et toute Vérité authentique, c’est-à-dire qui échappe à l’opinion, est SPONTANÉ ET SE SITUE HORS DU CONVENTIONNEL ET DE L’ORGANISATION.
    « Lorsque le maître chan Tianran des monts Danxia(b) rendit à nouveau visite à Mazu, il entra sans aller le saluer dans la salle des moines et sauta à califourchon sur la nuque d’un saint moine. Les autres moines, affolés, s’en allèrent de suite prévenir Mazu. Ce dernier entra dans la salle, regarda Tianran et dit : « Oh mon fils, Spontané
    [Tianran] ! ». Danxia mit aussitôt pied à terre et dit : « Comme je vous remercie, Maître, de m’avoir donné un nom de dharma(c) ». Dès lors, il se dénomma Tianran ». (Réf. Les entretiens de Mazu, introduction, traduction et notes par Catherine Despeux)
    Le CONVENTIONNEL-CONCORDE EST LA BÉQUILLE DU SOCIAL, son sécuritaire, avec sa parlote le politisme normalisé du régime POUR FAIRE COM-PRENDRE, POUR FAIRE CONSOMMER ET QUE ÇA RAPPORTE À CERTAINS PLUS QU’À D’AUTRES.

Notes.
1. BLOCKCHAIN = D’ANGER (l’Ange Nous met en Garde).

Nagarjuna nous met en garde, comme la Bhagavad-Gîtâ, chapitre IV,18 : « Celui qui dans l’action peut voir l’inaction [le non-agir], et qui peut voir l’action continuant encore dans la cessation des œuvres, celui-là est parmi les hommes l’homme de raison vraie et de discernement ; il est en yoga et il est l’ouvrier universel aux capacités nombreuses [pour le bien du monde] ».
L’AVERTISSEMENT TRADITIONNEL (constitue un « travaux d’Hercule ») : « NE POINT ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT ». Seul le NON-LOCAL peut fonctionner en une sorte « d’interaction virtuelle » mais qui n’a rien à voir avec l’actuelle connexion modèle informatique avec ses « réseaux sociaux », lesquels ne fonctionnent que par le ‘je’ de l’ego… et ainsi fonctionnent en « thermodynamique ». Alors il faudra pour « échanger » résoudre D’ABORD l’antique dilemme du Moi-Individuel/Moi-Collectif, donc CHANGER NOTRE ESPACE-TEMPS. SIMPLEMENT PARCE QUE LE VRAI CESSE D’ÊTRE VRAI DÈS QU’IL EST VU OU POSSÉDÉ, SAISI (cela sera copié dans le quantisme : ”l’observation perturbe le phénomène”, plutôt impossibilité de SAISIR ou d’OPINIONER l’observation).
La vérité tout entière ne peut consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout. Le Tout est autre chose et plus que le total des parties.

Tout ce qui se produit et qui est connu à l’état de veille par les cinq sens est la production de l’ego, le ‘je’. Mais si cet état de l’individu en conclu une quelconque « paix » ou une quelconque
« libération », alors cette soi-disant « paix » ne mènera qu’à un remplacement par un oubli total, comme dans le sommeil profond, selon l’avertissement traditionnel ci-dessus. L’état d’UNITÉ ne se produira que par la GRÂCE dans laquelle l’illusion (des facultés) et l’oubli (les limitations) ne voit le jour. Donc toute tentative de la part de la conscience, la raison, de maîtriser l’ego et d’en faire son Vaisseau est vouée à l’échec, car le Vaisseau est toujours happé par l’attachement d’un Instant à un autre Instant ou happé plus avant dans la mise en valeur du temps par le mental et ses cinq sens. Mais, si cette conscience ou raison, la logique, s’abandonne (Putréfaction) à la Grâce Divine et le prend pour Vaisseau, l’ego en prendra un grand coup et l’On vivra la Félicité du Soi.

Ce monde fonctionnant sur la possession d’une palanquée d’informations : soit la continuité ou ”réalité” supposée d’une ”présence” permanente est, elle-même, très suspect car chargée d’effort du spatio-temporel qui use, échos du parasitisme de l’ego ; d’où l’AVERTISSEMENT TRADITIONNELLE : « NE PAS ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT ».
Lorsque l’état d’attention dissout le centre fictif, nommé par convention « nous », les choses se dirigent vers l’Empire de l’opinion, du subjectif, qui mène dans les dimensions verges du chaos, l’entre-deux chargé de promesses comme une promotion commerciale. Ainsi il est vital de ne jamais quitter les voies les plus simples, les plus naturelles.
La pratique du Fléau ou de la Putréfaction suit les voies les plus primordiales : la DISSOLUTION-EXTINCTION.

Rien de plus simple en effet que LA DEMEURE DU SANS DEMEURE (le sans trace, l’insaisissable, l’anti loi de succion vulgaire donc la destruction de la lourdeur du PLOMB) : COMMENT NE PAS LAISSER UNE EMPREINTE SUR LA NEIGE IMMACULÉE QUI SE DÉPOSE SUR LES CIMES DE L’INSTANT NATUREL ?
IL Y VA DU FLÉAU : AMOUR-GRATUITÉ, INSAISISSABLE, DÉSINTÉRESSEMENT OU ANTI LOI DE SUCCION VULGAIRE.
ET LE PONTIF, CELUI QUI FAIT PASSER LE PONT… D’AVIGNON, A DÉCLARÉ : « NE VOUS PLANQUEZ PAS, MÊME DANS UN SANS TRACE, MÊME DANS UN INSAISISSABLE », c’est-à-dire ne vous construisez pas une demeure qui sera votre tombeau… Donc ne vous construisez pas un dogme, une nation, un État, une politique, une classe, un mouvement, une constante, une ”vérité-opinion” qui sera votre tombeau… NE TOMBEZ PAS DANS LE SATANISME : dont le vrai sans devrait être : CELUI QUI ORGANISE, CELUI QUI ADMINISTRE : LE SATAM, GRAND ARCHITECTE, ADMINISTRATEUR (a), LE GRAND PROGRAMMEUR GRAND ORGANISATEUR TELLE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, « LA CENTRALE »)(a).

EN NOTES :
LOI DE SUCCION DANS LE MATHNAWÎ, LIVRE CINQUIÈME 719-752 : « Un petit oiseau chassait un ver : un chat saisit cette occasion et s’en empara. L’oiseau était dévorant et chose dévorée, et, absorbé dans sa chasse, ne savait pas qu’il y avait un autre chasseur.
Bien que le voleur chasse des objets, cependant le chef de la police avec les ennemis du voleur sont sur ses traces.
Son mental est occupé avec les biens, les verrous, la porte : il est inconscient du préfet et du tumulte qui s’élève à l’aube. Il est absorbé par sa passion pour le gain qu’il ne prend pas garde à ceux qui le recherchent et le poursuivent.
Si l’herbage boit l’eau pure, ensuite l’estomac d’un animal s’en nourrira.
Cette herbe est dévorante et décorée : il en va ainsi pour toute chose qui existe, excepté Dieu. Étant donné qu’Il est Celui (dont il est dit) : Il vous nourrit et n’est pas nourri, Dieu n’est pas dévorant et dévoré, comme la chair et la peau.
Comment ce qui est dévorant et dévoré serait-il en sûreté contre ce qui dévore et qui réside dans une cachette ?
La sécurité de ceux qui sont susceptibles d’être dévorés traîne le deuil à sa suite ; va vers le Portail [le « Gate gate pâragate… »] de Celui qui n’est pas nourri.

Chaque imagination dévore une autre imagination [surtout dans cette tyrannie de l’opinion] : une pensée se nourrit d’une autre pensée. Tu ne peux être libéré de toute imagination ni t’endormir de façon à t’évader complètement. Tes pensées sont comme les frelons, et ton sommeil comme l’eau (dans laquelle tu es plongé) : quand tu t’éveilles, les frelons reviennent.
Et maintes imaginations pareilles à des frelons volent et t’emportent tantôt ici, tantôt là.
Cette imagination est la moindre de ceux qui dévorent : le Tout-Puissant connaît les autres [Zéro indien…]
Écoute, enfuis-toi loin de la troupe de tous ceux qui dévorent, vers Celui qui a dit : « Je suis ton protecteur » [équivalent de la Parole du Christ : « Qui perd sa vie la gagne »].
Ou vers celui qui a acquis ce pouvoir de protection, si tu ne peux te hâter vers le Protecteur Lui-même. […] Tu as pris pour guide ta raison qui est devenue infantile, étant voilée par le voisinage de l’âme charnelle [la tyrannie de l’opinion, l’égrégore du moment, surtout celui de la folie du sanitaire en 2020-X].
[…]
L’avidité pour la chasse fait oublier qu’on est soi-même une proie [le citoyen la proie des élections et des virus, du politisme et des banques et de la SAISIE OU LOI DE SUCCION] : le chasseur s’efforce de gagner des cœurs [du consensus], alors qu’il a perdu le sien ».

2. Conte russe recueilli par Afanassiev : Ivanouchka l’idiot, dont voici un extrait qui résume l’ego et sa loi de succion vulgaire ainsi que la mise en valeur du temps : « Quel est donc cet homme qui marche à côté de moi, sans me lâcher d’un pas ? Pour sûr qu’il en veut à mes galettes de miel ! » Et il se met à jeter sur son ombre les galettes, jusqu’à ce qu’il ne lui en reste aucune. Il regarde, voit toujours l’ombre à son côté. « Quel goinfre ! », dit l’idiot en colère, et il jette dessus le pot de miel, qui s’éparpille en éclats.
Le voilà qui arrive les mains vides à la hauteur de ses frères ; iceux le questionnent :
– Que viens-tu faire ici, l’idiot ?
– Je vous ai apporté à manger.
– Alors, donne vite !
– C’est que, mes frères, un homme que je ne connais pas s’est mis à me suivre le long du chemin et il a tout mangé !
– Quel homme ?
– Le voilà ! Il est toujours là !
Et les frères lui passèrent une raclée…
(Index Index Afanassiev 400/224a. Recueilli dans la province de Vologda. Index Aarne-Thompson 1681 A + 1691). Dans nombre de contes russes il est fait allusion à la Réalisation du Soi ; comme quoi, ELLE EST ATEMPOREL, UNIVERSELLE, ELLE EST LA SOURCE PAÏENNE (dont s’emparera le christianisme étatique politisé, dont s’emparera le républicanisme et son capitalisme sous la forme « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux »).

3. LE PASSAGE, LE SENTIER OU TAO, LE GATE GATE (« Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant [Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi]) À LA LIMITE que représente toute TRANSMUTATION ou SURFEU qui se manifeste dans le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Le SURFEU symbolisé par L’OUROBOROS : quand l’ÉNERGIE se dévore elle-même en SPIRATION, quand la puissance se retourne contre soi, alors l’Être se totalitarise enfin à l’instant de sa perte ou RENONCEMENT-PUTRÉFACTION apportant la Preuve absolue de son JE-SUIS. C’EST LE SURFEU, LE GATE GATE, LE PASSAGE.

a. Extrait de la conférence de Jiddu Krishnamurti à Omen en 1929, où il expliquait que « La Vérité est un pays sans chemin » (comme la ”liberté” est inconcevable, insaisissable).
« Peut-être avez-vous souvenir de cette histoire du diable et de son ami : ils marchaient dans la rue quand ils virent devant eux un homme se baisser pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche. L’ami dit au diable : « Qu’est ce que cet homme vient de ramasser ? » « Un petit bout de Vérité », répondit le diable. « Mauvaise affaire pour vous, alors ! », remarqua l’ami. « Oh, pas du tout, répliqua le diable, je vais l’aider à
l’organiser ! »
Je maintiens que la vérité est un pays sans chemin que vous ne pouvez l’approcher par aucune route, quelle quelle soit : aucune religion, aucune secte. Tel est mon point de vue, et j’y adhère d’une façon absolue et inconditionnelle. La vérité étant illimitée, inconditionnée, ne peut être approchée par quelque sentier que ce soit, elle ne peut pas être organisée on ne devrait pas non plus créer des organisations qui conduisent ou forcent les hommes à suivre un chemin particulier. Si vous comprenez bien cela dès le début, vous verrez à quel point il est impossible d’organiser une croyance ».

ORGANISER = IDENTIFIER, POSSÉDER, NUMÉRISER, CALCULER, FAIRE/FER…..

b. Danxia ou « monts des nuées de cinabre » est situé au Sud-Ouest du district dans la province du Henan. Tianran (739-824) signifie ”spontané”.

c. Quand on entre en spiritualité, on reçoit un nom de dharma [loi, règle, devoir. Le sens de dharma devrait être L’UNIVERSALITÉ d’être le Soi (âtman) et de ne jamais s’en écarter (réf. Ramana Maharshi 58, 4-7-1935). « L’ātma-dharma, c’est demeurer dans le Soi. Là, il n’y a ni distraction ni peur. Les ennuis ne surgissent que lorsqu’il y a un autre que soi-même. Lorsqu’on réalise que l’âtman est unique, il n’existe plus de second, et il n’y a donc plus de raisons d’avoir peur » (même entretien 58).

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