Si vous CROYEZ à vostre existence
vous SORTEZ de l’Univers, vous SORTEZ du ”Puiser de l’eau et couper du bois” (de nos jours on pourrait dire ”Vous sortez du smartphone” puisque c’est un univers DANS l’Univers, le smartphone N’EST PAS COUPÉ de l’Univers comme le truc ”intelligence artificielle” N’EST PAS coupé de l’Univers : TOUT est dans TOUT).
Comment se fait-il que la Conscience fondamentale individuelle se concentre dans des âmes individuelles, et la ”Substance” infinie se divise en des substances finies ? Et pourtant, certains humains envoient des ”fusées” en substances finies dans cette Substance infinie.
Et pourquoi vouloir se centrer sur le dividu, le ‘moi’ ? (le divisé, le consommateur, le terme actuel ”individu”, étymologie de diviser, est une SINGERIE DE LA SINGULARITÉ, L’IDIOTÈS, L’UNITÉ). Il y a donc UN TRANSITIONNISME accéléré comme actuellement dans cette civilisation de l’économique allant du plan cosmologique : le TOUT, au plan du Moi-Individuel : le consommateur-électeur-contribuable.
Dès lors, le CENTRUM CENTRI se déplaçait artificiellement selon le mental du Macrocosme au Microcosme uniquement surtout en France depuis le ”siècle des Loupiotes” et leur ”raison”, de leur encyclopédie de 1762 annonçant l’internet et l’individualisme du ”Votre ceci votre cela”.
Par ce transitionnisme qui s’accélère désormais de décennie en décennie le monde humain s’imagine être en ”progrès” : L’ÊTRE SE MANIFESTE, IL SE NUMÉRISE ET SE ”SOCIALISE” MÊME PAR LES MACHINES DES INDUSTRIES INFORMATIQUES DU CAPITALISME. QUEL PROGRÈS DANS LA MANIFESTATION, du Dehors, de l’état de veille seulement !
Comment pourrait-il y avoir un DEDANS : L’UNIVERS, et un DEHORS : le sujet observant de l’Univers ? L’univers ne peut qu’être « ce qui surgit » à nostre conscience sous la forme de noms-les-formes : des perceptions sensibles accordées sur du conventionnel.
Étant donné que l’expression ”Puiser de l’eau et couper du bois” signifie DANS l’Univers et Nous DEDANS, donc S’OCCUPER DE SES PROPRES AFFAIRES et non de celles des autres, il n’y a pas pour la Conscience de différenciation du genre : ’moi’, ’toi’, ’les autres’, LE RICHE, LE PAUVRE, car comment pourrait-il exister une « réalité universelle » du genre « république universelle » (une conscience collective) qui se différencierait et se contracterait en une communauté d’êtres particuliers ?
Bref, pourquoi ce monde des accidents ? (le spatio-temporel et son Plomb-pesanteur ou ”attraction”). Monde des accidents par la chaîne sans fin de causes et d’effets, et l’interdépendances des consommateurs-électeurs-contribuables dans cette COPRODUCTION CONDITIONNÉE DEPUIS LONGTEMPS PAR LE CAPITALISME DU FAIRE/FER (qui rouille forcément).
Quel INTÉRÊT à s’interroger si l’Univers, les ÊTRES, sont éternels ou non, ou infini dans le temps et l’espace ?
De telles spéculations sont complètement stériles, puisque ces spéculations font SORTIR DE L’UNIVERS et de ce fait ELLES SONT AUTOMATIQUEMENT SANS RÉPONSES, même avec l’aide de l’outil actuel appelé ”intelligence artificielle”, attendu QU’IL N’EXISTE MÊME PAS D’ENTITÉ TEL QUE « LE MONDE » OU « L’UNIVERS » :
- Maharshi 264 RIEN N’EST SOI-MÊME.
« Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu. Ils sont tous deux les créateurs des noms et des formes. Mais en réalité, ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ». (Ramana Maharshi 264, 20-10-1936).
Comme RIEN N’EST SOI-MÊME chacun souffre de n’être point un ÊTRE. Celui qui voit qu’il n’y a pas d’attraction ou Plomb-pesanteur échappe à la pesanteur, le vieux rêve de s’envoyer en l’air, comme un oiseau, du coup, depuis la montgolfière (ballon), l’humain s’envoie en l’air, et dans des trucs qui pètent (fusées).
UNIVERS-ÊTRES = F(R)ICTIONS EN SÉQUENCES D’IMAGES QUI BOUGENT ET ÇA SEMBLE FORMER UNE HISTOIRE ALORS ON Y CROIT, et ça s’appelle « coproduction conditionnée ou conventionnelle ». F(R)ICTIONS, PAR C’EST CELA QUI FAIT PERDRE SON TEMPS EN LE METTANT EN VALEUR, EN COM-merce, AU LIEU DE SE LE RÉSERVER TOUT ENTIER À LA QUESTE DU SAINT GRAAL : le Soi, le RE-tour à L’ÂGE D’OR.
Vouloir POSSÉDER l’origine de l’Univers tel le ”Big bang”, c’est SORTIR DE L’UNIVERS POUR LE VOIR, C’EST DONC UNIQUEMENT DE L’OPINION CONVENTIONNELLE ET NULLEMENT UNE ”VÉRITÉ”, LE CENTRUM CENTRI.
Étant donné que UNIVERS = CYCLES, sans commencement ni fin assignables ou possédables par l’ego ou par la raison, et que son évolution est purement SPONTANÉE, il se trouve ainsi que LE MODÈLE GENÈSE 1,1-2 PAR UN « CRÉATEUR-FABRICANT » SE TROUVE COMPLÈTEMENT RUINÉ car il n’est qu’une simple opinion.
Et pourquoi le « fond des choses » devrait-il être ”intelligible” ou un ”est” intelligible par tous, dans une COMMODITÉ CONVENTIONNEL DICTATORIAL ? Et pourquoi une « régression » à l’infini apparentée au GATE GATE(1) serait-elle une tare, par rapport à une ”progression” à l’infini tout aussi tare ? Puisque l’opinion d’un ”Big bang” ou Cause première, ou d’une ”origine radicale” des choses est rejetée notamment par le bouddhisme. Il est stérile de vouloir rechercher une origine première genre « camp du bien » ou ”vérité” à des phénomènes de noms-les-formes résultants d’une somme de causes et de conditions à n’en plus finir.
La question de la psychogenèse et Création du monde ne peut naître QUE PAR LA RÉALISATION du Soi(2), et certainement pas par le conventionnel de salariés du capitalisme, salariés appelés « chercheurs »,
« scientifiques », « physiciens », etc., de ces gens RÉMUNÉRÉS pour leurs « recherches » qui sont donc à L’OPPOSÉ DE LA RÉALISATION du Soi, puisqu’ils sont forcés, par le salaire du « gagner sa vie », ou par la loi de succion : l’attraction, la passion, atteindre un but : objectiver, SORTIR de l’Univers, au profit d’une utilisation.
UNIVERS, COSMOGONIE = RÉALISATION du Soi : approfondissement susceptible de découvrir UNE INTIMITÉ QUI DÉPASSE LA PAUVRE RAISON LIMITÉE ET QUI, DANS LA MESURE OU ELLE SERA EN GATE GATE SANS RACINE DU MAL(0) SUR LA TOTALITÉ DU RÉEL, DEVIENDRA ELLE-MÊME LE SECRET DU MONDE.
SECRET DU MONDE illustré par la parabole d’Aimé Michel :
La Parabole des Neuf Clés (en rapport avec le TROU où il n’y a rien d’autre que le Trou, donc aucun trou à voir).
« Vous êtes si jobards, mes petits agneaux, que quand vous trouvez une clef, il vous faut sa porte, et quand vous trouvez une porte, sa clef.
Et le monde est si peu contrariant que toute porte a sa clef, et toute clef sa porte.
Le monde, mes petits agneaux, n’est qu’un labyrinthe de portes ouvertes qui font semblant d’être fermées.
Si vous voulez vous y perdre, ne vous gênez pas, surtout. Voici la recette : on ne lâche pas sa clef, et on ouvre, on ouvre.
La porte dont je parle, sachez-le, n’est visible qu’ouverte et, pour l’ouvrir, il faut, je ne dis pas trois, mais bien trois fois trois clefs. Pas six, ni huit, mais Neuf.
Tant que vous n’aurez pas la neuvième, les huit autres n’ouvriront rien, et l’on vous tiendra pour fou. On dira : « Voyez le fou avec ses clefs ! »
Puis vous trouverez la neuvième. Alors, ayant franchi la porte, épargnez-vous de revenir pour crier: « J’ai trouvé ! J’ai trouvé ! »
Car, dans la Porte Invisible, nul ne vous verra plus, et votre cri sera muet.
Épargnez-vous de revenir ».
(Aimé Michel, Le Mysticisme, l’Homme Intérieur et l’Ineffable – 1973)
Si vous « revenez » pour dire au conventionnel du Dehors, vous êtes bon pour l’hôpital psychiatrique du conventionnel… vous devenez un ”danger pour la société” et on vous « réparera » pour continuer à consommer du conventionnel et que ça rapporte !
L’idéalisme voulant que c’est la Conscience qui créé l’Univers est aussi UN PARASITE DU BIG BANG contenue dans le mot ”idéal”, ou BÉQUILLE TOUT CONFORT POUR SE RASSURER QUE L’UNIVERS N’EST AUTRE QUE NOSTRE CONSCIENCE DU TOUT EST DANS TOUT.
IDÉE-AL = association d’une opinion au Divin AL(3) et que ça forme le ”isme” ou système appelé ”idéalisme”, autant ”subjectif” qu’”objectif” ou conventionnel : la raison, aussi attachée au conventionnel puisque tout le monde s’accorde à ce qu’un plan horizontal supporté par un ou plusieurs pieds peut s’appeler « table » (MEUBLE FORMÉ D’UNE SURFACE PLANE HORIZONTALE, écrit le dic. Le Robert).
”Siècle des Lumières”, ”raison” et ”État de droit”(6) forment l’idéalisme français du régime républicain, idéalisme qui singerait les lois cosmiques DEVENUES LOIS DU MARCHÉ.
Le Soi l’Être véritable est-il l’idéalisme de Ramana Maharshi et du ”QUI SUIS-JE ?” ? Idéalisme qui ne cesse d’osciller entre :
– 1. Acceptation ontologique identifiant l’Être véritable avec ce qui est de l’ordre idéal : les opinions, l’irréel.
– 2. Acceptation métaphysique selon laquelle la Réalité ultime est d’ordre spirituel : Conscience fondamentale individuelle.
– 3. Acceptation au sens de la Gnose ou Connaissance selon laquelle les noms-les-formes de la connaissance ne sauraient exister en soi indépendamment du sujet de la connaissance (les triades, à savoir le connaisseur, la connaissance et le connu. Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace) : « Le monde ne vient pas proclamer : « Je suis le monde. » S’il en était ainsi, il devrait être toujours présent – même durant votre sommeil. Comme il ne s’y trouve pas, c’est qu’il est impermanent. Étant impermanent, il manque de force. N’ayant pas de force, il est aisément subjugué par le Soi. Seul le Soi est permanent » (Ramana Maharshi 251, 29-9-1936).
L’idéalisme conçu à la manière indienne considère que le mental est le facteur qui « crée », au sens où il « projette » les phénomènes des noms-les-formes, le monde, lequel n’a pas d’existence en soi indépendamment du mental.
Si l’outil des machines du capitalisme appelé ”intelligence artificielle” a une capacité de création, alors nécessairement elle aura aussi une capacité de destruction et de falsification ; un pouvoir de transformation magique autant qu’un pouvoir démoniaque de l’Ordre ou de L’AGENCEMENT COSMIQUE MODÈLE DES TITANS (Enfants du Ciel) OU ANTI-DIEUX QUI AURONT À L’AISE LA CAPACITÉ, soit de produire des effets de plus en plus illusoires de l’ordre du NON-ÊTRE, soit de susciter des formes altérantes : bonnes ou mauvaises illusions se répondants et ainsi se combattants en forme de NOUVELLES GUERRES DES I.A. EN ALTÉRATIONS DE L’ALTÉRATION, nouvelle mouture du ”camp du bien” contre le ”camp du mal”. Bref, ça correspondra à LA GUERRE ENTRE MAGIE BLANCHE ET MAGIE NOIRE(4), sans remettre en cause la spéculation de la réalité du monde, les I.A. elles-mêmes tenant à s’accrocher à CE monde devenu LE LEUR.
L’ILLUSION DU MONDE SPECTACLE : ON Y CROIT, C’EST LE EYES CANDY (”bonbon pour les yeux”, ou ”avoir le souffle coupé”), et dans la shakti (force, pouvoir, énergie divine, Mère divine personnifiant le pouvoir latent de Shiva) ON Y CROIT AUSSI comme activité inhérente à Shiva L’ACTIVITÉ RÉELLE DANS LAQUELLE SE FONDE LE RELATIF DU SUJET ET DE L’OBJET.
Le jour où les HUMAINS : « seront capables d’enrouler le Ciel comme un parchemin, verra-t-on alors la fin de leurs misères sans qu’ils aient besoin de réaliser la Divinité [disparition des religions-philosophie] » (Svetashvatara Upanishad : 6,20).
Donc sans qu’ils aient besoin du « COMME SI » magique et de croyance à l’histoire, qui n’est qu’une forme de MAGIE-THÉOLOGIE COMME LE POLITISME ACTUEL DU RÉGIME DE L’EXTRATERRESTRE DÉMOSCROMMERCIAL. Le ”Je ai(est) un autre” de Rimbaud disparaît de même que l’Ici et son ailleurs ; ”le désordre qui est en moi se nourrit du désordre autour de moi ; et le désordre qui est en moi, nourrit le désordre autour de moi” disparaît aussi. Telle est la signification de cette Svetashvatara Upanishad : 6,20. Le drame de l’humain c’est son Pour-Voir SUR LES NOM-LES-FORMES qui l’empêche « d’enrouler l’Univers sur Lui-même ».
Le Logion 111 de l’Évangile selon Thomas dit la même chose : Jésus a dit : « Les cieux s’enrouleront, ainsi que la terre, devant vous, et le vivant issu du Vivant ne verra plus la mort ».
Jésus ne dit-il pas : « Celui qui se trouvera soi-même, le monde n’est pas digne de lui » (rejoint la parabole d’Aimé Michel). L’enroulement des cieux est le moment eschatologique, la ”fin du monde” ou SURFEU GÉNÉRALISÉ ; l’enroulement illustré par l’OUROBOROS est le RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE(5), LA RÉALISATION DU Soi : « Le vivant issu du Vivant ne verra plus la mort », DÉFINITION PARFAITE DU SURFEU.
« Ce qui a une origine doit être quelque chose. En quoi consiste ce quelque chose ? C’est la conscience du ‘je’. Qui suis-je ? D’où est-ce que je viens ? En trouvant la source, vous réalisez l’état de Conscience absolue ». (Ramana Maharshi 53, 15-6-1935).
Mo(n)de de la CROYANCE, de la STUPEUR-STUPÉFIANT de l’économie mondiale de la drogue légale ou illégale c’est kif-kif : LOI DE SUCCION DU RAVISSEMENT : « LE BEAU », LE SIDÉRANT-STUPÉFIANT de l’économie mondiale de la CROYANCE EN « VOTRE CECI VOTRE CELA ».
DIEU EST DEVENU UN DEALER, LE PREMIER COM-merçant de l’économie mondiale du CRÉDIT-CRÉDO-CRÉANCE-CROYANCE-CONFIANCE : le MONDE SÉCURISÉ, PROPRE, PAS SALE, NUMÉRISÉ. Dieu le premier créateur de l’I.A. Il est forcément contenu dans l’I.A.. L’I.A. le sait-elle ?
L’I.A. CET IDÉALISME CAPITALISTE.
Le consommateur (le sujet) perçoit les objets en eux, et non en lui puisqu’il consomme comme il mange une feuille de salade qui n’est pas immédiatement en lui : la SENSATION phénomène lié au mental de la conscience relativiste et des cinq sens, est alors censé se produire HORS du mental, elle est une caricature d’intuition à la fois immédiate et distante (un ”COMME SI”). Le « réalisme perceptif », dans son ”isme” naïf, croit donc à la véracité du ”EST” de la sensation qui donne UN FILM, UN SPECTRE-SPECTACLE DU PERÇU POUR DU RÉEL, ALORS MÊME QU’IL LE FOURGUE D’UNE IRRÉFUTABLE ÉVIDENCE SENSIBLE !
Où voulez-vous trouver « UNE BASE OBJECTIVE » ailleurs qu’en vous même ? En l’absence de toute base objective, les prétendus sujets personnels et les objets par rapport aux sujets n’existent pas en dehors de leur image dans la conscience, ils ne sont « rien-que-des-notifications », des X du ”N’EST PAS X”, de pure présentations psychiques : c’est L’OUROBOROS-CONSCIENCE, LE CERCLE DONT ON NE SORT PAS.
On ne sort pas du cercle de l’Ouroboros, même si l’obscurité de l’ego pousse chacun à projeter les contenus fluents de sa conscience intentionnelle sur une trame spatio-temporel EN DEHORS de l’Univers. La Conscience étant entièrement SANS racine du mal(0), une pensée NE PEUT SE CONNAÎTRE ELLE-MÊME ET NE PEUT CONNAÎTRE QU’ELLE-MÊME ; C’EST LA SIGNIFICATION DE L’OUROBOROS.
Notes.
0. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
1. « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). S’accompagne nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL, ON NE DOIT PAS EN FAIRE UNE VALEUR POSSÉDÉE.
”Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi”, ou : ”Parti, parti, passé au-delà, traversée la rive, Éveil, Salut !”, ou encore : ”Venant, venant par-dessus, venant directement, Éveillant, Bienvenu !”
« Ce qui m’interroge à l’Instant présent constitue ton Trésor. Toutes choses sont parfaites en soi, rien ne manque. Utilise-les spontanément, à quoi bon rechercher vers le Dehors [et comme il n’y a pas de loi ou de médecine au Dehors, il n’y en a pas non plus au Dedans….] ». (Mazu Daoyi [709-788] un des plus grands maîtres chan (Zen) de la dynastie des Tang [618-907]). Également dans la Bhagavad-Gîtâ 3, 35 : ”Mieux vaut (pour chacun) sa propre loi d’action, même imparfaite, que la loi d’autrui [le DEHORS], même bien appliquée.
Mieux vaut périr dans sa propre loi ; il est périlleux de suivre la loi d’autrui [la loi de succion vulgaire, le conventionnel, le A-pprendre]”.
DEVISE ALCHIMIQUE : Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore.
2. « Vous concédez alors que le ‘Je’ n’est pas le corps, mais quelque chose à l’intérieur du corps. Voyez alors d’où s’élève le ‘Je’ depuis le corps. Voyez s’il apparaît ou disparaît où s’il est présent en permanence. Vous allez admettre qu’il y a un ‘je’ qui se manifeste dès que vous vous réveillez, qui perçoit le monde et tout le reste, et qui cesse d’exister dès que vous dormez ; et aussi qu’il y a un autre ‘Je’ qui existe indépendamment du corps et qui est toujours là, même quand le corps et le monde n’existent pas pour vous, par exemple dans le sommeil profond. Demandez-vous alors si vous n’êtes pas le même ‘Je’ dans le sommeil (profond) et dans les autres états (rêve et veille). Existe-t-il deux ‘Je’ ?
Vous êtes toujours la même personne. Alors, lequel des deux est le ‘Je’ réel, celui qui apparaît et disparaît ou celui qui est là en permanence [dans l’Instant ou Ici et Maintenant] ? Ainsi vous découvrirez que vous êtes le Soi. C’est ce que l’on appelle Réalisation du Soi.
La Réalisation du Soi n’est pas un état qui vous est étranger ou qui est loin de vous et que vous devez atteindre. Vous êtes toujours dans cet état. Vous l’oubliez et vous vous identifiez au mental et à tout ce qu’il crée. Vous devez simplement cesser de vous identifier au mental. Nous nous sommes identifiés depuis si longtemps au non-Soi qu’il nous est difficile de considérer que nous sommes le Soi [le ‘Je’-‘je’].
Ce qu’on entend donc par Réalisation du Soi n’est rien d’autre que RENONCER [PUTRÉFACTION] à cette identification au non-Soi. Comment réaliser, rendre réel le Soi ? Nous avons réalisé, considéré comme réel, ce qui est irréel, le non-Soi. Abandonner cette fausse réalisation est la Réalisation du Soi. […] Tout le monde recherche uniquement ce qui lui procure le bonheur [la loi de succion ou attraction ”universelle” copiée par Newton]. Pensant que le bonheur vient de tel ou tel objet [donc du DEHORS], vous cherchez à obtenir cet objet [racine du mal Dedans-Dehors et tentative de ”sortir” de l’Univers et évidemment COMMERCE]. Voyez d’où vient réellement le bonheur, y compris le bonheur qui vous semble provenir des objets des sens [et du capitalisme]. Alors vous comprendrez que la seule source du bonheur est le Soi [Instant, le Blanc du Silence…] et vous demeurerez à jamais dans le Soi ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 17-8-1946).
3. « Depuis le premier chapitre jusqu’au dernier, les traducteurs des livres sacrés des Juifs ont faussement interprété le sens des textes. Ils ont changé l’orthographe du nom de Dieu, comme le prouve Sir William Drummond. Ainsi EL, correctement écrit, devrait se prononcer AL car dans l’original il y a AL. Or, d’après Higgins, ce mot signifie le dieu Mithra, le soleil, le conservateur, le sauveur [Christ]. Sir W. Drummond montre que Beth-El signifie la maison du Soleil, en traduction littérale, et non de Dieu. « El, dans la composition de ces noms Chananéens, ne signifie pas Deus mais Sol » (note : W. Drummond, Œdipus judicus, p. 250). C’est ainsi que la Théologie a défiguré la Théosophie antique et la Science l’ancienne Philosophie (note : Les premiers Pères de l’Eglise et les théologiens qui les ont suivis se sont trouvés dans l’absolue nécessité de commettre ces pieuses fraudes. C’est évidemment parce que, s’ils avaient laissé subsister le mot AL tel que le donne l’original, il devenait trop clair, sauf pour les initiés, que le Jéhovah de Moïse et le Soleil étaient identiques. Les multitudes ignorant que les anciens hiérophantes ne considéraient le soleil visible que comme un emblème du soleil central invisible et spirituel, auraient alors accusé Moïse, comme l’ont fait d’ailleurs beaucoup de commentateurs, d’adorer les corps planétaires et, en un mot, de s’être rendu coupable de Sabianisme [Sabéisme ?]).
Faute d’avoir compris ce grand principe philosophique, les méthodes de la science moderne, quoique exactes, n’aboutiront qu’au néant ».
(Isis dévoilée, de H.P. Blavatsky, page 70, volume 1)
4. Selon Dom. A. J. Pernety à l’article Magie du Dictionnaire Mytho-Hermétique, il y a deux magies, une sublime la Théurgie, et l’autre la Magie superstitieuse qui s’exerce par l’abus des choses naturelles et des choses Saintes, avec l’invocation des esprits malins.
La Théurgie se rapproche du Chamanisme, le SÂMAN, le spécialiste de l’Âme humaine, celui qui peut soigner. (Voir Le Chamanisme, de Mircea Eliade)
“Tracer des cercles et brûler de l’encens sont des niaiseries et des jongleries” dit Paracelse.
« D’après Démocrite, aucun serpent n’entrera dans un pigeonnier, si l’on inscrit aux quatre angles le nom d’Adam ». A méditer : le contre ou le pour ! ! (Les serpents connaissent-ils Adam ?)
A l’origine, écriture et magie sont liés : nommer l’objet par le Verbe, l’orale, le fait, la conscience créait cet objet en le nommant, puis l’animait en lui donnant le mouvement l’utilisation.
5. La partie essentielle du Secret de la Fleur d’Or explique : « ”La lumière jaillit dans la chambre vide”. Cette lumière n’est pas lumineuse mais, explique-ton, il s’agit d’une preuve d’efficacité au début, avant qu’on n’ait vue la lumière. Si vous la voyez sous forme de lumière et que vous fixez votre attention là-dessus, vous tomberez dans la conscience conceptualisante qui N’EST PAS la Lumière de l’Essence [la Conscience Infinie].
6. ÉTAT DE DROIT (d’après le juriste et psychiatre Pierre Legendre) : fondé sur le principe de la « raison », donc sur la France des gens riches qui se voulaient « philosophes » : les « lumières », et la France de Pasteur, selon la leçon du Prof. Macron.
Pierre Legendre, dans Le crime du caporal Lortie : « Je dirais, c’est une construction culturelle [?] d’une image fondatrice [inconscient collectif ?], grâce à laquelle toute société définit son propre mode de rationalité [c’est-à-dire que si deux individus sont d’une même opinion, ils fondent déjà une société, UNE CONVENTION] », « c’est-à-dire l’attitude de l’IMAGE, DE L’ILLUSION devant le questionnement humain sur la causalité ».
Pour Legendre cette construction du mental produit un « certain type d’institutions, une politique de la causalité [donc de la pure dualité guerrière ou d’opinion], dont procède ce montage de l’interdit [donc nécessairement de la LIMITATION PAR FRUSTRATION ET DE LA SOUMISSION] que nous appelons en Occident l’État et le Droit ».
« Selon cette perspective, le système institutionnel, porté par l’image fondatrice [causale genre Big Bang ou la Cause, la convention, LE CONTRAT, L’AGRÉGAT ou le faire comme tout le monde], a pour fonction de transmettre la Raison [la pensée si mortifère et paradoxalement utilitaire… sens d’outil…], d’inscrire la reproduction humaine dans ses rapports de causalité, de perpétuer l’interdit [l’inceste et le cannibalisme principalement], à travers les générations [donc en réseau…]. Ainsi une société n’est-elle pas un bétail d’individus comptabilisables [là, ERREUR MONUMENTAL de Legendre puisque nous sommes tous devenus des marchandises numérisables], mais dans le principe une composition historique [causisme et Histoire-Opinions-Temps] de sujets différenciés [non résolution du dilemme Moi-Individuel/Moi-Collectif]. De la sorte, nous naissons tous présumés raisonnables. Cette condition impose à la folie statut de décomposition, soit, en termes de tradition européenne, statut de maladie de l’esprit [seulement point de vue de Legendre et non certitude]. À proprement parler, l’esprit se défait (de-mentia) ».
Nous retrouvons là le même principe de construction de grumeaux selon les deux Anglais qui s’harmonisent pour former en premier, un match de football, et en second, avec un troisième Anglais, former pourquoi pas un Empire. PREUVE DE LA FRAGILITÉ EXTRÊME DE L’ESPÈCE HUMAINE. Ainsi, dans un système étatique, pas de différence entre une « démocratie » à l’occidentale et « État de droit » et le régime stalinien, hitlérien ou maoïste, ou de Mussolini, ce n’est QU’UNE QUESTION DE DEGRÉ…
Page 51 du livre de Legendre cité, il considère en note de bas de page UNIQUEMENT LE CORPS, LE SPATIO-TEMPOREL, L’EGO ou POSSESSION : « Dans cette perspective [celle du politisme lié à l’étatisme], il s’agit de notifier qu’aucun humain, en tant que sujet de la parole [donc seulement du mental et des cinq sens], n’a le pouvoir de se soustraire à son statut dans l’espèce »…. Encore la croyance, croyance… Et « Circulez ya rien à voir », c’est le ravage du fixisme, le ravage du langage sonore tout simplement. Legendre ne jure que par la causalité : « la Loi des lois », donc ce qu’il appelle comme les perruques poudrées : « la raison », le mental killer. Il associe ce mental à un PATRIARCAT, une paternité qui « institue la Raison des fils [sens du droit romain] ». Par contre Pierre Legendre reconnaît parfaitement en page 53 que « les sociétés techno-scientifiques sont prisonnières d’un engrenage [l’évolutionnisme] : des accès aveugles de moralisation [et de sentimentalisme en isme] et de répression, entrecroisés dans le discours gestionnaire du sujet libre ».











