L’acceptation REFUSÉE du Mystère par ce monde numérisé

L’acceptation REFUSÉE du Mystère par ce monde numérisé ne peut que causer sa PERTE de son Origine.
Selon la ”formule” de Simone Weil cité par Gustave Thibon dans L’ignorance étoilée : l’humain des ombres de la Caverne de Platon désormais si bien rassuré et épanoui tel un Dieu, ne souhaiterait plus rien au-delà et aurait, suivant la formule de Simone Weil, toutes les raisons de « se croire au paradis par erreur ».

Pour le Bienheureux accédant à la reconnaissance de l’artificiel irréductible du monde, à la fois comme ”monde”, et comme ”ce” monde (monde en ”COMME SI”): ”Ce monde”, le MOT du mystère reste : « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). Identique à la devise alchimique : Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore. FORMULE POUVANT SE RÉSUMER EN : Clair à travers plus sombre (Clarum per obscurius), et seule formule permettant l’approche du Mystère, en tant que radicalisation du problème en deçà de toute solution possible et imaginable, qui nous fait par là pressentir, au seuil du GATE GATE de l’expérience mystique à laquelle sa méditation-contemplation est censée acheminer, c’est-à-dire au point de disparition de la métaphysique ou Connaissance, laissant entrevoir la transcendance absolue de l’inaccessible ”POURQUOI”, L’INACCESSIBLE SAISIE, L’ÊTRE ÉTANT DANS L’UNIVERS.

Personne en ce monde ne peut résoudre l’énigme de la manifestation ou ”Création” de ce monde (pas même un Big-bang issu de l’imaginaire du mental humain).

Seul le GATE GATE permet l’acceptation du Mystère, le GATE GATE en forme de VRAIE MISE EN VALEUR DU TEMPS (et non celui du COM-merce).

L’être humain est l’expression de sa CROYANCE PROFONDE, CROYANCE OU VASE, JARDIN, TAPIS VOLANT(1). La POMME(1) le Savoir suprême où se forge la destinée : pour avoir croqué la Pomme, Ève est condamnée à vivre, condamnée à l’exil, condamnée au châtiment.

La Conscience fondamentale individuelle se repose dans le Minéral, rêve dans le Végétal, observe dans l’animal et EST OUBLIÉ DANS L’HUMAIN consommateur qui calcul tout….

  • Clair à travers plus sombre (Clarum per obscurius) : l’opinion française ”siècle des lumières” fait le CONTRAIRE pour ”éclairer le monde : le numériser” et effacer tout Mystère ; tout devient ”clair” soit-disant pour ”libérer”.
    ”Siècle des lumières” = SOLIPSISME COLLECTIF de l’ampoule électrique.
    Avec le siècle des loupiotes il n’y a plus de mystère, sauf ceux fabriqués par l’industrie de Hollywood, c’est donc : CONSOMMER ET « CIRCULEZ YA PLUS RIEN À VOIR », DORMEZ BRAVES GENS, PLUS ÇA CHANGE ET PLUS C’EST LA MÊME CHOSE.

Note.
1. POMME D’OR : Soufre Philosophique (Rouge) de l’Alchimie.
La Pomme est de première importance dans la légende celtique. C’est le fruit de l’Après-Vie. La Pomme n’est pas celle de la civilisation de consommation déjà présente dans l’Ancien Testament des Hébreux-Juifs avec son Dieu qui « chasse » du Paradis du Adam et une Eve. Au contraire, la Pomme APPELLE : elle est le moyen d’entrer dans une autre dimension comme une Stargate. Chez les Celtes ce ne sont jamais les Druides qui la donnent aux humains. « Manger la Pomme », expression populaire comporte en réalité un triple sens : utiliser son mental et en abuser pour connaître le mal, abuser de son opinion ou sensibilité pour le désirer, abuser de son soi-disant « libre arbitre » pour faire ce mal.
LA POMME APPELLE : elle met l’humain face à DEUX CHOIX : la Voie terrestre, ou la Voie Spirituelle (voir plus bas la Troisième Mundaka Unapishad). J’en ai fait l’expérience ayant planté un pépin de Pomme jusqu’à obtenir un petit bonsaï. C’est là que je pus observer « l’Or Rose ». Pas besoin de Yahvé et son « Paradis » pour entendre cet Appel. Pour moi les Pommes d’Or des Hespérides ne sont pas situées en Atlantide, ni à l’endroit de l’Arche de Noé genre Mont Ararat, ni sur « l’Arbre de la Connaissance », mais PARTOUT (comme le Tapis Volant… ou les Graines qui se déplacent au grès du vent de la SPONTANÉITÉ).

Troisième Mundaka Upanishad.
III-1 : Deux oiseaux, compagnons inséparables et portant le même nom, sont perchés sur le même arbre [pourquoi pas un Pommier].l’un mange les fruits aux saveurs variées, tandis que l’autre le contemple sans manger*
* Symbolisme alchimique de l’Or Rose du Pommier : une oiseau rouge et un blanc tournoient et se mélange en Ors et en Oiseau Phénix.
III-2 : Sur cet arbre, l’âme incarnée est agrippée, pour ainsi dire captive, elle se lamente, accablée des soucis dus à son impuissance. Dès lors qu’elle aperçoit son compagnon, le Seigneur adorable, dans toute sa gloire, elle est subitement libérée de toute souffrance [comme manger la Pomme]
III-3 : Lorsque le voyant aperçoit le Purusha [l’homme originel, l’Être suprême] – qui est de couleur d’Or, qui est le Créateur, le Seigneur, ainsi que la matrice de Brahman – alors, en vertu de son illumination, il se défait du mérite comme du démérite, devient sans souillure et parvient à la suprême unicité [absence de dualité].

III-4 : Il est le souffle de vie et brille en tous les êtres, à des degrés divers. Le sage, celui qui le connaît, ne prend plus part aux débats (ou aux bavardages). Car il s’ébat en l’Atman [le Soi et soi], il trouve ses délices en l’Atman, totalement absorbés en ses actes. Un tel homme est le plus éminent parmi les connaisseurs de Brahman.
III-5 : Cet Atman, resplendissant et pur, occulté à l’intérieur du corps, que contemple l’ascète dont les actes négatifs et les imperfections ont été éliminés, peut être atteint à l’aide de la vérité, de l’ascèse, d’une connaissance correcte et de l’étude spirituelle, en une pratique constante.
III-6 : La Vérité (satya) permet la victoire, mais non la fausseté. C’est la Vérité qui trace la voie menant aux Dieux (devayana), par laquelle le voyant, tous désirs comblés, monte vers la demeure majestueuse de la Vérité.

III-7 : Cela est d’une grandeur absolue, radieux de sa propre splendeur, et d’une forme inconcevable. Cela est plus subtil que l’infiniment subtil. Sa splendeur prend des éclats variés. Cela est plus lointain que l’infiniment lointain, et aussi bien Cela est à portée de main [allusion à la Matière alchimique]. Les êtres dotés de vision contemplent, celé dans la grotte du cœur.
III-8 : L’œil ne peut saisir, ni la parole, ni les divinités des sens ; ni les austérités, ni les œuvres ne le peuvent. L’homme parvenu à la sagesse et à la pureté du cœur par la méditation, peut le contempler, un et indivisible.
III-9 : L’Atman est secret, on ne peut le trouver que dans ce corps, là où le souffle de vie afflue sous ses cinq formes*, qui ensemble tissent la conscience (chitta) de toutes les créatures. Lorsque cette conscience est purifiée, l’Atman se dévoile dans tout son éclat.
* Prana (l’appropriation ou inspiration, Apana (l’expulsion ou expiration), Vyana (la distribution, la rétention, le souffle), Udana (l’émission de sons, et samana l’assimilation).

III-10 : Que que soit le monde imaginé par un homme au mental pur, et quels que soient ses désirs, cet homme conquiert ce monde et comble ses désirs. Aussi, si l’on désire ne bien-être, faut-il se confier avec gratitude à un connaisseur de l’Atman.
III-11 : Le connaisseur de l’Atmpan connaît cette demeure suprême de Brahman, à l’éclat resplendissant, qui recèle tout l’univers. Le sage, qui est parvenu à l’état sans désirs et vénère l’Être suprême, transcende la nature humaine née de la semence.
III-12 : Celui qui ressent des désirs et y cède, renaît ici ou là, selon ses désirs. Mais celui qui a fait taire ses désirs, qui s’est établi fermement en l’Atman, voit s’évanouir tout désir ici-bas.

III-13 : Ce n’est pas un enseignement qui mène à cet Atman, ni l’intelligence, ni l’érudition scripturaire. Seul celui qu’il choisit peut le comprendre*, et c’est l’Atman qui révèle sa nature véritable à celui qui le recherche.
* Là encore ou est place au choix et la phrase sanskrit permet deux interprétations.
III-14 : Cet Atman reste hors de portée de celui qui manque de force morale, qui est indolent et néglige son ascèse. Par contre, le connaisseur qui mène son combat avec ses armes, voit son Atman pénétrer dans la demeure de Brahman.
III-15 : Lorsqu’ils ont réalisé l’Atman, les Voyants sont satisfaits de leur connaissance ; fermement établis en l’Atman, ils demeurent libres de tout attachement, le mental attelé (yukta). Ayant réalisé l’Unique dans son omniprésence et le voyant en toute chose, ces sages entrent paisiblement au sein de la Totalité.

III-16 : Ceux qui ont saisi la sagesse du Védanta, les reclus qui se sont complètement voués au renoncement, à la pureté et à la conscience lumineuse (sattva), entrent tous dans le monde de Brahman à la fin de leur vie, et deviennent parfaitement immortels et libérés.
III-17 : À leur source s’en retournent les quinze constituants du corps*, et à leurs divinités tutélaires respectives les dévas des sens. Les actes, ainsi que l’Atman dont la nature est pur intellect (vijnana), tout se fond en le suprême et immortel Brahman.
* les 5 organes des sens, 5 organes d’action, 5 souffles vitaux.
III-18 : Tout comme les rivières s’écoulent vers l’océan et y disparaissent, en perdant leur nom et leur forme, le sage se libère du nom et de la forme et parvient au divin Purusha, par-delà le Suprême.

III-19 : En vérité, quiconque connaît ce Brahman suprême devient lui-même Brahman. Dans sa lignée, il ne naîtra plus de non-connaisseur de Brahman. Victorieux de la souffrance, il transcende le mal ; libéré des nœuds du cœur [opinion], il est parvenu à l’immortalité.
III-20 : À ce propos, on trouve le verset suivant : « Cette science de Brahman ne peut être communiquée qu’à ceux qui ont accompli les œuvres de purification, qui sont versés en les Védas, sincèrement dévoués à Brahman, qui sacrifient en personne et avec foi au feu Ekarshi*, et qui ont dûment prononcé et accompli le vœu d’élever le feu au-dessus de leur tête**
* Ekarshi : un des feux sacrificiels selon l’Atharva Véda. Ici qui peut avoir le sens de feu solaire de Brahman.
** en quelque sorte dompter le mental.
III-21 : Ceci est la vérité, le voyant Angiras l’a proclamée autrefois. Quiconque n’a pas pris les vœux ne doit pas en prendre connaissance. Salutations à tous les grands Voyants, oui, salutations aux Voyants.

  • La Pomme du Jardin des Hespérides a le plus grande valeur du monde parce qu’elle n’a aucune valeur !!! ELLE PERMET DE SE CONNAÎTRE SOI-MÊME, et alors ça peut être l’horreur, car on est dans l’Instant mis à nu de ses plus fines illusions ! Donner une telle Pomme à un ami c’est lui faire un cadeau empoisonné, le contraire des qualités de cette Pomme censé apporter bonheur et immortalité… s’il ne sait pas comment la manger… surtout s’il la mange d’une façon où il sera contaminé par le POUVOIR ! C’est pourquoi cette Pomme est bien « gardé », et on ne peut pas la « donner ».

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Pas de délivrance sans passer par le trou

Pas de délivrance sans passer par le trou.
Pas de délivrance sans passage par l’absolue irréalité et du monde perçu et du sujet percevant ou recevant l’information.
Si l’objet perçu existe forcément le sujet recevant l’objet existe aussi(0), vice versa ; alors il s’en suit que la présence de l’un entraîne la SOUMISSION, tandis que la destruction de l’un entraîne automatiquement la DÉLIVRANCE. Il en est de même de L’Alchimiste œuvrant sur la Matière : IL Y ÉCHANGE entre le Sujet et l’Objet en vu de cette DÉLIVRANCE de chacun d’eux : la preuve en sera la délivrance du Plomb ”changé” en Or ou délivré de la pesanteur du Plomb (le Plomb en devient léger comme le BLANC DE L’INSTANT : la couleur symbolique chinoise de l’Or est la Blanc. La transmutation du Plomb en Or est la RÉDEMPTION, le « Je suis ce JE-SUIS »)
Aussi longtemps que le concept de ”monde” visible par les cinq sens du mental n’est pas complètement annulé, la dualité-pluralité du sujet percevant ou CONSOMMANT l’objet continuera inlassablement, si bien qu’en l’état actuel du monde nul n’est apte à envisager une opinion de ”délivrance”, ou pire : de ”paix” du politisme étatique, cette dégradation de l’Immortel en mortel : le châtiment à vivre, LE CHÂTIMENT À CONSOMMER, À ACHETER ET VENDRE, À PIRATER.

Sujet et objet entrant en COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM est illustré par l’OUROBOROS, le CIRCULUS, et alors se dissout les trois pôles : ’moi’, le monde, Dieu (ou les Dieux), sous la forme desquels s’était coagulé l’ignorance dans le spatio-temporel et ses informations informes.

Ainsi le « Je suis ce JE-SUIS » se retrouve aussi bien dans la poussière qui tourbillonne sous la lumière d’été que dans l’astre solaire, que dans la prison représentant chaque nom-la-forme, que dans les Dieux et dans les anti-dieux (dualité pur-impur, bon-mauvais, pour-contre, etc.).
Le « Je suis ce JE-SUIS » délivré de cette vie ici-bas : l’exil, le châtiment.

La Nature éternelle du sujet ’Je’ est un état exempt des états de veille, de rêve et de sommeil profond sans rêve, ni conscience ni inconscience au sens du conventionnel qui reste prisonnier des trois états, état naturel du ‘Je’ : la Félicité. Alors le délivré de cet exil ici-bas, faisant OUROBOROS ou CIRCULUS avec lui-même et demeurant en lui-même, se présente bien comme cet Être qui n’a plus besoin « d’avenir », ou de « devenir », puisque son ”JE-SUIS”(1) l’exempte définitivement de cet exil, de ce châtiment qui est appelé « la vie », et à l’état de veille qui est appelé par le verbe : « exister » (SE MONTRER, ÊTRE RE-CONNU par cette dualité sujet-objet, de la société du spectacle).

Le sujet délivré de cette vie peut s’appeler : LA GRÂCE. En larguant toute sensation des noms-les-formes au Dehors comme au Dedans(2), la Vacuité est Re-trouvée, la Conscience fondamentale individuelle est Re-trouvée faite d’énergie frémissante. Ayant même abandonnée cette dernière, et ayant fini graduellement par ne plus être qu’un POINT FOCAL, ‘Je’ devins cet espace vide de la Conscience en laquelle ‘Je’ voyais le monde comme l’écran de cinéma reçoit les images protées dessus sans affecter l’écran.
C’est alors que, de par ma Nature propre de vide, je ne fis plus qu’un avec la Conscience fondamentale individuelle, tout comme : « tout le monde sait que la goutte se perd dans l’océan, mais que rares sont ceux qui savent que l’océan se perd dans la goutte. ”C’est la parabhakti” [dévotion absolue ou supérieure], dit Ramana Maharshi (entretien 50 du 24-4-1935).

« Le ‘Je’-‘Je’ ininterrompu est l’océan infini ; l’ego, la pensée ‘je’, n’est qu’une bulle à la surface de cet océan ; on l’appelle jīva ou âme individuelle. De même, la bulle d’eau, lorsqu’elle éclate, ne fait que se mêler à l’océan ; et quand elle est bulle, elle fait toujours partie de l’océan. Dans l’ignorance de cette vérité simple, d’innombrables méthodes, sous différentes dénominations, telles que yoga, bhakti, karma, etc., ont été enseignées. Chacune apportant de nombreuses modifications, elles ont été enseignées avec beaucoup d’habileté et des détails compliqués seulement pour séduire les chercheurs et semer la confusion dans leurs esprits. Il en va de même pour les religions, les sectes et les dogmes. À quoi servent-ils ? Uniquement à faire connaître le Soi. Ce sont des aides et des pratiques dont on a besoin pour connaître le Soi [religions, sectes et dogmes depuis longtemps ne sont que des perditions du Soi] ». (Ramana Maharshi 92, 7-11-1935).

En devenant la Conscience fondamentale individuelle, étant assimilé à l’espace vide suprême qui s’étend à l’infini et qui est partout infus, le ‘Je’ ainsi OMNIPRÉSENT comme le Soi qui est le support universel, bien que le ‘Je’ soit lui-même dépourvu de forme et de support ; étant devenu l’Âme universelle, le ‘Je’ devins alors aussi universellement répandu que l’espace vide lui-même, état d’ubiquité dans lequel il n’y a plus rien qui ressemblât à quelque allé et venue.
Ce ‘Je’ ne demeurai pas plus au même ”endroit” qu’il n’allait nulle part, et le ‘Je’ aperçus en Lui-même toutes choses en son âme (Un est le Tout, ou : ”tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas, et l’inverse).

De même que le ‘Je’ aperçois ”avec ses yeux” les membres qui composent un corps de la tête aux pieds, bien que privé d’yeux physiques, le ‘Je’ perçois tout l’Univers EN LUI-MÊME, avec les yeux de sa Conscience. En cet état il n’y a plus ni espace ni temps, ni substance, ni action, ni espace vide, si ce n’est une supposée pure Essence dont on peut, à la vérité, si elle existe pour être dilatée, ou si elle n’existe pas, faute d’être telle.

La Réalité ultime paraît à nos yeux comme une ”masse” compacte comme un gros nuage : ni vide ni douée de substance, Réalité ultime encore plus transparente que l’atmosphère ; elle est dépourvue de forme bien qu’elle semble avoir une forme, et elle paraît inexistante, tout en étant au plus haut point resplendissante ; excessivement pure et ne consistant qu’en la pure Conscience fondamentale individuelle, elle est étendue et apparaît à la vue telle une cité imaginaire (dessins en fin d’article). C’est là ce que l’on nomme l’extinction (nirvana), dès lors que la vue de ce monde étendu, trouble, obscurci, s’éteint en sa forme pure au sein du firmament intérieur de la Conscience fondamentale individuelle.

Ce monde ainsi étendu bien qu’exhibant une apparence de diversité, NE RENFERME EN VÉRITÉ AUCUNE DIVERSITÉ, À L’IMAGE DE LA VACUITÉ DU CIEL ET DE LA FLUIDITÉ DES EAUX PRIMORDIALES DE L’UNIQUE OCÉAN.

[En référence au Yoga Vasistha VIb, 55, 59, 62]

Notes.
0. De ce fait du monde des OBJETS forcément alliés à la CONSOMMATION ET AU CAPITALISME DE LA FABRICATION DE CES OBJETS DE CONSOMMATION : CONSTRUISENT LE MONDE, LEUR MONDE du consommateur soumis comme un damné à la consommation-consumer.
Partout où régnait l’ordre naturel, l’humain n’a apporté que le chaos, car il a été obligé de disputer aux autres animaux les substances dont ils se nourrissaient, puis, de créer avec son mental se développant, mal, des objets divers déjà de consommation pour le troc dont il n’aurait dû, jamais, avoir besoin. L’électricité sous sa forme actuelle est une TARE, et avec tout ce qui s’en suit comme la ”thermodynamique”.

1. « La seule chose permanente est la Réalité ; et cela est le Soi. Vous dites : « Je suis »,
« Je suis en train de marcher », « Je suis en train de parler, de travailler, etc. ». Ajoutez un trait d’union à « Je suis » chaque fois, et cela devient « JE-SUIS ». Cela est la Réalité permanente et fondamentale. Cette vérité fut enseignée par Dieu à Moïse quand Il lui dit
« Je suis ce JE-SUIS ». « Sois tranquille et sache que JE-SUIS Dieu ».
Vous savez que vous êtes. Vous ne pouvez nier votre existence à aucun moment. Car pour nier votre existence, il faut que vous existiez. C’est cela (la pure Existence, l’Ainsité, le Non-Agir) que l’on entend par un mental tranquille. Le mental est la faculté d’extériorisation de l’individu. S’il est tourné vers l’intérieur, il devient peu à peu tranquille. C’est alors que seul prévaut le « JE-SUIS ». « JE-SUIS » est toute la Vérité ». Donc « JE-SUIS » est Dieu ». (Ramana Maharshi 503, 17-8-1938).

2. La Vibration aussi bien DEDANS que DEHORS est identique comme l’exprime Mazu (709-788), un des grands maîtres chan (Zen) où il décrit l’essentiel de la vie ici-bas : l’Instant : « Ce qui m’interroge à l’Instant présent constitue ton trésor. Toutes choses sont parfaites en soi, rien ne manque. Utilise-les spontanément, à quoi bon rechercher vers l’extérieur [s’il n’y a pas de loi à l’extérieur, il n’y en a pas non plus qui puisse être saisie au-dedans de vous-même] ». IL Y A DONC LE CIRCULUS ÉTERNEL, le Soi, la SINGULARITÉ, LA VIE MÊME DE L’ABSOLU, cette Vie qui est la VRAIE VIE DE LA VACUITÉ, car ce Circulus exprime exprime le dynamisme sans Dedans ni Dehors du Soi ou Absolu, la Vraie Vie se dévoile coïncider ou faire Un avec cet auto-engendrement à la Ptah qui est l’activité Divine constituée par laquelle, se rapportant au ‘Je’-‘Je’, il se crée Lui-même, lors même que le « fini » vient à l’existence pour être finalement « dépassé » par la reprise de l’INSTANT « CIRCULANT » SUR LE TOUT. Ainsi ce qui est appelée ”Création” n’est autre est un TIC-TAC perpétuel sans commencement ni fin, un ”circuit auto-induit” par son oscillation comme le balancier d’une horloge.

LE TIC TAC PERPÉTUEL : CELUI DONT ON N’A JAMAIS EU DE NOUVELLES mais sans qui la Vraie Vie est impossible.

L’Absolu se crée Lui-même dans et par un INSTANT infini, puisque la liberté de création garanti son infini ”devenir” sans ”devenir” ! On a aussi une DÉFINITION DE « L’ÉNERGIE LIBRE »…..

« PTAH DONNE L’AIR À TOUS LES NEZ » (”… Il fait respirer les gorges,
donne l’air à tous les nez [Hymne à Ptah du papyrus Harris I].
« Nul ne peut vivre sans toi (Ptah)
jusqu’à ce que l’air sorte de ton nez
et le flot de ta bouche ». (Papyrus 3048 de Berlin et Hymnes à Ptah).

PTAH, prototype d’Osiris et du Christ : CELUI DONT ON N’A JAMAIS EU DE NOUVELLES, PARCE QUE SON CENTRE EST NULLE PART ET SA CIRCONFÉRENCE EST PARTOUT. ”Nouvelles” implique le temps qui passe, la CHUTE…..

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La terreur de ”nos dirigeants” c’est le silence

La terreur de ”nos dirigeants” c’est le silence
surtout dans nostre époque du BRUIT : le tous connectés en réseaux cacophonique et les médias mensonges des salariés planqués de la propagande du régime.

La Révolution c’est le BRUIT (le 1789 français résonne encore en 2026). Parole ou bruit de l’UTILITARISME.

Le Silence du septième jour de la semaine et jour de non-utilitarisme.
Le Silence temps de repos, le chiffre 7, la Montagne ou l’Immobilisation dans le Yi-King ; il fait partie du Souffle donc de la Vie.

Parole et audition sont des sensations seulement, et l’expérience divine est totalement différente : elle est Silence.

Le drame de l’humain : il fait du bruit : il parle.

Le mot peut trahir, le Silence jamais.
Les 4 degrés du Silence (il y en a peut être d’autres) :
1 – profane (absence de bruits),
2 – intérieur (le ventre ne gargouille pas),
3 – silence du vide,
4 – vide du vide ou Nirvana ou identification avec le Tout.

SILENCE = PUTRÉFACTION et son le NOIR-BLANC du SILENCE.
Silence : Noir, Matrice, Mère ou Vierge noire : l’Univers est sans ailleurs, aucun œil ne peut saisir le corps de la Vierge, non seulement vierge, mais aussi : noire : le monde, et tous les corps qu’il contient sont à jamais SINGULARITÉ, IDIOTÈS, tous manquent à jamais de leur complément en miroir(1).
TOUT N’EXISTE QUE PAR LE SILENCE. (Jiddu Krishnamurti)

Prononcer le mot juste renvoi le son du silence. La parole ne renvoi que ce qui est fini. Tout comme :
– Le Noir ou Silence ouvre les portes de l’Invisible. La parole ouvre les portes du visible.
– Le silence est comme la Révélation : re-vélation ou voiler pour voiler encore plus, telle la devise alchimique : ”Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore”.

Les deux polarités du Silence ou Vase :
– Contenu, vide, espace, expansion.
– Contenant, plein, temps, contraction.

Avant le Verbe et le Bruit, il y a le Silence dans lequel brûle l’Amour-Gratuité.

Faire silence : calmer son mental : « Je prie Dieu de me libérer même de Dieu » (Maître Eckhart)
Faire le vide : la mort initiatique, aller à la découverte du Silence donc remonter le temps ou aller à rebours du monde extérieur.

Le Son absolu ou la Musique absolue est une fine vibration perçu par une conscience élevée : entendre dans le Silence, dialoguer par le Silence, prier par le Silence.

SILENCE : Si vous ne parlez pas, qu’aurons-nous à transmettre, demandent les disciples à leur maître. Celui-ci leur répond : le ciel parle t’il ?
La suprême parole est de ne rien dire :

  • Celui qui sait ne parle pas,
    celui qui parle ne sait pas [et chez les personnages politiques du spectacle du régime républicain il n’y a que des bavards. Vous avez déjà un un sourd-muet devenir président de la république ?)
    (Tao-tö king, début du Verset 56 : 5+6=11 le nombre du TAO. Trad. Liou Kia-hway).
    Savoir, Pouvoir, Oser, SE TAIRE. Incontournable !

SILENCE = LE SURFEU : le Grain pour Re-vétéger, doit être remis en terre, Putréfaction ou Renoncement-Silence afin de POUSSER à nouveau.

Savoir, Pouvoir, Oser, SE TAIRE. Incontournable ! Car RIEN NE SE TRANSMET PUISQUE SOLIPSISME, SINGULARITÉ, IDIOTÈS. Au pire, on peut seulement espérer la fameuse COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM (union des Contraires). Le ”Se TAIRE“ consiste au NON-AGIR : ne pas tomber dans le faire/faire qui rouille : LE BRUIT, INTERFÉRER : la raison humaine détruit tout ce qu’elle convoite, l’ordre pensé par l’humain n’est que désordre, d’où l’invention étatique du ”service d’ordre”. La transmission n’est que COM-merce et duperies sans fin et qui ont toujours faim.

« Le silence veut dire éloquence. Les conférences ne sont pas aussi éloquentes que le silence. Le silence est éloquence incessante. Le Maître primordial, Dakshinâmurti, est l’idéal. Il enseignait ses disciples-rishi par le Silence ». (Ramana Maharshi 20, 30-1-1935).

« Dakshinâmurti n’a jamais rien enseigné de tel. Il n’a jamais dit que le brahman [l’Être suprême, l’Absolu] était relié ou non à une shakti [énergie divine, force]. Tout ce qu’il a manifesté n’était que Silence ; et tous les doutes de ses disciples (shishya) furent dissipés. Cela signifie qu’il n’y a rien à apprendre, rien à discuter et rien à conclure(2).
Chacun connaît : « Je suis. » Le ‘Je’ est confondu avec le corps, parce que le ‘Je’ s’élève de l’absolu et donne naissance à la buddhi (l’intellect). Dans la buddhi, le ‘Je’ prend la taille et la forme du corps. Na medhayâ veut dire que le brahman ne peut pas être appréhendé par la buddhi. Brahman – aham (“Je – Je”) : buddhi (intellect) ». (Ramana Maharshi 54, 76-6-1935).

« Le silence de la solitude est forcé. La retenue de la parole en société équivaut au silence. Car c’est alors que l’homme contrôle sa parole. Il faut que celui qui parle existe avant de parler. S’il est engagé ailleurs, la parole est retenue ; le mental tourné vers l’intérieur est occupé à autre chose et ne tient pas à parler.
Le mauna [le silence], conçu comme une mesure de discipline, a pour objet de limiter les activités du mental provoquées par la parole [surtout en régime étatique chez les ”dirigeants”]. Si le mental est déjà contrôlé, la discipline de mauna n’est pas nécessaire, car alors, le mauna devient naturel.
Vidyâranya a dit que douze années de mauna forcé entraînent le mauna absolu, c’est-à-dire rendent incapable de parler. Cet état ressemble plus à celui d’un animal muet qu’à autre chose. Cela n’est pas le mauna.
Le mauna est éloquence incessante. L’inactivité est activité constante [le Wou-wei ou Wuwéi : le « non-agir », ou plus vulgairement : le « lâcher-prise ». Tout ce qui se fait spontanément est supérieur à ce qui se fait volontairement] ». (Ramana Maharshi 60, 5-7-1935).

« Écoute, ton état communique avec toi, il n’y a rien d’autre ».

La puissance du Silence s’appelle : LA GRÂCE, et il n’y a aucun ”mécanisme-utilitarisme” à COM-prendre ou à utiliser. Dans le monde actuel utilitaire le Silence opinioné comme négatif, se révèle le mode d’être positif et dynamique. Nous ne pouvons saisir la Réalité, c’est la Réalité ou la Grâce qui nous saisit.
Le Silence de Ramana Maharshi pourtant ”disparu” en 1950, qui n’est qu’une date conventionnelle, continu de se propager positivement et dynamiquement.

Shun : Peut-on atteindre la Voie et la garder ?
Zheng : Vous ne pouvez garder votre corps (vaisseau se détériorant), comment pourriez-vous garder la Voie ?
Shun : À qui est donc mon corps, s’il n’est pas à moi ?
Zheng : C’est une forme qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. Le vie ne vous appartient pas : c’est une harmonie qui vous est fournie par le Ciel et la Terre. La Nature ne vous appartient pas : elle est vous est fournie par l’Univers. Vos descendants ne vous appartiennent pas : ils ne sont que mues confiées par l’univers. C’est pourquoi vous marchez sans savoir où vous allez, vous vous arrêtez sans savoir où vous restez, vous mangez sans connaître les saveurs. Telle est la force du souffle Yang de l’Univers. Comment pourriez-vous posséder quelque chose ?
(Lie Tseu, Traité du Vide parfait, Présages célestes 14)

Notes.
1. Le Blanc-Noir de l’Akasha ou la Contenance originelle.
« Si l’on admet le shuddha-manas, on doit aussi admettre que la Félicité (ânanda) du jnani [celui qui a réalisé le Soi] n’est qu’un reflet. Ce reflet doit à la fin se fondre dans son origine. C’est pourquoi l’état du jivanmukta [Libéré vivant] est comparé au reflet d’un miroir sans tache dans un autre miroir semblable. Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur âkâsha (éther). De même, la félicité reflétée du jnani représente la véritable Félicité (ânanda). Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antarmukhi (tournée vers l’intérieur). Les shâstra [Écritures] ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi 513, 16-9-1938).

2. RIEN NE SE TRANSMET. Ainsi le GATE GATE signifie avant tout à : SE DISPOSER À, correspondant au NON-AGIR(a) : NE PAS FAIRE. C’est pourquoi il y a le mystère du GATE GATE, qui, à la circonstance du Dehors : l’occasion qui NOUS FAIT DEVENIR L’AUTRE, qui nous fait participer de son état, comme le peintre devant un paysage DEVIENT ce paysage. Là Nous retrouvons le morphène chinois XUN, qui signifie : transparence, passer au travers, XUN : comme le SEUIL, quelque chose de l’ordre d’une transmission PAR UNE PRÉSENCE D’ABSENCE.
L’actuelle ”civilisation de l’électricité dynamique” de la THERMODYNAMIQUE n’est certainement pas ”universelle” et encore moins à demeure ”pour l’éternité”.

De jours les relations républicaines en ”Vivre ensemble” NE SONT QUE COMMERCIALES ET PERMANENTS CONFLITS D’INTÉRÊTS : vendeur-client, maître-disciple, relations liées aux POSSESSIONS-ATTACHEMENTS ET IDENTIFICATIONS, aux projections et autres fantasmes qui constituent le mode essentiel de fonctionnement de ce monde commercial et démocratique égocentrique.

a. Wou-wei ou Wuwéi : le « non-agir », ou plus vulgairement : le « lâcher-prise ». Tout ce qui se fait spontanément est supérieur à ce qui se fait volontairement. Faire le vide pour faire le plein ! Le Wuwéi est l’état de celui qui a atteint l’Union mystique (comparable au Nirvâna bouddhiste).

Les Taoïstes insistent beaucoup sur la nécessité de NE PAS BRILLER. La Lumière spirituelle doit rester intérieure. Si elle s’extériorisait elle risquerait d’éblouir et elle cesserait d’être bienfaisante. Le pouvoir du Saint est immense mais à condition d’être occulte.

L’enseignement du maître taoïste est un enseignement silencieux : au disciple de comprendre intuitivement ce qu’il doit faire. Un lent dépouillement de son mental le rapproche peu à peu du maître, mais dans une dernière étape, celui-ci doit lui-même disparaître de la conscience de l’adepte parvenu à l’état d’extase. Le maître durant l’instruction semble purement passif, comme l’exige la doctrine du Wou-wei et de l’enseignement sans parole. C’est l’adepte lui-même qui doit progresser, se dépouillant peu à peu des constituants de son moi social : la fameuse IDENTITÉ POSSESSIVE.

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