Pour qu’il y ait un corps il faut une pensée.
Pour qu’il y ait NOSTRE-ALGIE il faut encore une pensée,
idem avec la mort : il lui faut un corps !
Idem, le sexe, n’est qu’une pensée (le genrisme est une opinion qui se développe par la racine du mal(0). Là encore, il faut un corps au minimum : on fait l’amour avec soi-même, ou au minimum avec un autre corps).
« L’auditoire, dans le hall, écoutait très attentivement la récitation des Véda. L’un des auditeurs, un adorateur sincère de Shrî Bhagavân, en fut si impressionné qu’il se perdit très vite en lui-même. Plus tard, il décrivit son expérience : « Je me demandais où se levait le “courant” ; était-ce dans le corps ou ailleurs ? Soudain, mon corps devint de plus en plus subtil jusqu’à disparaître. La question “Qui suis-je ?” se posa à moi très clairement et avec force. Seul le son du ‘je’-‘je’-‘je’ persistait. Il y avait une vaste étendue autour de moi et je ne voyais rien d’autre ; juste encore une vague perception de ce qui se passait dans le hall. Je me rendis compte que les gens se levaient pour se prosterner à la fin de la récitation des Véda. Je voulus me lever moi aussi, mais bientôt cette pensée me quitta. J’étais de nouveau perdu dans cette vaste étendue. Cette expérience continua jusqu’au moment où j’entendis la voix de Shrî Bhagavân, ce qui me permit de me reprendre. Je me levai et saluai Shrî Bhagavân. Un sentiment étrange persista en moi pendant plus d’une demi-heure. Je ne peux l’oublier. Il me hante encore ».
Shrī Bhagavān écouta ses paroles et resta silencieux pendant quelques minutes. Quelques observations tombèrent de ses lèvres : « On peut avoir l’impression de sortir de son corps. Mais le corps n’est pas plus que notre pensée. Il ne peut y avoir de corps en absence de pensée ; ni évasion ni retour en absence du corps. Cependant, l’habitude de penser peut provoquer en nous l’impression de quitter notre corps.
Si un flocon de neige tombe sur la surface de la mer, il s’y dissout et devient l’eau, la vague, l’écume. De même, l’intellect subtil, qui s’élève du Coeur pour former à sa surface la goutte minuscule de l’ego, finit par s’y dissoudre et ne former qu’un avec le Coeur.
Bien que tout le lait du monde puisse former un océan, pouvez-vous le boire avec une bouche aussi grande que l’océan ? Vous ne pouvez le boire que goutte à goutte, comme l’enfant tétant le sein de sa mère.
Nammālvâr, le saint vishnouite, disait : “Seul mon Soi est Toi.” Que veut dire cela ? “Avant que j’aie réalisé mon Soi, je ne cessais d’errer à Ta recherche ; ayant maintenant réalisé mon Soi, je vois que Tu es mon Soi.” Comment de telles paroles peuvent-elles s’accorder avec le monisme qualifié [Vishistâdvaita, une des 3 écoles de la philosophie du Vedânta] ? Voilà comment on peut les expliquer : “Pénétrant mon Soi, Tu demeures en tant qu’antaryâmin (Être immanent). Ainsi, je suis une partie de Ton corps et Tu es le possesseur du corps (sharîrî)”.
Ayant renoncé à son propre corps comme n’étant pas soi-même, pourquoi devrait-on devenir un autre corps (celui de Dieu) ? Si le propre corps n’est pas le Soi, tout autre corps n’est pas le Soi non plus. Les protagonistes du monisme qualifié estiment que l’individualité est nécessaire pour faire l’expérience de la Félicité. L’individualité, c’est-à-dire le sens du ‘je’, ne devrait pas être perdue.
Oh oh ! Le Soi n’est pas le corps, mais votre Soi devient le corps de Dieu ! N’est-ce pas absurde ?
Si vous pratiquez la prapatti (l’abandon de soi) à Dieu, vous vous êtes livré à Lui et vous êtes donc à Lui et non plus à vous-même. Si Dieu a besoin d’un corps, laissez-Le en chercher un pour Lui-même.
Vous n’avez pas besoin de dire que Dieu a un corps ».
(Ramana Maharshi 327, 13-1-1937)
« Il n’y a pas de salut ou « ascension » sans LA chute préalable » (principe entre autres du frankisme : Jacob Frank, principe de la RÉDEMPTION PAR LE PÉCHÉ), CE QUI ENGENDRE LE PRINCIPE DU RACHAT DES PÉCHÉS = Sans péché, le FRUIT, le repentir n’est pas possible, et donc pas de salut ou « ascension » ! Donc SANS le CROC-POMME D’ÈVE, SANS LE FRUIT DU POMMIER, LA POMME, LE « RACHAT DES PÉCHÉS » OU LE COMMERCE EST IMPOSSIBLE, L’ÉCHANGISME PAR LE FRUIT EST IMPOSSIBLE. ”COMME SI” DIEU VOULAIT LA PUISSANCE DU MAL, LA FAUTE À LA PLACE DU ”ZÉRO-DÉFAUT” DE L’INDUSTRIE DU CAPITALISME POUR ENGENDRER CELLE DU BIEN (”Un mal pour un bien”) !!! CAR DIEU COMME LE DIABLE se marient dans ce pouvoir winneriste de la mort qui est d’annuler ce qui a existé, comme de faire que ce qui existe n’est pas d’existence, sur le mode du ”N’ÊTRE PAS” ou du ”N’EST PAS X”. Comme l’exprime Ramana Maharshi dans l’entretien 264 du 20 octobre 1936 si souvent cité :
« Dieu créa l’homme ; et l’homme créa Dieu.
Ils sont tous deux les créateurs des
noms et des formes. Mais en réalité,
ni Dieu ni l’homme n’ont été créés ».
LE MONDE N’A PAS ENCORE ÉTÉ INVENTÉ.
LE « FRUIT » N’EST PAS SORTI.
LE « FRUIT » N’EST PAS SORTI POUR LA BONNE RAISON QU’IL EST TOUJOURS ICI ET MAINTENANT.
Dieu et le Diable sont-ils LE FRUIT IDENTIQUE ?
Selon les metteurs en valeur du temps, les Hébreux-juifs, à « la fin des temps », le FRUIT DEVRAIT ÊTRE UNIQUE. NOSTALGIE, nostre-algie (dualité pur-impur ou plaisir-douleur et rédemption par l’impur, par la douleur, par le mal, le sale, le caca, l’innommable, le caché, l’insaisissable).
CROQUER LE FRUIT = COMMERCE ET REMÈDE CONTRE LA NOSTRE-ALGIE (nostre douleur).
En général
1 – On peut envisager que les trois corps (l’Absolu ou Vacuité, la jouissance ou Lumière, et le corps d’apparition ou de manifestation l’irréalité de toute CHUTE ou toute obstacle(1). Dès que le corps est coagulé, apparaissent les corps de jouissance et d’apparition.
2 – On peut envisager que les trois corps sont impermanents : que le corps absolu est détachement sans être détachement (le ”N’EST PAS X” : les choses sont dépourvues d’être en et par soi, elles ne sont que de simples POINTAGES : LE ”CELA”, proche de L’AINSITÉ, proche du FÉAU (de la balance), et que les corps de jouissance et d’apparition naissent et meurent.
3 – On peut aussi dire que si le corps absolu est permanent, les corps de jouissance et d’apparition ne le sont pas.
4 – Enfin, que le corps de jouissance est permanent, lui aussi (sous forme d’Essence), car il désigne la naissance de la grande sagesse réalisant qu’elle a la même ESSENCE QUE LE RÉEL. C’EST LE PERMANENT D’UNE PERMANENCE INSAISISSABLE ET DONC INCONCEVABLE (2).
RAPPEL : à n’importe quelle question il est possible de répondre :
– de façon générale,
– de façon particulière,
– de façon circonstanciée, et, ou
– par le Silence.
Le sel jeté dans l’eau s’y répand sans perdre son goût salé (rappel de l’Homéopathie et des hautes dilutions de l’antiquité). Quand la sagesse du Soi réalise le Seul Réel, il n’est pas une seule apparence qui ne soit comprise dans cette réalisation, et elle ne perd aucune de ses qualités lorsque la force des Vœux primordiaux la place en résonance avec une réceptivité particulière.
QUATRE POINTS DE JONCTION entre les qualité produites par la pratique et nostre Nature primordiale.
1 – Le fruit n’est que le produit de la pratique parce que les pratiques méritoires portent des fruits.
2 – Le fruit est présent depuis toujours puisqu’il n’est rien qui ne coïncide avec le Seul Réel (Il est VIERGE NOIRE, SINGULARITÉ).
3 – Le fruit, présent depuis toujours, est produit par la pratique (être soumis aux Essences), puisque le corps absolu est ce qui se manifeste dans la Réalisation de la Cause (le Voilé dévoilé ou ÉVEIL qui est la Nature du Bienheureux dévoilé).
4 – Le fruit naît par le pratique du fait qu’il est présent depuis toujours, pas de but à atteindre, puisque la sagesse non discursive jaillit de l’AINSITÉ.
Point 4 comparé aux bijoux en or.
1 – Pour certains, ce ne sont que des bijoux et rien d’autre.
2 – Pour d’autres, il n’y a là que de l’or et rien d’autre.
3 – Pour d’autres encore, c’est l’or qui manifeste les bijoux, ce qui engendre le winnerisme appelé : VALEUR.
4 – Enfin, ce sont les bijoux qui révèlent l’or dont ils sont faits, et cela explique que l’or traité et raffiné puisse être façonné en bijoux.
« Si bien que, dans un bijou en or, ces quatre significations se dissolvent les unes dans les autres et toutes sont inséparables du bijou à tel point que la réflexion sur l’une de ces approches concentre l’efficace des trois autres : sachez qu’il en va de même pour la logique absolu et la sagesse du fruit de bouddhiété ».
Les deux fils de Moïse Guerschom et Eliézer sont comme chassés par les Furies. L’AURORE est chassé parce qu’elle permet toutes les possibilités, le GATE GATE. LA POINTE DU JOUR : Les Naharvales furent restés fidèles à leur double divinité « Alci » (Ahl, qui en allemand signifie « pointe », et « kitz » qui se traduit pas « chatte » : le chas de l’aiguille. Nom qui signifie : ANDROGYNE (sens de non-dualité), et dans la période du respect des animaux c’est devenu le double chat à une seule tête nommé « Carabas » (ou Carvan, le Géryon ou Karifou à triples corps des Étrusques), la grande Divinité des Pélasges chypriotes et éoliens, et encore à ce hui le héros des contes de Fée : Couri en chypriote (matou et bas, comme l’espèce de bottes que les Grecs nommaient « bassarides ». Carabas est ainsi le CHAT BOTTÉ : il apparaît dans l’art parmi les fouilles du docteur Heinrich Schliemann… (En réf. à Œuvres décryptées, vol.2, de Grasset d’Orcet. Grasset qui écrit page 79 que « tous les hommes de génie sont manifestement androgyne [hermaphrodite : forme humaine à deux sexes en même temps])
LE VRAI « EST » du « Je suis ce JE-SUIS » est nécessairement ANDROGYNE, ce que semble bien préciser Ramana Maharshi dans l’entretien 169 du 24-2-1936 : « Parce que vous croyez que vous êtes le corps, vous voyez l’autre comme étant un corps.
Ainsi naît la différence de sexe. Mais vous n’êtes pas le corps. Soyez le vrai Soi. Alors il n’y a pas de sexe ».
Le passé : ‘je’, et le futur : ÈVE (l’Eau) sera. Le premier ‘je’ représente l’Avant. Le second représente un LIVRE CELLÉ : LA VIERGE NOIRE ET SON ENFANT formant la réunion des deux ‘je’ pour former la COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM : ‘Je’-‘Je’ : le EST. Puisque non seulement la VIERGE est Noire du « Blanc-Noir » de l’Instant : aucun œil ne peut saisir le reflet de l’Univers comme aucun œil ne peut voir le corps de la Vierge : COMME LE VRAI, L’UNIVERS EST SANS AILLEURS, SANS COPIE, SANS COMPLÉMENT EN MIROIR. Le monde et tout ce qu’il contient manquent à jamais de leur complément en miroir : ILS SONT DANS LEUR « EST » (ou ”Idiots” : du I l’Axe du Point sur le I ou ”Un Point c’est Tout”, et Diot : Dieu).
LE SEUL RÉEL EST UNE IDIOTIE : LA VRAIE DEMEURE DU SANS DEMEURE, LE CELLIER, LA MARMITE ou le POT, lequel pas si bizarrement que cela est rendu par le populaire par : ”IDIOT”, par ”manque de pot”, il devient donc UNE TARE, LOSER, une déficience mentale. Mais le Pot dans son POSITIF devient CE QU’IL Y A DEDANS, comme ce qu’il y a DANS LE CELLIER. Le Pot comme la Vierge est symbole féminin (et de la Fertilité originelle : le GRAIN, et « avoir un grain » rejoint l’expression ”manque, ou pas de pot” déjà cité).
AVOIR UN GRAIN = LA NON-CONTAMINATION DE LA VIERGE NOIRE PAR LE CONVENTIONNEL, L’IDÉE REÇUE.
[En référence partielle à : Les mystères essentiels de l’Entrée à Lankâ, Faizang (né en 642 et troisième patriarche de l’école Huyan. Il s’emploie à démontrer que la Vérité n’est pas un effet du rejet de l’erreur, comme dans la dualité actuelle du pur devant rejeter l’impur, le péché, mais l’acceptation complète et consciente de toutes les visions et les points de vues contradictoires que le Réel inspire à ceux qui se donnent la peine de le RE-trouver). Traduction et notes de Patrick Carré]
Tout commence par la perte : renoncement-Putréfaction, l’insignifiant (le ”N’EST PAS X”), chose désormais la plus difficile en ces temps de l’industrie capitaliste de l’informatique du numérique et du piratage des données tout azimut.
Alors, vive Shiva.
Notes.
0. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
1. « Mahâmati, la conscience en tant que perception pure est comparable à un clair miroir (sans tain) où les formes apparaissent.
Mahâmati, il n’y a pas de différence essentielle entre ces deux aspects de la conscience qui se conditionnent l’un l’autre.
[…] Mahâmati, la « cessation continue [des consciences] » a lieu avec la cessation de leur cause primaire, la « base », et de leurs causes secondaires. La base, ou « cause primaire », ce sont les habitudes issues des proliférations du jugement [tyrannie de l’opinion] dont l’erreur se perpétue depuis l’absence de commencement [du moins depuis le croc-pomme]. Quant aux « causes secondaires », elles désignent les mondes d’objets fictifs [surtout ceux du commerce] que chacun perçoit au sein de son propre mental.
Mahâmati, il en est comme d’une boule de glaise et des particules qui la constituent : elles ne sont pas différentes mais ne sont pas davantage les mêmes. De même en est-il de l’or des bijoux ». (Soûtra de l’Entrée à Lankâ 2, p. 69-70).
2. Comme l’exprime le Lankâvatâra à Compendium de tous les enseignements 17, p. 92, la création style ”Big Bang” ne peut qu’être une CAUSE ET DONC UNE OPINION QUI NE SERA JAMAIS ÉTERNEL ET INCONCEVABLE. LE VRAI SE SITUE AU-DELÀ DE L’ÊTRE ET DU NON-ÊTRE SOUS LA FORME DE LA RÉALISATION INTÉRIEURE, ET ELLE A POUR ”CAUSE” CE QUI N’EST AUTRE QUE LA SAGESSE DE LA VÉRITÉ ABSOLUE « Libre de l’être et du non-être, ce n’est pas, ce n’est pas un « créateur » ; comparable à l’espace et à l’extinction dans la paix du nirvâna, elle est éternelle et inconcevable [inconcevable sans le sens de l’absence du concept d’éternité]. En conséquence, l’éternel inconcevable que j’enseigne n’est pas le même que l’objet de tous les débats des non-bouddhistes. Mahâmati, cet éternel inconcevable étant la vérité même de la sphère d’activité de la sublime sagesse réalisée par les ainsi-venus, les bodhisattvas devraient la cultiver en toute diligence. Par ailleurs, Mahâmati, l’éternel inconcevable des non-bouddhistes est éternel en vertu d’une cause extrinsèque impermanente et non d’une cause intrinsèque. [En effet] Mahâmati, l’éternel inconcevable des non-bouddhiste est éternel relativement aux choses créées dont ils voient bien qu’elles sont impermanentes puisqu’elles ont une fin et retourne au néant. […] Mon éternel inconcevable, Mahâmati, a sa cause dans ma réalisation intérieure et non dans le constat de l’impermanence des objets extérieurs qui ont une fin et retournent au néant. Au contraire, incapables de reconnaître le caractère [nécessairement] intrinsèque de l’éternel inconcevable, les non-bouddhistes restent à jamais en dehors du domaine d’activité de la sublime sagesse de la réalisation intérieure et il ne convient pas de suivre leurs théories ».



