Silence ou Non-Agir
Le Non-Agir domine la nomination [numérisation actuelle ou démon de l’identification, de la saisie].
Le Non-Agir renferme les projets.
Le Non-Agir facilite les tâches.
Le Non-Agir guide l’intelligence.
Qui pénètre l’Infini, rejoint l’Invisible, perfectionne les dons qu’il a reçus du ciel, délaisse tout préjugé, icelui saisit l’humilité de l’homme parfait, se sert de son mental comme d’un miroir : il ne reconduit ni n’accueille personne ; il répond aux autres sans rien cacher ; il triomphe des êtres sans en être blessé.
(Tchouang-tseu).
SILENCE : ne jugeons pas ou n’opinionons pas et nous ne serons pas en retour opinionés ou jugés.
”Le monde apprécie les mots et les transmet par les livres. Bien que tout le monde estime les livres, je les trouve indignes d’estime, car ce qu’on y estime ne me paraît pas estimable. De même que ce qui peut être vu ce sont les formes et les couleurs, ce qui peut être entendu ce sont les noms et les phonèmes. Hélas ! tout le monde considère que les formes et les couleurs, les noms et les phonèmes représentent la réalité des choses et cela n’est pas vrai. C’est en ce sens que « qui sait le parle pas, qui parle ne sait pas »(1). Mais comment le monde s’en rendrait compte ?”
(Tchouang-tseu)
LE SILENCE = ”Le moksha [la Libération] consiste à savoir que vous n’êtes jamais né. « Reste tranquille et sache que je suis Dieu ».
Rester tranquille veut dire ne pas penser. Ce qu’il faut, c’est savoir et non pas penser » (Ramana Maharshi 131, 6-1-1936).
La SOURCE DES MAUX HUMAINS provient bien de la SAISIE du DEDANS-DEHORS : BALANCER, PRENDRE PARTI, OPINIONER, JUGER, CHOISIR, GUERROYER : le consommateur en tant que consommateur CHOISIT, une chose, un parti, et refuse d’en voir le contraire, alors que la Réalité comporte une VIBRATION : l’alternance des contraires avec un infini entre zéro et un, dont l’un se dirige à la longue vers l’autre.
Tout système logique qui se veut le ”Bien” ou la ”Vérité”, en se clôturant sur lui-même, se vit comme vérité en rejetant comme faux tout ce qui ne trouve pas place dans son cadre.
Le contraire du Non-Agir est de tomber dans l’expérience, domaine dont l’essence est la limitation dans l’espace et le temps, d’où l’agir pervers de la mise en valeur du temps, dont le commerce fait la partie.
Comment le « Reste tranquille et sache que je suis Dieu » pourrait-il apporter « LA PAIX DANS LE MONDE » ? Comment dans un monde en évolution constante vers l’injustice, les conflits inhérents au système de la ”démocratie” condamnée à la frustration permanente par ses propres limitations, l’Éveillé, le saint Taoïste, si désintéressé, si SILENCIEUX qu’il soit, parviendrait-il à vaincre les humains du ”Plus ça change et plus c’est la même chose” (de l’argent et du pouvoir) depuis des millénaires maintenant, c’est-à-dire ce monde du Néolithique et de la découverte du feu vulgaire, monde qui ne CROIT qu’en ses propres intérêts, encore une fois, que son nom de ”démocratie” renvoie ?
– M. : … Voyez-vous le bien ou le mal dans votre sommeil ? N’existiez-vous pas dans le sommeil ?
Restez comme dans le sommeil, même à l’état de veille, demeurez le pur Soi et ne vous laissez pas contaminer par ce qui se passe autour de vous.
De plus, vous aurez beau vouloir conseiller les gens, ils ne changeront probablement pas. Soyez vous-même dans le bien et restez silencieuse. Votre silence aura plus d’effet que vos paroles ou vos actes. Ainsi, le pouvoir de volonté se développera. Et le monde devient le Royaume des Cieux qui est en vous.
– Q. : Si l’on doit se retirer en soi-même, pourquoi le monde existe-t-il ?
– M. : Où se trouve le monde et où va-t-on en se retirant ? Prend-on un avion pour s’envoler au-delà de l’espace(3) ? Est-ce cela se retirer ?
Le fait est que le monde n’est qu’une idée. Dites-moi : Êtes-vous dans le monde ou le monde est-il en vous ?
– Q. : Je suis dans le monde. J’en fais partie.
– M. : Voilà l’erreur. Si le monde existe indépendamment de vous, vient-il vous dire qu’il existe [Comme le temps qui n’existe que s’il y a une personne pour le voir] ?
Non, vous voyez qu’il existe, mais vous ne le voyez qu’à l’état de veille et non pas quand vous dormez profondément. S’il avait une existence indépendante de la vôtre, il devrait vous le dire et vous devriez en être consciente même dans votre sommeil profond.
– Q. : Je prends conscience du monde dans le jâgrat [état de veille].
– M. : Prenez-vous d’abord conscience de vous-même, puis ensuite du monde ? Ou bien, prenez-vous conscience d’abord du monde et ensuite de vous-même ? Ou prenez-vous conscience des deux simultanément ?
– Q. : Je dirais que je prends conscience des deux simultanément.
– M. : Avant de prendre conscience de vous-même, étiez-vous ou n’étiez-vous pas ? Admettez-vous votre existence continue avant et au moment où vous prenez conscience du monde ?
– Q. : Oui.
– M. : Si vous existez depuis toujours, pourquoi n’êtes-vous pas consciente du monde en sommeil profond si celui-ci a une existence indépendante du Soi ?
– Q. : Je prends conscience de moi-même et du monde également.
– M. : Vous prenez donc conscience de vous-même. Qui devient conscient de qui ? Y a-t-il deux soi ?
– Q. : Non.
– M. : Vous voyez alors qu’il est faux de supposer que la conscience passe par différentes phases.
Le Soi est toujours conscient. Quand le Soi s’identifie à celui qui voit, il voit des objets. La création du sujet et de l’objet est la création du monde. Sujets et objets sont des créations dans la pure Conscience. Vous voyez des images bouger sur un écran de cinéma. Quand vous portez votre attention sur les images, vous n’êtes pas consciente de l’écran. Pourtant les images ne peuvent pas être vues en l’absence de l’écran. Le monde équivaut aux images et la Conscience à l’écran. La Conscience est pure. Elle est identique au Soi qui est éternel et immuable. Éliminez le sujet et l’objet, et seule demeurera la pure Conscience.
[…]
(Ramana Maharshi 453, 8-2-1938).
Ce monde dominé par les Occidentaux à fond judéo-chrétien et technologique des industries du capitalisme et donc à fond du système du péché qui engendre la rédemption ou mise en valeur du temps, fonctionne comme : séminaires, écoles de doctrine ou de ”valeur”, confession et autocritique engendrée par le péché ou la faute, TOUS ONT POUR MOTEUR LE SACRIFICE SYSTÈME ABRAHAM-ISAAC, ÉVIDEMMENT LE SACRIFICE N’ÉCHAPPE PAS À LA PERVERSION (comme la vanité ou la possession de la VENGEANCE ELLE AUSSI CENSÉE ÊTRE « RÉPARATRICE », d’ailleurs sujet de nombreux films de l’industrie cinématographique).
Depuis le péché qui engendre son « rachat », l’humain en a fait son FOND DE COMMERCE : LE PAIN ET LE VIN. L’humain a toujours su tirer de ce pouvoir du rachat des péchés la satisfaction d’un orgueil intime et le pharisaïsme(4) ne date pas du 20è siècle. Le héros, comme le sacré et le saint, est un être ambigu : on ne sait jamais s’il agit par orgueil ou par sacrifice, car RIEN N’EST PLUS TROMPEUR QUE LES MANIFESTATIONS EXTÉRIEURES DU SENTIMENT, qui font toujours très hollywoodiens pour faire pleurer dans les chaumières.
De nos jours, par le tous connectés devenu INFOS-RELIGION (relier comme les pages d’un livre), INFOS-RELIGION INHÉRENTE AUX MACHINES DES INDUSTRIES DU CAPITALISME, les consommateurs deviennent des SPHINX, non plus pour dévorer ceux qui ne savent pas répondre, mais pour les « sauver » de leur ignorance des INFOS. C’EST L’APPÉTIT DU SA-VOIR (cela voir, pour-voir) et des INFOS, et cela engendre nécessairement des OPINIONS, qui seront prises pour ”vérité”, soit se faire une idée de l’Absolu à partir des accidents du sensible ou du mental dans le spatio-temporel.
”L’opinion, qui est vécue comme un ”savoir possédé”, est une simonie(a)”.
(Jean Coulonval, Synthèse et Temps Nouveaux, lettre 48, 25-2-1978).
Le Retour à l’inutile, le spontané, ce qui n’est pas calculé, l’insignifiant, voilà le Silence. Ceux qui maîtrisent le Blanc de l’Instant, on peut les appeler « Immortels ».
Con-naître ou naître avec le Blanc de l’Instant : la Lumière intérieure, est une non-connaissance (dans le blanc toutes les couleurs deviennent ce blanc il n’y a plus d’opposition) qui se situe parmi les préalables à l’état physique du « garder le noir ». La Lumière, le Miroir spirituel, n’est qu’une émanation de la Source de l’être, à travers on perçoit le noir du chaos, donc « garder le noir », ce qui vient APRÈS l’éveil, correspond à « nourrir ce que le savoir n’arrive pas à connaître », c’est-à-dire l’autre corps, le corps réel, puisque toute entreprise de rechercher sa propre identité demanderait de « sortir » de l’Univers pour le voir et l’étudier et donc s’étudier soi-même, or il est impossible de jamais identifier ce qui est Réel, le Réel étant ce qui est sans copie, Il demeure réfractaire à toute entreprise d’identification.
Le Véritable ne s’exprime ni par les mots/maux ni par le silence : LA DISCUSSION LA PLUS ÉLEVÉE IGNORE LES DEUX.
Alors vive le FUSIBLE-DRAGON qui Nous garde d’A-prendre et ainsi Nous fait RÉGRESSER vers ce que Nous savions déjà, de toute éternité, et qui peut s’appeler « les Essences » ; c’est pourquoi DRAGON = GARDIEN DE L’ÉTERNEL RETOUR.
Les théoriciens transhumanistes de l’humain augmenté vont fabriquer une inversion de l’humain véritable décrit dans la Taoïcité, surtout chez Tchouang-tseu ; le fascisme et l’hitlérisme ou tout État totalitaire ont beaucoup emprunté au TAO afin d’élaborer une société inhumaine, individualiste et mécanique comme des « engrenages en tous connectés » déjà à l’œuvre dans son ”Vivre ensemble”.
Notes.
1. Celui qui sait ne parle pas,
celui qui parle ne sait pas (caractéristique des politiques du régime républicain).
Bloque ton ouverture(2),
ferme ta porte(2),
émousse ton tranchant (”Qui suis-je ?”),
dénoue tout écheveau (”Qui suis-je ?”),
fusionne toutes lumières (”Qui suis-je ?”),
unifie toutes poussière (”Qui suis-je ?”),
c’est là l’identité suprême.
Tu ne peux approcher le TAO [le Soi]
non plus t’en éloigner ;
lui porter bénéfice
non plus que préjudice ;
lui conférer honneur
non plus que déshonneur.
C’est pourquoi il est en si haute estime dans le monde.
(Tao-tö king, Verset 56 [5+6=11 nombre du TAO], traduction : Liou Kia-hway)
2. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
3. Pour creuser un puits, il nous faut creuser une énorme fosse. L’âkâsha (espace) ainsi dégagé n’a pas été créé par nous. Nous avons simplement enlevé la terre qui remplissait l’espace. L’espace était toujours là et il l’est aussi maintenant [c’est aussi une définition du sens du mot ESSENCE : S en CE-la [le Fils], le S vibration du TOUT se manifestant…]. « De la même manière, nous devons simplement évacuer [et non remplir] tous les vieux samskâra (tendances) qui nous habitent. Quand ils auront été abandonnés, le Soi resplendira seul [ça s’appelle aussi ”Renoncement” ou ”Putréfaction”] ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 9-1-1946, après-midi).
« De plus, si quelque chose de nouveau doit être obtenu, cela implique que c’était absent auparavant. Ce qui a été une fois absent peut disparaître encore. Ainsi, le salut ne serait pas permanent. Mais le salut est permanent parce que le Soi est ici et maintenant, et éternel ». (Ramana Maharshi, entretien 63 du 6-7-1935)
4. Macron-Rothschild est une PHARISIEN, un MEMBRE DU PEUPLE ÉLU : TOUT DANS LA FAÇADE, L’ABUS DU RITUALISME, LA VANITÉ, LE VIDAGE DE L’EFFORT AU DEDANS, AVEC SON MASQUE EN FORME DE : « VOYEZ COMME J’AI BIEN RÉUSSI ». Il a un dialogue uniquement avec lui-même, LE COMBLE POUR UN PRÉSIDENT D’UNE RÉPUBLIQUE DANS CE MONDE DU ”PARTAGE” (d’infos et de co-ceci, co-cela] !
Macron-Rothschild est un pharisien de ces « révolutionnaires-qui-s’admirent-eux-mêmes » beaucoup plus répandu que le pharisaïsme des conservateurs classiques.
DANS LA PSYCHOSE ACTUELLE DU SANITAIRE ET DU DÉLIRE AUTOUR DU
« PUR » (et du « Bien »), LA PROPRETÉ EST UNE MALPROPRETÉ, UN ÉTAT IMPUR : comme le pharisien qui se croit vertueux ou dans la vérité parce qu’il respecte les lois ou les digues : l’eau la plus souillée lui paraît vierge pourvu qu’elle coule au fond du lit des conventions sociales de sa « civilisation ». Comme le « vacciné » qui se croit pur parce que respectant l’autorité qui lui a dit que c’était « pour son bien ».
De nos jours, cette GUERRE DE PUR CONTRE L’IMPUR CONTINU : COMME TOUT EST INVERSÉ DEPUIS LE NÉOLITHIQUE ET LA VOIE DE L’AGRICULTURE ET DE L’ÉTAT, L’IMPUR EST CE QUI EST EN HAUT, ET LE PUR EST CE QUI EST EN BAS, ET CELA DEPUIS PRÈS DE 10.000 ANS…… CE QUI REJOINT LE MONDE OCCIDENTAL JUDÉO-CHRÉTIEN QUI DOMINE LA PLANÈTE PAR LE PÉCHÉ OU LA FAUTE QUI ENGENDRE LA RÉPARATION OU LE REPENTIR, LE « MIEUX » QUI COMMERCIAL DE NOS JOURS.
Mais les soumis à l’Abrahamisme réparateur de Abraham-Isaac ne s’interrogent nullement sur le POURQUOI DIEU VEUT CELA ? CETTE DUALITÉ DU PUR-IMPUR, QUI VA ENGENDRER LES RÉPARATIONS, LES MÉDECINS QUI SOIGNENT OU QUI RÉPARENT LES ”MAL-À-DIT” quand le D.I.T. (Verbum ou Parole) était, AVANT LE PÉCHÉ : DÉITÉ, c’est-à-dire que le DIT était le « Reste tranquille et sache que je suis Dieu », cité plus haut par Ramana Maharshi.
DE NOS JOURS LE DIT EST LE PÉCHÉ, L’OPINION, D’OÙ L’IMPORTANT NOMBRE DE MAL-À-DIT OU CONFLITS PERMANENTS DANS CE MONDE.
a. Simonie : du nom de Simon le Magicien. Volonté réfléchie d’acheter ou de vendre à prix temporel une chose spirituelle (ou assimilable à une chose spirituelle). (Dic. Le Robert).



