La terreur de ”nos dirigeants” c’est le silence
surtout dans nostre époque du BRUIT : le tous connectés en réseaux cacophonique et les médias mensonges des salariés planqués de la propagande du régime.
La Révolution c’est le BRUIT (le 1789 français résonne encore en 2026). Parole ou bruit de l’UTILITARISME.
Le Silence du septième jour de la semaine et jour de non-utilitarisme.
Le Silence temps de repos, le chiffre 7, la Montagne ou l’Immobilisation dans le Yi-King ; il fait partie du Souffle donc de la Vie.
Parole et audition sont des sensations seulement, et l’expérience divine est totalement différente : elle est Silence.
Le drame de l’humain : il fait du bruit : il parle.
Le mot peut trahir, le Silence jamais.
Les 4 degrés du Silence (il y en a peut être d’autres) :
1 – profane (absence de bruits),
2 – intérieur (le ventre ne gargouille pas),
3 – silence du vide,
4 – vide du vide ou Nirvana ou identification avec le Tout.
SILENCE = PUTRÉFACTION et son le NOIR-BLANC du SILENCE.
Silence : Noir, Matrice, Mère ou Vierge noire : l’Univers est sans ailleurs, aucun œil ne peut saisir le corps de la Vierge, non seulement vierge, mais aussi : noire : le monde, et tous les corps qu’il contient sont à jamais SINGULARITÉ, IDIOTÈS, tous manquent à jamais de leur complément en miroir(1).
TOUT N’EXISTE QUE PAR LE SILENCE. (Jiddu Krishnamurti)
Prononcer le mot juste renvoi le son du silence. La parole ne renvoi que ce qui est fini. Tout comme :
– Le Noir ou Silence ouvre les portes de l’Invisible. La parole ouvre les portes du visible.
– Le silence est comme la Révélation : re-vélation ou voiler pour voiler encore plus, telle la devise alchimique : ”Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore”.
Les deux polarités du Silence ou Vase :
– Contenu, vide, espace, expansion.
– Contenant, plein, temps, contraction.
Avant le Verbe et le Bruit, il y a le Silence dans lequel brûle l’Amour-Gratuité.
Faire silence : calmer son mental : « Je prie Dieu de me libérer même de Dieu » (Maître Eckhart)
Faire le vide : la mort initiatique, aller à la découverte du Silence donc remonter le temps ou aller à rebours du monde extérieur.
Le Son absolu ou la Musique absolue est une fine vibration perçu par une conscience élevée : entendre dans le Silence, dialoguer par le Silence, prier par le Silence.
SILENCE : Si vous ne parlez pas, qu’aurons-nous à transmettre, demandent les disciples à leur maître. Celui-ci leur répond : le ciel parle t’il ?
La suprême parole est de ne rien dire :
- Celui qui sait ne parle pas,
celui qui parle ne sait pas [et chez les personnages politiques du spectacle du régime républicain il n’y a que des bavards. Vous avez déjà un un sourd-muet devenir président de la république ?)
(Tao-tö king, début du Verset 56 : 5+6=11 le nombre du TAO. Trad. Liou Kia-hway).
Savoir, Pouvoir, Oser, SE TAIRE. Incontournable !
SILENCE = LE SURFEU : le Grain pour Re-vétéger, doit être remis en terre, Putréfaction ou Renoncement-Silence afin de POUSSER à nouveau.
Savoir, Pouvoir, Oser, SE TAIRE. Incontournable ! Car RIEN NE SE TRANSMET PUISQUE SOLIPSISME, SINGULARITÉ, IDIOTÈS. Au pire, on peut seulement espérer la fameuse COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM (union des Contraires). Le ”Se TAIRE“ consiste au NON-AGIR : ne pas tomber dans le faire/faire qui rouille : LE BRUIT, INTERFÉRER : la raison humaine détruit tout ce qu’elle convoite, l’ordre pensé par l’humain n’est que désordre, d’où l’invention étatique du ”service d’ordre”. La transmission n’est que COM-merce et duperies sans fin et qui ont toujours faim.
« Le silence veut dire éloquence. Les conférences ne sont pas aussi éloquentes que le silence. Le silence est éloquence incessante. Le Maître primordial, Dakshinâmurti, est l’idéal. Il enseignait ses disciples-rishi par le Silence ». (Ramana Maharshi 20, 30-1-1935).
« Dakshinâmurti n’a jamais rien enseigné de tel. Il n’a jamais dit que le brahman [l’Être suprême, l’Absolu] était relié ou non à une shakti [énergie divine, force]. Tout ce qu’il a manifesté n’était que Silence ; et tous les doutes de ses disciples (shishya) furent dissipés. Cela signifie qu’il n’y a rien à apprendre, rien à discuter et rien à conclure(2).
Chacun connaît : « Je suis. » Le ‘Je’ est confondu avec le corps, parce que le ‘Je’ s’élève de l’absolu et donne naissance à la buddhi (l’intellect). Dans la buddhi, le ‘Je’ prend la taille et la forme du corps. Na medhayâ veut dire que le brahman ne peut pas être appréhendé par la buddhi. Brahman – aham (“Je – Je”) : buddhi (intellect) ». (Ramana Maharshi 54, 76-6-1935).
« Le silence de la solitude est forcé. La retenue de la parole en société équivaut au silence. Car c’est alors que l’homme contrôle sa parole. Il faut que celui qui parle existe avant de parler. S’il est engagé ailleurs, la parole est retenue ; le mental tourné vers l’intérieur est occupé à autre chose et ne tient pas à parler.
Le mauna [le silence], conçu comme une mesure de discipline, a pour objet de limiter les activités du mental provoquées par la parole [surtout en régime étatique chez les ”dirigeants”]. Si le mental est déjà contrôlé, la discipline de mauna n’est pas nécessaire, car alors, le mauna devient naturel.
Vidyâranya a dit que douze années de mauna forcé entraînent le mauna absolu, c’est-à-dire rendent incapable de parler. Cet état ressemble plus à celui d’un animal muet qu’à autre chose. Cela n’est pas le mauna.
Le mauna est éloquence incessante. L’inactivité est activité constante [le Wou-wei ou Wuwéi : le « non-agir », ou plus vulgairement : le « lâcher-prise ». Tout ce qui se fait spontanément est supérieur à ce qui se fait volontairement] ». (Ramana Maharshi 60, 5-7-1935).
« Écoute, ton état communique avec toi, il n’y a rien d’autre ».
La puissance du Silence s’appelle : LA GRÂCE, et il n’y a aucun ”mécanisme-utilitarisme” à COM-prendre ou à utiliser. Dans le monde actuel utilitaire le Silence opinioné comme négatif, se révèle le mode d’être positif et dynamique. Nous ne pouvons saisir la Réalité, c’est la Réalité ou la Grâce qui nous saisit.
Le Silence de Ramana Maharshi pourtant ”disparu” en 1950, qui n’est qu’une date conventionnelle, continu de se propager positivement et dynamiquement.
Shun : Peut-on atteindre la Voie et la garder ?
Zheng : Vous ne pouvez garder votre corps (vaisseau se détériorant), comment pourriez-vous garder la Voie ?
Shun : À qui est donc mon corps, s’il n’est pas à moi ?
Zheng : C’est une forme qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. Le vie ne vous appartient pas : c’est une harmonie qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. La Nature ne vous appartient pas : elle est vous est fournie par l’Univers. Vos descendants ne vous appartiennent pas : ils ne sont que mues confiées par l’univers. C’est pourquoi vous marchez sans savoir où vous allez, vous vous arrêtez sans savoir où vous restez, vous mangez sans connaître les saveurs. Telle est la force du souffle Yang de l’Univers. Comment pourriez-vous posséder quelque chose ?
(Lie Tseu, Traité du Vide parfait, Présages célestes 14)
Notes.
1. Le Blanc-Noir de l’Akasha ou la Contenance originelle.
« Si l’on admet le shuddha-manas, on doit aussi admettre que la Félicité (ânanda) du jnani [celui qui a réalisé le Soi] n’est qu’un reflet. Ce reflet doit à la fin se fondre dans son origine. C’est pourquoi l’état du jivanmukta [Libéré vivant] est comparé au reflet d’un miroir sans tache dans un autre miroir semblable. Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur âkâsha (éther). De même, la félicité reflétée du jnani représente la véritable Félicité (ânanda). Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antarmukhi (tournée vers l’intérieur). Les shâstra [Écritures] ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi 513, 16-9-1938).
2. RIEN NE SE TRANSMET. Ainsi le GATE GATE signifie avant tout à : SE DISPOSER À, correspondant au NON-AGIR(a) : NE PAS FAIRE. C’est pourquoi il y a le mystère du GATE GATE, qui, à la circonstance du Dehors : l’occasion qui NOUS FAIT DEVENIR L’AUTRE, qui nous fait participer de son état, comme le peintre devant un paysage DEVIENT ce paysage. Là Nous retrouvons le morphène chinois XUN, qui signifie : transparence, passer au travers, XUN : comme le SEUIL, quelque chose de l’ordre d’une transmission PAR UNE PRÉSENCE D’ABSENCE.
L’actuelle ”civilisation de l’électricité dynamique” de la THERMODYNAMIQUE n’est certainement pas ”universelle” et encore moins à demeure ”pour l’éternité”.
De jours les relations républicaines en ”Vivre ensemble” NE SONT QUE COMMERCIALES ET PERMANENTS CONFLITS D’INTÉRÊTS : vendeur-client, maître-disciple, relations liées aux POSSESSIONS-ATTACHEMENTS ET IDENTIFICATIONS, aux projections et autres fantasmes qui constituent le mode essentiel de fonctionnement de ce monde commercial et démocratique égocentrique.
a. Wou-wei ou Wuwéi : le « non-agir », ou plus vulgairement : le « lâcher-prise ». Tout ce qui se fait spontanément est supérieur à ce qui se fait volontairement. Faire le vide pour faire le plein ! Le Wuwéi est l’état de celui qui a atteint l’Union mystique (comparable au Nirvâna bouddhiste).
Les Taoïstes insistent beaucoup sur la nécessité de NE PAS BRILLER. La Lumière spirituelle doit rester intérieure. Si elle s’extériorisait elle risquerait d’éblouir et elle cesserait d’être bienfaisante. Le pouvoir du Saint est immense mais à condition d’être occulte.
L’enseignement du maître taoïste est un enseignement silencieux : au disciple de comprendre intuitivement ce qu’il doit faire. Un lent dépouillement de son mental le rapproche peu à peu du maître, mais dans une dernière étape, celui-ci doit lui-même disparaître de la conscience de l’adepte parvenu à l’état d’extase. Le maître durant l’instruction semble purement passif, comme l’exige la doctrine du Wou-wei et de l’enseignement sans parole. C’est l’adepte lui-même qui doit progresser, se dépouillant peu à peu des constituants de son moi social : la fameuse IDENTITÉ POSSESSIVE.




