Colosse aux pieds d’argile
« Demandez à l’homme le plus fortuné du monde, s’il connaît son Soi. Il vous dira « non ». Que peut-on connaître si l’on ne connaît pas le Soi ? Le savoir humain est bâti sur une fondation si fragile ». (Ramana Maharshi 43, 28-3-1935)
C’est-à-dire que la civilisation actuelle est construite sur LA MAGIE, et quand une magie parle toutes les magies parlent, quand une se tait toutes se taisent.
On raconte qu’il suffit de deux Anglais pour faire un match de football, et d’un troisième Anglais pour former un Empire. C’est-à-dire qu’il suffit de deux humains de même opinion pour constituer une opinion suffisamment solide, coagulée, fixée, pour « triompher du Réel ». C’est assez dire la fragilité du Réel, tel qu’il s’offre aux yeux et au mental de l’espèce humaine !
Parfaite illustration de la TOUR DE BABEL (Axe primordial, Mont Meru en Inde) dont les pierres n’ont été reliés que par du bitume. Et illustration par Romains 8,20-23 : « Car la création a été soumise à la vanité, – non de son gré, mais à cause de celui qui l’y a soumise, avec l’espérance qu’elle aussi sera affranchie de la servitude de la corruption, pour avoir part à la liberté de la gloire des enfants de Dieu. Or nous savons que, jusqu’à ce jour, la création tout entière soupire et souffre les douleurs de l’enfantement. Et ce n’est pas elle seulement ; mais nous aussi, qui avons les prémices de l’Esprit, nous aussi nous soupirons en nous-mêmes, en attendant l’adoption, la rédemption de notre corps ».
C’est la preuve de la fragilité totale de l’espèce humaine construite sous cette magie de tour de Babel du ”comme si”, magie du « Grand Jeu de jouer le jeu » (ou faire semblant) donc adhérer au conventionnel, adhérer au contrat ou à l’opinion à la mode, adhérer au dehors, et ainsi en perdre sa liberté propre (la tour de Babel ne peut que s’écrouler).
Nul doute que le refus du gratuit ou refus du réel, refus de l’a-mor (privation de mort), au profit du dehors et de son ordre imposé, soit l’aspect principal du refus du réel, donc un mécanisme de défense maintenant vieux de plusieurs millénaires, qui entre en jeu parce que le Réel est perçu comme cru-EL, pas cuit (EL, AL ou divin), il lui manque un HOTC (Histoire-Opinions-Temps qui Coule) ; il lui manque une mise en valeur du temps, il lui manque un Hollywood et ses images du pour-voir, il lui manque le messianisme transhumaniste anglo-américain…. Ce manque de la dualité infernale manque-reste (le ”reste” étant évidemment les riches, qui ne manquent de rien, sauf du principal : leur Soi).
Le Soi étant la Conscience fondamentale individuelle qui n’a rien à voir avec la conscience relativiste collective, ou conventionnelle appelée, « raison », ou « mental », qui, par exemple, invente le ”Big Bang”. Le Soi est purement individuel et n’est pas non plus « l’ego » (qui fonctionne seulement à l’état de rêve et surtout de veille).
La Conscience fondamentale individuelle est telle qu’elle est : elle est toujours. Il n’y a pas un ‘je’ ou un ‘moi’ qui se définit par rapport à un autre ‘je’ ou un autre ‘moi’ comme est construit le monde actuel depuis un moment : comme les briques de la tour de Babel reliées par du bitume. Et en conséquence ce ‘moi’ est forcément limité par ce qui le différencie de l’autre ‘moi’ : il n’y a pas d’harmonie, Babel ne peut que finir par s’écrouler. C’est ce qui est appelé de nos jours surtout en Occident : ”démocratie”, laquelle est construite sur les conflits d’intérêts, elle est donc condamnée à la frustration par ses propres limitations.
Par contre, le ‘Je’ de la Conscience fondamentale individuelle vécu dans la plénitude du sentiment Océanique, du Tout, n’est plus une partiellité ou un consommateur à côté d’autres. Ce ‘Je’ n’est pas non plus perception d’une collectivité, d’un multitude. Il est au-delà des accidents du spatio-temporel et de la quantité cosmique (étoiles, etc.).
En ce ‘Je’, dans la non-différenciation du sujet et de l’objet s’efface aussi l’opposition du Moi-individuel et du Moi-collectif (le Moi de tribu avec son chef le sorcier).
Communisme de l’URSS et hitlerisme allemand ont tenté, DE FORCE, d’imposer LEUR ‘moi’ à l’ensemble d’un pays et même du monde entier. Ça a évidemment conduit à la catastrophe qui se prolonge de nos jours comme une radiation nettement plus perverse (le ”dronisme” à la mode technologique capitaliste). Mais le germe de cette catastrophe commence avec la religion d’État appelé, par l’Église de Rome : catholicisme, qui sera copié et détourné par le républicanisme français de 1789 et leur riches perruques poudrées qui s’identifiaient comme ”philosophes”, et qui voulaient « refaire le monde », notamment à coups d’encyclopédie et donc à coups de conventions, ou de ”bon sens” (contrat social et PAIX DU COMMERCE).
Républicanisme = TOUR DE BABEL = un agrégat de consommateurs isolés dans leur smartphone-écran et dans leurs ”réseaux sociaux” : un construction mentale qui s’élabore au fil du spatio-temporel illusoire, constamment instable, en évolutionnisme perpétuel en fonction de l’espace géographique et du temps historique artificiel car conventionnel.
La tour de Babel avec le Dieu de Genèse 1,1-2 qui décide d’imposer une Loi au Saint Chaos ou Âge d’Or.
ADAM-ÈVE furent bidouillés à partir d’alphabet-argile-adn existant, donc à partir de mots/maux fréquences existantes : on ne pouvait plus passer d’un état à l’autre, on ne pouvait plus se métamorphoser, avec Genèse 1,1-2 on devenait fixé, coagulé, dogmatisé : tous les continents, les mers, les montagnes furent distribués dans le spatio-temporel. Le Temps Sacré devenait géographie et géométrie ; les tribus reçurent des institutions, c’en sera fini de LA BANALITÉ DU MERVEILLEUX ; plus tard il allait naître les usines à merveilleux : le kabbalisme Hollywood et médias des juifs (qui voulaient ”rendre service”, qui voulaient commercer).
Genèse 1,1-2 est comparable à l’OPINION qui depuis Genèse 1,1-2 et le « SOUFFLE » ou FRÉQUENCE imagine les principes à sa mesure : fabriquer une table à partir d’un cheval….. POUR SE JUSTIFIER, POUR JUSTIFIER SA CRÉATION, puisque « tout est distribué » (continents, mers, noms-les-formes….). Genèse 1,1-2 = système, capitalisme, big bangisme, productivisme ou isme tout court, nom tout court. Création par l’utilitaire uniquement : ISME (système), TERRE, LIEU, ESPACE, ne sont pas Dieu : on les foule aux pieds, on les utilise, on consomme.
La conscience ou raison naît de son objet : comme pour le temps, il faut une personne ou une conscience pour le voir et ainsi le fabriquer.
Si Genèse 1,1-2 créé, en quoi est-il Dieu, puisqu’il est un vulgaire faiseur comme un industriel de la vallée siliconée ?
Genèse 1,1-2 = la tour de Babel illustrant le WINNERISME de l’ego humain arrivé à son paroxysme, notamment à travers le transhumanisme anglo-américain : une fausse porte des Dieux, avec notamment le politisme capitaliste de « l’Agenda 2030 »….



