Ptah symbole du ”N’ÊTRE PAS”, le Centre qui est nulle part mais sans qui la Circonférence ne serait partout.
Puisqu’Il est ”Celui dont on a jamais eu de nouvelles”, et il est ”estropié de tous ses membres” (tel Osiris coupé en morceaux…). Par ce mode du ”NON AGIR”(1), sans nature propre ou possessive, un être en soi étant par définition en ”NON AGIR”, cela lui permet LA CRÉATION, c’est pourquoi Ptah est le Dieu des Artisans, des Forgerons et des Sculpteurs ; leurs efficacités étant l’absence d’être en soi.
Ptah du ”N’ÊTRE PAS” : le CENTRE est nulle part, donc « on n’en a jamais eu de nouvelles », LE SILENCE, l’ŒIL DE KYKLOPS.
Ptah du ”N’ÊTRE PAS” : l’éternel Retour à la Cave, au Vase, au Cellier, au Soi, au Christ-Jésus né dans une Cave-Grotte-Cellier même symbolique du SURFEU-PUTRÉFACTION-RENONCEMENT. Cellier, cave, grotte = la Réalisation du Soi, la Nature véritable de l’Être : il lui faut pour cela affronter le socialisme, la république ce solipsisme collectif appelé « CONSOMMATEUR », il lui faut comme l’ÉCRAN absorber toutes images du monde mais sans se laisser influencer et conditionner par ces images : DISCRIMINER ÉCRAN ET IMAGES-SPECTACLES-SPECTRES, ou DISCRIMINER SPECTATEURS-CONSOMMATEURS DU SPECTACLE. Cellier, grotte, caverne symbolisent la COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM OU RÉUNION DU MOI-COLLECTIF/MOI-INDIVIDUEL. CELLIER, GROTTE, CAVERNE RÉSOUT LE DILEMME DE LA DIFFÉRENCIATION ou de la DISCRIMINATION PHÉNOMÉNALE.
DIFFÉRENCIATION : LE PAIR, LA DUALITÉ SUJET-OBJET, LE VENDEUR ET L’ACHETEUR, LA LOI DE SUCCION ET VULGAIRE ET EUCHARISTIQUE.
La Gauche c’est pas bon, c’est L’IMPAIR ET MANQUE : de son pair-père, comme le
A = A de l’égalitarisme républicain, FAUSSE UNION IMITANT UNE RELIGION QUI RELIE OU HARMONISE TOUS LES ÊTRES.
L’IMPAIR sera le A EST A, il lui manque son PAIR, son pareil puisque le signe = en est absent.
KYKLOPS sera donc l’IMPAIR, le manque un œil, comme l’unijambiste humain auquel il manque une jambe puisque un humain a en principe deux jambes.
Ptah est comme l’unijambiste enserré dans sa gaine de bandelettes. Ptah est comme estropié de tous ses membres. Le Bâton de Ptah sera l’Axe, le I du ”Un Point c’est Tout”, COMME LA LANCE DE L’ARCHANGE MICHEL, COMME LE CADUCÉE D’HERMÉS ET LE SOLVE-GOAGULE. Bâton, soutient, guide, et sceptre dans le concept de chefferie ou commandeur d’un groupe. Le Bâton est en rapport avec la FOUDRE et l’ÉCLAIR transmutateur.
Ptah du ”N’ÊTRE PAS” : l’éternel Retour à la Cave, au Vase, au Cellier, au Soi, au Christ-Jésus né dans une Cave-Grotte-Cellier = triomphe du Principe humide des Eaux Primordiales sur le Principe igné.
- « La goutte se perd dans l’océan, mais que rares sont ceux qui savent que l’océan se perd dans la goutte [”Tout est dans Tout”]. C’est la parabhakti », dit Bhagavân (Ramana Maharshi). Entretien 50 du 24-4-1935.
parabhakti : de para : adjectif : supérieur, et bhakti : dévotion, ce qui rejoint le sens de Seigneur(2).
« Le ‘Je’-‘Je’ ininterrompu est l’océan infini ; l’ego, la pensée ‘je’, n’est qu’une bulle à la surface de cet océan ; on l’appelle jîva ou âme individuelle. De même, la bulle d’eau, lorsqu’elle éclate, ne fait que se mêler à l’océan ; et quand elle est bulle, elle fait toujours partie de l’océan. Dans l’ignorance de cette vérité simple, d’innombrables méthodes, sous différentes dénominations, telles que yoga, bhakti, karma, etc., ont été enseignées. Chacune apportant de nombreuses modifications, elles ont été enseignées avec beaucoup d’habileté et des détails compliqués seulement pour séduire les chercheurs et semer la confusion dans leurs esprits. Il en va de même pour les religions, les sectes et les dogmes. À quoi servent-ils ? Uniquement à faire connaître le Soi. Ce sont des aides et des pratiques dont on a besoin pour connaître le Soi.
On parle de connaissance immédiate (pratyaksha) quand les objets sont perçus par les sens, mais peut-il y avoir quelque chose d’aussi direct que le Soi, dont on fait l’expérience continuelle sans l’aide des sens ? Les perceptions sensorielles ne peuvent donner qu’une connaissance indirecte et non une connaissance directe. Seule notre propre conscience est connaissance directe : c’est l’expérience commune à tout le monde. Aucune aide n’est nécessaire pour connaître son propre Soi, c’est-à-dire pour être conscient.
L’unique totalité, infinie et indivisible (le plenum), devient consciente d’elle-même en tant que ‘Je’. C’est son nom originel. Tous les autres noms, tels que OM, ne viennent qu’après. La Libération consiste uniquement à rester conscient du Soi. Le mahâvâkya « Je suis le brahman » en est l’affirmation qui fait autorité. Bien que l’on ait toujours l’expérience du ‘Je’, l’attention doit y être dirigée. Alors seulement, la Connaissance émerge. C’est pourquoi l’on a besoin de l’enseignement des Upanishad et des Sages ». (Ramana Maharshi 92, 7-11-1935).
Le Kyklops symbolise quelque chose D’INSAISISSABLE, D’INNOMMABLE, D’IMPRÉVISIBLE, DE TERRIBLE tel PANique : on ne peut plus aviser, on ne peut plus pré-voir le danger et s’en protéger : TOUT SE PASSE DANS L’INSTANT, L’ESPACE-TEMPS DISPARAÎT. Le Kyklops évoque donc LE VASE (spirituel, CHEN, ci-dessous, et un vase ça peut casser à tout moment !
SPIRE-SPIRATION-SPIRITUEL sera alors quelque chose D’INSAISISSABLE, DE TERRIBLE, FLÉAU, à la PANique suscitée par l’objet INSAISISSABLE et donc MYSTÉRIEUX (numineux) s’ajoute ce qui DÉRANGE ce qui fait FRISSONNER : LA TERREUR DE DIEU, absolument que ce ne sera pas bon pour le PAIX DU COMMERCE !
Cette PANique survient par L’INNOMMABLE : QUELQUE CHOSE DE NOUVEAU, QUELQUE CHOSE D’IMPAIR ET MANQUE, ET DONC QUELQUE CHOSE DE SINISTRE (SÉNESTRE : à gauche, comme le ”côté gauche” d’une personne, comme le sens contraire de l’aiguille d’une montre devant toujours tourner vers la DROITE), QUELQUE CHOSE DE SÉNESTRE OU SINISTRE PARCE QU’ELLE A SURGIT DANS LE MENTAL QUI NE S’Y ATTENDAIT PAS : ET C’EST LE VASE, LE CELLIER, LA GROTTE DE JÉSUS, L’ORIGINE DES DÉMONS ET DES DIEUX.
Ce monde de plus en plus déteste l’innommable, la surprise, le mystère, l’insaisissable, il veut tout contrôler, numériser et en tout confort aidé de son marteau ”intelligence artificielle”.
Qui cherche à façonner le monde,
je vois, n’y réussira pas.
Le monde, vase spirituel (1), ne peut être façonné.
Qui le façonne le détruira.
Qui le tient le perdra.
Car tantôt les êtres vont de l’avant,
tantôt ils suivent,
tantôt ils soufflent légèrement,
tantôt ils soufflent fort,
tantôt ils sont vigoureux,
tantôt ils sont débiles,
tantôt ils restent fermes,
tantôt ils tombent.
C’est pourquoi le Saint évite tout excès
tout luxe et toute licence.
(Lao-tseu : Tao-tö-king, Verset 29, traduction du chinois de Liou Kia-hway)
KYKLOPS ou Cyclope est Maître de la Foudre, donc de l’imprévisible semblable aux éruptions volcaniques, symbole de l’énergie : Tout Nom-la-Forme est symbole d’une TOTALE AMBIVALENCE : tout symbole est double. L’objet sacré quel qu’il soit est investi d’une énergie prodigieuse, voir la Mana des Polynésiens. Autant cette énergie peut être bénéfique, dans son côté divin, autant et proportionnellement elle peut, d’une seconde à l’autre, se retourner en son contraire et alors agir comme une énergie ”sauvage” et destructrice : la domination des ”forces onscures”.
ON SAURA ALORS, encore une fois, QUE CE N’EST PAS BON POUR LA FINANCE INTERNATIONALE QUI DÉTESTE L’IMPRÉVISIBLE, L’INCONNU, et en ce sens il est évident qu’elle préfère la ”paix” pour faire ses affaires, ET AUSSI LA GUERRE POUR FAIRE SES MÊMES AFFAIRES, et la guerre n’est pas imprévisible, mais un CHOIX, UN CALCUL. La Finance internationale détestera donc les ”terroristes” ces forces obscures anti ”lumières”, car non contrôlées par la fameuse ”raison”. Le Kyklops sera alors une « force sauvage » et « primitive » de nature volcanique : HÉPHAISTOS, ET LES FORCES DU CELLIER-VASE-GROTTE.
Kyklops représentant le ”CAMP DU MAL”, puisqu’il est INNOMMABLE, IMPRÉVISIBLE, Il sera IMPAIR ET MANQUE, LA GAUCHE, L’ANTI-ORDRE, LE SAINT CHAOS, ”l’ordre” de l’humain étant construit sur le PAIR, comme les deux PLATEAUX DE LA BALANCE ET LE FLÉAU ENTRE LES DEUX…..
PTAH-HÉPHAÏSTOS-VULCAIN ENSERRÉ DANS SES BANDELETTES EST DONC ESTROPIÉ DE TOUS SES MEMBRES.
Ce Ptah ayant pour seule faculté sera la VUE, LE KYKLOPS : LE CENTRE QUI EST NULLE PART ET LA CIRCONFÉRENCE EST PARTOUT.
Héphaïstos se compose de Aphaistos : aba, qui veut dire : la ROUE, un CRI ; et d’aistos : “dont on a jamais eu de nouvelles”.
Par Essence un Éveillé ou un Ainsi-Allé (un Bouddha), ne laisse pas de ”nouvelles” ! Il ne va pas crié au Dehors : « J’ai trouvé, j’ai trouvé, je suis Libre, comme l’Énergie libre ! ». Car, dans la Porte Invisible [du Gate Gate], nul ne vous verra plus [aucun conventionnel possible], et votre cri sera muet. Épargnez-vous de revenir ». (Aimé Michel, Le Mysticisme, l’Homme Intérieur et l’Ineffable – 1973). Correspond au ”MORS ULTIMA LINEA RERUM EST” : Savoir, Pouvoir, Oser, SE TAIRE : ÉVEILLE = SILENCE, le seul Langage(3).
Ainsi Ptah fait la partie du THÈME DES CABIRES : LES AMPHIGYÈS : « ESTROPIÉS DE TOUS LES MEMBRES », le Ptah prisonnier dans ses bandelettes, lesquelles sont symbole de FLUIDE, COURANT, ET DE VÊTEMENT DE LUMIÈRE, COMME LA RÉSURRECTION APRÈS L’ARRÊT PAR LA MORT, ARRÊT-FERMENTATION-PUTRÉFACTION PUIS GERMINATION.
« Quand la source de la pensée ‘je’ est atteinte, la pensée s’évanouit et ce qui reste est le Soi » (Ramana Maharshi 130, 6-1-1936). Avec le COM-merce la pensée n’est pas près de s’évanouir en ”perte de connaissance”, surtout avec les outils ”intelligence artificielle” et les compteurs de Wall Street….. ET C’EST LA PARTIE NOIRE DU CRÉATIONNISME DE GENÈSE 1,1-2 et de la MATRICE MOÏSE…..
Notes.
1. Le plus tendre en ce monde
domine le plus dur.
Seul (Art-se-nick) le rien s’insère dans ce qui n’a pas de failles.
À quoi je reconnais l’efficace du non-agir.
L’enseignement sans parole
L’efficace du non-agir,
Rien ne saurait les égaler.
(Verset 43 du Tao-tö king, trad. Liou Kia-hway)
ÊTRE COUR : le NON-AGIR :
Celui qui s’adonne à l’étude
Augmente de jour en jour.
Celui qui se consacre au TAO
Diminue de jour en jour.
Diminue et diminue encore
Pour arriver à ne plus agir.
Par le non-agir
Il n’y a rien qui ne se fasse.
C’est par le non-faire
que l’on gagne l’Univers [puisque Nous sommes DEDANS].
Celui qui veut faire
ne peut gagner l’Univers [puisqu’il SORT de l’Univers pour le voir : Pour-Voir, COM-prendre].
(Tao-tö king, Verset 48, traduction de Liou Kia-hway)
(”Sortir [du Tao], c’est vivre ; entrer [dans le Tao], c’est mourir”. Début du Verset 50).
TOUT commence par la PERTE-PUTRÉFACTION ou RENONCEMENT : ON DÉCHIRE LE CONTRAT-MONDE.
Faire SILENCE : calmer son mental : « Je prie Dieu de me libérer même de Dieu », Maître Eckhart, qui disait aussi : ”Ce n’est pas au Dehors, mais au Dedans : tout au Dedans”.
« Jadis, Tchouang Tcheou rêva qu’il était un papillon voltigeant et satisfait de son sort et ignorant qu’il était Tcheou lui-même. Brusquement il s’éveilla et s’aperçut avec étonnement qu’il était Tcheou. Il ne sut plus si c’était Tcheou rêvant qu’il était un papillon, ou un papillon rêvant qu’il était Tcheou. Entre lui et le papillon il y avait une différence. C’est là ce qu’on appelle le changement des êtres ». (Tchouang-tseu, chapitre La réduction ontologique, traduction : Liou Kia-hway).
Ptah le Tisserand du ”N’ÊTRE PAS”, ”Celui dont on a jamais eu de nouvelles”, ce Tisserand dont la Psyché doit sortir du Cocon, du Tour de Potier. Le Dieu Ptah est ainsi le Dieu de l’Artisan Potier qui TISSE LA DIFFÉRENCE ENTRE LE PAPILLON ET TCHOUANG TSEU.
ACCOMPLIR SANS SAVOIR POURQUOI : VOILÀ LE ”NON-AGIR”, VOILÀ LE TAO DU TISSERAND. Si on sait pourquoi on agit, on tombe dans l’utilitarisme pour « ne pas s’ennuyer » qui va nécessairement avec l’usure, et du temps mis en valeur, et de l’usure le commerce de l’argent (prêter à usure ou à intérêt : le FAUX être devenu par la mise en valeur du temps : L’AVOIR et se faire avoir ou CONDITIONNER).
2. CON-NAÎTRE LE Soi = CON-NAÎTRE SON SEIGNEUR.
Dans un ensemble d’hymnes dédiés à Shiva et composés par le saint-poète Manikkâvâchakar, cité par Ramana Maharshi le 8-9-1947, à propos du samâdhi, il est question du Seigneur ou Soi :
« Oh, mon Seigneur ! Tu as fait de mon esprit Ta Demeure. Tu T’es donné à moi et, en même temps, Tu m’as reçu en Toi. Qui de nous deux, Seigneur, est le plus malin ? Si tu t’es donné à moi, je jouis d’une Félicité infinie, mais bien que, par Ta Miséricorde sans limites Tu aies fait de mon corps Ta demeure(3), à quoi puis-je bien te servir ? Que puis-je Te donner en retour ? Je n’ai plus rien qui me soit encore en propre ».
Cela signifie qu’il n’y a plus de ‘je’ du consommateur ou de l’usager, le ‘je’ de l’avoir et du FAIRE/FER ou sentiment d’être l’AUTEUR, le COPYRIGHT de celui qui agit et agité.
ICI LE SEIGNEUR C’EST LE SURFEU (Feu Sacré) COMPARABLE À L’ACTE SEXUEL, POURTANT SI DANGEREUX EN LES CIRCONSTANCES DU MENTAL-SPATIO-TEMPOREL.
Le Surfeu est identique à l’AGONIE DU MOURANT QUI ASSUME LE RÔLE DE PUTRÉFACTION-PURIFICATEUR ABSOLU, UNE SUPRÊME ÉNERGIE.
RAPPEL : dans nombre de Traditions, les rituels de purification de la naissance sont presque identiques aux rituels de la mort.
Et SURFEU en correspondance avec Thérèse de l’Enfant-Jésus = Acte d’offrande à l’Amour miséricordieux du bon Dieu : « Afin de vivre dans un acte de parfait Amour, je m’offre comme Victime d’holocauste à Votre Amour miséricordieux, vous suppliant de me consumer sans cesse, laissant déborder en mon âme, les flots de tendresse infinie qui sont renfermés en Vous, et qu’ainsi je devienne martyre de Votre Amour, ô mon Dieu !… ».
La fin de la dualité connaisseur-connaissance se fait par naissance dans l’INSTANT (con = avec) par émission de la partie du TOUT dans l’INSTANT hors de l’identification au corps, et non par l’identification à ce corps-mental comme si il était un ”gros disque dur” (qui sera copié sous le nom ”intelligence artificielle”, une singerie de ”bagage culturel”).
Ainsi cette ”civilisation” qui se croit NÉE à la révolution industrielle en Occident au 19è siècle sous la poussée d’une palanquée de nouvelles banques est devenu SCHIZOPHRÈNE PAR LA NAISSANCE : DÈS QU’IL Y NAISSANCE IL Y A DUALITÉ, DIVISION SOUS LA FORME D’UN ÊTRE SCINDÉ, UN DIVIDU, UN SCHIZE, SPALTING. ALORS COMMENCE L’ABOMINABLE FRUSTRATION IMPOSÉE AU NOUVEAU-NÉ ÉJECTÉ DU PARADIS (la béatitude ou Félicité intra-utérine, la PERTE DE L’ÂGE D’OR OU PERTE DU SAINT CHAOS), le nouveau-né est traumatisé dés sa naissance identique au CROQUE-POMME D’ÈVE : IL DEVRA ”TRAVAILLER”…. DANS LA DUALITÉ (s’il ne sait pas s’en libérer).
Imaginez ce qu’il se passera au niveau de l’inconscient et de la DÉPENDANCE par dualité dans le cas de la NAISSANCE D’UN BÉBÉ ÉPROUVETTE, OU DANS UNE MATRICE TRANSHUMANISTE ? (mais ce n’est pas le sujet de cette page).
Soi ou Seigneur au sens d’Ibn’Arabi : telle la célèbre sentence dans le soufisme : « CELUI QUI SE CONNAÎT SOI-MÊME, CONNAÎT SON SEIGNEUR ». Seigneur ou Christ que le Fidèle RE-trouve par la connaissance de sa propre Nature, le Seigneur qui n’est évidemment pas la divinité en son essence, moins encore une suressence winneriste, mais le Dieu manifesté en propre en ”son âme” (son soi), « puisque chaque être concret s’origine [se réalise] au Nom divin particulier qui manifeste en lui son vestige et qui est son Seigneur propre. C’est cette origine et ce Seigneur qu’il atteint [retrouve] par la connaissance de soi, – ou qu’inversement il manque, par l’ignorance et par l’inconscience de soi.
Or, lorsque dans la prééternité l’Être divin aspirait à être connu, c’est-à-dire aspirait à la révélation de ses Noms claustrés encore dans l’inconnaissance, qu’il aspirait. De même aussi, lorsque le fidèle atteint à la connaissance de soi, c’est qu’il atteint à la connaissance du Nom divin qui est son Seigneur propre [son Soi], – si bien que le monde des Noms divins représente de part et d’autre ce monde du Soi auquel aspire la nostalgie de l’Être divin désirant être connu, et auquel lui-même encore aspire, comme par désir de revenir à SOI-MÊME [comme l’Éternel Retour], dans la nostalgie de la créature en quête du Nom divin qu’elle révèle, – cela par un Désir infini et éternellement inassouvi [tel le GATE GATE ».
(Henry Corbin : L’Imagination créatrice dans le soufisme d’Ibn’Arabi, page 177).
Le Seigneur dans l’Égypte ancienne : le KA : élément de l’Être véritable, son Seigneur confondu en ”son double”, sorte de ”surfeu” en Coïncidentia Oppositorum : d’un humain qui meurt on dit « qu’il va rejoindre son KA ».
Ô mon Seigneur, Ptah au beau visage;
auguste, qui a fondé le Double Pays !
Place-moi devant toi,
ton KA en face de moi,
mes yeux contemplant ta perfection.
(Extrait d’un hymne à Ptah, sur une statuette naophore de Berlin 2085, dans : Hymnes et Prières de l’Égypte ancienne, par André Barucq et François Daumas).
Le temps n’existe que s’il y a une conscience pour le voir et ainsi lui donner naissance. Idem avec le SEIGNEUR : « AIDE-MOI ET JE T’AIDERA. DÉLIVRE-MOI ET JE TE DÉLIVRERAI », c’est en ce sens que l’on peut parler de « FIDÈLES D’AMOUR », car ici-bas la Matière souffre dans le spatio-temporel.
ICI ENCORE ET EN REFRAIN : L’INNOMMABLE, LE FLÉAU COMME LE CENTRE QUI EST NULLE PART MAIS SANS QUI LA CIRCONFÉRENCE NE SERAIT PARTOUT, NE PEUT QUE CORRESPONDRE AU VERSET 41 du Tao-tö king :
Lorsqu’un esprit supérieur entend le Tao
Il le pratique avec zèle.
Lorsqu’un esprit moyen entend le Tao,
tantôt il le conserve, tantôt il le perd.
Lorsqu’un esprit inférieur [ignorant] entend le Tao,
il rit aux éclats ;
s’il ne riait pas
le Tao ne serait pas le tao.
Car l’adage dit :
Le chemin de la lumière paraît obscur [la Nuit obscure de Jean de la Croix],
Le chemin du progrès paraît rétrograde,
Le chemin uni paraît raboteux.
La vertu suprême paraît vide,
la candeur suprême paraît souillée ;
la vertu surabondante paraît insuffisante,
la vertu solide paraît négligence,
la vertu de fond paraît fluctuante.
Le grand carré n’a pas d’angle [le saint perfectionne les humains de telle sorte qu’il ne puisse blesser leur amour-propre, ce qui sera le cas de Ramana Maharshi qui s’adaptait au problème de chaque questionneur].
Le grand vase est lent à parfaite.
La grande musique n’a guère de sons [rejoint le seul Langage : le Silence].
La grande image n’a pas de forme [discriminer spectateurs-consommateurs du spectacle].
Le Tao caché n’a pas de nom [le Centre nulle part].
Et pourtant c’est lui seul
qui soutient et parachève tous les êtres [la Circonférence qui est partout et qui ne serait rien dans le Centre nulle part]
(Tao-tö king, Verset 41).
Le Seigneur en Coïncidentia Oppositorum de ‘Je’-‘Je’ sera le FIDÈLE D’AMOUR COMME A EST A.
3. SILENCE = LE SURFEU : le Grain pour Re-vétéger, doit être remis en terre, Putréfaction ou Renoncement-Silence afin de POUSSER à nouveau. Le seul Enseignement valable ne peut qu’être par le SILENCE : « Si vous ne parlez pas, qu’aurons-nous à transmettre, demandent les disciples à leur maître. Celui-ci leur répond : le ciel parle t’il ? »
Et au Verset 56 (5+6=11 le Nombre du TAO) commence par : « Celui qui sait ne parle pas, celui qui parle ne sait pas », évidemment encore plus valable de nos jours dans le régime républicain et ses parleurs politiques et à travers les médias HAUT-PARLEURS JOURNALEUX DU TOUT CONNECTÉ DES MACHINES DES INDUSTRIES DU CAPITALISME…..
S’il n’y a pas d’”autre”, le SILENCE est le seul Langage, car ”l’autre” BRISERA nécessairement le Silence, surtout si la Vraie Télépathie est absente.
« Le langage n’est qu’un moyen pour communiquer à l’autre ses pensées. Il n’intervient qu’une fois que les pensées se sont manifestées. D’autres pensées s’élèvent après l’apparition de la pensée ‘je’ ; la pensée ‘je’ est donc la racine de toute conversation. Quand on reste sans pensée, on comprend l’autre grâce au langage universel du silence.
Le silence parle sans cesse ; il est un flot incessant de langage ; il est interrompu par la parole.
Les mots entravent ce langage muet. Imaginez l’électricité dans un fil. Grâce à une résistance sur le courant, l’électricité alimente une lampe ou fait tourner un ventilateur. Mais dans le fil, l’électricité reste sous forme d’énergie. Il en va de même pour le silence, c’est l’éternel flot de langage, obstrué par les mots.
Ce qu’on n’arrive pas à comprendre au cours de conversations sur plusieurs années peut être compris en un instant dans le Silence ou en face du Silence. Ce fut le cas pour les quatre disciples de Dakshinâmûrti(a).
Le Silence est le langage le plus élevé et le plus efficace ». (Ramana Maharshi 246, 8-9-1936).
a. « Le silence est le véritable upadesha (enseignement). Il est l’upadesha le plus parfait. Il ne convient qu’aux chercheurs les plus avancés. Les autres sont incapables d’en tirer une pleine inspiration. C’est pourquoi ils ont besoin de mots qui expliquent la Vérité. Mais la Vérité est au-delà des mots. Elle n’admet aucune explication. Elle ne peut qu’être indiquée. Et comment cela peut-il se faire ?
Les gens sont sous l’emprise de l’illusion. Si celle-ci est dissipée, ils réaliseront la Vérité. Il faut donc leur dire de réaliser l’irréalité de l’illusion. C’est alors qu’ils essayeront d’échapper à ses pièges. Le résultat sera le vairâgya (le détachement). Ils se mettront en quête de la Vérité, à la recherche du Soi, et finiront par se maintenir dans le Soi. Shrî Shankara, qui était un avatar de Shiva, était plein de compassion pour les êtres déchus. Il voulait que tous réalisent leur Soi, l’état de Félicité. Ne pouvant pas tous les atteindre par son Silence, il composa le Dakshinâmûrti-stotra sous la forme d’un hymne afin que les gens puissent le lire et comprendre la Vérité ». (Ramana Maharshi 569, 7-11-1938).




