Pas de plus mental que le temps.
Selon l’état mental, un Instant peut paraître se diluer dans un éclair, ou stationner dans une durée indéfinissable. Bref, la durée c’est comme l’opinion, la polémique, le débat est « éternelle » comme la guerre entre humains est tout aussi « éternelle » et excellent oiseau Phénix pour le capitalisme.
« Quelque chose de nouveau peut-il apparaître hors de ce qui est éternel et parfait ? Une telle polémique est en elle-même éternelle. Ne vous y engagez pas. Tournez-vous vers l’intérieur et mettez fin à tout cela. Il n’y a pas de finalité dans de telles discussions ». (Ramana Maharshi 132, 6-1-1936).
Il n’y a pas de fin aux succions causales qui forment le temps, l’histoire.
Le temps n’est pas une ESSENCE(1) mais une opinion au sens où il n’a pas une existence absolue, idem avec l’espace(2).
Idem avec le causisme (causalité) qui n’a pas d’Essence(1), sauf si on en fait un OBJET POSSÉDÉ PAR LE SUJET, comme une conscience voyant le temps en fait le « TEMPS COULE », réduisant le monde à L’OBJET-MONDE par rapport au sujet, L’univers par rapport au sujet. S’il n’existe pas de sujet de la vue, il ne saurait y avoir de vue sans un nom-la-forme perçue, de même qu’il n’y a pas de père sans fils, ou l’inverse, pas plus qu’il n’existe de nourriture à consommateur sans les consommateurs. De même que les élections n’existent pas sans des électeurs, ou des vendeurs sans clients….
Le monde ne serait pas si nous ne pouvions le percevoir.
Alors D’ANGER DU CAUSISME PARFAITE ILLUSION
Le causisme et comme les images d’un film défilantes sur l’écran : tout semble de tenir, alors ON Y CROIT. C’est le mental qui projette les images du film : les noms-les-formes en petits paquets de causes et effets, à la manière des perles d’un collier. C’est en négligeant le film que L’ÉCRAN DEVIENT comme le Soi.
Le schéma opérateur du causisme est identique à celui du consommateur-électeur-contribuable : une république ou un socialisme de ”Vivre ensemble” ou chaque ”image qui bouge” du film, ces unités de consommateurs qui vont cahin-caha dans leur dualité sujet-objet comme les perles d’un collier, ou les FAIRE/FER de proche en proche, à la manière d’un Armand Bédarride judéo-maçonnique souvent cité : les
« faits », la religion des VOYEURS, des conso-MATEURS d’objets-infos telle la judéo-maçonnerie adonhiramite du Grand Orient de France d’un Armand Bédarride qui recrute des paroissiens dans toutes les professions, et leur seule religion ou seul lien, leur seule commodité qu’ils puissent avoir en commun est LA POLITIQUE ET L’UTILITARISME, LA MISE EN VALEUR DU TEMPS : récolter partout plein de petites vérités pour en former une grosse, COMME DANS UN FILM TOUT SEMBLE SE TENIR ET ON CROIT À L’HISTOIRE, comme de récolter partout les pièces d’un puzzle pour le reconstituer et que cela formera selon le rêve judéo-maçonnique « LE NOM PERDU DE DIEU », la sonorité de sa vraie prononciation. (Nostalgie, nostalgie…). La machine appelée ”intelligence artificielle” procède de même : récolter partout des infos pour en former une grosse.
« Laissez Dieu de côté. Tenez fermement votre Soi », dit le Maharshi à l’entretien 241 du 29-8-1936.
« Laissez Dieu tranquille. Parlez pour vous-même. Vous ne connaissez pas Dieu. Il n’est que ce que vous pensez qu’il est. Est-Il séparé de vous ? Il est cette Conscience pure dans laquelle toutes les idées se forment. Vous êtes cette Conscience [la Conscience fondamentale individuelle] ». (Ramana Maharshi, entretien 453 du 8-2-1938).
Les Armand Bédarride, comme les transhumanistes, voudraient SORTIR de l’Univers pour POUVOIR voir EN MÊME TEMPS tous les côtés de l’Univers.
La judéo-maçonnerie modèle Grand Orient de France est un CAUSISME en Loges mis en œuvre par le mental dans l’addition d’objets, dans le SOCIALISME D’OBJETS COINCÉS DANS LEURS RELATION DE CAUSALITÉ ET D’ACTION RÉCIPROQUES COMME LES ENGRENAGES D’UNE MACHINE, lesquels engrenages impliquent d’autres engrenages-objets et, d’engrenages en engrenages, la totalité des phénomènes, ferait le genre socialiste et républicain : « Un pour tous et tous pour Un ».
Tout changement est mortel. Tout ce qui est inchangé est immortel : ce qui est Réel doit exister toujours, ce qui EST perdure à jamais. Ce qui change ou qui apparaît nouvellement doit aussi disparaître. Tout changement est mortel, puisque spatio-temporel comme l’ombre de l’aiguille circulant sur le cadran solaire.
Tout changement est mortel parce que NON IDENTIFIÉ, DONC SALE : SEUL EST SALE AUX « YEUX » DU MENTAL TOUT CE QUI N’EST PAS POSSÉDÉ-IDENTIFIÉ À LA FAÇON DE LA DUALITÉ DU SUJET VERS L’OBJET. L’opinion de non déterminé engendre l’opinion de l’immonde, du dégoûtant, de l’innommable. Donc chaque fois qu’une chose est nommé, identifiée, ELLE DEVIENT « PROPRE », ELLE N’EST PLUS « SALE ». On comprendra pourquoi ce monde des industries du numérisation du monde par le capitalisme ne jure que par le « CAMP DU BIEN LE CAMP DU PROPRE », QUI NÉCESSAIREMENT AURA EN HORREUR LA MORT, PUISQUE PAR NATURE ELLE EST INNOMMABLE : personne ne « revient » tel un « revenant » pour dire si c’est mieux « après » ; et un cadavre c’est ”sale” ça pue….
Tout changement est mortel : IL RAPPORTE, comme un chien : chez les matérialistes et historicistes, l’objectivité de l’objet n’est pas DANS la Conscience, mais PAR l’objet-objectivité qui est EN FACE d’eux : le monde existe parce qu’il est « en face » d’eux, ils se placent alors COMME SI ils sortaient de l’Univers pour le voir.
Si ce nom-la-forme existe EN DEHORS DE SA SAISIE, DONC EN DEHORS DE L’UNIVERS, son existence demeure BIG ILLUSION, et paradoxe, puisque son existence DEVIENT SALE, INNOMMABLE, INSAISISSABLE, CAR IL ÉCHAPPE, PAR DÉFINITION MÊME, À LA CONSCIENCE ET AINSI NE CONSTITUE QU’UNE ABSTRACTION OU UNE EXTRAPOLATION GENRE « FAIRE SEMBLANT D’Y CROIRE », SOIT : AVOIR CONFIANCE-CRÉDIT-CRÉDO-CROYANCE EN DEHORS DE LIMITES DE L’EXPÉRIENCE POSSIBLE. En d’autres mots-maux, comment les matérialistes, si épris de leur « camp du bien » et des « preuves des faits », pourraient-ils apporter la ”preuve scientifique” de leur opinion, puisque toute expérience que Nous avons du monde du Dehors se présente finalement comme des pensées ?
La faiblesse de la doctrine créationiste de Genèse 1,1-2 par les simples cinq sens et à l’état de veille RÉSIDE PRÉCISÉMENT DANS L’INNOMMABLE : L’INCAPACITÉ OÙ ELLE SE TROUVE DE RENDRE COMPTE OU DE NOMMER ”SCIENTIFIQUEMENT” LE POURQUOI DU LABEUR DU CONTACT DE SES SENS AVEC LE NOM-LA-FORME.
Car la diversité des noms-les-formes avec leur identité propre n’existe que lorsqu’ils sont perçus, se dissolvant dans l’inconnu sitôt que l’on cesse de les percevoir.
En fait, le nom-la-forme NE PEUT EXISTER QU’EN ÉTANT SALE OU INNOMMABLE, comme l’exprime si bien le Soûtra du Diamant (ou du Charbon noir puisque la formule est la même) :
Définition du Gate Gate et du X du ’N’EST PAS X’
Que penses-tu de ceci, Subhûti, le Tathagâta [Bienheureux, Réalisé ou Libéré vivant] se trouve-t-il en possession de quelque réalité de bouddha complètement révélée dans l’Éveil insurpassable, authentique et parfait ?
– Certes non, Bienheureux. Le Tathagâta ne se trouve pas en possession de quelque réalité de bouddha complètement révélée dans l’Éveil insurpassable, authentique et parfait.
Le Bienheureux acquiesça :
– Il en est ainsi, Subhûti, il en est bien ainsi, car dans cet état [de l’Éveil, de la Libération] on ne peut concevoir la moindre réalité. En conséquence, on ne fait que parler d’Éveil insurpassable, authentique et parfait. (Soûtra du Diamant).
L’acte du temps ou acte de la ”raison” ne se nourrit que de substances mortes comme dans son industrie alimentaire du capitalisme et de ses choses « cuites » (transformées). L’acte de l’idéation massacre la perception vivante.
L’acte de l’idéation ou de cognition ne vivra que sur du SALE, DE L’INNOMMABLE, DE L’OPINION DU ”POUR AINSI DIRE”, DE LA CRÉDIT-CRÉDO-CROYANCE-CONFIANCE : CE MONDE VIT À CRÉDIT, IL FAIT CRÉDIT, IL COMPTE SUR (ses consciences relativistes et temporelles, ses électeurs), CE MONDE VEUT ”RENDRE COMPTE” en ”nommant”, en ”identifiant”.
Le Mort ne revient pas pour dire aux ”vivants” si c’est mieux, s’il y a de l’eau courante et de l’éclairage gratuit à tous les étages comme dans l’opérette Là-Haut, de Maurice Yvain, avec l’Ange Gardien Frisotin (Dranem, et la chanson ”Là haut” par Maurice Chevalier). C’est pourquoi le monde n’existe que QUAND IL N’EST PAS SALE, QU’IL EST DONC ”NOMMÉ” (normé) EN TUANT AINSI LE SAINT CHAOS, L’INNOMMABLE, LE SANS LIMITE puisque les noms-les-formes ne sont pas encore des noms-les-formes tués par le temps, d’où le questionnement chanté par Maurice Chevalier.
- ILLUSION : prendre un changement purement subjectif de la conscience pour une chose-objet au Dehors : l’illusion consiste dans le projection AU DEHORS du contenu visé par la conscience, elle sort donc de l’Univers pour voir la chose.
Pourquoi les contenus du rêve sont illusoires ? Mais en raison de leur prétention à exister en soi « de plein droit » comme « responsables-contribuables ». Il en va de même de l’illusion de perception : « C’est ceci, c’est cela » qui consiste à RENDRE ”PROPRE” PUISQUE NOMMÉ, NORMALISÉ PAR LE « c’est cela », et même logique possessive à la mode consommateur-électeur du : ”Votre député, votre santé, votre boulanger, votre sécurité, votre ceci, votre cela”.
L’opposition entre le sujet et l’objet n’ont de sens que si le sujet et l’objet sont les deux termes d’un rapport, et que cette opposition reste au Dedans de la pensée, laquelle finalement transcende cette dualité sujet-objet.
L’Essence du Soi n’est que pure Unité, et en existant en tant que conscience relativiste elle devient LE MENTAL ET LE MONDE.
Bien que le Soi soit indivisible, Il est comme le BLANC DE L’INSTANT ”circulant sur le TOUT”.
En vertu de sa nature faite de Conscience, le monde N’EST JAMAIS OBJECTIF PUISQUE TOUJOURS « SALE », INCONNU ou INNOMMABLE, sa numérisation par les machines des industries du capitalisme ne sera qu’un SUPER LEURRE, UNE SUPER CROYANCE-CRÉDIT-CRÉDO-CONFIANCE tout bon pour le COM-merce.
Le Mort ne revient pas Nous dire si c’est mieux ”La-Haut”, de même qu’une goutte d’eau qui tombe dans la mer se fond dans la mer comme : Nature à Nature, ou ”Nature esjouir Nature”, ”Nature fait amande en sa Nature”, ”Nature surmonte Nature”. Aux semblables conviennent les semblables (Similibus similia) ; tout le contraire du principe actuel de CAUSISME.
Notes.
1. ESSENCE : dans le sens par exemple du principe de l’outil appelé tour : déplacer un outil coupant sur une pièce qui tourne, produisant des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe SERAIT, Essence éternelle du tour ; mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret, et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe ou Essence : l’ex-istant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucun machine, même construite par un transhumaniste : la recherche ou le bricolage peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas.…. Quand un humain découvre un principe, c’est qu’il le portait déjà en lui, comme une plaque photographique non révélée, dans les structures intimes de son être.
ESSENCE : ce qui existe de toute éternité à l’état latent, en Vraie Télépathie, et qu’on a appris à connaître au fur et à mesure de l’évolution de notre cerveau. Ce qui n’a pas l’Essence ne peut produire l’Essence. « L’essence qui voit est la seule chose qu’on ne puisse attribuer à rien » dit Le Secret de la Fleur d’Or. « Mais, lorsqu’on voit le voir, si ce voir n’est pas le voir, l’essence qui voit est alors aussi attribuable à quelque chose. Cela renvoie à l’essence qui voit, telle qu’elle s’exerce dans la continuité répétitive de la conscience habituelle – ce que les Écritures bouddhiques évoquent en ces termes : « Faire usage de la conscience habituelle et répétitive, c’est faire erreur ».
2. ESPACE-TEMPS = UN ÉCHANGE DE VOLUME, ou DONNER DE LA CHALEUR AUX PIEDS, ou dans le cas de l’automobile : user les pneus. (Savinien de Cyrano de Bergerac, “L’autre monde, le Soleil”, page 443).
« Pourquoi pensez-vous que vous êtes actif ? Prenez l’exemple concret de votre arrivée ici.
Vous avez quitté votre maison dans une charrette, pris le train, êtes descendu à la gare, remonté dans une charrette et vous vous êtes retrouvé dans cet ashram. Quand on vous a demandé ce que vous avez fait, vous avez dit que vous avez voyagé depuis votre ville jusqu’ici, n’est-ce pas ? Le fait n’est-il pas plutôt que vous n’avez jamais bougé et que ce sont les divers moyens de locomotion qui vous ont transporté tout le long de votre route ? De même que vous confondez ces mouvements avec les vôtres, vous faites ainsi pour les autres activités. Mais ce ne sont pas les vôtres. Ce sont les activités de Dieu ». (Ramana Maharshi 78, 29-9-1935).
« Vous dites qu’après avoir quitté Vellore, avoir voyagé en train, être arrivé à Tiruvannâmalai et être entré dans cette pièce, vous avez trouvé le bonheur. Et quand vous repartez à Vellore, vous n’y êtes pas heureux. Mais vous déplacez-vous vraiment d’un endroit à un autre ? Même en considérant que vous êtes le corps, ce corps s’est simplement assis sur une charrette et celui-ci l’a emmené de chez vous à la gare. Il est monté ensuite dans un train qui l’a transporté de Vellore à Tiruvannâmalai.
Là, il a pris une autre charrette qui l’a amené ici. Cependant, quand on vous pose la question, vous dites que c’est vous qui avez voyagé de Vellore jusqu’ici. En fait, dans tous ces déplacements, votre corps est resté là où il était et c’est le paysage qui s’est déroulé devant lui.
De telles idées proviennent de la fausse identité qui est si profondément enracinée ». (Ramana Maharshi 653, 1-4-1939).



