Le Capitalisme-Dieu et commerce ne s’entoure d’illusions

Le Capitalisme-Dieu et commerce ne s’entoure d’illusions qu’envers le mental d’autrui : dualité vendeur-client, il faut vendre, le Capitalisme-Dieu ne s’entoure jamais d’illusions envers son propre mental (il n’est pas PÈRE-FILS DE LUI-MÊME, comme PTAH autogène). Pour ce fait le Capitalisme-Dieu est comme le Dieu de Genèse 1,1-2 : le Souffle Divin. Comme le dit Fernand Braudel : ”Privilège du petit nombre [la chefferie, le Davos actuel, l’oligarchie], le capitalisme est impensable sans la complicité active de la société [les consommateurs-électeurs-contribuables]”.

C’est pourquoi le COM-merce ne peut fonctionner que sur L’ILLUSION constituée de DEGRÉS sans nombre : les consommateurs-électeurs-contribuables, qui nécessairement prétendront s’appartenir en propre (un faux self, un faux responsable, un faux Ptah, une religion messianique ou du salut), puisqu’ils consomment du : ”Votre ceci, Votre cela”, comme de s’affirmer comme un CENTRE AUTONOME, un CENTRUM CENTRI en disant ‘je’, ou qui croira, sans le dire, agir en tant que ‘je’ ou consommateur. ”Je consomme donc je suis, je chie, je respire, j’opinionne et je vote, je paye, je connais, je ceci, je cela”.

Dans la mesure où ce consommateur est imaginaire, le ‘moi’ n’est qu’un MASQUE sur le Réel.

Le consommateur-électeur-contribuable dans son solipsisme républicain ou échangiste en conflits d’intérêts est prisonnier du solipsisme collectif mondain ou monothéisme unilatéral républicain.

Le monde du consommateur-électeur-contribuable fonctionne sur le principe du judaïsme et des deux autres religions du salut, le messianisme ou la carotte(1) attachée à distance de la tête de l’âne pour le faire avancer, et si par accident il arrive à manger la carotte, le moteur est cassé, il faut lui donner une nouvelle carotte pour qu’il avance ou il faut remettre une batterie ou de l’essence pour redémarrer le moteur.

Toute la civilisation humaine actuelle repose sur L’ERREUR DU BIG BANGISME JUDÉO-CHRÉTIEN : L’HYPOTHÈSE-OPINION DE ”CRÉATION” MODÈLE GENÈSE 1,1-2, CETTE FAUSSE DOCTRINE RELIGIEUSE, CETTE VRAIE HALLUCINATION COLLECTIVE plus ou moins inconsciente.

RAPPEL : une ”création” ne peut pas être pensée, sinon on tombe dans la dualité sujet et objet de la création, qui frôle a dualité manque-reste, le manque étant ce qui n’était pas là avant la création (”ça manquait”, il y avait ”UN TROU”(0)). LE FAIT DE ”CRÉATION” EST LE PREMIER PRINCIPE DE FAUSSETÉ IDENTIQUE À LA MAGIE : quand une parle (Genèse 1,1-2) toutes parlent, quand une se tait toutes se taisent (et dehors le concept de Genèse 1,1-2).
CRÉATIONNISME = ENGENDRER LA CHAINE SANS FIN DE CAUSES ET D’EFFETS QUI AURONT TOUJOURS FAIM DE LEURS CAUSES ET DE LEURS EFFETS, que c’est tout bon pour le COM-merce.
Ainsi le créationnisme désignant le condamnation à vivre par une puissance surnaturelle dans un monde qui est son ouvrage, réalise alors l’imbécilité en dualité de l’être et du néant : par exemple le psychiatre jungien Émile Rogé, croyait, à l’état de veille, qu’une fois qu’on est mort « il n’existe plus rien ».

L’Univers, Nous, ne pouvons qu’être le TIC-TAC, CYCLIQUE d’expansions et de contractions : l’alternance chinoise du Taiji, en absolue contradiction avec le créationnisme UTILITAIRE de Genèse 1,1-2.

La loi de succion et vulgaire et authentique (Eucharistie) fabrique l’Univers, mais chacune de nos pensées-opinions le détruisent telle l’horrible Taiji de la pensée issue des trois états : veille, rêve et sommeil profond.

Le ”Rien dans le TOUT et tout dans le RIEN” illustre l’état de TURIYA
Quatrième état au-delà des états de veille, de rêve et de sommeil profond. Cet état transcende le mental et ne peut donc être salopé par la « raison » et les opinions à la mode possessive de l’ego du siècle des loupiotes françaises au 18è siècle et de nos jours à la mode des ”infos”.
Seul le SILENCE, tel celui des EAUX PRIMORDIALE peut décrire leurs « caractéristiques ».

PTAH AUTOGÈNE : né de Lui-Même : A EST A, ‘Je suis ce JE-SUIS’.

Cercle Ouroboros, ci-dessous, qui est le Cercle de l’Être en tant qu’Être, Celui-là même de l’ÊTRE Divin originel, tel PTAH, qui, selon le TORE EN CIRCULUS : naquit à l’Être, se transmutant Lui-Même et se faisant Lui-Même un Soi.

Le Soi ou Conscience fondamentale INDIVIDUELLE, est le profondeur du GATE GATE et ci-dessous du Catéchisme ésotérique, à laquelle s’appuie les circonférences partout ou caractères individuelles : la Conscience fondamentale individuelle est l’Être même de ce qui EST, l’intimité même de tout ce est le Soi-Même de toute chose : leur CENTRUM CENTRI.
En rappelant en REFRAIN : Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ». L’ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER.
Idem : « Il est vrai, nous ne sommes pas lié, le Soi véritable est libre de tout lien. Il est vrai aussi que vous finirez par retourner à votre source » (Ramana Maharshi au jour le jour, 21 août 1946).

Pourquoi Ptah est enserré dans des bandelettes (vêtements de lumière et résurrection) ? Parce que Ptah avant de créer PENSE LA PRÉ-MATIÈRE(2)

CATÉCHISME OCCULTE.
“ Qu’est-ce qui est toujours ? “ – “ l’espace, l’éternel [Anupâdaka], le sans parents “ – “ Qu’est-ce qui fut toujours ? “ – “ le germe dans la racine “.
“ Qu’est-ce qui, sans cesse, va et vient ? “ – “ le grand Souffle “.
“ Il y a donc trois Éternels ? “ – “ Non, les trois sont un. Ce qui est toujours est un, ce qui fut toujours est un, ce qui est et devient sans cesse est un aussi : et c’est l’Espace “.

« Explique, ô Lanou (disciple). » – « L’Un est un Cercle (Anneau) sans circonférence, car il est partout et n’est nulle part ; l’Un est le Plan sans bornes du Cercle, manifestant un Diamètre pendant les périodes manvantariques seulement ; l’Un est le Point indivisible trouvé nulle part [le Centre nulle part], perçu partout durant ces périodes ; c’est la Verticale et l’Horizontale, le Père et la Mère, le sommet et la base du Père, les deux extrémités de la Mère n’atteignant en réalité nulle part, car l’Un est l’Anneau comme aussi les anneaux qui sont dans cet Anneau. C’est la Lumière dans l’Obscurité et l’Obscurité dans la Lumière : « le Souffle qui est éternel. » Il procède du dehors au-dedans, quand il est partout, et du dedans au dehors quand il n’est nulle part (c’est-à-dire Mâyâ, l’un des centres (3)) (4). Il s’épand et se contracte [exhalation et inhalation]. Quand il s’épand, la Mère se diffuse et s’éparpille ; quand il se contracte, la Mère se retire et se rassemble. Cela produit les périodes d’Evolution et de Dissolution, Manvantara et Pralaya. Le Germe est invisible et ardent : la Racine [le Plan du Cercle] est fraîche mais durant l’Evolution et le Manvantara, son vêtement est froid et rayonnant. Le Souffle chaud est le Père qui dévore la progéniture de l’élément aux nombreuses faces [hétérogène] et laisse ceux qui n’ont qu’une seule face [homogènes]. Le Souffle frais est la Mère qui les conçoit, les forme, les enfante et les reprend dans son sein, pour les reformer à l’Aurore [du jour de Brahmâ, ou Manvantara]. »
(La Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky, vol.1, Préface)

Page d’archive préhistorique
Un manuscrit archaïque – assemblage de feuilles de palmier rendues, par quelque procédé inconnu, inaltérables à l’eau, au feu et à l’air – se trouve sous les yeux de l’auteur. Sur la premier page l’on voit un disque blanc immaculé, sur fond noir.
Sur la suivante, il y a un disque semblable, avec un point au centre. L’étudiant sait que le premier représente le Cosmos dans l’Éternité, avant le réveil de l’Énergie encore assoupie, émanation de l’Univers en des systèmes postérieurs. Le points dans le cercle jusqu’alors immaculé, l’Espace et l’Éternité en “ repos “, indique l’aurore de la différenciation. C’est le Point dans l’OEuf du Monde, le Germe qu’il contient deviendra l’Univers, le Tout, le Cosmos illimité et périodique, ce Germe étant périodiquement et tour à tour latent et actif.
Le cercle unique est l’Unité divine, dont tout procède, où tout retourne : sa circonférence, symbole forcément limité de par les limites de l’esprit humain, indique le PRÉSENCE abstraite, à jamais inconnaissable, et son plan, l’Âme Universelle, bien que les deux ne fassent qu’un. La surface du disque est blanche et le fond est noir : cela montre clairement que ce plan est la seule connaissance qui soit accessible à l’homme.
(D’après La Doctrine Secrète, H.P. Blavatsky, vol.1, début de la Préface)

« Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ».
« Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). S’accompagne nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL, ON NE DOIT PAS EN FAIRE UNE VALEUR POSSÉDÉE.
REFUS ABSOLU DE CAUSE OU D’UNE ORIGINE DE QUOI QUE CE SOIT. PTAH SYMBOLE L’ABSENCE D’ORIGINE DE QUOI QUE CE SOIT : PTAH EXISTE PAR LUI-MÊME, IL COÏNCIDE AVEC LA LIMITE EXTRÊME DE LA PURE EXISTENCE : LA RÉALITÉ ULTIME SANS COMMENCEMENT NI FIN, devant Lui la ”raison” abdique, d’où la phrase de Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ».
EN FIN : le monde ne peut exister qu’à la façon du ”COMME SI”, ”Pour ainsi dire”, en latin : ”Hoc est ?” (questionnement : C’est tout ?). Nous sommes bien en GATE GATE, et Nuit obscure de Jean de la Croix, le clarum per obscurius (clair à travers le plus sombre).
LA BOUCLE EST BOUCLÉ, VOILÀ LA VRAIE RADICALITÉ : Nous ne subiront plus l’infernal et stérile chaîne sans fin de causes et effets et qui en toujours FAIME DE COM-merce et de MESSIANISME et de CAROTTE.

L’Univers, Nous, ne pouvons que ”surgir” de façon INEXPLICABLE, ACCIDENTELLE, à la manière de la corneille picorant sous un palmier, et tuée par la chute fortuite d’une noix se coco et de la disparition aussi fortuite des vagues et des bulles d’eau, ou des tracés en formes de LIGNES DE NAZCA identiques aux tracés géométriques des petiotes formes de vie : C’EST POURQUOI IL N’Y A QUE LES SOTS QUI S’Y ATTACHENT OU QUI COAGULENT TOUT (conceptualisent tout, saisissent tout) par vanité de leur ego winneriste, se livrant en permanence à une recherche attentive au sujet de sa Nature en GATE GATE, pour ”in fine” : SAISIR, UTILISER, BOUFFER, CHIER.

CIRCULUS
Le retour est le mouvement du TAO.
C’est par la faiblesse [le loser] qu’il se manifeste.
Tous les êtres sont issus de l’Être [Ptah, le Centre] ;
L’Être est issu du Non-Être [et non du causisme de Genèse 1,27].
(Tao-tö king, Verset 40, trad. Liou Kia-hway)

Notes.
0. Pour creuser un puits, il nous faut creuser une énorme fosse. L’âkâsha (espace) ainsi dégagé n’a pas été créé par nous. Nous avons simplement enlevé la terre qui remplissait l’espace. L’espace était toujours là et il l’est aussi maintenant [c’est aussi une définition du sens du mot ESSENCE : S en CE-la [le Fils], le S vibration du TOUT se manifestant…]. « De la même manière, nous devons simplement évacuer [et non remplir] tous les vieux samskâra (tendances) qui nous habitent. Quand ils auront été abandonnés, le Soi resplendira seul [ça s’appelle aussi ”Renoncement” ou ”Putréfaction”] ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 9-1-1946, après-midi).
« De plus, si quelque chose de nouveau doit être obtenu, cela implique que c’était absent auparavant. Ce qui a été une fois absent peut disparaître encore. Ainsi, le salut ne serait pas permanent. Mais le salut est permanent parce que le Soi est ici et maintenant, et éternel ». (Ramana Maharshi, entretien 63 du 6-7-1935)

1. LE RAPPORT, LE MESSIANISME, LE SALUT.
Timour Leng (ou Timur Lang) a convoqué Nasr Eddin pour une affaire sérieuse.
– Nasr Eddin, tu as acquis, dit-on, la connaissance des mystères. Je voudrais donc que tu me dises ce qu’est une certaine science occulte appelée « ésotérisme », paraît-il.
– Par la barbe du prophète, seigneur, je n’ai jamais entendu parler de cette science-là !
– Eh bien, informe-toi, questionne. Je veux que tu me fasses un rapport là-dessus dans un mois.

Un mois plus tard, Nasr Eddin, qui entre-temps s’est borné à cultiver son jardin et à bichonner son âne comme d’habitude, revient à la cour, mais les mains vides.
– Nasr Eddin, je vois que tu as oublié ce que je t’avais demandé.
– Oublié ? Ô maître du monde ! J’ai parcouru des provinces entières, j’ai questionné les plus grands sages, j’ai lu des centaines de traités. Et qu’Allah me maudisse si je mens !
– Mais alors donne-moi ton rapport. Je ne le vois pas.
– Mon rapport tient en un seul mot !
– Comment ? fait Timour stupéfait, un seul mot pour expliquer toute une science secrète ! Dis-moi donc lequel.
CAROTTE ! crie soudain Nasr Eddin aussi stupidement que glousse un dindon.
– Comment carotte ? Que signifie cette incongruité ?
– CAROTTE ! répète sur le même ton Nasr Eddin. J’ai appris deux choses sur « l’ésotérisme ». La première, c’est que beaucoup d’ânes s’y intéressent. Le deuxième est que, fort heureusement, la partie la meilleure en est cachée.
[D’après l’édition préparée et présentée par Jean-Louis Maunoury, Phébus Libretto]

Le Hodja (Nasr Eddin Hodja) serait un « fou voyant », car il s’ingénie à faire tomber les murs, à ouvrir des perspectives inattendues. Il révèle à tout un chacun des paysages inaperçus, quand bien même ces paysages se révèlent être, eux aussi, de notre monde. Le Hodja, fou non dément, est considéré comme un « illuminé », comme un Bienheureux. Je le vois proche des Taoïstes. La lumière dérangeante qu’il projette sur les choses lui vient d’ailleurs. Il peut alors apparaître dans certaines traditions comme divin. Par sa simple malice il donne la grâce de comprendre.
De plus il a toujours le dernier mot, personne ne peut en rajouter ! Même si c’est de la déraison, celle-ci prévaut sur la raison résonnante et trébuchante ! On ne peut être que pétrifié par son aplomb inébranlable. Même les plus puissants perdent tout leur pouvoir face à lui. Impossible de l’avoir, ou de lui faire la leçon ; il se charge de se la donner lui-même.

Ainsi, ne cherchez pas le Seul Réel ailleurs que dans l’Instant, car Il est Ici et Maintenant et seulement Ici et Maintenant. Mais si on veut consommer, alors il est préférable d’avoir recours au messianisme : aller voir ailleurs ce qu’il se passe, écouter et voir « les infos », venant du DEHORS, pourvu qu’on soit sécurisé, vacciné, de n’y rien jamais trouver. Car on n’y trouvera jamais rien d’autre que ce qu’on y cherchait : précisément : RIEN.

Ce grave problème messianique devenue marchandise idole fétiche, Dieu, est le MÊME GRAND PARADOXE que la Réalisation du Soi : la recherche de sa propre identité est ce Paradoxe rendant impossible de jamais identifier le Seul Réel, qui est précisément ce qui, pour être sans copie, sans social, SANS DEHORS, demeure réfractaire à toute tentative d’identification. Le ‘Je’ est SINGULARITÉ, IDIOTÈS par nature, sans caractéristique, sans info, et c’est cela que cherche à singer le capitalisme dans son INDIFFÉRENCIATION (et par là-même par son « Great Reset ») : LE CAPITALISME CHERCHE À RENDRE SON MONDE PLANÉTAIRE « SOLITAIRE, SEUL DE SON ESPÈCE », SANS COPIE (même s’il envoie des engins dans l’espace toujours dans un but utilitaire et intéressé conformément à sa démocratie et conformément à la loi de succion…). BREF, IL EST COMME DIEU, COMME LE ‘JE’ OU CONSCIENCE INFINIE. Le capitalisme cherche à rendre LA MÊME SOUPE POUR TOUS : IL EST DEVENU DIEU (L’Alliance avec Dieu dit Attali : l’Alliance seulement (salarié, collaborateur), c’est-à-dire encore la dualité dedans-dehors puisqu’une alliance demande nécessairement un sujet et un objet extérieur… Alliance : étymologie de lier, religion, relier quelque chose, comme dans le corporel union mari et femme).
« Le ‘Je’ rejette l’illusion du ‘je’ et cependant demeure en tant que ‘Je’. Tel est le paradoxe de la réalisation du Soi. Ceux qui sont déjà réalisés n’y voient aucune contradiction ». (Ramana Maharshi, entretien 28 du 4-2-1935). Seulement dans la dualité on peut vivre le Paradoxe.

NON, NON – le GATE GATE du « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi), s’accompagnant nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi – N’EST PAS UNE FORME DE MESSIANISME OU DE SALUT, UNE FORME DE CAROTTE…… Le X est L’INNOMMABLE, L’INSAISISSABLE, il n’est pas un moteur comme la carotte attachée à distance de la tête de l’âne pour le faire avancer, le X indique ce qui est INCONNAISSABLE À JAMAIS, LA CROIX…. LA NUIT OBSCURE de Jean de La Croix ou de celle de la devise alchimique : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ». Ce ne doit pas être « la lumière le privilège de l’autre » :« La nature du Soi, ou ‘Je’ doit être la lumière(a) », comme souvent cité par Ramana Maharshi.

« La nature du Soi, ou ‘Je’ doit être la lumière(a) » = LE CHRIST.

2. Pré-Matière : invisible ou ce qui est “très petit”, et que l’on ne peut pas voir avec notre sens de la vue (atome).
Ce qui n’est pas encore du monde de la manifestation.
La graine d’un arbre est comme une sorte de Pré-Matière ou futur arbre.
CHNOUPHIS/KHNOUM : “Oh Divin Chnouphis sur ton TOUR de potier, tu donnes vie à l’Argile [ADN]”
Le Potier des Formes, le Logo manifesté, le mâle phallique qui féconde la Nature-Temps.
Chnouphis/Khnoum est :
1) le Potentiel
2) l’Ouvrier/Potier avec SES DEUX MAINS.

3. Mâyâ : illusion, pouvoir inhérent au brahman, l’Absolu, par lequel icelui manifeste le monde.

4. Centre veut dire un centre d’énergie ou un foyer cosmique lorsque la prétendue « création » ou formation d’une planète est accomplie par cette force que les Occultistes appellent VIE et les, Savants « énergie », alors le processus a lieu du dedans au dehors, chaque atome, paraît-il, contenant, en lui-même l’énergie créatrice du Souffle divin. Aussi, tandis qu’après un Pralaya Absolu, ou quand le matériel préexistant ne consiste qu’en UN Elément, et que le SOUFFLE « est partout », ce dernier agit du dehors au-dedans, après un Pralaya mineur, tout étant resté en statu quo – à l’état réfrigéré, pour ainsi dire, comme la lune – au premier frisson du Manvantara, la planète ou les planètes commencent leur résurrection à la vie du dedans au dehors. (Note de La Doctrine Secrète, vol.1, de H.P. Blavatsky).

Dans l’entretien 20 du 30-1-1935, Ramana Maharshi dit que la Mâyâ « n’est rien d’autre que la Réalité. Le terme de mâyâ est utilisé pour désigner les manifestations de la Réalité. Par conséquent, la mâyâ n’est rien d’autre que la Réalité ».
« La Création est le fait d’une seule divinité qui se divise en Dieu et Nature (maya ou prakriti). Cette maya est constituée de deux éléments : le para, qui est l’Essence-support, et l’apara, qui comprend les cinq éléments, le mental, l’intellect et l’ego (l’octuple manifestation).
La perfection de l’ego est tout à coup brisée, suscitant un besoin qui donne naissance au désir d’obtenir quelque chose ou de faire quelque chose. Quand ce besoin est satisfait par l’accomplissement de ce désir, l’ego est heureux et la perfection originelle est rétablie. C’est pourquoi on peut dire que le bonheur est notre condition naturelle ou notre nature. Le plaisir et la douleur sont relatifs ; ils tiennent de notre état limité et se développent en fonction des satisfactions des désirs. Si ce développement relatif est stoppé et que l’âme s’immerge dans le brahman – dont la nature est la paix parfaite – cette âme cesse d’éprouver un plaisir relatif temporaire et jouit d’une paix parfaite : la Félicité. Ainsi on peut dire que la réalisation du Soi est Félicité ; c’est le Soi réalisé en tant que l’oeil spirituel sans limites (jnanadrishti) et non pas la clairvoyance ; c’est l’abandon de soi à son plus haut niveau. Tandis que le samsâra (le cycle du monde) est souffrance ». (Ramana Maharshi, entretien 28 du 4-2-1935).

a. La ”Lumière”, le Soi, n’est ni en soi (dans un lieu) ni en dehors de Soi. Arbres, montagnes, rivières, soleil, lune etc., tous participent de cette Lumière qui ne se trouve donc pas seulement en s(S)oi. Intelligence, sagesse, connaissance, participent aussi de cette Lumière qui n’est ni Dedans ni Dehors. De même que la lumière du Ciel et de la Terre participent de l’Univers, Nous, Si l’on Retourne la Lumière ou si l’on Réalise le Soi, le monde entier naturellement se réalise de lui-même.

NE PAS PENSER = CENTRUM CENTRI : il est le Centre de l’Univers NULLE PART, mais sans Lui aucune Circonférence n’est possible, l’Univers est impossible. Voilà pourquoi s’explique le mécanisme de toute Création : il suffit du Centrum Centri ou Concentration absolue pour passer le GATE GATE, C’EST TOUT.
« Se concentrer » veut dire : POSER son attention là-dessus, mais sans tomber dans une concentration rigide ou possessive ! Car le sens du mot ”se Concentrer” étant le GATE GATE, il est plein de vie. « La concentration, c’est ne pas penser à quoi que ce soit. D’autre part, c’est chasser toutes les pensées qui nous cachent la vision de notre véritable nature […] La force de l’habitude nous pousse à croire qu’il est difficile de cesser de penser. Quand cette erreur est découverte, personne ne serait assez stupide pour s’efforcer à penser inutilement » (Ramana Maharshi 398, 14-4-1937).

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