État de turîya au-delà de la veille

État de turîya au-delà de la veille, du rêve et du sommeil profond.

« Il n’existe que trois états : la veille, le rêve et le sommeil profond. Le turîya n’est pas un quatrième état ; il est ce qui est sous-jacent aux trois états. Mais les gens ne comprennent pas cela facilement. Voilà pourquoi on dit que le turîya est le quatrième état et la seule réalité. En fait, le turîya n’est séparé de rien, car il forme le substrat de tout ce qui existe. Il est la seule vérité ; il est votre Être même [le scribe de la page souligne]. Les trois états apparaissent sur lui en tant que phénomènes éphémères et s’y fondent ensuite. C’est pourquoi ils sont irréels.
Les images d’un film ne sont que des ombres qui passent sur l’écran. Elles apparaissent, avancent, reculent, changent de l’une à l’autre ; elles sont donc irréelles tandis que l’écran reste toujours le même. De même avec des peintures. Les images peintes sont irréelles, seule la toile est réelle(1). Il en est ainsi pour nous. Les phénomènes du monde, extérieurs aussi bien qu’intérieurs, ne sont que des manifestations passagères qui ne sont pas indépendantes de notre Soi. Seule notre habitude de les considérer comme réelles et de les situer hors de nous-mêmes est responsable du fait que notre être véritable est caché et que les phénomènes du monde sont mis en avant. Quand l’unique réalité toujours présente, le Soi, est trouvée, toutes les autres choses irréelles disparaîtront, laissant derrière elles la connaissance qu’elles ne sont autres que le Soi.
Turîya n’est qu’un autre nom pour le Soi. Conscients des états de veille, de rêve et de sommeil profond, nous demeurons inconscients de notre propre Soi. Et pourtant, le Soi est ici et maintenant, il est la seule réalité [le Blanc de l’Instant]. Il n’existe rien d’autre. Aussi longtemps que persiste l’identification au corps, le monde semble se trouver à l’extérieur de nous. Réalisez simplement le Soi, et tout le reste ne sera plus ». (Ramana Maharshi 353, 8-2-1937).

Cinq états sont différenciés chez l’individu : 1) le jâgrat, 2) le svapna, 3) la sushupti, 4)
le turiya, 5) le turyâtîta.
Le jâgrat est l’état de veille. En cet état, le jīva, sous son aspect grossier individuel (vishva), et le Seigneur, sous son aspect grossier universel (Virāt), demeurant ensemble dans les huit pétales du Lotus du Coeur, fonctionnent par l’intermédiaire des yeux, puis au moyen de tous les sens et organes et jouissent des plaisirs procurés par les divers objets. Les cinq éléments grossiers déployés, les dix sens, les cinq énergies vitales, les quatre facultés internes, en tout vingt-quatre éléments fondamentaux, constituent ensemble le corps grossier. L’état de jāgrat est caractérisé par le sattvaguna [qualité de pureté], défini par la lettre A et régenté par la divinité Vishnou.

Le svapna est l’état de rêve durant lequel le jīva, sous son aspect subtil individuel (taijasa), et le Seigneur, sous son aspect subtil universel (Hiranyagarbha), demeurant ensemble dans la corolle du Lotus du Coeur, fonctionnent dans la nuque, en faisant l’expérience des conséquences des impressions recueillies à l’état de veille par l’intermédiaire du mental. Tous les principes, les cinq éléments grossiers, la volonté et l’intellect, en tout dix-sept, forment ensemble le corps subtil du rêve qui est caractérisé par le rajo-guna [qualité d’activité], défini par la lettre U et régenté par la divinité
Brahmā, ainsi que l’affirment les sages.

La sushupti est l’état de sommeil profond durant lequel le jîva [être vivant, âme individuelle], sous son aspect causal individuel (prâjna), et le Seigneur sous son aspect causal universel (Îshvara), demeurant ensemble dans l’étamine du Lotus du Coeur, font l’expérience de la félicité du Suprême par l’intermédiaire de l’ignorance subtile (avidyâ). De même qu’une mère poule, le soir venu, réunit sous ses ailes toute sa couvée pour lui assurer le repos de la nuit, ainsi l’être individuel subtil, après avoir fait l’expérience
du jâgrat et du svapna, se réfugie dans son corps causal avec toutes les impressions recueillies durant ces deux états. Le corps causal, formé par l’ignorance, est caractérisé par le tamo-guna [qualité d’obscurité], défini par la lettre M et régenté par la divinité Rudra(2).
Le sommeil profond n’est rien d’autre que l’expérience du pur état d’être. Les trois états reçoivent différentes appellations, notamment celles des trois régions, des trois citadelles, des trois divinités, etc. L’Être demeure toujours dans le Coeur, comme il a été dit précédemment. Si, dans l’état de jāgrat, le Coeur n’est pas abandonné, les activités mentales sont apaisées et seul le brahman est contemplé, c’est l’état de turîya.

Le turyâtīta est l’état dans lequel l’être individuel se fond dans le Suprême.
Le royaume végétal est toujours plongé en sushupti ; les animaux ont les deux, les états de sushupti et de svapna ; les dieux (êtres célestes) sont toujours en jâgrat ; l’homme connaît les trois états ; le yogi à la claire vision ne demeure que dans l’état de turîya, et le yogi au stade le plus élevé demeure uniquement en turyâtīta.
Les trois premiers états alternent involontairement chez l’homme ordinaire. Le quatrième et le cinquième état (turîya et turyâtita) sont le résultat d’une pratique spirituelle et constituent une aide efficace à la Libération. Chacun des premiers trois états (jâgrat, svapna et sushupti) est exclusif des deux autres et limité dans le temps et l’espace. Ils sont donc irréels.

Notre expérience des états de jâgrat et de svapna prouve que la Conscience, le Soi, est sous-jacente aux cinq états, qu’elle reste parfaite en chacun d’eux et qu’elle est le témoin de tous. En ce qui concerne la conscience similaire dans le sommeil profond, il est bien connu que tout le monde dit : « Je n’étais conscient de rien ; j’ai dormi profondément, comme un bienheureux. » Deux faits émergent de cette déclaration : la non-conscience de toutes choses d’une part, et le bonheur du sommeil profond d’autre part. Il faut que ces deux facteurs aient existé et aient été expérimentés dans le sommeil pour que la même personne puisse les exprimer à l’état de veille. Le raisonnement par déduction conduit aussi à cette conclusion. De même que les yeux voient l’obscurité qui recouvre tous les objets, ainsi le Soi voit l’obscurité de l’ignorance qui recouvre le monde phénoménal.
Cette obscurité est expérimentée quand le Soi émerge en points lumineux de félicité suprême, resplendissant un instant, puis disparaissant de manière imperceptible tels les rayons de la lune qui glissent à travers un feuillage mouvant. Cette expérience n’a cependant pas besoin d’intermédiaire (tel que les sens ou le mental), ce qui prouve que la conscience existe bien dans le sommeil profond.
La non-conscience dans cet état est fondée sur l’absence de connaissance relative, et le bonheur sur l’absence de pensées.
Si l’expérience de la félicité dans le sommeil profond est un fait, comment se fait-il qu’aucun être humain ne s’en souvienne ? Un plongeur qui a trouvé sous l’eau l’objet de sa recherche ne peut faire connaître sa découverte aux personnes qui l’attendent sur le rivage qu’une fois sorti de l’eau(3). De même le dormeur, privé de moyens d’expression, ne peut faire part de son expérience tant qu’il n’est pas réveillé par ses vâsanâ [tendances, prédispositions]. De toutes ces considérations, il résulte que le Soi est la lumière de sat, chit, ânanda [Être-Conscience-Félicité].

Vishva, taijasa et prâjna sont des termes désignant l’individu qui se trouve respectivement dans les états de veille, de rêve et de sommeil profond. Et le même individu est sous-jacent à chacun de ces états. Ceux-ci ne représentent donc pas le vrai Soi qui est le pur état de sat-chit-ânanda [Être-Conscience-Félicité]. Nous avons dit que l’expérience du sommeil profond est la félicité du brahman. Mais en fait, il s’agit seulement de l’aspect négatif de cette félicité, puisqu’elle est fondée sur l’absence de pensées. De plus, elle est transitoire. Une telle félicité n’est que l’âbhâsa (le reflet), une « contrefaçon » de la félicité suprême. Elle n’est pas différente du sentiment de félicité provoqué par les plaisirs sensuels.
Nous disions qu’en sommeil profond le prâjna est uni au Soi. L’individualité demeure donc à l’état potentiel dans cet état.
Le Soi est sous-jacent à toutes les expériences. Il est leur témoin ainsi que leur support. La Réalité est donc différente des trois états, veille, rêve et sommeil profond ».
(Ramana Maharshi 617, 23-28 janvier 1939).

« Dans le sommeil, notre ego est immergé et les organes des sens sont inactifs. L’ego du jnani [le Réalisé, le Libéré] est mort et il ne fait rien de son plein gré ou avec le concept qu’il est celui qui agit (4). En ce sens, il est dans un état de sommeil. En même temps, il n’est pas inconscient comme dans le sommeil profond, mais pleinement éveillé dans le Soi ; il est donc dans un état sans sommeil [le scribe de cette page souligne]. Cet état de sommeil sans sommeil, ou de sommeil éveillé, appelez-le comme vous voulez, est l’état de turîya, le quatrième état du Soi. Sur Lui se déroulent comme sur un écran, les trois états de veille, rêve et sommeil profond, laissant l’écran non affecté ».
Le Maharshi [sage] fait remarquer que Nous cherchons ce qui n’existe pas au lieu de Nous en tenir à ce qui existe. Nous nous préoccupons du futur [surtout les Juifs et réparateurs de la ”Chute”] et du passé et ne sommes pas conscients de la Vérité du Présent [l’Instant, Ici et Maintenant]. Nous ne connaissons ni le début ni la fin, mais Nous connaissons le milieu. Si Nous trouvons la vérité de Cela, Nous saurons ce qu’est le début et la fin [« Je suis le Soi qui siège dans le Cœur de tous les Êtres ; je suis leur début, leur milieu et leur fin », Bhagavad-Gîtâ X,20]. (Ramana Maharshi au jour le jour, 21-11-1945 après-midi).

« Il n’y a pas de différence entre le rêve et l’état de veille si ce n’est que le rêve est court et l’état de veille est plus long. Les deux sont dus au mental. Parce que l’état de veille est long, nous imaginons qu’il est notre état réel. Mais en fait notre état réel est ce qui est appelé turîya ou le quatrième état [le scribe de la page souligne]. Il est immuable et ne connaît rien des trois autres états (avasthâ) [tel le Centre qui est nulle part et la Circonférence qui est partout : veille, rêve, sommeil profond]. Parce que nous appelons ces trois états avasthâ, nous appelons aussi le quatrième état turîya-avasthâ. Mais en réalité il ne s’agit pas d’un avasthâ, mais de l’état réel et naturel du Soi. Quand nous le réalisons, nous savons qu’il ne s’agit pas d’un quatrième état en tant que tel, car cet état ne serait que relatif, mais de turîyatita, le ”quatrième état” qui transcende les trois autres [tel le Centre est nulle part et la Circonférence est partout] ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 5-1-1946 après-midi).

« Il n’existe pas plusieurs félicité [comme il n’existe pas plusieurs universel]. Il n’y a qu’une seule félicité [ânanda] qui comprend aussi celle que l’on éprouve à l’état de veille. La félicité de tous les êtres, de l’animal le plus inférieur jusqu’au Brahmâ le plus haut, est la félicité du Soi. La félicité qui est éprouvée consciemment en turiya. Voilà la différence. La félicité éprouvée en état de veille est une félicité limitée [upâdhi-ânanda] ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 2-2-1946 matin).

« Le jnâni [sage, celui qui a réalisé le Soi] dort sans dormir, il est éveillé pendant qu’il dort » (Ramana Maharshi au jour le jour, 28-11-1946).
Le vivant ou consommateur en permanence touche au Mort endormi, la vue éteinte ; éveillé, il touche au dormeur.

  • RAPPEL : L’état de veille n’est qu’un état de vigilance ou une entremise du monde issue des organes des cinq sens chez l’humain DIRIGÉS VERS LE DEHORS : LES OBJETS relatifs au Sujet et objets perçus SELON LE PRINCIPE DU CONVENTIONNEL (une table est une table et non un pot de chambre ou un smartphone), le conventionnel « d’un Univers soi-disant ’commun à tous’ » (un univers républicanisé).

La dictature de l’impérialisme trompeur de l’état de veille et son winnerisme à monopoliser l’existence. L’ÉTAT DE VEILLE EST UNE CROYANCE À L’ÉTAT DE CONSCIENCE AU DEHORS IDENTIQUE À CELLE DE L’ÉTAT DE RÊVE. L’ÉTAT DE RÊVE VAUT L’ÉTAT DE VEILLE VAUT L’ÉTAT DE RÊVE, puisque l’état de veille n’est jamais qu’un cas particulier de l’état de rêve. Quelle différence entre la prétendue ”cohérence de l’état de veille” et le cas de ”l’incohérence du rêve” ??
Le rêveur au 12è siècle peut-il rêver du dernier smartphone ou d’un magnétophone ?
À l’état de veille règne la DICTATURE DU CONVENTIONNEL, LA MÊME SOUPE-HEURE ET LA MÊME MORT POUR TOUS ; L’ÉTAT DE VEILLE EST LE RÉGIME RÉPUBLICAIN LUI-MÊME, LE MONOTHÉISME UNILATÉRAL RÉPUBLICAIN. DANS L’ÉTAT DE TURÎYA OU DE SOMMEIL ÉVEILLÉ, CHACUN RETROUVE SON Soi, son état de « Je suis ce JE-SUIS ».

Une grande partie de la Vie est DANS la Terre plutôt que ”sur” Terre, car l’état de veille n’est rien de plus qu’un rêve.

– Q. : Si le monde n’est qu’un rêve, comment peut-il être harmonisé avec l’éternelle réalité ?
– M. : L’harmonie consiste à réaliser qu’il n’est pas séparé du Soi.
– Q. : Mais un rêve est volatil et irréel. Il est aussi contredit par l’état de veille.
– M. : Il en va de même des expériences de l’état de veille.
– Q. : Quand on vit pendant cinquante ans, on trouve une continuité dans l’expérience de veille laquelle est absente dans les rêves.
– M. : Vous vous endormez et vous faites un rêve dans lequel les expériences de cinquante années sont concentrées dans une courte période, disons cinq minutes, du rêve. Il existe donc également une continuité dans le rêve. Laquelle des deux est alors réelle ? Est-ce la période couvrant cinquante années de votre état de veille ou bien la courte durée de cinq minutes de votre rêve ? Ce ne sont que les normes du temps qui diffèrent dans les deux états. Il n’y a aucune autre différence entre ces expériences.
– Q. : L’esprit demeure non affecté par le déroulement des phénomènes et par les corps successifs des naissances répétées. Comment chaque corps reçoit-il la vie qui le plonge dans l’action ?
– M. : L’esprit est différent de la matière et il est plein de vie. C’est par lui que le corps est animé.
– Q. : L’être réalisé est donc esprit et n’a pas conscience du monde.
– M. : Il voit le monde, mais pas comme séparé du Soi.
– Q. : Si le monde est plein de douleur, pourquoi l’être réalisé conserve-t-il l’idée du monde ?
– M. : L’être réalisé vous dit-il que le monde est plein de douleur ? C’est l’être non réalisé qui le dit ; c’est lui qui ressent la douleur et qui cherche l’aide des sages. Le sage explique alors, d’après sa propre expérience, que si on se retire dans le Soi, la douleur prend fin. Tant que l’on considère un objet comme étant différent de soi-même, on ressent la douleur [et le COM-merce]. Mais quand on découvre que le Soi est un tout indivisible, qui peut encore ressentir quoi ? Le mental réalisé est le Saint-Esprit, tandis que l’autre mental est la demeure du diable [le scribe de la page souligne, cette demeure du CALCUL ET DU PROFIT, la demeure des Donald Trump]. L’état de l’être réalisé est le Royaume des Cieux. « Le Royaume des Cieux est en vous. » Ce Royaume est ici et maintenant.
(Ramana Maharshi 487a, 3-5-1938).

Chez les Peuples opinionés par les ”civilisés” et urbanisés comme ”primitifs”, les frontières entre état de veille et de rêves sont beaucoup plus poreuses, ÉVIDEMMENT TOUJOURS À CAUSE DU CONSOMMATEURS DE L’URBAIN TÔLES-BOULONS-ACIER-VERRRE-BÉTON-GOUDRON QUI DEMANDE DU CALCUL, DE LA ”RAISON”.

Concernant le COM-merce, il est évidement que, comme un ILLUSIONNISTE, le commerçant pour vendre ne s’entoure d’illusions qu’aux yeux d’autrui, aux yeux du DEHORS(5), et non à ses propres yeux, le DEDANS, à fortiori s’il n’est autre qu’un membre du ”Peuple élu”, soit la Déité même, ce qui permet le genre de COM-merce des frères Abraham et Simon Oppenheim qui déclaraient ceci en 1840 : « Vendre une perle que vous avez à quelqu’un qui en a envie, ce n’est pas faire des affaires ; mais vendre une perle que vous n’avez pas à quelqu’un qui n’en veut pas, voilà ce qui s’appelle faire des affaires ». (Réf. page 451 du livre de Jacques Attali, Les Juifs, le monde et l’argent). Abraham et Simon Oppenheim sont donc des Créateurs, des Mages au même titre que Genèse 1,1-2…..

NERF
Un CROI – SEMENT :
– Ce qui réveille endort.
– Ce qui endort réveille.
Ce qui réveille endort : empêche de faire le vide pour trouver l’inspiration. C’est-à-dire que l’état de relaxation et de concentration n’est pas présent.
“ La baguette de Mercure (HERMÈS), que l’on nomme Caducée, donne le sommeil à ceux qui veillent et tire du sommeil ceux qui dorment ”. (Dans De Ré Métallica. Livre 2, de Georgius Agricola. Cela est tiré de L’Iliade XXIV).

Notes.
1. Description qui correspond absolument au principe du Yoga Vasistha : ”Vous n’êtes pas le corps”, répétait souvent Ramana Maharshi dans ses entretiens entre 1935-1939.
NON-SAISIE = NON RECOURS AUX BÉQUILLES : NE PAS S’ÉTABLIR POUR Y PRENDRE APPUI, DANS LE CIEL DU CIEL DES CHOSES QUI NE REPRÉSENTE AUCUN LIEU PARTICULIER : ABSOLU DÉTACHEMENT DES VALEURS TERRESTRES, conformément au principe du Yoga Vasistha : « L’apparence de ce monde est une confusion ; de même que le bleu du ciel est une illusion d’optique. Mieux vaut ne pas s’y intéresser et l’ignorer » (Yoga Vasistha, YV I, 3). Ce qui ne dépend pas d’un choix, mais de la PARTICIPATION SPONTANÉE de l’Être, son ’EST’ (et non par calcul, par choix, par utilitarisme de volonté, par projection ou mise en valeur du temps). Dans un Trou il n’y a rien d’autre que le Trou, donc pas de Trou à voir.
NE PAS A-DORER LE SOLEIL, DONC L’OR (métal) issu du feu vulgaire, s’il est fondu en monnaie(a).

2. RUDRA : celui qui hurle, ou rugis, ou « Celui qui fait pleurer », Nom de Shiva indiquant sa puissance destructrice, au sens de RENONCEMENT-PUTRÉFACTION : RÉDUCTION EN EAU, EN SOLUTION OU SEL. RUDRA NÉ DU COEUR DE SHIVA. Aussi Nom de Shiva en tant que manifestation cosmique comme VRAI FEU : NOIR-BLANC DE L’INSTANT, comme FEU-EAU, ou CIEL-TERRE….. La correspondance
« moderne » de Rudra pourra être le ”TERRORISTE”, le ”DÉVERGONDÉ”, le CHRIST : celui qui ne respect par les lois conventionnelles et fabriquées des humains ignares, incultes, dans leur CROYANCE AU TEMPS que leurs lois sont ”éternelles” et sont ”la vérité”.
”Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée”. (Matthieu 10,34). Ce monde fait le contraire et se ZOMBIFIE PAR CASTRATION.

3. Correspondance avec Aimé Michel : La Parabole des Neuf Clés (en rapport avec le TROU où il n’y a rien d’autre que le Trou, donc aucun trou à voir).
« Vous êtes si jobards, mes petits agneaux, que quand vous trouvez une clef, il vous faut sa porte, et quand vous trouvez une porte, sa clef.
Et le monde est si peu contrariant que toute porte a sa clef, et toute clef sa porte.
Le monde, mes petits agneaux, n’est qu’un labyrinthe de portes ouvertes qui font semblant d’être fermées.
Si vous voulez vous y perdre, ne vous gênez pas, surtout. Voici la recette : on ne lâche pas sa clef, et on ouvre, on ouvre.
La porte dont je parle, sachez-le, n’est visible qu’ouverte et, pour l’ouvrir, il faut, je ne dis pas trois, mais bien trois fois trois clefs. Pas six, ni huit, mais Neuf.
Tant que vous n’aurez pas la neuvième, les huit autres n’ouvriront rien, et l’on vous tiendra pour fou. On dira : « Voyez le fou avec ses clefs ! »
Puis vous trouverez la neuvième. Alors, ayant franchi la porte, épargnez-vous de revenir pour crier: « J’ai trouvé ! J’ai trouvé ! »
Car, dans la Porte Invisible, nul ne vous verra plus, et votre cri sera muet.
Epargnez-vous de revenir ».
(Aimé Michel, Le Mysticisme, l’Homme Intérieur et l’Ineffable – 1973)

4. Sans erreur, c’est cela actuellement que veulent singer à la manière capitaliste qui est le Principe même de la POSSESSION, les Schwab-Harari avec leur « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux ». Comme le Satam ou Grand Administrateur, le capitalisme et son régime de l’État ne libère pas MAIS POSSÈDE. La « vérité » n’existera alors que pour celui qui décide de ce qui devra être vécu et senti uniformément par les masses humaines, c’est donc la liberté du Satam qui ne cherche pas à libérer mais à posséder les masses et c’est dans ce sens la signification de la singerie des Schwab-Harari avec leur « non-possession », avec leur « insaisissable », surgissant dans un Occident prétendu de « civilisation chrétienne » aux droits de l’homme juif depuis 1789, puisque copie des Commandements modèle Moïse !…..

5. COM-merce et Magie ou tout SPECTRE-SPECTACLE ne peuvent fonctionner que s’il y a un DEHORS, ou une autre conscience pour le voir, et ne sont que des fonctions du mental. « De même les pouvoirs occultes (siddhi) ne sont que dans le mental. Ils ne sont pas naturels au Soi. Ce qui n’est pas naturel, mais acquis, ne peut pas être permanent et ne vaut pas la peine que l’on s’efforce de l’obtenir. […] Quel est le réel pouvoir ? Est-ce l’accroissement des richesses ou bien le fait d’amener la paix ? Ce qui conduit à la paix est la plus grande perfection (siddhi) ». (Ramana Maharshi 20, 30-1-1935). MAIS DE NOS JOURS « AMENER LA PAIX » C’EST AMENER DE L’ARGENT ET DONC L’ESCLAVAGE DE L’EMPLOI ETC. POUR ENGROSSER LES COMMERÇANTS, LES ILLUSIONNISTES QUI FONT CROIRE ET QUI « DONNE » CONFIANCE.

a. « Et il n’y a pas lieu de m’accuser de jalousie, puisque j’écris d’une plume audacieuse, dans un style inhabituel, en l’honneur de Dieu, pour l’utilité de mon prochain et pour condamner le monde et les richesses ; car déjà l’Artiste Elie est né, et l’on dit des merveilles de la Cité de Dieu. J’ose même assurer que je possède plus de richesses que n’en dispose tout l’univers connu ; mais les embûches des méchants ne me permettent pas de m’en servir.

C’est avec raison que je méprise et déteste cette idolâtrie de l’or et de l’argent, avec lesquelles tout s’apprécie, et qui ne servent qu’à la pompe et la vanité du monde. Quelle infamie, quelle vaine pensée vous pousse à croire que si je cache mes secrets, c’est par jalousie ? Vous-vous trompez : j’avoue être profondément attristé d’être un vagabond errant par toute la terre, comme si le Seigneur me chasserait de sa vue ». (Entrée ouverte au palais fermé du roi, chapitre 14, paragraphes 28 et 29, de l’Adepte Eyrénée Philalèthe).

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