Comme on réalise le Soi le monde entier se réalise ; c’est pourquoi la pensée PLOMBE tout.
On dé-pense, de dé- qui indique l’éloignement, donc le contraire actuel de ce monde totalement axé sur la monnaie, la dé-pense, le calcul, la spéculation sans fin et qui a toujours faim de possessions comme les infos, les signes.
Dé-penser son argent (si on en a, sinon, ça ne sert à rien : on ne consomme-consume pas).
L’humain ordinaire est comme le peuple élu, le Juif errant, il remue beaucoup de pensées et d’infos et ne peut pas rester sans penser, il construit même des ”intelligences artificielles” et ainsi augmente l’ensemble mondial de pensées, selon la logique du triomphe de la ”raison” suite au siècle des loupiotes.
Question de Centrum Centri.
– Dans le Cœur (en Nous), et au cours du sommeil profond se trouve le Réalisé du Soi.
– Dans le cerveau sur un corps à l’état de veille se trouve la pensée. « Toute pensée est incompatible avec la Réalisation. L’attitude correcte consiste à exclure toute pensée de nous-mêmes et toute autre pensée. La pensée est une chose et la Réalisation en est une tout autre » (Ramana Maharshi 30, 4-2-1935).
DÉ-penser = pratiquer le ”QUI SUIS-JE ?” et les pensées s’arrêteront, le Soi se révélera inévitablement (Ramana Maharshi 41) ; c’est CELA ne pas penser, DÉ-penser, et non enrichir les égrégores de l’inconscient collectif de la monnaie en consommant-consumant.
FONDAMENTALE, et distinction entre la conscient qui calcul tout à l’état de veille par rapport au CONVENTIONNEL : la raison, et la Conscience fondamentale qui ne peut qu’être INDIVIDUELLE.
« Il n’y a qu’une seule conscience qui subsiste dans les trois états de veille, de rêve et de sommeil profond. Dans le sommeil profond, il n’y a pas de ‘je’. La pensée ‘je’ s’élève au moment de l’éveil, et alors le monde apparaît. Où était ce ‘je’ pendant le sommeil ? Existait-il ou n’existait-il pas ? Il devait bien exister, mais pas de la façon dont vous le ressentez maintenant. Le ‘je’ de l’état de veille n’est que la pensée ‘je’ [l’ego, le Moi-Individuel, le citoyenisme républicain et consommateur], alors que celui du sommeil profond est le vrai ‘Je’ qui ne cesse pas d’exister. C’est la Conscience. Si vous la connaissez, vous verrez qu’elle est au-delà de toute pensée ». (Ramana Maharshi 43, 28-3-1935).
Dans ce même entretien il est dit que les pensées sont identiques à toutes activités comme marcher, manger, parler, écrire, faire/fer, et évidemment activités qui ne troublent pas la Conscience fondamentale. Donc : NE PAS SE PRENDRE POUR L’AUTEUR DE SES ACTES ! Alors que ce monde, surtout républicain, fait le contraire : il parle de ”responsable”, évidemment dans sa logique du ”Votre député, votre santé, vos vacances, vos droits, votre voyante, votre ceci votre cela”. C’est CELA le citoyenisme, l’auteur (et ses droits), l’usager du républicanisme et ses « valeurs » : CROIRE ÊTRE LE CORPS-CONSOMMATEUR DU « VOTRE CECI VOTRE CELA ».
« Le mental est alors libéré des autres pensées [par la concentration sur une seule chose] et il est entièrement empli par la forme méditée. Le mental devient cette forme et ainsi parfaitement pur. C’est alors qu’il faut penser : « Qui est l’adorateur ? » La réponse est ‘Je’, c’est-à-dire le Soi. Ainsi, le Soi est finalement atteint ». (Ramana Maharshi 63, 6-7-1935).
La nature du mental est comme le Juif errant, la nature du mental est précisément d’errer. C’est pour cela qu’il y a beaucoup de travailleurs du chapeau juif qui CROIENT être le corps-mental.
« ”Rester tranquille veut dire ne pas penser”. Ce qu’il faut, c’est savoir et non pas penser ». (Ramana Maharshi 131, 6-1-1936).
« Il est tout aussi difficile pour un jnani [celui qui a réalisé le Soi] de se mettre à penser qu’il est difficile pour un ajnani d’être libre de pensées ». (Ramana Maharshi 141, 19-1-1936).
« La Réalité, c’est simplement la perte de l’ego. Détruisez l’ego en cherchant son identité. Parce que l’ego n’est pas une entité, il disparaîtra automatiquement et la Réalité resplendira spontanément d’elle-même. C’est la méthode directe. Tandis que dans toutes les autres méthodes l’ego subsiste ». (Ramana Maharshi 146, 26-1-1936).
« En un mot, penser n’est pas votre vraie nature » (Ramana Maharshi 184, 13-3-1936).
« Restez sans penser. Tant qu’il y aura pensée, il y aura peur ». (202, 15-6-1936)
« Le sommeil est l’intermède entre deux états de veille, la mort l’est entre deux naissances successives. Les deux, sommeil et mort, sont transitoires ». (206, 18-6-1936).
La ”Lumière”, le Soi, n’est ni en soi (dans un lieu) ni en dehors de Soi. Arbres, montagnes, rivières, soleil, lune etc., tous participent de cette Lumière qui ne se trouve donc pas seulement en s(S)oi. Intelligence, sagesse, connaissance, participent aussi de cette Lumière qui n’est ni Dedans ni Dehors. De même que la lumière du Ciel et de la Terre participent de l’Univers, Nous, Si l’on Retourne la Lumière ou si l’on Réalise le Soi, le monde entier naturellement se réalise de lui-même.
NE PAS PENSER = CENTRUM CENTRI : il est le Centre de l’Univers NULLE PART, mais sans Lui aucune Circonférence n’est possible, l’Univers est impossible. Voilà pourquoi s’explique le mécanisme de toute Création : il suffit du Centrum Centri ou Concentration absolue pour passer le GATE GATE(1), C’EST TOUT.
« Se concentrer » veut dire : POSER son attention là-dessus, mais sans tomber dans une concentration rigide ou possessive ! Car le sens du mot ”se Concentrer” étant le GATE GATE, il est plein de vie. « La concentration, c’est ne pas penser à quoi que ce soit. D’autre part, c’est chasser toutes les pensées qui nous cachent la vision de notre véritable nature […] La force de l’habitude nous pousse à croire qu’il est difficile de cesser de penser. Quand cette erreur est découverte, personne ne serait assez stupide pour s’efforcer à penser inutilement » (Ramana Maharshi 398, 14-4-1937).
« Les termes ”arrêt” et ”voir” sont essentiellement inséparables : ils signifient concentration et pénétration. Désormais, quand les pensées surgissent, ne restez pas immobile comme vous le faisiez auparavant mais explorez : « où est cette pensée ? De qui vient-elle ? Où disparaît-elle ? » Prolongez ce questionnement, répétez-le inlassablement jusqu’à ce que vous compreniez qu’on ne peut saisir [la pensée] et, alors, vous verrez d’où elle vient. Vous n’aurez plus besoin de cherchez son point de départ. « Ayant cherché mon mental, j’ai compris qu’il était insaisissable(2). Eh bien, je te l’ai pacifié ! »
Voilà la Vraie Vision : tout ce qui lui est contraire est fausse vision. Quand vous aurez atteint cette nature insaisissable, continuez à pratiquer continuellement l’arrêt en le prolongeant par la vision, et à pratiquer la vision en la prolongeant par l’arrêt. Cela s’appelle le jumelage de l’arrêt et de la vision. Voilà comment Retourner la Lumière.
Le Retournement correspond à l’arrêt, la Lumière correspond à la vision. Pratiquer l’arrêt sans la vision s’appelle le Retournement SANS la Lumière. La vision sans l’arrêt s’appelle la Lumière sans Retournement. Souvenez-vous en ! » (Le Secret de la Fleur d’Or, traduction : Thomas Cleary)
Se souvenir du TIC TAC du SOLVE-COAGULE…
Ainsi RE-garder le monde intérieur est un JEU D’ENFANT TRAVAIL DE FEMME (pour réf. à l’Alchimie), alors que voir le monde extérieur est difficile.
« Le jnani [celui qui a réalisé le Soi] dit : « Je suis le corps » ; l’ajnani [l’ignorant, le non-réalisé] dit : « Je suis le corps » ; quelle est la différence ? « Je suis » est la vérité. Le corps est la limitation. L’ajnani limite le ‘Je’ au corps. Le ‘Je’ reste indépendant du corps pendant le sommeil. Le même ‘Je’ est maintenant dans l’état de veille. Bien qu’on l’imagine être à l’intérieur du corps, le ‘Je’ est sans corps. L’erreur ne consiste pas à dire « Je suis le corps ». C’est le ‘je’ qui parle ainsi. Le corps est inconscient et ne peut dire cela. L’erreur consiste donc à penser que le ‘Je’ est ce que le ‘Je’ n’est pas. Le ‘Je’ est conscience, il ne peut alors être le corps non-conscient. Les mouvements du corps sont confondus avec le ‘Je’ et les souffrances s’ensuivent. Que le corps soit actif ou non, le ‘Je’ reste toujours libre et heureux. Le ‘je’ de l’ajnani n’est que le corps. C’est là toute l’erreur. Le ‘Je’ du jnani inclut le corps et tout le reste. Il est donc évident qu’une certaine entité intermédiaire s’élève et donne naissance à la confusion ». (Ramana Maharshi 248, 15-9-1936).
« La mort n’est qu’une pensée et rien de plus [voir les études sur les expériences dites de ”mort imminente” ou E.M.I.). Celui qui pense provoque des difficultés. Que le penseur nous dise ce qui lui arrive quand il meurt. Le ‘Je’ réel est silencieux. On ne devrait pas penser « Je suis ceci », « Je ne suis pas cela ». Dire « ceci » ou « cela » est faux. Ce sont aussi des limitations. Seulement « Je suis » est la vérité. Le silence est ‘je’. Si l’un pense
« Je suis ceci », un autre pensera « Je suis cela » et ainsi de suite [et c’est le citoyenisme républicain et son ”libéralisme”]. Il se produit des conflits de pensées et tant de religions en résultent. La vérité reste ce qu’elle est, elle n’est affectée par aucune déclaration, conflictuelle ou autre ». (Ramana Maharshi 248).
- Réaliser ”JE-SUIS”. Ne pensez pas ”JE-SUIS”. Toute la différence provient de la mise en valeur du temps-ego : L’ERRANCE dans le spatio-temporel à la façon : ”Pense que je suis Dieu” (comme le peuple élu, et que je construis des ”intelligences artificielles” et des robots).
Notes.
1. « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).
”Parti, parti, passé au-delà, traversée la rive, Éveil, Salut !”, ou encore : ”Venant, venant par-dessus, venant directement, Éveillant, Bienvenu !”
2. « En cherchant si le mental existe ou non, on s’aperçoit qu’il n’existe pas. C’est là le contrôle du mental. Autrement, si on admet l’existence du mental et qu’on cherche à le contrôler, cela équivaut à obliger le mental à se contrôler lui-même, à l’instar d’un voleur se transformant en policier pour procéder à sa propre arrestation. De cette manière, le mental continue à subsister, mais échappe à lui-même », explique Ramana Maharshi à l’entretien 43 du 28-3-1935.
De la même manière, même entretien : « Chacun connaît le Soi [ou l’Instant], et pourtant ne le connaît pas. Étrange paradoxe ».
Et à l’entretien 615 du 24-1-1939 : « Un voisin avait anticipé la visite d’un voleur dans sa maison. Il avait pris des précautions pour l’attraper en plaçant des policiers en civil pour surveiller les deux bouts de la rue, l’entrée et la sortie de sa maison. Lorsque le voleur s’était présenté comme prévu, les hommes de guet s’était précipités sur lui pour l’attraper. Le voleur, jugeant d’un coup d’oeil la situation, s’était mis à crier : « Au voleur ! Attrapez-le, attrapez-le ! Il court par là ! là ! » Et ce faisant, il était parvenu à s’enfuir.
Il en est ainsi avec l’ego. Partez à sa recherche et vous ne le trouverez pas. C’est la meilleure façon de s’en débarrasser ». (Entretien 615).



