
Au lieu d’aimer son prochain dans un ”vivre ensemble” en monothéisme unilatéral républicain, vaudrait mieux l’aimer en GATE GATE(1).
Quand une DISTANCE EST ABSOLUE, alors il y a la possibilité D’ÉCHANGE DE VOLUME et donc échange d’espace-temps, si bien que la Distance Absolue s’annule.
Par exemple si lire dans une totale compréhension des œuvres philosophiques de tous les pays, c’est tâcher de retrouver, derrière leur style et façon de penser les problèmes à chaque auteur, le projet principal ou la survie de l’humain nous concerne tous. Alors il se pourrait que dans un ŒUVRE AUX LIMITES DU PENSABLE COMME LE YOGA VASISTHA, permet cette ouverture du GATE GATE(1) vers des questions jusqu’à ce hui insoupçonnées, GATE GATE qui Nous expose à la présence d’une pensée dont Nous n’avons jamais fini d’éprouver la force, comme UN BLANC DE L’INSTANT qui attend encore et encore que Nous le rencontrions, en n’oubliant pas que l’actualité d’un texte ancien se mesure à la puissance non point de répondre, mais de s’interroger, comme dans les textes alchimiques.
Or, le propre d’un texte atemporel Nous invite à penser l’énigme fondatrice de la condition humaine, soit transformer notre vision du monde et de convoquer les Terriens à une nouvelle expérience d’eux-mêmes pour finalement contribuer à changer le rapport de l’humain à lui-même, donc RE-trouver : « Le Royaume des Cieux est en Vous ».
Prendre pour oreiller une pensée impensable comme l’indique la devise alchimique : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore », variation du GATE GATE(1), donc COMMENCER LÀ OÙ TOUT AUTRE PENSÉE FINIRAIT, À LA FAÇON DE L’EFFET SUCRE OU DOMINO (en haut de page).
Rien ne permet de penser que nos manières de ”com-prendre” sont culturellement universelles, ou mondialistes. LA VÉRITÉ COMME LE CENTRE N’EST NULLE PART, mais sans eux les Circonférences ne seraient partout.
Peut-on comparer des civilisations, et, comme le fait l’Occidental, se croire LA civilisation modèle dans le style américain : ”Ce qui est bon pour nous est bon pour vous” ? À cette question on serait tenté de répondre oui, à la condition qu’il existe une universalité trans-historique façon conscience collective.
Or, les contenus singuliers des civilisations sont nécessairement irréductibles, et nul ne peut prétendre finaliser la condition humaine, comme tente de le faire le couple SIONISME-WASHINGTONISME depuis l’après 1945 : n’étant plus à même de connaître leur Soi, les êtres humains se trouvent livrés à une même Omnipotence indifférenciée, un monothéisme unilatéral républicain avec ses citoyenisés ou consommateurs-électeurs qui vont cahin-caha en un ”vivre ensemble” maintenant indormatique sous la domination de l’industrie capitaliste de l’infirmatique (pas de faute !), qui forme ainsi une collectivité religieuse ou sociale.
Ainsi il est vital de S’ABSTENIR DE SOUSCRIRE À LA CROYANCE POSITIVISTE EN LA PERMÉABILITÉ OU EN RÉPUBLICANISME DES CULTURES, et se garder de s’engager dans la quête de trop empressée d’un mondialisme transculturel ; tout aussi vital de se garder de l’illusion qui consiste à interpréter l’autre culture, comme par exemple celle qui n’est pas « démocratie » à travers la sienne, et donc respecter la singularité de la culture visée, ce qui n’est visiblement pas le cas avec le couple SIONISME-WASHINGTONISME au plus fort de ce début 2026.
De ce fait, il serait complètement illusoire de classer des opinions dans des cases portant des noms d’origine grecque ou latines, des conduites, des enchaînements d’opinions ou des philosophismes appartenant à une culture telle celle du winnerisme occidental.
Il y a toujours, comme actuellement, le D’ANGER ANGLO-SAXON-LA CITY DU : « CE QUI EST BON POUR NOUS EST BON POUR VOUS », et c’est l’IMPÉRIALISME WINNERISTE DU COUPLE SIONISME-WASHINGTONISME.
Toute tentative de reconnaître dans le mode de pensée, par exemple de l’Inde ou de la Chine des analogies avec le mental d’un Occidental, doit être contrôlé par la rigueur de la méthode comparative, soulignant les convergences et les divergences éventuelles, en sachant qu’aucune analogie n’a de sens si deux SAVOIR(s) mis en coïncidence ne sont pas encadrés par des ensembles organiques, naturels, et soutenant la comparaison.
C’est pourquoi RIEN NE SE TRANSMET. Ainsi le GATE GATE signifie avant tout à : SE DISPOSER À, correspondant au NON-AGIR(2) : NE PAS FAIRE. C’est pourquoi il y a le mystère du GATE GATE, qui, à la circonstance du Dehors : l’occasion qui NOUS FAIT DEVENIR L’AUTRE, qui nous fait participer de son état, comme le peintre devant un paysage DEVIENT ce paysage. Là Nous retrouvons le morphène chinois XUN, qui signifie : transparence, passer au travers, XUN : comme le SEUIL, quelque chose de l’ordre d’une transmission PAR UNE PRÉSENCE D’ABSENCE.
L’actuelle ”civilisation de l’électricité dynamique” de la THERMODYNAMIQUE n’est certainement pas ”universelle” et encore moins à demeure ”pour l’éternité”.

La fréquentation de deux NON-ÊTRES correspond a :
« Si l’on admet le shuddha-manas, on doit aussi admettre que la Félicité (ânanda) du jnani [celui qui a réalisé le Soi] n’est qu’un reflet. Ce reflet doit à la fin se fondre dans son origine. C’est pourquoi l’état du jivanmukta [Libéré vivant] est comparé au reflet d’un miroir sans tache dans un autre miroir semblable. Que peut-on trouver dans un tel reflet ? Le pur âkâsha (éther). De même, la félicité reflétée du jnani représente la véritable Félicité (ânanda). Ce ne sont là que des mots. Il suffit que la personne devienne antarmukhi (tournée vers l’intérieur). Les shâstra ne présentent pas d’intérêt pour ceux dont le mental est tourné vers l’intérieur. Ils sont destinés aux autres ». (Ramana Maharshi 513, 16-9-1938).
De nos jours les relations républicaines en ”Vivre ensemble” NE SONT QUE COMMERCIALES ET PERMANENTS CONFLITS D’INTÉRÊTS : vendeur-client, maître-disciple, relations liées aux POSSESSIONS-ATTACHEMENTS ET IDENTIFICATIONS, aux projections et autres fantasmes qui constituent le mode essentiel de fonctionnement de ce monde commercial et démocratique égocentrique échangiste.
- SE LIBÉRER des poncifs, les matrices à la Aristote, Hegel, Heidegger, de l’idéologie allemande et anglaise (les empiristes tels John Lock, George Berkeley)
Les partisans du mondialisme, biologique, culturel, financier, anthropologique, étatique, cosmogonique, abondent, surtout dans la finance dans le sens d’une langue ”universelle” : la langue commerciale anglaise. Dans le monde commercial il y a des invariants communicables, deux et trois font cinq, et certainement pas six. En revanche, dans le monde spirituel, et le mot MONDE EN SON ENSEMBLE N’EST QUE SPIRITUEL, comment être certain que la chair, la substance du mot, du Verbe employé, correspond bien à l’énigme caché pour laquelle par exemple en bouddhisme il est dit : « Il n’y a pas de substance, pas d’Essence, tout est Vacuité ». Alors, quel signifié peut s’associer à un signifiant ?
LE MONDE EN SON ENSEMBLE N’EST QUE SPIRITUEL : « LE ROYAUME DES CIEUX EST EN VOUS » : le Nouveau-Né ne se développe vraiment que s’il parvient à la conscience de la présence du Soi et lui et ainsi voit la TRANSPARENCE CRISTALLINE DE DIEU.
- O Sainte Chimère du Gouffre sans fond : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ». Idem avec : ”Ne croyez pas que je sois venu apporter la paix sur la terre ; je ne suis pas venu apporter la paix, mais l’épée”. (Matthieu 10,34). Ce monde fait le contraire et se ZOMBIFIE PAR CASTRATION en identification au corps et donc à l’économie, au COM-merce. Ce monde cherchant à atteindre un but se retrouve SOUMIS AU CONTRAIRE DE L’ÉPEE = « La sécurité est la plus grande ennemie des mortels » (Hécate dans Macbeth). ÉPÉE au sens de Shiva le Destructeur (de souffrance, de péché, des désirs ou loi de succion vulgaire) ET CRÉATEUR. La GUERRE SAINTE EST DEDANS, comme l’indique le : ”Le Royaume des Cieux est en Vous”. L’épée est en rapport avec l’EAU et le DRAGON : mariage Eau-Feu….. Le ”Royaume des Cieux en Vous” correspond aussi à : « Celui qui est au milieu de vous est plus grand que celui qui est dans le monde [au Dehors] ».
Le japa [en sanskrit la répétition d’un nom divin ou d’une formule) de Michel Kozlov : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi », répété 3000 fois dans les 24 heures d’une journée.
« Que tu sois debout ou assis, en marchant ou couché, prononce continuellement ces paroles : « Seigneur Jésus-Christ, Fils de Dieu, prends pitié de moi » – ni à voix haute ni à la hâte. Fais cela exactement trois milles fois par jour, sans de toi-même en ajouter ni en retrancher aucune. De cette façon, Dieu t’aidera à atteindre l’action incessante du Cœur [le Soi] », dit le starets page 29 de l’édition du Cerf, dans la nouvelle traduction du russe de Chantal Crespel-Houlon, le vrai texte du Pèlerin russe.
Répétition, japa, identique au « GATE GATE PÂRAGATE PÂRASAMGATE BODHI SVÂHÂ » (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi).
« Le dhyâna consiste à retenir une seule pensée et à repousser toutes les autres ». (Ramana Maharshi, entretien 371 du 23-2-1937).
« L’objet du mantra-japa [la récitation d’une formule sacrée] est de réaliser que ce japa se poursuit en soi sans aucun effort. Le japa oral devient mental, et le japa mental se révèle finalement comme étant éternel. Ce mantra est la vraie nature de l’individu. Il est aussi l’état de Réalisation. […] Le japa devient mental et se révèle finalement comme étant le Soi. C’est le samâdhi [absorption totale dans la Contemplation] ». (Ramana Maharshi, entretien 527 du 4-10-1938).
Enfin, il est certain que l’universalité de la RACINE DU MAL EST L’UNIVERSALITÉ :
LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
Notes.
1. « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). S’accompagne nécessairement de la Connaissance transcendante par le Principe du ”N’EST PAS X” : revient à dire que les choses ne sont que des désignations, des pointages sur les choses, de simples imputations nominales (en tibétain : tha-snyad), elles sont dépourvues d’être en et par soi, ELLES NE SONT PAS POSSÉDABLES PAR LE MENTAL, ON NE DOIT PAS EN FAIRE UNE VALEUR POSSÉDÉE (genre ”valeurs de la république” ou ”ordre républicain”, ou ”notre démocratie”). Non possession tel l’avertissement traditionnel de ne point se fixer ou se ”coaguler”.
”Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi”, ou : ”Parti, parti, passé au-delà, traversée la rive, Éveil, Salut !”, ou encore : ”Venant, venant par-dessus, venant directement, Éveillant, Bienvenu !”
SORTIR DE L’ABSOLU (ou de la Simplicité) = S’ATTACHER À, CHUTER DANS L’EGO, donc COM-mercer.
Qu’il faille s’attacher à certain Instant, c’est certain, Mais SANS fixation, sans coagulation conformément au principe du « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). S’attacher à un Instant comme on se promène dans un Paysage. S’attacher = cultiver pour soi-même, coaguler, fixer ou concentrer, stocker, CELA MÈNE AU POUR-VOIR, LE POUVOIR DES VOYEURS : UN CONSOMMATEUR DE CONCENTRATION DEVIENT UN BÉNÉFICIAIRE : IL S’ATTACHE, IL FABRIQUE UNE DURÉE DE CONCENTRATION.
LA CONTINUITÉ DE LA PRÉSENCE CULTIVÉ OU ARTIFICIELLE D’INSTANT EN INSTANT DEVIENT, EN ELLE-MÊME, SUSPECT, GLOUTONNERIE SPIRITUELLE; CAR CHARGÉ D’EFFORT DE SPATIO-TEMPOREL : ÉCHO DU VIOL PAR L’EGO, D’OÙ L’AVERTISSEMENT TRADITIONNEL : « NE PAS ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT ».
Lorsque l’état d’attention divisé en sujet-objet dissout le centre fictif : le ‘Nous’, là commence le SUBJECTIF en forme du CHAHUT DE L’EGO qui peut se confondre avec ZÉRO INDIEN en une sorte d’ENTRE-DEUX chargé de promesses. C’est là qu’entre la clé principale : LA SIMPLICITÉ. Clé qu’IL NE FAUT JAMAIS PERDRE. La concentration fuit le compliqué et le winnerisme et les originalités. C’est pourquoi il n’est rien de plus difficile, surtout à nostre époque de Big Brother et de tous connectés, QUE LE SANS TRACE, de plus délicat que la légèreté dans ce monde du PLOMB-PESANTEUR ou loi de succion vulgaire : comment ne pas laisser de trace dans une neige vierge qui se dépose sur la POINTE de l’Instant ? (Les Artistes-Artisans autrefois NE SIGNAIT PAS LEURS ŒUVRES, le commerce n’était pas installé).
Il y faut l’habit de la PUTRÉFACTION, DE L’INSAISISSABLE, DU NON-DÉSIR.
LE PONTIFE, CELUI QUI FAIT PASSER LE PONT À L’ADEPTE, DÉCLARE : NE VOUS PLANQUEZ PAS MÊME DANS LE SANS TRACE ; ce qui correspond au Principe du GATE GATE et du VOLATIL par rapport au COAGULE (du Plomb). Se planquer, se réfugier = se coaguler….
Le sentiment océanique englobe toutes choses, pareil au ”cent mille cours d’eau différents” qui tous sont l’eau de l’Océan à saveur unique mais comprenant toutes les saveurs, tel le Centre est nulle part et la Circonférence est partout. Celui qui demeure dans le sentiment océanique se baigne dans TOUTES LES EAUX : LES EAUX PRIMORDIALES.
Le sentiment océanique du ‘Je’-‘Je’ ininterrompu est l’océan infini ; l’ego, la pensée ‘je’, n’est qu’une bulle à la surface de cet océan ; on l’appelle jîva ou âme individuelle. De même, la bulle d’eau, lorsqu’elle éclate, ne fait que se mêler à l’océan ; et quand elle est bulle, elle fait toujours partie de l’océan. (Réf. à Ramana Maharshi 92 du 7-11-1935).
2. Wou-wei ou Wuwéi : le « non-agir », ou plus vulgairement : le « lâcher-prise ». Tout ce qui se fait spontanément est supérieur à ce qui se fait volontairement. Faire le vide pour faire le plein ! Le Wuwéi est l’état de celui qui a atteint l’Union mystique (comparable au Nirvâna bouddhiste).
Les Taoïstes insistent beaucoup sur la nécessité de NE PAS BRILLER (pas de winnerisme à l’anglaise impériale). La Lumière spirituelle doit rester intérieure. Si elle s’extériorisait elle risquerait d’éblouir et elle cesserait d’être bienfaisante. Le pouvoir du Saint est immense mais à condition d’être occulte.
L’enseignement du maître taoïste est un enseignement silencieux : au disciple de comprendre intuitivement ce qu’il doit faire. Un lent dépouillement de son mental le rapproche peu à peu du maître, mais dans une dernière étape, celui-ci doit lui-même disparaître de la conscience de l’adepte parvenu à l’état d’extase. Le maître durant l’instruction semble purement passif, comme l’exige la doctrine du Wou-wei et de l’enseignement sans parole. C’est l’adepte lui-même qui doit progresser, se dépouillant peu à peu des constituants de son moi social.
