Le mental seul responsable aussi bien de la servitude que

Le mental seul responsable aussi bien de la servitude que de sa délivrance, car Nous sommes de plus en plus noyés dans la REPRÉSENTATION : l’écriture et la lecture joue de plus en plus le rôle par lequel Nous sommes passés d’une pensée sur les choses à une pensée sur les représentations des choses, donc à une pensée sur la pensée (système de la ”raison”). Notre actuelle conception du monde et de Nous-mêmes est un sous-produit de l’invention du monde : en Occident à la Renaissance avec le développement de l’imprimerie le monde naissant sur le papier, et de nos jours le monde nait dans et par l’ordinateur.

S’il est possible de se protéger de certaines formes de représentations, il n’est pas possible de se protéger de la représentation elle-même.

Comment changer le monde sans sortir de l’Univers, et donc sans changer de place, et par là même mettre en valeur le temps ? Soit : comment opérer un changement de CADRE (référence) ou de VASE ?

Car il n’existe aucun POINT de référentiel ”ultime”, dès lors qu’il est nécessairement en ”COMME SI”, en ”POUR AINSI DIRE” : le ”lieu” où Nous cherchons le Seul Réel se décident dans UN EST LE TOUT, et donc dans la mise en valeur du temps elle-même, car TOUT EST FRACTAL : TOUT EST DANS TOUT.

TOUT EST DANS LE LABYRINTHE : un Univers sans Centre, un Univers en Gate Gate(1) (semblable à un ”multivers”), à la faveur d’une dissolution de l’ego cette identité personnelle identique à l’identité sociale (celle de la ”carte d’identité”). L’ERRANCE EN GATE GATE ou à la faveur de : ”Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore”, cette sorte de ”géométrie à la Stargate” : par L’EAU au centre de la Stargate illustrant le CIRCULUS, qui réalise une série de boucles mentales court-circuitant progressivement les noms-les-formes du spatio-temporel propres à l’expérience conventionnelle : le pérégrinant (pèlerin) découvre que les niveaux qu’il voulait maintenir séparés se révèlent inséparables ; si bien qu’à force de Gate gate en Gate gate il se pose la question : lequel des deux rêves ou des deux mondes contient l’autre ? Le vase ? ou le contenu ?

Bref, le labyrinthe ne permettant pas son survole, ou l’Univers ne permettant pas d’en sortit pour y trouver une moindre SOLUTION, il ne reste à la Conscience à résister à la racine du mal(2) en devenant LE CONTENANT/CONTENUE, LE VASE, L’ATHANOR (LE FOURNEAU).

Dès lors, chaque Conscience se trouve à la foie englobante et englobée : et si l’autonomie semble apparaître au point de croisement entre Dedans et Dehors, la conscience se trompe si elle croit s’appartenir et tirer de soi son commencement et sa fin ressemblant à une origine absolue(3), étant donné que toute conscience relativiste dépendante de l’ego n’est qu’un point d’arrêt ou une naissance-mort ici-bas au sein du CIRCULUS UNIVERSEL ou cosmique avec ces cycles très divers d’échanges, de transmutations : CIRCULUS où il n’est nulle part possible de ”jeter l’ancre” ce qui signifierait la mort certaine pour celui qui se coagulerait ainsi.

Bref, L’IMAGINATION CRÉATRICE au sens d’Ibn’Arabi(5) permet de s’acoquiner, un peu, avec le Seul Réel ; chose que la raison résonnante ne pourra jamais (et encore moins une ”intelligence artificielle” qui n’est qu’une création humaine à partir d’une logique seulement humaine, et pire : dans le temps, à l’état de veille, à une certaine époque, celle des machines des industries du capitalisme).

S’il n’y avait pas de ”Chute” du ”Paradis”, cet INSTRUMENT DE MISE EN VALEUR DU TEMPS, LA VÉRITÉ EXISTERAIT-ELLE ? C’est-à-dire que = ”sans péché”, le repentir ou la RÉPARATION(4) serait-elle possible ?
Sans erreur ou sans péché, y a-t-il une Grâce rédemptrice possible ? Y a-t-il un Dieu ? COMME SI C’ÉTAIT UN COM-merce entre la Grâce ou la Providence, et le client……

  • – M. : « Les gens prient Dieu et ils finissent leur prière en disant : “Que Ta Volonté soit faite !” Si Sa volonté doit être faite, pourquoi Le prient-ils encore ? La vérité est que la volonté divine prévaut en tout temps et en toutes circonstances. L’individu ne peut pas agir de son plein gré. Reconnaissez donc la force de la volonté divine et restez tranquille. Chacun est pris en charge par Dieu, car c’est Lui qui a tout créé. Vous êtes un parmi des milliards. Puisqu’il veille sur tant d’êtres, pourquoi vous oublierait-Il ? Même le simple bon sens nous dicte que l’on doit se soumettre à Sa Volonté. Il n’y a, par conséquent, aucune nécessité à Lui faire part de vos besoins. Il les connaît et Il s’en occupera.
    De plus, pourquoi priez-vous ? Parce que vous vous sentez impuissant et que vous voulez que le Pouvoir supérieur vous aide. Eh bien, votre Créateur et Protecteur ne connaît-Il pas votre faiblesse ?
    Pensez-vous qu’il faille étaler votre faiblesse devant Lui pour qu’il en prenne connaissance ? »
    – Q. : Mais Dieu aide ceux qui s’aident eux-mêmes.
    – M. : Certainement. Aidez-vous vous-même ; mais cela aussi se fait selon la volonté de Dieu.
    Chaque action s’effectue par Lui seul. Quant à la prière pour le bien des autres, elle ne paraît désintéressée qu’en apparence. Si vous analysez le sentiment qui la motive vous y découvrirez, là aussi, de l’égoïsme. Vous désirez le bonheur d’autrui afin d’être vous-même heureux. Ou bien encore, vous voulez bénéficier du mérite d’avoir intercédé en faveur des autres. Dieu n’a pas besoin d’un intermédiaire. Occupez-vous de vos affaires et tout ira bien.
    – Q. : Dieu n’exerce-t-Il pas Sa volonté à travers certaines personnes élues ?
    – M. : Dieu est en tous et oeuvre à travers tous. Mais Sa présence se reconnaît mieux dans un mental purifié. Le mental pur reflète les actions de Dieu plus clairement que le mental impur. Voilà pourquoi les gens disent qu’ils sont les élus de Dieu. Mais le véritable « élu » ne parle pas ainsi de lui-même. S’il pense être un intermédiaire [comme le ”peuple élu”], alors il est évident qu’il conserve encore son individualité et qu’il n’est pas totalement soumis à la volonté divine.
    (Ramana Maharshi 594, 15-12-1938).

Ainsi, depuis les millénaires du Néolithique, l’erreur, le tiqounisme est nécessaire pour engendrer le CRÉATIONNISME COM-merciale DE LA RÉPARATION : SANS ERREUR PAS DE VÉRITÉ-RÉPARATION ! LA ou LE GARAGISTE EST AU CHÔMAGE ! ”COMME SI” pas d’erreur sans vérité et l’inverse, comme pas de serrures sans voleurs, et l’inverse, dans cette dualité du : MANQUE-RESTE, VRAI-FAUX, CONNAISSANCE-IGNORANCE, etc. Comme si la Vérité devait être nécessairement être mariée à l’Erreur.

ERREUR, sonne comme ”errer”, dont il est l’étymologie. Comme souvent écrit, ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER (dupliquer, recommencer) :

D’ANGER (l’Ange Nous met en Garde).

Nagarjuna nous met en garde, comme la Bhagavad-Gîtâ, chapitre IV,18 : « Celui qui dans l’action peut voir l’inaction [le non-agir], et qui peut voir l’action continuant encore dans la cessation des œuvres, celui-là est parmi les hommes l’homme de raison vraie et de discernement ; il est en yoga et il est l’ouvrier universel aux capacités nombreuses [pour le bien du monde] ».
L’AVERTISSEMENT TRADITIONNEL (constitue un « des travaux d’Hercule ») SUR L’ÉTAT D’AVOIR : « NE POINT ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT » (LA PARADE, LA POMPE). Seul le NON-LOCAL peut fonctionner en une sorte « d’interaction virtuelle » mais qui n’a rien à voir avec l’actuelle connexion modèle informatique avec ses « réseaux sociaux », lesquels ne fonctionnent que par le ‘je’ de l’ego… et ainsi fonctionnent en « thermodynamique ». Alors il faudra pour
« échanger » résoudre D’ABORD l’antique dilemme du Moi-Individuel/Moi-Collectif, donc CHANGER NOTRE ESPACE-TEMPS. SIMPLEMENT PARCE QUE LE VRAI CESSE D’ÊTRE VRAI DÈS QU’IL EST VU OU POSSÉDÉ, SAISI (cela sera copié dans le quantisme : ”l’observation perturbe le phénomène”, plutôt impossibilité de SAISIR ou d’OPINIONER l’observation).
La vérité tout entière ne peut consister en un puzzle de vérités partielles cueillies un peu partout. Le Tout est autre chose et plus que le total des parties.
Tout ce qui se produit et qui est connu à l’état de veille par les cinq sens est la production de l’ego, le ‘je’. Mais si cet état de l’individu en conclu une quelconque « paix » ou une quelconque « libération », alors cette soi-disant « paix » ne mènera qu’à un remplacement par un oubli total, comme dans le sommeil profond, selon l’avertissement traditionnel ci-dessus. L’état d’UNITÉ ne se produira que par la GRÂCE dans laquelle l’illusion (des facultés) et l’oubli (les limitations) ne voit le jour. Donc toute tentative de la part de la conscience, la raison, de maîtriser l’ego et d’en faire son Vaisseau est vouée à l’échec, car le Vaisseau est toujours happé par l’attachement d’un Instant à un autre Instant ou happé plus avant dans la mise en valeur du temps par le mental et ses cinq sens. Mais, si cette conscience ou raison, la logique, s’abandonne (Putréfaction) à la Grâce Divine et le prend pour Vaisseau, l’ego en prendra un grand coup et l’On vivra la Félicité du Soi.

Ce monde fonctionnant sur la possession d’une palanquée d’informations : soit la continuité ou ”réalité” supposée d’une ”présence” permanente est, elle-même, très suspect car chargée d’effort du spatio-temporel qui use, échos du parasitisme de l’ego ; d’où l’AVERTISSEMENT TRADITIONNELLE : « NE PAS ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT ».
Lorsque l’état d’attention dissout le centre fictif, nommé par convention « nous », les choses se dirigent vers l’Empire de l’opinion, du subjectif, qui mène dans les dimensions verges du chaos, l’entre-deux chargé de promesses comme une promotion commerciale. Ainsi il est vital de ne jamais quitter les voies les plus simples, les plus naturelles.
La pratique du Fléau ou de la Putréfaction suit les voies les plus primordiales : la DISSOLUTION-EXTINCTION.

Rien de plus simple en effet que LA DEMEURE DU SANS DEMEURE (le sans trace, l’insaisissable, l’anti loi de succion vulgaire donc la destruction de la lourdeur du PLOMB) : COMMENT NE PAS LAISSER UNE EMPREINTE SUR LA NEIGE IMMACULÉE QUI SE DÉPOSE SUR LES CIMES DE L’INSTANT NATUREL ?
L Y VA DU FLÉAU : AMOUR-GRATUITÉ, INSAISISSABLE, DÉSINTÉRESSEMENT OU ANTI LOI DE SUCCION VULGAIRE.
ET LE PONTIF, CELUI QUI FAIT PASSER LE PONT… D’AVIGNON, A DÉCLARÉ : « NE VOUS PLANQUEZ PAS, MÊME DANS UN SANS TRACE, MÊME DANS UN INSAISISSABLE », c’est-à-dire ne vous construisez pas une demeure qui sera votre tombeau… Donc ne vous construisez pas un dogme, une nation, un État, une politique, une classe, un mouvement, une constante, une ”vérité-opinion” qui sera votre tombeau… NE TOMBEZ PAS DANS LE SATANISME : dont le vrai sans devrait être : CELUI QUI ORGANISE, CELUI QUI ADMINISTRE : LE SATAM, GRAND ARCHITECTE, ADMINISTRATEUR (a), LE GRAND PROGRAMMEUR GRAND ORGANISATEUR TELLE L’INTELLIGENCE ARTIFICIELLE, « LA CENTRALE »)(a).

Complément :
LOI DE SUCCION DANS LE MATHNAWÎ, LIVRE CINQUIÈME 719-752 : « Un petit oiseau chassait un ver : un chat saisit cette occasion et s’en empara. L’oiseau était dévorant et chose dévorée, et, absorbé dans sa chasse, ne savait pas qu’il y avait un autre chasseur.
Bien que le voleur chasse des objets, cependant le chef de la police avec les ennemis du voleur sont sur ses traces.
Son mental est occupé avec les biens, les verrous, la porte : il est inconscient du préfet et du tumulte qui s’élève à l’aube. Il est absorbé par sa passion pour le gain qu’il ne prend pas garde à ceux qui le recherchent et le poursuivent.
Si l’herbage boit l’eau pure, ensuite l’estomac d’un animal s’en nourrira.
Cette herbe est dévorante et décorée : il en va ainsi pour toute chose qui existe, excepté Dieu. Étant donné qu’Il est Celui (dont il est dit) : Il vous nourrit et n’est pas nourri, Dieu n’est pas dévorant et dévoré, comme la chair et la peau.
Comment ce qui est dévorant et dévoré serait-il en sûreté contre ce qui dévore et qui réside dans une cachette ?
La sécurité de ceux qui sont susceptibles d’être dévorés traîne le deuil à sa suite ; va vers le Portail [le « Gate gate pâragate… »] de Celui qui n’est pas nourri.

Chaque imagination dévore une autre imagination [surtout dans cette tyrannie de l’opinion] : une pensée se nourrit d’une autre pensée. Tu ne peux être libéré de toute imagination ni t’endormir de façon à t’évader complètement. Tes pensées sont comme les frelons, et ton sommeil comme l’eau (dans laquelle tu es plongé) : quand tu t’éveilles, les frelons reviennent.
Et maintes imaginations pareilles à des frelons volent et t’emportent tantôt ici, tantôt là.
Cette imagination est la moindre de ceux qui dévorent : le Tout-Puissant connaît les autres [Zéro indien…]
Écoute, enfuis-toi loin de la troupe de tous ceux qui dévorent, vers Celui qui a dit : « Je suis ton protecteur » [équivalent de la Parole du Christ : « Qui perd sa vie la gagne »].
Ou vers celui qui a acquis ce pouvoir de protection, si tu ne peux te hâter vers le Protecteur Lui-même. […] Tu as pris pour guide ta raison qui est devenue infantile, étant voilée par le voisinage de l’âme charnelle [la tyrannie de l’opinion, l’égrégore du moment, surtout celui de la folie du sanitaire en 2020-X].
[…]
L’avidité pour la chasse fait oublier qu’on est soi-même une proie [le citoyen la proie des élections et des virus, du politisme et des banques et de la SAISIE OU LOI DE SUCCION] : le chasseur s’efforce de gagner des cœurs [du consensus], alors qu’il a perdu le sien ».

  • « Je suis convaincu que c’est toujours une erreur que d’imposer de l’extérieur des innovations, aussi bonnes soient-elles en apparence ». (Wilfred Thesiger 1910-2003, Le Désert des Déserts – Avec les Bédouins derniers nomades de l’Arabie du Sud, page 101). Avec le mondialisme et la technologie des industries du capitalisme, les innovations sont IMPOSÉES DE FORCE PARTOUT, ceux qui en sont privés risquent de souffrir, comme de souffrir de ne pas être intégré dans le corps social du ”Vivre ensemble”. Le Christ a dit : « Qui perd sa vie la gagne » (Marc 8, 35), évidemment c’est anti-confort par rapport au tout confort de nostre époque, mais il faudra bien qu’un jour ce ne soit plus vrai. Quand les Nouveaux Cieux et Nouvelles Terres seront retrouvées. Vu le tiqounisme de ce hui, ce n’est pas pour demain.

Notes.
1. « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).

2. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)

3. Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ». L’ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER.
Idem : « Il est vrai, nous ne sommes pas lié, le Soi véritable est libre de tout lien. Il est vrai aussi que vous finirez par retourner à votre source » (Ramana Maharshi au jour le jour, 21 août 1946).
À ajouter à Saint Bonaventure le Moïse obtenant comme réponse de Dieu : « Mais, dit-il, tu ne peux pas voir ma face, car l’homme ne peut me voir et vivre » (Exode 33, 20 Moïse sur la montagne). Le sujet recevant le Soi ne voit pas sa propre forme, car si c’était le cas il retomberait dans la dualité sujet-objet. C’est seulement dans le Soi-Miroir Divin qu’il peut voir la ”Forme” du Soi, et dans cette ”Forme-Miroir” connaître sa Propre Forme. Ainsi il ne voit pas Dieu en son Essence : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent co-exister ».

Dans le miroir matériel en se regardant on ne voit pas le miroir : on ne peut pas à la fois se regarder et regarder le miroir.

Le Libéré Vivant ou Réalisé Vivant, le jnanî, est comparé au reflet dans un miroir sans tâche [miroir clair ou sans tain] dans un autre miroir semblable. « Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur akasha [éther, ou Lumière de la Conscience]. De même, la Félicité reflétée du jnâni [Sage, Bienheureux] représente la véritable Félicité (ânanda).
Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antamukti (tournée vers l’intérieur). Les shâstra [écritures sacrées] ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tournée vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi, entretien 513 du 16-9-1938)

4. Tiqoun ou Tikkoun (réparer), impliquant qu’au départ c’est cassé, la Nature est imparfaite, elle a comme des ”manques” par rapport à des ”en trop” !
Donc en totale opposition avec le Soi ou Félicité qui est notre état naturel et pas cassé à l’origine.
Réparer implique la dualité d’un sujet qui va « réparer » un objet », DONC QUI VA LE DÉNATURER.
Le Tiqoun fait la partie des religions de « l’HOMME DÉCHU », celui qui a péché, ne serait-ce que par son mental.
Le christianisme reprendra ce mythe de l’Homme déchu, car il est irrémédiablement possédé par l’HOTC (Histoire-Opinions-temps qui coule), donc prisonnier du progrès ou temps, en plein dans la Chute impliquant l’oubli de sa Nature.

5. Imagination Créatrice pas au sens de nostre époque des images du numérique et de la perception par les sens du mental, donc par la croyance au corps et de son monde empirique à la John Locke. Imagination Créatrice qui n’est pas encore le monde de la pure Intuition du sans limite. Monde entre-deux, FLÉAU et médiateur ; Fléau sans lequel tous le événements de l’Histoire sacrale et prophétique deviennent de l’irréel, PARCE QUE C’EST DANS CE MONDE LÀ QUE LES ÉVÉNEMENTS ONT LIEU : DANS CET INTER-MONDE.
« À son tour Ibn’Arabi déploie ce que nous pouvons appeler une métaphysique de l’Imagination active et du mundus imaginalis », écrit page 18 Henry Corbin, dans L’Imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn’Arabi.
Et page 28 : ”On s’efforcera de montrer en quel sens cette Imagination est ”créatrice” : parce qu’elle est essentiellement Imagination active [au sens par exemple du Tour du Potier], et que cette activité la qualifie essentiellement comme Imagination théophanique. Elle assume une fonction hors de paire, si imprévue par rapport à ce que le plus souvent nous attachons d’inoffensif et de péjoratif au mot imagination, que nous aurions préféré recourir à un néologisme pour la désigner, et qu’il nous est arrivé d’employer le terme Imaginatrice. N’est-ce pas le lieu de prévenir un doute : la spiritualité, l’expérience mystique, ne tendent-elles pas à un dépouillement des images, au renoncement [putréfaction] à toutes représentations de formes et de figures ? Certes, il est même des maîtres qui ont exclu farouchement et implacablement toute représentation imaginative, toute intervention des images. En revanche, ce qui se proposera ici, c’est une valorisation extraordinaire de l’image et de l’Imagination pour l’expérience spirituelle”.

La pensée des Anciens est essentiellement MÉTAPHORIQUE. Par exemple le corps est comparable à un Vaisseau, à une Maison, et des plantes seront des invités de marque ; la diète sera un grand ménage de printemps. Les éléments métaphoriques constituent une structure imaginative d’accueil pour les ”esprits” (Yokai) des plantes. Les esprits des plantes se manifestent dans les rêves.
Imagination créatrice = aussi la réception des esprits du Règne Minéral et Végétal ne peut que s’appuyer sur une logique métaphorique (totalement absente de ce mondialisme numérisé par l’informatique…).

C’EST POURQUOI : QUI CONSTRUIT LA RÉALITÉ ?
DES HUMAINS AUX GROS COMPTES EN BANQUES ? SHIVA ? CERTAINES PLANÈTES PROCHES ET LOINTAINES OU CERTAINES GALAXIES ? Cette dernière hypothèse étant la plus admissible par l’Imagination créatrice : seul L’I-RÉEL est le Seul Réel puisqu’Il est une manifestation à partir de choses terrestres : En Haut comme en Bas, et l’inverse. Shakespeare écrivait : ”Les choses sont faites de la même substance que les rêves”.

a. Extrait de la conférence de Jiddu Krishnamurti à Omen en 1929, où il expliquait que « La Vérité est un pays sans chemin » (comme la ”liberté” est inconcevable, insaisissable).
« Peut-être avez-vous souvenir de cette histoire du diable et de son ami : ils marchaient dans la rue quand ils virent devant eux un homme se baisser pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche. L’ami dit au diable : « Qu’est ce que cet homme vient de ramasser ? » « Un petit bout de Vérité », répondit le diable. « Mauvaise affaire pour vous, alors ! », remarqua l’ami. « Oh, pas du tout, répliqua le diable, je vais l’aider
à l’organiser ! »
Je maintiens que la vérité est un pays sans chemin que vous ne pouvez l’approcher par aucune route, quelle quelle soit : aucune religion, aucune secte. Tel est mon point de vue, et j’y adhère d’une façon absolue et inconditionnelle. La vérité étant illimitée, inconditionnée, ne peut être approchée par quelque sentier que ce soit, elle ne peut pas être organisée on ne devrait pas non plus créer des organisations qui conduisent ou forcent les hommes à suivre un chemin particulier. Si vous comprenez bien cela dès le début, vous verrez à quel point il est impossible d’organiser une croyance ».

ORGANISER = IDENTIFIER, POSSÉDER, NUMÉRISER, CALCULER, FAIRE/FER, RÉPARER, PROJETER……

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