Pas de délivrance sans passer par le trou.
Pas de délivrance sans passage par l’absolue irréalité et du monde perçu et du sujet percevant ou recevant l’information.
Si l’objet perçu existe forcément le sujet recevant l’objet existe aussi(0), vice versa ; alors il s’en suit que la présence de l’un entraîne la SOUMISSION, tandis que la destruction de l’un entraîne automatiquement la DÉLIVRANCE. Il en est de même de L’Alchimiste œuvrant sur la Matière : IL Y ÉCHANGE entre le Sujet et l’Objet en vu de cette DÉLIVRANCE de chacun d’eux : la preuve en sera la délivrance du Plomb ”changé” en Or ou délivré de la pesanteur du Plomb (le Plomb en devient léger comme le BLANC DE L’INSTANT : la couleur symbolique chinoise de l’Or est la Blanc. La transmutation du Plomb en Or est la RÉDEMPTION, le « Je suis ce JE-SUIS »)
Aussi longtemps que le concept de ”monde” visible par les cinq sens du mental n’est pas complètement annulé, la dualité-pluralité du sujet percevant ou CONSOMMANT l’objet continuera inlassablement, si bien qu’en l’état actuel du monde nul n’est apte à envisager une opinion de ”délivrance”, ou pire : de ”paix” du politisme étatique, cette dégradation de l’Immortel en mortel : le châtiment à vivre, LE CHÂTIMENT À CONSOMMER, À ACHETER ET VENDRE, À PIRATER.
Sujet et objet entrant en COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM est illustré par l’OUROBOROS, le CIRCULUS, et alors se dissout les trois pôles : ’moi’, le monde, Dieu (ou les Dieux), sous la forme desquels s’était coagulé l’ignorance dans le spatio-temporel et ses informations informes.
Ainsi le « Je suis ce JE-SUIS » se retrouve aussi bien dans la poussière qui tourbillonne sous la lumière d’été que dans l’astre solaire, que dans la prison représentant chaque nom-la-forme, que dans les Dieux et dans les anti-dieux (dualité pur-impur, bon-mauvais, pour-contre, etc.).
Le « Je suis ce JE-SUIS » délivré de cette vie ici-bas : l’exil, le châtiment.
La Nature éternelle du sujet ’Je’ est un état exempt des états de veille, de rêve et de sommeil profond sans rêve, ni conscience ni inconscience au sens du conventionnel qui reste prisonnier des trois états, état naturel du ‘Je’ : la Félicité. Alors le délivré de cet exil ici-bas, faisant OUROBOROS ou CIRCULUS avec lui-même et demeurant en lui-même, se présente bien comme cet Être qui n’a plus besoin « d’avenir », ou de « devenir », puisque son ”JE-SUIS”(1) l’exempte définitivement de cet exil, de ce châtiment qui est appelé « la vie », et à l’état de veille qui est appelé par le verbe : « exister » (SE MONTRER, ÊTRE RE-CONNU par cette dualité sujet-objet, de la société du spectacle).
Le sujet délivré de cette vie peut s’appeler : LA GRÂCE. En larguant toute sensation des noms-les-formes au Dehors comme au Dedans(2), la Vacuité est Re-trouvée, la Conscience fondamentale individuelle est Re-trouvée faite d’énergie frémissante. Ayant même abandonnée cette dernière, et ayant fini graduellement par ne plus être qu’un POINT FOCAL, ‘Je’ devins cet espace vide de la Conscience en laquelle ‘Je’ voyais le monde comme l’écran de cinéma reçoit les images protées dessus sans affecter l’écran.
C’est alors que, de par ma Nature propre de vide, je ne fis plus qu’un avec la Conscience fondamentale individuelle, tout comme : « tout le monde sait que la goutte se perd dans l’océan, mais que rares sont ceux qui savent que l’océan se perd dans la goutte. ”C’est la parabhakti” [dévotion absolue ou supérieure], dit Ramana Maharshi (entretien 50 du 24-4-1935).
« Le ‘Je’-‘Je’ ininterrompu est l’océan infini ; l’ego, la pensée ‘je’, n’est qu’une bulle à la surface de cet océan ; on l’appelle jīva ou âme individuelle. De même, la bulle d’eau, lorsqu’elle éclate, ne fait que se mêler à l’océan ; et quand elle est bulle, elle fait toujours partie de l’océan. Dans l’ignorance de cette vérité simple, d’innombrables méthodes, sous différentes dénominations, telles que yoga, bhakti, karma, etc., ont été enseignées. Chacune apportant de nombreuses modifications, elles ont été enseignées avec beaucoup d’habileté et des détails compliqués seulement pour séduire les chercheurs et semer la confusion dans leurs esprits. Il en va de même pour les religions, les sectes et les dogmes. À quoi servent-ils ? Uniquement à faire connaître le Soi. Ce sont des aides et des pratiques dont on a besoin pour connaître le Soi [religions, sectes et dogmes depuis longtemps ne sont que des perditions du Soi] ». (Ramana Maharshi 92, 7-11-1935).
En devenant la Conscience fondamentale individuelle, étant assimilé à l’espace vide suprême qui s’étend à l’infini et qui est partout infus, le ‘Je’ ainsi OMNIPRÉSENT comme le Soi qui est le support universel, bien que le ‘Je’ soit lui-même dépourvu de forme et de support ; étant devenu l’Âme universelle, le ‘Je’ devins alors aussi universellement répandu que l’espace vide lui-même, état d’ubiquité dans lequel il n’y a plus rien qui ressemblât à quelque allé et venue.
Ce ‘Je’ ne demeurai pas plus au même ”endroit” qu’il n’allait nulle part, et le ‘Je’ aperçus en Lui-même toutes choses en son âme (Un est le Tout, ou : ”tout ce qui est en haut est comme tout ce qui est en bas, et l’inverse).
De même que le ‘Je’ aperçois ”avec ses yeux” les membres qui composent un corps de la tête aux pieds, bien que privé d’yeux physiques, le ‘Je’ perçois tout l’Univers EN LUI-MÊME, avec les yeux de sa Conscience. En cet état il n’y a plus ni espace ni temps, ni substance, ni action, ni espace vide, si ce n’est une supposée pure Essence dont on peut, à la vérité, si elle existe pour être dilatée, ou si elle n’existe pas, faute d’être telle.
La Réalité ultime paraît à nos yeux comme une ”masse” compacte comme un gros nuage : ni vide ni douée de substance, Réalité ultime encore plus transparente que l’atmosphère ; elle est dépourvue de forme bien qu’elle semble avoir une forme, et elle paraît inexistante, tout en étant au plus haut point resplendissante ; excessivement pure et ne consistant qu’en la pure Conscience fondamentale individuelle, elle est étendue et apparaît à la vue telle une cité imaginaire (dessins en fin d’article). C’est là ce que l’on nomme l’extinction (nirvana), dès lors que la vue de ce monde étendu, trouble, obscurci, s’éteint en sa forme pure au sein du firmament intérieur de la Conscience fondamentale individuelle.
Ce monde ainsi étendu bien qu’exhibant une apparence de diversité, NE RENFERME EN VÉRITÉ AUCUNE DIVERSITÉ, À L’IMAGE DE LA VACUITÉ DU CIEL ET DE LA FLUIDITÉ DES EAUX PRIMORDIALES DE L’UNIQUE OCÉAN.
[En référence au Yoga Vasistha VIb, 55, 59, 62]
Notes.
0. De ce fait du monde des OBJETS forcément alliés à la CONSOMMATION ET AU CAPITALISME DE LA FABRICATION DE CES OBJETS DE CONSOMMATION : CONSTRUISENT LE MONDE, LEUR MONDE du consommateur soumis comme un damné à la consommation-consumer.
Partout où régnait l’ordre naturel, l’humain n’a apporté que le chaos, car il a été obligé de disputer aux autres animaux les substances dont ils se nourrissaient, puis, de créer avec son mental se développant, mal, des objets divers déjà de consommation pour le troc dont il n’aurait dû, jamais, avoir besoin. L’électricité sous sa forme actuelle est une TARE, et avec tout ce qui s’en suit comme la ”thermodynamique”.
1. « La seule chose permanente est la Réalité ; et cela est le Soi. Vous dites : « Je suis »,
« Je suis en train de marcher », « Je suis en train de parler, de travailler, etc. ». Ajoutez un trait d’union à « Je suis » chaque fois, et cela devient « JE-SUIS ». Cela est la Réalité permanente et fondamentale. Cette vérité fut enseignée par Dieu à Moïse quand Il lui dit
« Je suis ce JE-SUIS ». « Sois tranquille et sache que JE-SUIS Dieu ».
Vous savez que vous êtes. Vous ne pouvez nier votre existence à aucun moment. Car pour nier votre existence, il faut que vous existiez. C’est cela (la pure Existence, l’Ainsité, le Non-Agir) que l’on entend par un mental tranquille. Le mental est la faculté d’extériorisation de l’individu. S’il est tourné vers l’intérieur, il devient peu à peu tranquille. C’est alors que seul prévaut le « JE-SUIS ». « JE-SUIS » est toute la Vérité ». Donc « JE-SUIS » est Dieu ». (Ramana Maharshi 503, 17-8-1938).
2. La Vibration aussi bien DEDANS que DEHORS est identique comme l’exprime Mazu (709-788), un des grands maîtres chan (Zen) où il décrit l’essentiel de la vie ici-bas : l’Instant : « Ce qui m’interroge à l’Instant présent constitue ton trésor. Toutes choses sont parfaites en soi, rien ne manque. Utilise-les spontanément, à quoi bon rechercher vers l’extérieur [s’il n’y a pas de loi à l’extérieur, il n’y en a pas non plus qui puisse être saisie au-dedans de vous-même] ». IL Y A DONC LE CIRCULUS ÉTERNEL, le Soi, la SINGULARITÉ, LA VIE MÊME DE L’ABSOLU, cette Vie qui est la VRAIE VIE DE LA VACUITÉ, car ce Circulus exprime exprime le dynamisme sans Dedans ni Dehors du Soi ou Absolu, la Vraie Vie se dévoile coïncider ou faire Un avec cet auto-engendrement à la Ptah qui est l’activité Divine constituée par laquelle, se rapportant au ‘Je’-‘Je’, il se crée Lui-même, lors même que le « fini » vient à l’existence pour être finalement « dépassé » par la reprise de l’INSTANT « CIRCULANT » SUR LE TOUT. Ainsi ce qui est appelée ”Création” n’est autre est un TIC-TAC perpétuel sans commencement ni fin, un ”circuit auto-induit” par son oscillation comme le balancier d’une horloge.
LE TIC TAC PERPÉTUEL : CELUI DONT ON N’A JAMAIS EU DE NOUVELLES mais sans qui la Vraie Vie est impossible.
L’Absolu se crée Lui-même dans et par un INSTANT infini, puisque la liberté de création garanti son infini ”devenir” sans ”devenir” ! On a aussi une DÉFINITION DE « L’ÉNERGIE LIBRE »…..
« PTAH DONNE L’AIR À TOUS LES NEZ » (”… Il fait respirer les gorges,
donne l’air à tous les nez [Hymne à Ptah du papyrus Harris I].
« Nul ne peut vivre sans toi (Ptah)
jusqu’à ce que l’air sorte de ton nez
et le flot de ta bouche ». (Papyrus 3048 de Berlin et Hymnes à Ptah).
PTAH, prototype d’Osiris et du Christ : CELUI DONT ON N’A JAMAIS EU DE NOUVELLES, PARCE QUE SON CENTRE EST NULLE PART ET SA CIRCONFÉRENCE EST PARTOUT. ”Nouvelles” implique le temps qui passe, la CHUTE…..




