L’acceptation REFUSÉE du Mystère par ce monde numérisé ne peut que causer sa PERTE de son Origine.
Selon la ”formule” de Simone Weil cité par Gustave Thibon dans L’ignorance étoilée : l’humain des ombres de la Caverne de Platon désormais si bien rassuré et épanoui tel un Dieu, ne souhaiterait plus rien au-delà et aurait, suivant la formule de Simone Weil, toutes les raisons de « se croire au paradis par erreur ».
Pour le Bienheureux accédant à la reconnaissance de l’artificiel irréductible du monde, à la fois comme ”monde”, et comme ”ce” monde (monde en ”COMME SI”): ”Ce monde”, le MOT du mystère reste : « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). Identique à la devise alchimique : Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore. FORMULE POUVANT SE RÉSUMER EN : Clair à travers plus sombre (Clarum per obscurius), et seule formule permettant l’approche du Mystère, en tant que radicalisation du problème en deçà de toute solution possible et imaginable, qui nous fait par là pressentir, au seuil du GATE GATE de l’expérience mystique à laquelle sa méditation-contemplation est censée acheminer, c’est-à-dire au point de disparition de la métaphysique ou Connaissance, laissant entrevoir la transcendance absolue de l’inaccessible ”POURQUOI”, L’INACCESSIBLE SAISIE, L’ÊTRE ÉTANT DANS L’UNIVERS.
Personne en ce monde ne peut résoudre l’énigme de la manifestation ou ”Création” de ce monde (pas même un Big-bang issu de l’imaginaire du mental humain).
Seul le GATE GATE permet l’acceptation du Mystère, le GATE GATE en forme de VRAIE MISE EN VALEUR DU TEMPS (et non celui du COM-merce).
L’être humain est l’expression de sa CROYANCE PROFONDE, CROYANCE OU VASE, JARDIN, TAPIS VOLANT(1). La POMME(1) le Savoir suprême où se forge la destinée : pour avoir croqué la Pomme, Ève est condamnée à vivre, condamnée à l’exil, condamnée au châtiment.
La Conscience fondamentale individuelle se repose dans le Minéral, rêve dans le Végétal, observe dans l’animal et EST OUBLIÉ DANS L’HUMAIN consommateur qui calcul tout….
- Clair à travers plus sombre (Clarum per obscurius) : l’opinion française ”siècle des lumières” fait le CONTRAIRE pour ”éclairer le monde : le numériser” et effacer tout Mystère ; tout devient ”clair” soit-disant pour ”libérer”.
”Siècle des lumières” = SOLIPSISME COLLECTIF de l’ampoule électrique.
Avec le siècle des loupiotes il n’y a plus de mystère, sauf ceux fabriqués par l’industrie de Hollywood, c’est donc : CONSOMMER ET « CIRCULEZ YA PLUS RIEN À VOIR », DORMEZ BRAVES GENS, PLUS ÇA CHANGE ET PLUS C’EST LA MÊME CHOSE.
Note.
1. POMME D’OR : Soufre Philosophique (Rouge) de l’Alchimie.
La Pomme est de première importance dans la légende celtique. C’est le fruit de l’Après-Vie. La Pomme n’est pas celle de la civilisation de consommation déjà présente dans l’Ancien Testament des Hébreux-Juifs avec son Dieu qui « chasse » du Paradis du Adam et une Eve. Au contraire, la Pomme APPELLE : elle est le moyen d’entrer dans une autre dimension comme une Stargate. Chez les Celtes ce ne sont jamais les Druides qui la donnent aux humains. « Manger la Pomme », expression populaire comporte en réalité un triple sens : utiliser son mental et en abuser pour connaître le mal, abuser de son opinion ou sensibilité pour le désirer, abuser de son soi-disant « libre arbitre » pour faire ce mal.
LA POMME APPELLE : elle met l’humain face à DEUX CHOIX : la Voie terrestre, ou la Voie Spirituelle (voir plus bas la Troisième Mundaka Unapishad). J’en ai fait l’expérience ayant planté un pépin de Pomme jusqu’à obtenir un petit bonsaï. C’est là que je pus observer « l’Or Rose ». Pas besoin de Yahvé et son « Paradis » pour entendre cet Appel. Pour moi les Pommes d’Or des Hespérides ne sont pas situées en Atlantide, ni à l’endroit de l’Arche de Noé genre Mont Ararat, ni sur « l’Arbre de la Connaissance », mais PARTOUT (comme le Tapis Volant… ou les Graines qui se déplacent au grès du vent de la SPONTANÉITÉ).
Troisième Mundaka Upanishad.
III-1 : Deux oiseaux, compagnons inséparables et portant le même nom, sont perchés sur le même arbre [pourquoi pas un Pommier].l’un mange les fruits aux saveurs variées, tandis que l’autre le contemple sans manger*
* Symbolisme alchimique de l’Or Rose du Pommier : une oiseau rouge et un blanc tournoient et se mélange en Ors et en Oiseau Phénix.
III-2 : Sur cet arbre, l’âme incarnée est agrippée, pour ainsi dire captive, elle se lamente, accablée des soucis dus à son impuissance. Dès lors qu’elle aperçoit son compagnon, le Seigneur adorable, dans toute sa gloire, elle est subitement libérée de toute souffrance [comme manger la Pomme]
III-3 : Lorsque le voyant aperçoit le Purusha [l’homme originel, l’Être suprême] – qui est de couleur d’Or, qui est le Créateur, le Seigneur, ainsi que la matrice de Brahman – alors, en vertu de son illumination, il se défait du mérite comme du démérite, devient sans souillure et parvient à la suprême unicité [absence de dualité].
III-4 : Il est le souffle de vie et brille en tous les êtres, à des degrés divers. Le sage, celui qui le connaît, ne prend plus part aux débats (ou aux bavardages). Car il s’ébat en l’Atman [le Soi et soi], il trouve ses délices en l’Atman, totalement absorbés en ses actes. Un tel homme est le plus éminent parmi les connaisseurs de Brahman.
III-5 : Cet Atman, resplendissant et pur, occulté à l’intérieur du corps, que contemple l’ascète dont les actes négatifs et les imperfections ont été éliminés, peut être atteint à l’aide de la vérité, de l’ascèse, d’une connaissance correcte et de l’étude spirituelle, en une pratique constante.
III-6 : La Vérité (satya) permet la victoire, mais non la fausseté. C’est la Vérité qui trace la voie menant aux Dieux (devayana), par laquelle le voyant, tous désirs comblés, monte vers la demeure majestueuse de la Vérité.
III-7 : Cela est d’une grandeur absolue, radieux de sa propre splendeur, et d’une forme inconcevable. Cela est plus subtil que l’infiniment subtil. Sa splendeur prend des éclats variés. Cela est plus lointain que l’infiniment lointain, et aussi bien Cela est à portée de main [allusion à la Matière alchimique]. Les êtres dotés de vision contemplent, celé dans la grotte du cœur.
III-8 : L’œil ne peut saisir, ni la parole, ni les divinités des sens ; ni les austérités, ni les œuvres ne le peuvent. L’homme parvenu à la sagesse et à la pureté du cœur par la méditation, peut le contempler, un et indivisible.
III-9 : L’Atman est secret, on ne peut le trouver que dans ce corps, là où le souffle de vie afflue sous ses cinq formes*, qui ensemble tissent la conscience (chitta) de toutes les créatures. Lorsque cette conscience est purifiée, l’Atman se dévoile dans tout son éclat.
* Prana (l’appropriation ou inspiration, Apana (l’expulsion ou expiration), Vyana (la distribution, la rétention, le souffle), Udana (l’émission de sons, et samana l’assimilation).
III-10 : Que que soit le monde imaginé par un homme au mental pur, et quels que soient ses désirs, cet homme conquiert ce monde et comble ses désirs. Aussi, si l’on désire ne bien-être, faut-il se confier avec gratitude à un connaisseur de l’Atman.
III-11 : Le connaisseur de l’Atmpan connaît cette demeure suprême de Brahman, à l’éclat resplendissant, qui recèle tout l’univers. Le sage, qui est parvenu à l’état sans désirs et vénère l’Être suprême, transcende la nature humaine née de la semence.
III-12 : Celui qui ressent des désirs et y cède, renaît ici ou là, selon ses désirs. Mais celui qui a fait taire ses désirs, qui s’est établi fermement en l’Atman, voit s’évanouir tout désir ici-bas.
III-13 : Ce n’est pas un enseignement qui mène à cet Atman, ni l’intelligence, ni l’érudition scripturaire. Seul celui qu’il choisit peut le comprendre*, et c’est l’Atman qui révèle sa nature véritable à celui qui le recherche.
* Là encore ou est place au choix et la phrase sanskrit permet deux interprétations.
III-14 : Cet Atman reste hors de portée de celui qui manque de force morale, qui est indolent et néglige son ascèse. Par contre, le connaisseur qui mène son combat avec ses armes, voit son Atman pénétrer dans la demeure de Brahman.
III-15 : Lorsqu’ils ont réalisé l’Atman, les Voyants sont satisfaits de leur connaissance ; fermement établis en l’Atman, ils demeurent libres de tout attachement, le mental attelé (yukta). Ayant réalisé l’Unique dans son omniprésence et le voyant en toute chose, ces sages entrent paisiblement au sein de la Totalité.
III-16 : Ceux qui ont saisi la sagesse du Védanta, les reclus qui se sont complètement voués au renoncement, à la pureté et à la conscience lumineuse (sattva), entrent tous dans le monde de Brahman à la fin de leur vie, et deviennent parfaitement immortels et libérés.
III-17 : À leur source s’en retournent les quinze constituants du corps*, et à leurs divinités tutélaires respectives les dévas des sens. Les actes, ainsi que l’Atman dont la nature est pur intellect (vijnana), tout se fond en le suprême et immortel Brahman.
* les 5 organes des sens, 5 organes d’action, 5 souffles vitaux.
III-18 : Tout comme les rivières s’écoulent vers l’océan et y disparaissent, en perdant leur nom et leur forme, le sage se libère du nom et de la forme et parvient au divin Purusha, par-delà le Suprême.
III-19 : En vérité, quiconque connaît ce Brahman suprême devient lui-même Brahman. Dans sa lignée, il ne naîtra plus de non-connaisseur de Brahman. Victorieux de la souffrance, il transcende le mal ; libéré des nœuds du cœur [opinion], il est parvenu à l’immortalité.
III-20 : À ce propos, on trouve le verset suivant : « Cette science de Brahman ne peut être communiquée qu’à ceux qui ont accompli les œuvres de purification, qui sont versés en les Védas, sincèrement dévoués à Brahman, qui sacrifient en personne et avec foi au feu Ekarshi*, et qui ont dûment prononcé et accompli le vœu d’élever le feu au-dessus de leur tête**
* Ekarshi : un des feux sacrificiels selon l’Atharva Véda. Ici qui peut avoir le sens de feu solaire de Brahman.
** en quelque sorte dompter le mental.
III-21 : Ceci est la vérité, le voyant Angiras l’a proclamée autrefois. Quiconque n’a pas pris les vœux ne doit pas en prendre connaissance. Salutations à tous les grands Voyants, oui, salutations aux Voyants.
- La Pomme du Jardin des Hespérides a le plus grande valeur du monde parce qu’elle n’a aucune valeur !!! ELLE PERMET DE SE CONNAÎTRE SOI-MÊME, et alors ça peut être l’horreur, car on est dans l’Instant mis à nu de ses plus fines illusions ! Donner une telle Pomme à un ami c’est lui faire un cadeau empoisonné, le contraire des qualités de cette Pomme censé apporter bonheur et immortalité… s’il ne sait pas comment la manger… surtout s’il la mange d’une façon où il sera contaminé par le POUVOIR ! C’est pourquoi cette Pomme est bien « gardé », et on ne peut pas la « donner ».









