Par Nature la Matière est transparente, Eau.
Elle se durcit à cause du temps, à cause de ceux qui ont signés le contrat, les disciples, et les vases, qui permettent aux contractants et aux disciples d’expliquer la matière.
« C’est Tilke (Teal’c) qui m’a appris comment voyager dans la Matière : il suffit d’appuyer son front sur un immeuble, un mur… et on passe au travers sans même s’en rendre compte. On ouvre un « chemin » dans lequel on voit clairement à la fois le « réel » et la zone « hyper-espace », qui ressemble à l’intérieur d’un gâteau, un flan, genre flan antillais.
Donc pas besoin de tunneliers(1) pour gruyèrer la planète, ni de vaisseau spatial avec moteur à hyper-propulsion, il faut utiliser son front et la Glande Pinéale ». Extrait du rêve de août 2010 fait par le scribe de cette page. Le FRONT de A-ffronter : du A privatif et front…. laisser transparaître, fluide, en un mental pur, transparent…..
FRONT ET RHOMBE de ce Vent Tourbillonnant où l’on fait tournoyer une plaquette de bois attachée au bout d’une ficelle, le rhombe émet alors comme un bruit de tonnerre. Le rhombe est universellement un instrument sacré utilisé dans les rituels initiatiques. Il est la voix des esprits et souvent des ancêtres mythiques, qui peut se rapprocher de la TCI (TransCommmunication Instrumentale) dans son aspect naturel avec pour seul outil un bout de bois un peu plat attaché à une ficelle, qui, là encore, peut évoquer cette Matière genre ”flan antillais” comme une ONDE-BOUTEILLE-À-LA-MER, qui aura une réception de son émission peu importe le temps qui coule……
Une ONDE-BOUTEILLE-À-LA-MER le SYMBOLE par essence : SUMBOLON.
SIGNE / SIGNAUX / SIGNATURE / IMAGE / PARABOLE / ALLÉGORIE / SIMILITUDE
/ FIGURE ou FORME-IN-FORMATION.
Ce sont des signes qui s’adressent au Sens de l’oeil et autres sens : UNE VACUITÉ PAR LA VACUITÉ genre ”Cuisine à l’eau” ou ”Water pudding”, ou ”Water flan” de l’être ni dans l’être ni forcément dans non contraire le non-être, mais dans le A-EST-A.
Voir la page sur la Glande Pinéale.
LE TORE, LE VAISSEAU.
Page dédiée au VENT et ses 7 fois 7 égale 49 (40 et 9). L’in-Vent-eur. Jacob Boehm y voit le Paradis. Marie était âgée de 49 ans quand son Fils Jésus monta au Ciel. Le Carré magique utilise les 49 premiers chiffres associés à Vénus et a pour somme 175)
22 47 16 41 10 35 4
5 23 48 17 42 11 29
30 6 24 49 18 36 12
13 31 7 25 43 19 37
38 14 32 1 26 44 20
21 39 8 33 2 27 45
46 15 40 9 34 3 28
Vent / Vain [VAI] / Vide / Vanité / Vague / Venin / Vulgaire / Vase ou Vaisseau.
C’est le Vent qui apporte la LUEUR / INSPIRATION / MOUVEMENT.
Le Vent souffle quand bon lui semble ! Ce Souffle toujours latent. *Dieu*
La Divinité qui produit le Vent en Chine : Madame le Vent, FENG POPO, vieille femme qui voyage assise sur un tigre, et portant dans ses bras le sac qui contient les Vents. (D’après Henri Maspéro, Essais sur le Taoïsme).
Le VAN : ce qui se manifeste, ce qui apporte la lueur, le signal.
« Un Vent de Dieu tournoyait sur les eaux ». Bible, Genèse 1.
Avec les perruques poudrées genre Diderot et Cie., le Vent se mécanise et devient en 1765 : « Cause des Vents : gravitation de la Terre et de son atmosphère vers le Soleil et vers la Lune, gravitation qui produit le FLUX et le REFLUX de la Mer et doit produire dans l’atmosphère un FLUX et un REFLUX continuel… Les Vents impétueux naissent aussi des fermentations des Mines de Sel de Cracovie, ils prennent leur naissance sous la Terre, se répandent dans l’atmosphère. Il sort donc de la Terre et des eaux des Vents, il en sort des gouffres. Les Vents transportent les nuages, pour arroser les terres, et qui les dissipent ensuite pour rendre le beau tems ; leurs mouvements purifient l’air. Les vents peuvent être nuisible en apportant de l’air malsain, ou des graines de mauvaises plantes… ».
AIR / ESPRIT / FANTÔME / FANTASMA (spectre-spectacle)
Air : « il a crevé » : il est mort, ou l’Esprit qui était en lui est parti ailleurs, comme l’air sorti d’un ballon déchiré.
Comme l’Eau le Vent creuse, sculpte.
L’AIR vient de L’EAU.
AIR / VENT / SOUFFLE – SOUFFLE de VIE / RESPIRATION.
Vents des flatuosités (Fèces et Fesses).
VITESSE : Vents de Terre et Mer :
– Matin soufflent de la Mer à la Terre
– Soir soufflent de la Terre à la Mer
Vent, Voie, TAO :
Il y avait quelque chose d’indéterminé
avant la naissance de l’univers.
Ce quelque chose est muet et vide.
Il est indépendant et inéluctable.
Il circule partout sans se lasser jamais.
Il doit être la Mère de l’univers.
Ne connaissant pas son nom,
Je le dénomme « Tao ».
Je l’efforce de l’appeler « grandeur ».
La grandeur implique l’extension.
L’extension implique l’éloignement.
L’éloignement exige le retour [ce qui est totalement oublié de nos jours d’évolutionnisme démentiel]
(Tao-Tö King, début du Verset 25)
L’univers n’a point d’affections humaines ;
toutes les choses du monde lui sont comme chien de paille(2).
Le saint n’a point d’affections humaines ;
Le peuple lui est comme chien de paille.
L’univers est pareil à un souffle de forge ;
vide, il n’est point aplati.
Plus on le meut, plus il exhale,
plus on en parle, moins on le saisi,
mieux vaut s’insérer en lui(3).
(Tao-tö king, Verset 5, trad. Liou Kia-hway).
Le Vent qui souffle dans la tête (vagabondage du mental ou ego, manque de concentration). Savoir diriger le Vent, savoir se concentrer et dompter son ego.
La PIERRE :
Elle est portée dans le Ventre du Vent et elle naît dans l’air,
dans le Vent. Mercure contient tout ce que cherchent les Sages.
C’est le Vagabond messager.
(D’après Michael Maïer “ l’Atalante Fugitive ”, Discours 36).
D’après la Table d’Émeraude, Verset 4 :
Le Soleil en est le Père, la Lune est sa Mère,
Le Vent l’a porté dans son Ventre, la Terre est
sa nourrice (l’a nourri de son lait).
Concentre toi, dit Confucius, n’écoute pas par tes oreilles mais par ton esprit, n’écoute pas par ton esprit mais par ton Souffle.
Les oreilles se bornent à écouter (le son/vibration), l’esprit se borne à se représenter. Le Souffle qui est le Vide peut s’accorder aux objets extérieurs. C’est sur le Vide que se fixe le TAO. Le Vide, c’est l’abstinence de l’esprit. (Tchouang-Tseu). C’est-à-dire que seul le Vide permet L’ÉCHANGE de l’un vers l’autre, c’est donc accéder à une compréhension intérieure, sans passer par l’intellect toujours trompeur.
SUBLIMER : toutes les choses sont faites de Souffles. Les 9 Souffles à l’Origine étaient mêlés dans le Chaos. À la constitution du Monde, les 9 Souffles se séparèrent, les plus purs montèrent et formèrent le Ciel, les plus grossiers descendirent et formèrent la Terre. Le corps de l’homme est fait de Terre, et ce qui l’anime c’est le Souffle Originel pur qui pénètre en lui avec la première respiration. (D’après Henri Maspéro : Essais sur le Taoïsme, page 44).
Houei fong (vent) pénètre le Réalisé dans « le bureau obscur » (ego). Houei fong devient variation en Lieou fong qui tranche ce qui est matériel (les obstacles de sang). Ce Vent est comme le Dragon : le GARDIEN, les portes mortelles (spatio-temporel). Houei fong est comme le Blanc de l’Instant : le Réalisé se transforme en un souffle blanc qui entre par la bouche, parcourt le corps entier et ressort pas les extrémités, le pénis, les pieds et les mains ; il entoure le corps et l’illumine. Ensuite le Réalisé se transforme en une nuée rouge qui tourbillonne aussi (Houei louen) et se noue en formant l’Empereur Un, accompagné du Souffle du Vent tourbillonnant qui éclaire toute chose comme le Blanc de l’Instant.
Ce Vent correspond au Souffle primordial, le Yuan k’i. C’est le Vent du soufflet de la Forge auquel Lao-Tseu au Verset 5 compare le Cosmos : « L’univers est pareil à un soufflet de Forge ; vide, il n’est point aplati. Plus on le meut, plus il exhale, plus on en parle, moins on le saisit [allusion à l’opinion], mieux vaut s’insérer en lui [dans le Soi] ».
Le Yuan k’i est souvent identifié au Tao. Il peut correspondre à Évolution-Involution étant dans le sans-nom-sans-forme, il n’a pas de mental et est essentiellement Mouvement ; il donne réalité aux dix mille êtres (le monde des vivants). L’autre comparaison au Tao est très parlante : son souffle tournoie et circule comme la roue d’un char (AXE, ou I). Souffle appelé FAN (Universel) ou Ta Fan (Grand Universel) ou le Vent Fan identifié au Tao. Ce Ta Fan est semblable à du vent sans être du vent et de l’eau sans être de l’eau. Il porte aussi le nom de Fong tche (Fong le Vent et tche : humide, arroser, pluie fertile qui se propage), c’est un Vent qui fertilise comme l’eau, il est indifférencié, à la fois souffle et liquide, air et eau.
Ce Vent passe par toutes les étoiles du zodiaque et par chacun des cieux de la Rose des Vents.
Ce Vente tourne donc comme une roue (louen tchouan). Les commentateurs expliquent que ce Vent s’enroule, et en tournant il met en mouvement les cinq éléments. L’univers est donc comme un immense mouvement giratoire, et c’est le mouvement du Ciel qui assure la vie, qui crée et détruit les mondes, inaugure et termine les cycles cosmiques.
« Le mot houei revient encore dans les noms du Père originel et de la Mère mystérieuse : ils s’appellent respectivement Tso houei ming, Lumière tournant vers la gauche, et Yeou houei kouang, Éclat tournant vers la droite. Ce sont évidemment des hypostases du Yin et du Yang, conçus traditionnellement, eux aussi, comme des énergies accomplissant un mouvement cosmique circulaire, qui tournent « comme un anneau du début à la fin sans cesse ; s’ils cessent, l’homme meurt » (Yun ki ts’i ts’ien, k.56, cité par I. Robinet).
Comme le Souffle Fan, le Yang commence sa course au Nord-Est et prend à gauche vers l’Est, tandis que le souffle Yin tourne dans l’autre sens.
La vie humaine se règle de la même façon : gestation en mouvement tournant : le Souffle primordiale nait au signe tseu (Nord et conception, Mariage du Yin et du Yang).
« Le garçon part alors vers la gauche, et, après avoir parcouru 30 stations sur la rose des signes cycliques, se trouve au signe sseu (embryon), où la fille le rejoint après avoir parcouru 20 stations en marchant vers la droite à partir du même point de départ. Ils reçoivent alors à ce moment là le « Souffle de l’embryon » et, après dix mois de gestation, se trouvent, chacun poursuivant sa marche selon son sens, le garçon au signe yin, la fille au signe chen : là, « le souffle achevé », et la « forme parfaite », est le lieu de leur naissance », Marcel Granet, Études sociologiques sur la Chine, et Yun ki ts’i ts’ien, k.56.
Dans ces Vents le RYTHME est fondamental, comme les répétitions puisque rien n’est jamais pareil d’un Instant à l’autre, Rythme que les Alchimistes nomment
« Multiplication » (Teinture : multiplication des 2 Teintures/Élixirs Blanche et Rouge en qualité et en quantité ; phase appelée aussi Fixation). La Teinture au bout de neuf fois devient le Cinabre (celui qui doit être neuf fois transmuté, il y a répétition et transmutation ; le « mouvement » circulaire est aussi ascendant : il ne tourne pas sur lui-même pour revenir au même point, mais prend valeur transmutatoire, comme la forme d’une spirale genre coquille d’escargot. Pien (transformer) veut aussi dire « réciter », dans le cas du Ts’eu yi king.
Houei veut aussi dire retourner, puis, ensuite revenir en arrière. Les taoïstes parlent de houei yuan (revenir au Principe), houei pen (retourner à la Racine). « Revenir en arrière » signifie bien-sûr « pointer l’ego » pour le contrôler : LE RETOURNEMENT DE LA LUMIÈRE si décrit abondamment dans : Le Secret de la Fleur d’Or. On parle alors de houei kouang fan tchao (renverser sa lumière et retourner son regard).
« Dans la méthode de l’Union par le Vent tourbillonnant, l’homme retourne (houei) la lumière et renverse l’éclat de ses yeux, de sorte que le Souffle véritable le suit (ce mouvement de retour) et se concentre dans le Palais originel [le Soi] », dit le Wen Tch’ang Ta tong sien king, k.5, cité par I. Robinet.
ALCHIMIE = FUSION.
L’artisan de la Fusion unitive est le Vent Tourbillonnant, Il opère la Fusion « dans le Bureau obscure » (4). C’est ce Vent tourbillonnant qu’exhale l’Empereur Un qui « maintient tous les esprits (gardiens) des portes mortelles »(5). L’Empereur Un copié par les copieurs Hébreux avec leur Yahvé qui ”souffle” à Genèse 1,1-2.
Notes.
1. Cas des foreuses à fusion de roches : US patent n°3693731, Armstrong and al., Los Alamos, Filed, 8 janv. 1971, US Atomic Energy Commission. Les tunneliers petits ou gigantesques creusent la roche et le sol par fusion ou liquéfaction et éliminent les déblais sous forme de roche fondue, ce qui provoque un effet de parois vitrifiée et solide évoqué à propos de ces tunnels artificiels.
2. Passage de Tchouang-tseu 14è chapitre : « Avant l’offrande, on met les chiens de paille dans des coffres ou corbeilles, enveloppés de broderie de couleur, tandis que le représentant du mort et le prieur se purifient par l’abstinence pour les présenter. Après l’offrande, les passants marchent sur leur tête et leur tronc, les ramasseurs d’herbes les prennent pour allumer leur feu, et c’en est fait d’eux… ».
3. RAPPEL : La connaissance par l’Humain de sa propre Nature humaine NE PEUT PAS ÊTRE UNE ”SCIENCE” puisque toute science naît d’un dialogue entre un sujet qui étudie et un objet étudié ; et par ailleurs l’Humain étant ontologiquement, en ses Essences, la Globalité de l’ÊTRE, en plus, il est impossible de jamais identifier ce qui est RÉEL, le Réel étant nécessairement ce qui, POUR ÊTRE LE SOLIPSISME PAR ESSENCE, DONC SANS DOUBLE, SANS COPIE, DEMEURE RÉFRACTAIRE À TOUTE ENTREPRISE D’IDENTIFICATION. LE VRAI DEVIENT FAUX DÈS QU’IL EST VU OU COPIÉ. Dans un Trou il n’y a qu’un Trou, donc pas de Trou à voir ou à posséder. C’est pourquoi l’être humain se trouve dans l’impossibilité de se poser comme sujet étudiant d’un ”Univers” qui lui serait au Dehors. C’est ”géométriquement” impossible ; l’Univers n’est pas un objet à posséder ou à utiliser comme on utilise un marteau pour enfoncer un clou et construire un truc.
4. Telle la devise alchimique : « Aller vers l’obscur et l’inconnu par ce qui est plus Obscur et Inconnu encore ».
C’est au collège que je l’entendis (Lionel Wallace) parler pour la première fois de « la porte dans le mur », dont il devait m’entretenir une seconde et dernière fois, un mois à peine avant sa mort.
Pour lui, cette porte dans le mur était une porte véritable, menant, à travers un mur véritable, vers les réalités immortelles.
Elle apparut dans sa vie de très bonne heure, quand il n’était qu’un bambin de cinq ou six ans. je me rappelle de quel ton lent et grave il me précisa la date.
– Une vigne vierge cramoisie la recouvrait, – décrivait-il, – une seule belle teinte cramoisie, sur une tache ambrée de clair soleil, contre un mur blanc. Ces détails se confondaient dans l’impression d’ensemble, sans que je m’en fusse rendu compte, et, devant la porte verte, le trottoir était parsemé de feuilles de marronnier, tachetées de jaune, ni rousses ni sales, mais fraîchement tombées… ce qui indique que c’était en octobre… J’observe tous les ans les marronniers, et je ne me trompe pas.. Autant que je puis en être sûr, je devais avoir cinq ans et quatre mois.
Enfant assez précoce, ajouta-t-il, – il sut parler bien avant l’âge habituel, – il se montrait si sage, si « raisonnable », comme on dit, qu’on lui accordait plus de liberté qu’on n’en laisse généralement aux enfants de quelques années plus âgés.
…
Wallace me décrit avec la plus extrême minutie ces moments d’hésitation.
Il passa droit devant la porte ; puis, les mains dans ses poches, et s’efforçant de siffloter, il continua jusqu’à l’extrémité du mur. A cet endroit commençait une rangée de boutiques sordides, entre lesquelles se distinguait celle du plombier, avec ses vitrines pleines d’un poussiéreux amas de tubes et de conduites en poterie, de feuilles de plomb, de robinets et de pots de vernis. Il s’arrêta en feignant de prendre grand intérêt à ce désordre, mais en guettant d’un désir passionné la porte verte.
Alors une rafale d’émotion l’emporta. de peur d’être agrippé à nouveau par l’hésitation, il se lança à toutes jambes, poussa de ses deux mains ouvertes la porte convoitée, et la laissa se refermer d’elle-même derrière lui. C’est ainsi qu’en un clin d’œil il pénétra dans le jardin dont le souvenir devait le hanter toute sa vie. (Sorte de Paradis ou jardin d’Imhotep)
…
Il y avait, dans l’air même qu’on y respirait, quelque chose d’exhilarant qui vous imprégnait d’une sensation de légèreté et de bien-être ; tout y revêtait un aspect riant, immaculé et subtilement lumineux. A l’instant même où l’on entrait, on ressentait un contentement exquis, comparable seulement à ces rares minutes où, alors qu’on est jeune et joyeux, on connaît le bonheur en ce monde. Toutes choses étaient belles en ce jardin…
…
– Imagine-toi qu’il y avait là deux grandes panthères… oui, deux panthères tachetées… Et je n’avait pas peur… Ces fauves au pelage velouté jouait avec une balle, dans une allée spacieuse, entre deux longues plates-bandes fleuries à bordure de marbre. L’une des bêtes leva la tête et vint à moi, curieuse. Elle s’approcha, frotta son oreille ronde et douce contre la petite main que je tendis, et ronronna… C’était un jardin enchanté… Oui, certes !… Ses dimensions ? Il s’étendait très loin de tous côtés.
…
« A l’instant même où la porte (du jardin) se referma derrière moi, j’oubliai la rue et les feuilles de marronnier, les cabs et les voitures de livraison…..
…
Je revois encore son visage pâle et l’étrange lueur sombre qui dansait dans ses yeux. Je le revois très nettement ce soir, et je me rappelle chacun de ses mots, chacune de ses intonations… et le numéro d’hier de la Westminster Gazette, qui contient la nouvelle de sa mort, (la mort de Lionel Wallace) est resté déplié sur mon divan. Aujourd’hui, au club, tout le monde cherchait à résoudre l’énigme du destin de Wallace.
Hier, de grand matin, on a retrouvé son cadavre dans une profonde tranchée, près de la gare d’East Kensington. On avait creusé là deux puits pour les travaux de raccordement des lignes souterraines, une haute palissade de planches en défendait l’accès au public ; mais une petite porte y avait été ménagée pour livrer passage aux ouvriers. Cette porte, par suite de la négligence d’un chef d’équipe, n’avait pas été fermée, et c’est ainsi que Wallace pénétra dans le chantier…
Des questions sans réponses s’embrouillent dans mon esprit.
Il semble qu’avant-hier soir, à l’issue de la séance du Parlement, il avait voulu rentrer chez lui, à pied, ce qui lui arriva fréquemment pendant la récente session…
…
Après tout, exista-t-il jamais en réalité une porte verte dans un mur blanc ? (Mur-Blanc, la ville de Ptah) Je l’ignore. J’ai relaté son histoire telle qu’il me la conta. A certains moments je suis convaincu que Wallace fut simplement la victime d’un genre d’hallucination rare, mais dont on a des exemples, et d’une coïncidence entre une de ses crises et une porte qui lui fut un piège fatal. Mais ce n’est pas là ma conviction la plus intime. Vous me jugerez superstitieux , si vous voulez, ou même absurde, mais je ne suis pas loin de croire qu’il était doué d’une faculté anormale, d’un sens, d’un je-ne-sais-quoi, qui, sous l’image d’une porte et d’un mur, lui offrait sans cesse une issue, un passage secret dans un monde infiniment plus beau que le nôtre. En tout cas, direz-vous, c’est de cette faculté merveilleuse qu’il fut finalement la victime. Mais en fut-il vraiment la victime ? Nous touchons là au caractère le plus mystérieux de ces rêveurs, de ces êtres de vision et d’imagination… Le monde pour nous a des couleurs banales, nous voyons la palissade et la tranchée comme des choses ordinaires. (Comme des adultes, alors qu’il faudrait regarder avec ses yeux d’enfants). Selon le jugement vulgaire, il passa de la sécurité dans les ténèbres, le péril et la mort. Mais vit-il les circonstances sous ce jour-là ? (Fin de la nouvelle)
Note : je n’hésite pas à parler de récit initiatique, dans le sens alchimique, à propos de cette nouvelle de H. G. Wells ; lequel a certainement lu des ouvrages d’anciens Adeptes……





