NON-NÉS

NON-NÉS

Étant compris que « Dieu ’EST’ » : Je suis ce JE-SUIS, et donc comme le Centre qui est nulle part parce qu’il est HORS de sa création la Circonférence qui est partout, ce qu’on appelle l’Être, donc la Circonférence, n’est que l’ex-istant.
L’ex-istant expliqué par Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux, lettre 8 et 36 : « Le principe du tour, c’est déplacer un outil coupant sur une pièce de bois ou de métal qui tourne. Résultats : des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe serait, essence éternelle du tour. Mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret [COAGULÉ ou DANS L’ESPACE-TEMPS], et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe : C’est l’existant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucune autre machine. La recherche, le bricolage, peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas…. »

Les choses étant de la forme ”Je suis ce JE-SUIS” de ce fait ELLES N’ONT PAS D’EXISTENCE (voir le ”ÊTES-VOUS NÉ ?” de Ramana Maharshi(1))
Comme les choses ne sont pas nés, parce qu’elles sont de l’EAU PRIMORDIALE, ELLES SONT ALORS SEULEMENT RELATIONNELLES : LA CIRCONFÉRENCE EST PARTOUT, MAIS LE CENTRE EST HORS DE SA CRÉATION(2), ce qui CONFIRME que toute opinion d’instinct grégaire ou de socialisme, tout concept de relation entre les choses tombe. Cependant le relativisme général étant la VACUITÉ, cela ne veut pas dire néant ou nihilisme(3). Comme l’exprime Ramana Maharshi en note 1, non-né ne veut pas dire non-être.

La chose étant non-née, la dualité sujet-objet est une fabrication du mental : il n’y a pas d’objets extérieurs sans conscience, et inversement. Ainsi en l’absence d’objet aucune opinion ou invention de l’histoire est possible. Les objets ne sont que des désignations conventionnelles, comme une ”table” avec ses 4 pieds (ou un pivot central), les objets ne sont rien d’autre que des perceptions du mental décidant de l’existence, ou non, des objets au Dehors.
« La Connaissance transcendance ne les trouve ultimement pas. Cette absence de découverte empêche l’émergence des objets [de la conscience mentale, la raison], et quand les trois portes de la libération ont été franchies, c’est également l’oubli de la substance de la sagesse. Rien à voir avec toutes les impressions et idées [les opinions] que les êtres ordinaires, obéissant à l’immémoriale habitude de juger [donc d’opinioner], conçoivent comme les objets extérieurs, qu’ils jugent existants ou inexistants et pourvus de toute une variété de formes. Cette manière de connaissance je l’appelle ignorance : le fait de ne pas comprendre que les choses ne sont que des perception au sein du mental […] C’est donc pour en finir avec les fictions de cette eau que j’enseigne que toutes choses ne sont que des construction du mental » (Lankâvatâra, chapitre L’impermanence).

NON NÉS définition : c’est DHYANA : ne pas succomber à la racine du mal cette loi de succion vulgaire(5), donc ne pas être affecté par le champ des perceptions sensorielles issues du mental. Correspond à la Réalisation du Soi. Ainsi, aussi longtemps que cette entité illusoire, ce fantasme qui est « NOUS » (le ”vivre ensemble” du régime républicain et de son capitalisme), il reste impossible pour n’importe quel être humain de réaliser son Soi, sa Nature réelle, qui est UNE avec le TOUT ou le « cosmos » (les Eaux Primordiales).
La technique pour ne pas succomber à la loi de succion vulgaire, le PLOMB-PESANTEUR ou ATTRACTION ”UNIVERSELLE”, plutôt GÉNÉRALE, consiste à ce qui est expliqué par Ramana Maharshi à 366 du 20-2-1937 : « Maintenant, vous identifiez à tort le Soi avec le corps, les sens, etc. Puis vous procédez à leur rejet et cela est neti. Mais vous ne pouvez le faire qu’en vous attachant fermement à ce qui ne peut être rejeté. Et cela est iti [Ainsité, le Soi] seul ».

Aucune valeur duelle issue de la racine du mal, de ces valeurs comme pur-impur, bon-mauvais, etc., la liste est très longue, selon lesquelles nous menons mécaniquement notre vie, ne peut avoir une quelconque existence ou caractéristique dans le Seul Réel.

NON NÉS = ÊTRE COUR, ATEMPOREL : c’est seulement le ‘Je’ réel qui est le spectateur et donc a-temporel, ou non-né. COUR : le Vrai ‘Je’ est nu, sans adjectif, et c’est pourquoi Il est TOUT dans l’insaisissable, le non-identifiable.

La maladie de l’Occidental est le faire/fer, le travail, l’efficacité, c’est-à-dire que le travail superflu (superglu) est la maladie de l’Occidental. Car dans toutes choses examinées de ce que nous appelons « travail » EST INUTILE EN DÉFINITIVE. Il aura fallut la DÉCOUVERTE DU FEU VULGAIRE pour que naisse le
« travail » (et ensuite le salariat donc la VALEUR). L’Occidental est malade du faire/fer, malade de l’utilitarisme, surtout chez le protestantisme anglo-américain. Cette maladie de l’utilitarisme est opinioné comme « salutaire », et ne rien faire est opinioné
comme « vice » (l’oisiveté, l’inaction).
FAIRE/FER ÇA ROUILLE, C’EST UN MESSIANISME OU UNE FUITE EN AVANT, UN ÉCHAPPATOIRE AU SEUL RÉEL.
– FAIRE/FER = AVOIR ET DONC RACINE DU MAL(5)
– ÊTRE = NE PAS SE FAIRE A-VOIR (ne pas se laisser privé de voir, au sens de PÈRE-CE-VOIR : AINSITÉ).

NON NÉS : le Vrai ou la Vérité lorsqu’elle est exprimée, devient fausse, comme le Vrai cesse d’être vrai lorsqu’il est vu et donc : copié, saisi.
ICI ou l’Instant, le Vrai, est hors d’atteinte comme : « Dès que l’encre est séché, nos formules [ou lois] sont fausses » disent les Anciens Chinois de l’École du Dhyâna [contemplation].
C’est pourquoi un Réalisé vivant ne donne jamais d’enseignement à quiconque ou de conseil particulier. A celui-là on peut lui confier le monde.

Le temps n’existe que s’il y a une personne ou une conscience pour l’observer et ainsi le fabriquer. S’il y a naissance, il y a temps, comme la naissance des ”Commandements de Moïse”, il y aura naturellement mort ou ”inutilité” de ces ”Commandements”.

NON NÉS : Dieu n’existe pas IL EST.

NON NÉS : le grand ‘Je’ du ”Je suis ce JE-SUIS”, le CENTRE sans lequel le ‘Je’ n’existerait pas, sans lequel ‘Je’ ne serais pas, comme la CIRCONFÉRENCE où la SPHÈRE ne seraient pas sans le CENTRE. Ce CENTRE qui est nulle part, qui n’ex-iste pas : il lui suffit d’être, et, sans Lui, il n’y a pas d’existant. Il est donc entièrement mon ‘Je’ comme Il est tout entier le ‘Je’ de chaque être humain, comme tous les rayons issus d’un même Centre. Et c’est Lui qui fonde la Père-sonne.
Ce ‘Je’ du Blanc de l’Instant comportant les 7 Couleurs de l’Arc-en-Ciel, est mon CŒUR, l’ESSENCE de tout ce qu’Il a créé, et ce CŒUR est le CENTRUM CENTRI DE TOUS LES NOMS-LES-FORMES de la plus petiote poussière jusqu’à la Montagne en passant par l’humain. En Lui, le ”UN” et ”L’INFINI” sont une même chose. L’Essence de la Création totale, toute l’échelle de ce qui EST, de la plus petiote poussière jusqu’à la Montagne en passant par l’humain qui est ’Moi’, c’est le même CENTRE, LA MÊME ESSENCE DU BLANC DE L’INSTANT.

  • « Le problème de la con-formité de la chair historique à ce squelette-essence est le même pour mon Je-individu que pour le Je-humanité globale, dans l’instant présent comme dans la totalité historique. Et la mort de chaque individu est une eschatologie au même titre que l’Apocalypse de l’humanité totale que nous annonce saint Jean. Toute mort est métaphysique et toute mort est glorification [Surfeu] quand elle est vraie, quand la métamorphose de chrysalide en papillon est réussie.
    […]
    L’homme dans le temps historique ne pouvait plus se penser comme une chair qui recouvre un squelette métaphysique. Ce squelette serait constitué par le dogme de l’évolution de l’homme au cours de l’Histoire, par la définition des lois qui doivent le conduire à l’unification des façons de sentir et de penser. Ce serait un darwinisme de l’âme. Le squelette ontologique de l’homme ne serait plus intérieur mais extérieur(5), comme celui des insectes, et les sociétés d’hommes seraient à l’image des sociétés d’insectes. C’est la sensibilité, la chair, qui secrète son squelette dans l’évolution historique, ce sont les accidents qui secrètent l’essence. Parce que hors de la vie sensible et historique il ne peut rien exister, qu’il ne peut y avoir de Dieu, l’humanité s’unifiera autour du Parti [ou autour du monothéisme unilatéral républicain], synthèse des Partis, parti absolu qui définira les façons justes de sentir et de penser. Et le Parti, c’est finalement et inévitablement un seul homme [ou une seule ”intelligence artificielle”]. Lui seul a droit au ‘Je’ et quiconque ne se soumet pas est schismatique. Il n’y a qu’une reine dans une ruche ou une termitière ». (Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, Lettre 31 à Aimé Michel le 10-9-1974).
    Un seul humain qui détiendra la ”Vérité” = système TRANSHUMANISTE ET DES MACHINES et I.A. (caricaturé si clairement dans le premier Matrix).

Notes.
1. « Êtes-vous né actuellement ? Pourquoi pensez-vous à d’autres naissances ? Le fait est qu’il n’y a ni naissance ni mort. Laissez donc celui qui croit être né penser à la mort et à ses palliatifs ». (Ramana Maharshi 17, 24-1-1935)

« Ce qui est né doit mourir. Ce qui est acquis doit être perdu. Êtes-vous né ? Vous existez depuis toujours. Le Soi ne peut jamais être perdu ». (Ramana Maharshi 20, 30-1-1935).

2. Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent coexister ».

3. « Celui qui voit que toutes choses résultent d’un concours de causes et conditions (celui qui voit la coproduction conditionnée(a)), celui-là voit la souffrance (tout être qui souffre de n’être pas un être, puisque le vrai cesse d’être vrai dès qu’il est vu ou copié et donc réduit à l’état de double), son origine, son arrêt et le chemin qui mène à son arrêt. Bref, celui qui voit que les règles, devoirs, lois, sont absentes d’essence (elles ne sont qu’opinions) a créé le Gate Gate(4) sans limite.

4. « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).

5. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)

a. Attacher un Instant à un autre Instant qui passe et que ça formerait l’histoire, genre : ”Ceci étant, cela est”, soit la cause-effet, comme : ”Ceci n’étant pas, cela cesse”, donc l’antithèse de l’idée d’être Soi-Même, ainsi par l’histoire, par la f(r)iction les êtres sont conditionnés, soumis, CE SONT DES PRODUITS, DES OBJETS : manger, chier, inspiration, expiration, opinionner…. BREF, LE CAUSISME.
HISTOIRE-F(R)ICTION = ÊTRE SOUMIS AU MESSIANISME, SOUMIS AU DEVENIR, SOUMIS À LA FLÈCHE DU TEMPS (dont le salariat).

Voir la page : Le Karma ou production interdépendante ou Co-production conditionnée.

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