La Spirale le Sentier de l’Oblique d’une droite ni horizontale ni verticale, le Sentier INDIRECTE en forme de Gate Gate(1), non encore numérique à la façon actuelle des machines du capitalisme qui fabrique le monde, leur monde et les consommateurs dedans.
Ce Sentier oblique est celui qui mène au Centre du Labyrinthe. Les Anciens exprimaient ce Gate, cette Oblique, soit par les Spirales, soit pas le cercle oblique qu’il parcourt et qui est l’écliptique (l’indirect ou passage d’un corps céleste dans l’ombre d’un autre corps céleste, cas d’éclipse totale).
Pour les Anciens, construire un LABYRINTHE faisait la partie de la fondation d’une ville, symbolisant que l’on passait du Saint Chaos à l’espace-temps (cosmos, monde des accidents). Les circonvolutions qui traçaient les fondations protégeaient l’entrée du Labyrinthe contre tous, sauf ceux qui en avaient la connaissance : le TAO, la VOIE, le TROU, le GATE GATE.
Le Gate Gate c’est l’Art de MUSIQUE : les Muses, filles de Zeus, et le Gate Gate c’est encore la Pierre (PHILOSOPHALE), soit la POÉSIE VÉRITABLE (poïétai, TROUVÈRE du VOIR LE TROU(2)), car l’Alchimie N’EST PAS en géométrie de la ligne droite et N’EST PAS en forme de chronologie de mise en valeur du temps moderne(3). Gate Gate poésie de La Pierre, car l’Alchimie refuse le discours en idéation chronologique et en vocabulaire tout confort du conventionnel ; C’est le Gate Gate de l’évocation, le symbole a toujours décoder car un symbole n’est jamais fixe.
Les Feux indissolubles du Trou et de la vertu IGNÉE.
Le Feu élémentaire fournit une chaleur en forme de premier mouvement.
Le Feu naturel est coagulant (le feu vulgaire que le conventionnel voit).
Le Feu innaturel est dissolvant (Solve).
Le Feu contre nature corrompt.
C’EST LE CIRCULUS : l’innaturel est excité à agir par le naturel, le contre nature par l’innaturel, l’élémentaire par le contre nature et le naturel. Balance, TIC-TAC AGENT-PATIENT.
Les Feux sont comme des EAUX : nature aqueuse, fluidité et nature liquide attachée à l’eau.
En fait, le TROU c’est le SAINT CHAOS : il y a entre Lui et le Vide la même différence qu’entre le manque de la dualité du manque et du reste, et le néant : distinction qui fait donc du TROU LE SYMBOLE DE TOUS LES POSSIBLES (latent, virtuel), le SAINT SILENCE, le X du ”N’EST PAS X”(1). Et en tant que Saint Chaos, le TROU est autant symbole de fertilité au plan spatio-temporel autant symbole de spiritualisation sur le plan mental.
Le TROU à la fois organe féminin par où passe LA NAISSANCE DU MONDE (ceux qui façonnent ce monde), et une GATE GATE(1) par où les portes des portes permettent d’échapper au monde des accidents ou des lois, c’est la même chose.
JANUS Gate Gate et Gardien des portes :
si TOUT est Conscience, y compris les objets au DEHORS, et comme il n’existe pas de dualité Dedans-Dehors sauf si ”on sort” de l’Univers alors que Nous sommes DEDANS, et qu’il n’y a pas de Conscience sans un PERCE-VOIR en FACE (démon de l’identité ou JANUS).
Et s’il n’y a pas de Conscience sans objet, qu’elle est la Vérité de la Conscience de l’Essence ?
Seul le ”QUI SUIS-JE ?” DU LABYRINTHE aboutissant au ”JE-SUIS” DU CENTRUM CENTRI (Dieu ou le TOUT) peut répondre, par le Saint Silence….. du TROU…..
IDENTITÉ = ceci ou cela À UN MOMENT-NAISSANCE DONNÉ, À L’INSTANT DONNÉ, LEQUEL N’EXISTE PAS puisqu’on fait ”Comme si”, on fait donc dans l’IMPERMANENCE PAR EXCELLENCE ET PAR LÀ-MÊME DANS LA MISE EN VALEUR DU TEMPS (mais LEQUEL ? Celui de la conscience-raison qui calcul tout ? Ou l’absence de temps de la Conscience Lumière de l’Essence(a) ?)
Ce qui fait que l’identité d’un « ceci » demeure aussi étranger à la somme de ses qualités ou vérités possibles, étranger même à une possible égalité avec son propre soi ou ‘je’ ici considéré comme un Instant circulant derrière un autre Instant, l’écart de ces deux Instant formant la fameuse DIFFÉRENCE comme celle de l’ombre du stylet sur le cadran solaire, qui suffit à fabriquer un concept d’égalité mais non d’identité ! Ce qui fait l’identité d’un ”ceci” est d’être ”ceci”, et non d’être identique ou incorporable à quelque ”cela” que ce soit !
Or c’est le sort de toute identité que d’illusionner comme réelle dans la mesure où il est impossible la reconnaître en tant que semblable à une autre : d’être icelle, si et seulement si, elle n’est la même de rien.
Bref, le Dieu Janus au double visage ou les deux Lions égyptiens : les Routy, embrassent de leurs regards deux directions diamétralement opposées, le concept d’identité ressemble et confond les deux opinions contraires du MÊME et de l’AUTRE : désignation à la fois et en contradiction ce qui est sans égal, et ce qui est égal à quelque autre chose (encore le ”Comme si”)(4).
Bref, impossible de penser le même sans penser du même coup à son contraire, à l’exemple du Maharshi racontant l’histoire du médicament à prendre sans penser à un singe :
L’activité semble donc inévitable (le ”Comme si” semble inévitable).
– Maharshi : Exact. Thâyumanâvar a fait allusion à cela : Un docteur recommande à un malade de prendre un remède, mais à la condition de ne jamais penser à un singe pendant qu’il l’avale. Le malade pourra-t-il prendre son médicament ? Ne pensera-t-il pas au singe chaque fois qu’il essayera de ne pas y penser ?
De la même manière, quand les gens essayent d’abandonner les pensées, leur objectif est voué à l’échec de par leur tentative même.
– Question : Alors, comment peut-on atteindre cet état ?
– Maharshi : Qu’y a-t-il à atteindre ? On ne peut atteindre que quelque chose qui n’est pas encore atteint.
Mais ici, l’être propre à chacun est Cela.
– Question : Pourquoi ne le connaissons-nous pas ?
– Annâmalai Swâmi : Je devrais toujours essayer de penser « Je suis Cela ».
– Maharshi : Pourquoi devriez-vous penser « Je suis Cela » ? Vous n’êtes que Cela. Un homme passe-t-il son temps à penser qu’il est un homme ?
(Entretien 601 du 7-12-1938).
JANUS Gate Gate et Gardien des portes :
Selon le mythe, Dionysos ou Bacchus est le fils de Zeus ou Jupiter et d’une princesse Sémélé (Lune), fille de Cadmos roi de Thèbes. Mais jalouse Héra lui tend un piège, et Sémélé demande à Zeus de le contempler en sa vraie forme de Dieu céleste. L’imprudente est foudroyée, elle accouche avant terme. Alors Zeus coud l’enfant dans sa cuisse.
Au bout de neuf mois Bacchus ou Dionysos jaillit de la cuisse de Jupiter ou Zeus, il émana de son père, et mérite le nom de « Celui qui a deux mères » ou « Fils de la Double Porte », ou « Le Deux fois né ». Cette double porte peut évoquer une STARGATE et JANUS (le mois de Janvier), Seigneur des Stargates et de l’Enfer : « Non vulva sed valva, Janua Coeli » (Non pas de vagin, mais l’ouverture constituant la Porte du Ciel » ou Stargate, selon la liturgie syriaque. Mais il faut aussi l’interpréter comme une naissance physique par le vagin alors que l’âme possède une autre ouverture pour naître à la vie spirituelle. Cependant l’hypothèse d’une véritable Stargate physique est toujours possible en cette trinité : sens profane et matériel, sens occulte, sens secret ou de pouvoir. La Trinité se retrouve même dans la naissance de Dionysos : TROIS NAISSANCES : la première de sa mère, la seconde de la cuisse de Zeus, la troisième comme Osiris lorsque Rhéa « recolle » les morceaux grâce à l’Eau-de-Mort-Colle (comme la Nephtys égyptienne) et Dionysos renaît une troisième fois.
Nous sommes déjà dans la voie de l’Agriculture et on a essayé de faire de Dionysos ou Bacchus un Dieu de l’Arbre, de la végétation, du « Grain » façon Osiris, et bien-sûr de la vigne, et on a interprété le mythe de son démembrement comme illustrant « la Passion » des céréales ou de la préparation des vins. Bacchus un Dieu de la végétation à cause de ses disparitions périodiques, car il manifeste une solidarité avec la vie des plantes : le Lierre, le Pin, sont devenus presque ses attributs, et ses fêtes populaires s’inscrivent dans la voie de l’Agriculture. Les apparitions et disparitions de Dionysos illustrent l’alternance de la vie et de la mort, et en fin de compte, LEUR UNITÉ (L’Or Rose alchimique ou mariage du Blanc de l’Instant et du Rouge du Passé ou vin blanc et vin rouge). Mais par ses apparitions et disparitions il révèle le mystère et la sacralité de la vie et de la mort.
Notes
1. « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). S’accompagne nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL, ON NE DOIT PAS EN FAIRE UNE VALEUR POSSÉDÉE.
”Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi”, ou : ”Parti, parti, passé au-delà, traversée la rive, Éveil, Salut !”, ou encore : ”Venant, venant par-dessus, venant directement, Éveillant, Bienvenu !”
« Ce qui m’interroge à l’Instant présent constitue ton Trésor. Toutes choses sont parfaites en soi, rien ne manque. Utilise-les spontanément, à quoi bon rechercher vers le Dehors [et comme il n’y a pas de loi ou de médecine au Dehors, il n’y en a pas non plus au Dedans….] ». (Mazu Daoyi [709-788] un des plus grands maîtres chan (Zen) de la dynastie des Tang [618-907]). Également dans la Bhagavad-Gîtâ 3, 35 : ”Mieux vaut (pour chacun) sa propre loi d’action, même imparfaite, que la loi d’autrui [le DEHORS], même bien appliquée.
Mieux vaut périr dans sa propre loi ; il est périlleux de suivre la loi d’autrui [la loi de succion vulgaire, le conventionnel, le A-pprendre]”.
2. LA SPIRALE ET LA VISION DU TROU NE PEUT SE FAIRE QUE DANS LE TROU, or, là il n’y a rien d’autre qu’un TROU, donc pas de Trou à voir ! C’EST LE GATE GATE : OUVRIR LES PORTES DES PORTES, SANS FIN, ON NE CONCEPTUALISE JAMAIS, OU : ON NE COAGULE PAS, car toute formulation et toutes mises en mots ou équations CONSTRUISENT UNE BÉQUILLE, UNE MAISON AU SENS DE L’ÉCONOMIE : ÇA LAISSE UNE TRACE OU MISE EN VALEUR DU TEMPS, UNE CHOSE QUI POURRAIT….. dans le sens de l’histoire qui engendrerait UNE CROYANCE.
DONC ON NE RÉITÈRE PAS : ITINÉRAIRE OU MISE EN VALEUR DU TEMPS N’EST PAS ITÉRER ! Ce qui correspond à : Savoir, Pouvoir, Oser, se TAIRE (le Saint Silence étant la Base, la Clé, la Gate).
Le SOURCE est enterré à jamais dans LA FOSSE OÙ IL N’Y A POINT D’EAU.
3. Deux manières de noter ou coaguler le temps qui coule :
– AVANT, Chez les Anciens : LOCAL. Le mois de Lyyar dans l’année trente-cinq de Haretat, Roi de Nabatène (datation d’un événement par une inscription Nabatéenne, d’après J. G. Février, Histoire de l’écriture). On restait dans le QUALITATIF, LA PERSONNE.
– APRÈS, Chez les humains après l’ère chrétienne : GÉNÉRAL. 1843 après J. C. mois de mars. On entrait dans le QUANTITATIF PRODUCTIVISME ET LE CAPITALISME.
4. « L’univers ”sensifie” sans signifier » : le monde ou l’univers, le ‘moi’, ne soit ni réels ni irréels, ils sont de l’ordre L’ILLUSION. TOUT SE PASSE « COMME SI ». C’est comme au cinéma quand des images sont projetées sur l’ÉCRAN : on comprend l’histoire, ON Y CROIT (c’est pourquoi il n’existe pas de laïcité à la française, TOUT EST CROYANCE, LA LAÏCITÉ N’EST PAS UNE INCROYANCE, ELLE N’EST PAS UN ÉTAT NEUTRE PASSE-PARTOUT comme voudraient le faire croire les bandes organisées du régime républicain français).
AU CINÉMA SEUL L’ÉCRAN EST NEUTRE, il est comme le Soi, une scène d’incendie projetée dessus ne va pas le faire brûler ; une séquence de déluge ne va pas le laver.
Les signaux de l’histoire ou les images qui se succèdent vont donner L’ILLUSION QUE ÇA BOUGE SUR L’ÉCRAN, TOUT SEMBLE SE TENIR OU SE COAGULER : QUAND UNE MAGIE PARLE TOUTES LES MAGIES PARLENT ET QUAND UNE SE TAIT TOUTES SE TAISENT.
Le monde est ainsi un « langage », un système de signaux et d’informations sans plus, sans référent au DEHORS ou aux signifiants.
Ce monde existe sur le mode de N’ÊTRE PAS, IL EST DÉPOURVU DE NATURE PROPRE C’EST POURQUOI IL EST EN GATE GATE, en ”N’EST PAS X”(1) ou en SOLVE-COAGULE (aussi en YIN et YANG) ; et c’est l’OUVERTURE DU POT-EN-CIEL (ou ”Vache du Ciel” en Égypte ancienne).
Ce monde n’est pas en POUR-VOIR, il est en PERCE-VOIR COMME L’ÉNONCE LE VERSET 11 du Tao-tö king (11, le Nombre du TAO) :
- « Trente rayons convergent au moyeu
mais c’est le vide médian,
qui fait avancer le char.
On façonne l’argile pour en faire des vases,
mais c’est du vide interne
que dépend leur usage.
Une maison est percée de portes et de fenêtres,
c’est encore le vide
qui permet l’habitat.
L’Être donne des possibilités,
c’est par le non-être qu’on les utilise ».
(Traduction : Liou Kia-hway)
Parfait exemple du GATE GATE ou du ’N’EST PAS X’.
a. La partie essentielle du Secret de la Fleur d’Or explique : « ”La lumière jaillit dans la chambre vide”. Cette lumière n’est pas lumineuse mais, explique-ton, il s’agit d’une preuve d’efficacité au début, avant qu’on n’ait vue la lumière. Si vous la voyez sous forme de lumière et que vous fixez votre attention là-dessus, vous tomberez dans la conscience conceptualisante qui N’EST PAS la Lumière de l’Essence [la Conscience Infinie].
Quand le mental forme une pensée, cette pensée est le mental, dans l’Instant. Ce mental est Lumière, il est remède. Lorsqu’on regarde les objets et qu’on les perçoit spontanément tous ensemble, sans discrimination, c’est la Lumière de l’Essence, pareille à un miroir qui reflète tout, sans intention de le faire [sans calcul, sans concept].
Mais il suffit d’un Instant de discrimination [et donc de saisie] pour que cela devienne la lumière de la conscience [les Bulles-Sucres [effet dominos], ou attacher un instant à un autre instant]. Lorsqu’une image occupe l’espace du miroir, il n’y a plus réflexion [d’autres images]. Lorsque la conscience occupe l’espace de la lumière, quelle lumière reste-t-il ? ». (Le Secret de la Fleur d’Or, trad. Thomas Cleary).
Abraham pour enterrer Sarah demanda un CELLIER (ou une grotte), comme ceux situés dans les jardins pour emmagasiner les fruits de ce jardin, comme les pommes et les olives, qu’on laisse macérer sur la paille avant de les porter au pressoir ; de la vient le nom de MORT donné à ce Jardin….. Mort signifiant à la fois ”plaine” et ”macération”. Cellier décrit à Genèse 23 : La tombe des Patriarches. Malheureusement, ou erreur, on parle déjà d’ARGENT pour l’acquisition de cette sépulture originale et de son jardin (ou champ faisant là encore référence à la Voie de l’Agriculture qui remplace ou qui détruit la VOIE DE L’HORTICULTURE). Le Christ avant sa résurrection est Lui aussi placé dans une GROTTE située dans un Jardin.







