Où pourrais-je aller ?

Où pourrais-je aller ?

« Ils disent que je vais mourir. Mais je ne pars pas.
Où pourrais-je aller ? Je suis là ». (Ramana Maharshi, quelques instants avant de disparaître sous forme d’une comète d’une lumière éclatante le 14 avril 1950).
Et quelques jours avant il consolait un disciple anxieux : « Ils prennent ce corps pour Bhagavân [titre : fortuné, glorieux, divin, et appelé ainsi par ses disciples et fidèles] et lui attribuent la souffrance. Ils prétendent que Bhagavân les quitte, mais où peut-il aller, et comment ? »

Matière/Mater/Mère le TAO, la Conscience fondamentale individuelle et seule Universelle puisque ‘UN EST LE TOUT’.
DONC UNE SEULE LOI : LA CONSTANTE DE CETTE CONSCIENCE FONDAMENTALE INDIVIDUELLE ET CENTRUM CENTRI : Il ou MÈRE/MATER/MATIÈRE est toujours la même, avec les mêmes propriétés, qui apparaissent dans les trois Règnes, Minéral, Végétal, Animal et Humain ; ce sont toujours les mêmes cristaux qui se forment, les mêmes composés chimiques qui se créent, les mêmes dessins géométriques, etc. Cela signifie nécessairement qu’après de nombreuses modifications dues à des influences AU DEHORS, un atome de fer redevient un atome de fer possédant exactement les mêmes propriétés qu’auparavant.
Ceci est bien-sûr incompréhensible pour un intellect soumis à le mode de la « raison » et du calcul, surtout si on reste prisonnier de l’espace-temps et de ses « planètes » et autres « galaxies ».

Ainsité
Iti désigne l’ainsité (ainsi), le Soi, la Seule Réalité, ce qui ne peut être éliminé, le « JE-SUIS », tathata en sanskrit, shinyo en japonais (‘Je’ et ‘je’ et devient ku : au-delà de l’ego et de ses différences sur-mortelles par leur vulgaire loi de succion et du C(T)OUCHER.

AINSITÉ : ni s’enfuir, ni s’approcher. Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout.
Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE-SUIS » ou immortalité, éternité du ‘Je’. Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source ».

L’œil ne peut fonctionner qu’en utilisant la lumière émanée du soleil, sans cela l’œil est inutile. De même, le jiva ou individu ne peut fonctionner qu’en utilisant la Conscience [le Sel…] qui émane du Soi. Également, de même que l’œil ne peut fonctionner que dans la lumière réfléchie du monde des Essences. Si l’œil se tourne pour regarder le Soi, il sera entièrement effacé et se fondra dans le Soi avec lequel il ne fera plus qu’un, comme le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source. C’est le EST, le « Je suis ce JE-SUIS ».

Si la Conscience est antérieure à son objet, qu’est que c’est « naître » ? Quel en est le point d’appui ? Si elle lui est simultanée, quel est-il encore ?
Et si elle lui est postérieur, d’où naît la Conscience ?
AINSI IL EST IMPOSSIBLE DE SAISIR OU DE CONCEVOIR LA NAISSANCE D’AUCUNE CHOSE.
LE PROBLÈME VIENT DE LA RELATION, LA RELATIVITÉ, LE SOCIAL, LA SAISIE.

– Si donc il n’y a pas de vérité relative (style cause/effet),
Comment y aura-t-il deux vérités ? (dans le concept par la raison de l’égalité].
Si, par ailleurs, la vérité relative est le fait de leurs pensées (la raison),
Comment les êtres passeront)ils outre-souffrance ?
– Voilà bien une idée que se font les êtres;
Car [dans le nirvana] il n’y a pas de [vérité] relative.
Si cette idée persistait,
[les nirvanés seraient toujours] dans le relatif ;
Mais puisqu’elle ne le fait point, [ils n’y sont] pas.

Celui qui examine et ce qui est examiné
Dépendent l’un de l’autre,
Toute analyse recourt au sens commun pour s’exprimer [la même soupe pour tous, le Nouvel Ordre Mondial, le conventionnel].

– Dès lors que l’analyse approfondie elle-même
Est soumise à l’analyse,
Cette dernière pourra l’être aussi
Au risque de régresser à l’infini [et devenir opinion sans fin].

– Quand l’objet a été complètement analysé,
L’analyse n’a plus de support.
En l’absence de support, il n’y a pas de naissance ;
C’est ce qu’on appelle nirvâna.

Celui qui admet la réalité de ces deux [choses]
Se trouve en fort mauvaise posture.
Si la conscience a le pouvoir de prouver son objet,
Sur quoi repose l’existence de la conscience ?

Si au contraire [comme dans le marxisme et la dialectique… et la croyance du monde actuel], c’est l’objet qui prouve la conscience,
Quel est le point d’appui de cet objet [comme par exemple une ”intelligence artificielle”] ?
S’ils dépendent l’un de l’autre pour exister,
Aucun des deux n’existe réellement.
[…]
– Si la pousse qui naît de la graine
Révèle la réalité de la graine.
Pourquoi la conscience qui naît de l’objet
N’en révélerait pas l’existence [réelle].

– L’existence de la graine est constatée
Par une conscience différente de la pousse.
Mais qui constate l’existence de la conscience
À laquelle l’objet est révélé ?

[…]
Si Dieu est la cause des mondes,
Dites-moi donc ce que Dieu est [pour vous] !
Les [grands] éléments [le monde] ? Dans ce cas,
À quoi bon se fatiguer pour un nom [et une forme-situation-opinion] seulement ? »

Qu’a voulu créer ce Dieu ?
Le Soi, les éléments (Terre, Air, Eau, Feu], lui-même ?
Tout cela n’est-il pas éternel ?
La conscience naît de son objet.

Pour ce Dieu ne crée-t-il pas en permanence ?
Pourquoi il s’est arrêté à un ’Big Bang’ ?
Si la cause première, ce Big Bang, n’a pas de commencement,
Quand commencera alors son effet ?
Puisque ce Dieu ne dépend de rien d’autre que de lui-même,
S’il n’est rien qu’il n’ait crée,
De quoi dépendrait-il ?

Si la création de Dieu est le fruit d’un BESOIN,
Ce Dieu obéit à une puissance AU DEHORS.
Ce Dieu est donc soumis à la vulgaire loi de succion.
Alors, en quoi est-il dieu ?
(Shântideva – Bodhicaryâvatâra, La Marche vers l’Éveil, chapitre Connaissance 101-125)

Où pourrais-je aller ? Le « tombeau » est une contradiction car il indique le chute, la position couchée, l’anti-Faire/Fer, OR ON N’EST JAMAIS MIEUX QU’AU PIEUX, DANS L’AXE, DANS LE CENTRUM CENTRI, DANS LE CHRIST-AL(1), dans ses pompes ou dans son lit comme la rivière, on n’est jamais mieux qu’après avoir trouvé, comme la Cendrillon du conte : CHAUSSE À SON PIED. On comprendra alors facilement pourquoi ce monde de l’esclavage du travail et de l’utilitarisme qui doit rapporter du fric au monde de la finance déteste le « temps mort », l’incertitude, et la mort ici-bas, d’où le furieux du transhumanisme anglo-américain et de la « recherche » en général pour « améliorer », pour « prolonger la vie », IL FAUT QU’ELLE SOIT RENTABLE…..
Les Terriens maintenant numérisés par les industries de l’informatique ont d’autant peur de « perdre leur identité », comme ils ont peur de perdre leur port-monnaie ou de se faire pirater par certains « informaticiens » (pirates). Car tout est faire pour entretenir le ”Votre ceci, votre cela” er même il y a qui qui avancent le comble de la possession : « Vous ne posséderez rien et vous serez heureux », UN ENVERS DE L’ENVERS ou UN ENVERS DE L’ENVERS DES ACCIDENTS, L’ESPACE-TEMPS, QUI ENGENDRENT LES ESSENCES. Depuis au minimum deux siècles IL Y A UNE DOUBLE INVERSION qui bien-sûr ne remet point les choses du monde à l’endroit mais en amplifie la morbidité.

ALLER AU PIEU : OÙ POURRAIS-JE ALLER ? Et là vous ne pouvez pas emporter votre argent, vos possessions, votre identité chérie.

Note.
1. « Depuis le premier chapitre jusqu’au dernier, les traducteurs des livres sacrés des Juifs ont faussement interprété le sens des textes. Ils ont changé l’orthographe du nom de Dieu, comme le prouve Sir William Drummond. Ainsi EL, correctement écrit, devrait se prononcer AL car dans l’original il y a AL. Or, d’après Higgins, ce mot signifie le dieu Mithra, le soleil, le conservateur, le sauveur [Christ]. Sir W. Drummond montre que Beth-El signifie la maison du Soleil, en traduction littérale, et non de Dieu. « El, dans la composition de ces noms Chananéens, ne signifie pas Deus mais Sol » (note : W. Drummond, Œdipus judicus, p. 250). C’est ainsi que la Théologie a défiguré la Théosophie antique et la Science l’ancienne Philosophie (note : Les premiers Pères de l’Eglise et les théologiens qui les ont suivis se sont trouvés dans l’absolue nécessité de commettre ces pieuses fraudes. C’est évidemment parce que, s’ils avaient laissé subsister le mot AL tel que le donne l’original, il devenait trop clair, sauf pour les initiés, que le Jéhovah de Moïse et le Soleil étaient identiques. Les multitudes ignorant que les anciens hiérophantes ne considéraient le soleil visible que comme un emblème du soleil central invisible et spirituel, auraient alors accusé Moïse, comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup de commentateurs, d’adorer les corps planétaires et, en un mot, de s’être rendu coupable de Sabianisme [Sabéisme ?]).
Faute d’avoir compris ce grand principe philosophique, les méthodes de la science moderne, quoique exactes, n’aboutiront qu’au néant.
(Isis dévoilée, de H.P. Blavatsky, page 70, volume 1)

C’est le Pied, Padam en sanskrit, au sens du Soi, la Nature véritable de l’Être humain

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