Temps et état de veille

Temps et état de veille
Donnez-moi votre onde visuelle et sonore, je vous dirai qui vous êtes ! et même ce que vous avez fait et ferez encore !

E-Mère-veille : « Je tiens à téter ma mère »(1)

« Mais êtes-vous le corps ? Vous ne l’êtes pas. Vous êtes le Soi. C’est là que se trouvent tous les objets et l’Univers entier. Rien ne peut échapper au Soi. Comment pourriez-vous donc vous éloigner du Maître qui est votre Soi véritable ? Quand vous vous déplacez d’un lieu à un autre, pensez-vous que votre corps s’éloigne du Soi ? De la même manière, vous ne pouvez jamais être sans le Maître ». (Ramana Maharshi 503, 17-8-1938).

« L’idée de temps n’est que dans votre mental. Elle n’est pas dans le Soi. Pour le Soi il n’y a pas de temps. Le temps est une idée qui s’élève dès que l’ego s’élève. Mais vous êtes le Soi, au-delà du temps et de l’espace ; vous existez, même en l’absence du temps et de l’espace ». (Ramana Maharshi 625, 7-2-1939).

Charles Nègre fut un des premiers photographes artistes importants au début des années 1850. Ne connaissant que les quelques photos de Charles Nègre disponibles sur Internet, pour moi la plus extraordinaire et merveilleuse, est ce groupe de jeunes ramoneurs longeant le quai Bourbon à Paris, et prise vers la fin de l’année 1851. Parce que cette photo, comme quelques rares autres photos du 19è siècle par d’autres photographes, enferme très exactement la lumière contenant le temps. Désolé de ne savoir mettre ici une autre syntaxe. Cette lumière reflète EXACTEMENT l’automne 1851 grâce au talent et à la technique de Charles Nègre. Il en fallait du courage pour fabriquer ses propres objectifs avec deux lentilles convexes serties dans un tubes en laiton, du courage pour travailler papiers et solutions chimiques diverses pour arriver à fixer sur papier la photo. Charles Nègre possède un regard de peintre, ça se voir dans l’agencement des éléments dans le cadre de son objectif.

La photo d’Arles en 1852 renferme exactement la même lumière enfermant le TEMPS. Si on pouvait « capter » cette lumière, on pourrait SE TROUVER ou ANIMER cette époque, la photographier sous d’autres angles et à des heures différentes, un peu comme la caméra de l’Anglais George DeLaWarr (système utilisant la radionique ou « magie » mise à la technique moderne)(2). D’ailleurs le Russe Henry Silanov est connu pour avoir inventé un appareil photo capable de photographier le passé. Mais si on peut voir le passé, on ne peut pas encore agir sur une des branches chronologiques des multiples possibles : par exemple les bourgeois français n’ont pas gagnés la révolution et le château de Bonaguil possède toujours ses toitures, ses planchers et ses enceintes.

Tout, est « enregistré » comme une sorte de « film » sur n’importe quel support rencontré, ou que la lumière rencontre : une pierre, une brindille, un mur, de l’air, un tissus, un bout de métal, etc. Et en plus la planète Terre bouge, elle tourne ! Et chaque partie de matière ou matière possède donc une vibration particulière susceptible d’être capté et enregistré sur un quelconque support. Certains appellent ça les « Archives Akashiques »(3) sortes de grands livres célestes ou est contenu le film de la vie de toutes personnes ; mais à mon avis il ne faut pas le confondre avec ce qui concerne la lumière (tout est double). Dans ces conditions il devrait être possible de « revoir » un événement historique important, qui s’est déroulé par exemple il y a 1000 ou 2000 ans… en faisant « parler » ce « film ». Extrait de la traduction de l’article de la Pravda en anglais sur les expériences de Silanov :
« L’objet (son objectif d’appareil photo) est fait de verre de quartz pur, ce qui permet de courir à travers les rayons ultraviolets, sans aucune perte. En fait, c’est le rayonnement ultraviolet qui porte les images et l’information du passé. Nous avons déjà réussi à prendre quelques photos, par exemple, nous avons photographié quelques jours de la Seconde Guerre mondiale. J’ai une très bonne image de deux guerriers, qui visent leur apparence, à la forêt. Une autre photo montre des cavaliers portant des chapeaux pointus et tiennent des arcs et de boucliers dans leurs mains. Il y a une image du chef, avec quelques yeux bridés sur leurs boucliers. Nous avons une autre image de la silhouette d’un mammouth avec ses défenses et dans le contexte de certains arbres géants. Ceci est une photo de l’époque paléolithique ».

Même si cet article de la Pravda en anglais peut paraître suspect, l’explication du fonctionnement de cet appareil photo semble cohérent et ne relève pas d’affabulation. Maintenant qu’il ait sorti des documents net et précis, c’est une autre histoire…

Cependant comme tout est vivant, et que rien ne disparaît mais est en constante TRANSFORMATION, l’humain y compris même à sa mort terrestre. Par exemple, l’expérience toute simple de la bougie qu’on allume est parfait : allumez une bougie ordinaire, et après deux minutes soufflez dessus la flamme pour l’éteindre. Observez bien la fumée, personnellement je suis persuadé que la fumée est l’âme de la flamme qui a vécu ces deux minutes ; donc rien ne se créer, la flamme était latente(4) et dans l’ordre des possibles, et éteinte, elle est simplement AILLEURS. C’est aussi simple que cela. Et si quelqu’un est capable de construire un instrument, pour faire revenir la flamme de la bougie dans sa vie de deux minutes, il aura effectivement remonté la chronologie de l’état de la bougie, tout du moins de l’une des multiples chronologies des possibles !… D’où la nécessité d’une SELF ou bobine d’ACCORD pour entrer précisément avec ce MOMENT ET ESPACE OU PORTION D’ESPACE LÀ (la génération par Division).

D’un autre côté et tout proche de ce problème de temps existe la Transcommunication (sorte de téléphone et video camera avec les esprits ou les personnes disparues, et qui frise la nécromancie ou le spiritisme). Mais ATTENTION : essayer de dialoguer avec les disparus proche de sa famille comporte les risques de ne pas pouvoir faire le travail du deuil.

J’ai personnellement expérimenté par accident l’effet Larsen vidéo décrit dans le site transcommunication instrumentale (TCI). Après avoir pointé, je répète par accident, ma caméra vidéo noir et blanc à l’époque sur l’écran du moniteur de contrôle image, j’ai vite déplacé l’angle de l’objectif pour sortir de l’effet Larsen de l’écran, car c’était très angoissant : l’écran du moniteur était démultiplié à l’infinie avec un dégagement de quelque chose d’étrange qui fluait constamment de l’écran.

Un exemple célèbre de transcommunication ayant débouché sur une vision du passé est celle du père François Brune ; et surtout du père Pellegrino Ernetti et son invention à visualiser et écouter le passé : le Chronoviseur. Mais dans cette dernière histoire mystérieuse il manque cruellement de preuves, où elle sont si terrifiantes qu’on les caches bien, car ce pourrait être une « arme » aussi puissante que la Pierre Philosophale de l’Alchimiste, et capable de détruire complètement un monde ou même une planète. Imaginez que l’on pourrait avec cette machine temporel faire voir tout ce que l’autre pense… puisque les pensées sont aussi des ondes
Il faut savoir que le père Ernetti était musicologue et a analysé des chants grégoriens.

Rappel : le Tore semble une composante essentielle du temps. Nous sommes au moins deux à l’avoir expérimenté ! Par contre l’auteur de l’article sur le site Quanthomme ne parle pas de couleurs ? Pourtant qui dit lumière dit couleurs. Cependant son temps trinitaire (sens, densité, présent) est très pertinent ; mais je ne sais pas ce qu’il fait ou entend par l’idée d’Instant ? Il ne distingue pas non plus les mots Science et Technique ! ni d’ailleurs le sens du mot Science.

TORE ET SPIRALE : La Spirale figure la PIERRE PHILOSOPHALE : ”Fixation Cavalante” ou Ordre de l’Être au sein du changement ; soit un équilibre toujours en mouvement. Par exemple la Spirale logarithmique possède la propriété de croître d’une manière terminale sans modifier la forme de la figure totale et d’être ainsi permanence dans sa forme malgré sa croissance asymétrique.
Gilbert Durand disait que la Spirale assurait la permanence de l’Être dans les fluctuations du changement ; ce qui est une autre définition de la ”Fixation Cavalante” ou Pierre Philosophale. Le solstice d’hiver est symboliquement le moment ZÉRO de la cosmologie Maya, qui a pour symbole la Spirale. C’est l’Instant critique, le « Fermez les Bouches » où il faut assurer le re-départ du cycle annuel, sans lequel ce serait la fin du monde. C’est pourquoi les Aztèques pour donner force et sang au Soleil pratiquaient des sacrifices humains.
La Spirale Involution-Évolution rejoint le symbole de la ROUE QU’ELLE ÉGALE ET DÉPASSE en fréquence dans les représentations celtiques (métallurgie, céramique, monnaies, etc.). La Spirale est symbole cosmique et on la retrouve gravé par les Celtes sur les Dolmens ou ornements mégalithiques.

Existez-vous dans votre sommeil ?
– Question : Oui. J’existe
– Maharshi : Le même être est maintenant éveillé et pose ces questions. N’est-ce pas ?
– Question : Oui.
– Maharshi : Ces questions ne se posaient pas dans votre sommeil. N’est-il pas vrai ?
– Question : C’est exact.
– Maharshi : Pourquoi ne se posaient-elles pas ? Parce que vous ne voyiez pas votre corps et que vous ne pensiez plus. Vous ne vous identifiiez pas à votre corps ; aussi, ces questions ne se posaient-elles pas. Elles reviennent maintenant à cause de votre identification au corps. N’est-ce pas ainsi ?
– Question : Oui.
– Maharshi : Voyez maintenant quelle est votre nature véritable. Est-ce celle qui est libre de pensées ou celle qui est pleine de pensées ?
L’existence est continue. Les pensées sont discontinues. Lequel des deux est donc permanent ?
– Question : L’existence.
– Maharshi : C’est cela. Réalisez-la. C’est votre nature véritable. Votre nature est simplement être, libre de pensées.
C’est parce que vous vous identifiez au corps que vous désirez connaître la création. Le monde et les objets, y compris votre corps, apparaissent à l’état de veille et disparaissent pendant le sommeil. Mais vous existez tout au long de ces états. Qu’est-ce qui persiste alors tout au long de ces états ? Trouvez-le. C’est votre Soi.
– Question : Supposons que je l’aie trouvé. Et alors ?
– Maharshi : Trouvez-le d’abord, et vous verrez. Il n’y a aucun intérêt à poser des questions hypothétiques.
(Entretien 610 du 18-1-1939).

YA UN PROBLÈME, CELUI DE LA RAISON QUI NE FONCTIONNE… QU’À MOITIÉ : À L’ÉTAT DE VEILLE, ET DONC DANS UN SYSTÈME ENTROPIQUE OÙ LE RÉSERVOIR SE VIDE MAIS OUBLI DE SE REMPLIR, COMME UNE LOI DE SUCCION À L’ENVERS !
Si les « soucoupes volantes » sont visibles à l’état de veille, elles devraient l’être aussi à l’état de sommeil profond, surtout dans cet état.

En haut de page photo des Ramoneurs, Extraterrestres sans dualité jour-nuit ou veille-sommeil et piton rocheux idole du film de Spielberg, et rêve = même Soi, aussi appelé « Voyage de la Compost » [engrais, Compostelle] dans la Tradition :
Un pieux rabbin de Cracovie, le rabbin Eisik, eut un rêve qui lui demandait d’aller à Prague, là, sous le grand pont menant au château royal, il devrait y trouver un trésor caché. Comme le rêve se reproduisit trois fois, le rabbin se décida à partir. Arrivé à Prague, il trouva bien le pont, qui était gardé jour et nuit par des sentinelles. Il n’osa pas fouiller.
En rôdant toujours aux alentours, il attira l’attention du capitaine des gardes. Le capitaine lui demanda s’il avait perdu quelque chose. Avec simplicité le rabbin lui raconta son rêve. Le capitaine éclata de rire : « Vraiment pauvre homme ! », lui dit-il, « Tu as usé tes souliers à accomplir tout ce chemin uniquement à cause d’un rêve ? Quelle personne raisonnable croirait à un rêve ? » Le capitaine, lui aussi, avait entendu une voix en rêve : « Elle me parlait de Cracovie, m’ordonnant d’aller là-bas et de chercher un grand trésor dans la maison d’un rabbin dont le nom était Eisik (le rabbin rêveur), Eisik fils de Jekel. Le trésor devait être découvert dans un coin poussiéreux où il était enterré derrière le poêle ». Mais le capitaine des gardes n’ajoutait aucune foi aux voix entendues en rêve : l’officier était une personne « raisonnable ». Le rabbin s’inclina profondément, le remercia et se hâta de rentrer à Cracovie. Il creusa dans le coin abandonné de sa maison et découvrit le trésor qui mit fin à sa misère.

Ce récit du ”Tout est dans Tout” est identique à l’exemple du PUITS(3) et aux nombreux exemples du ”collier de la femme” donnés par Ramana Maharshi :

  • « Une femme portait un collier autour du cou. Ne s’en souvenant plus, elle se mit à le chercher, questionnant son entourage. Une de ses amies, se rendant compte de ce qu’elle cherchait, lui désigna le collier autour de son cou. La femme le toucha de ses mains et fut aussitôt rassurée. Avait-elle récupéré le collier ? Là encore, l’ignorance causa la douleur et la connaissance, le bonheur.
    Il en va de même en ce qui concerne l’homme et le Soi. Il n’y a rien de nouveau à gagner.
    L’ignorance du Soi est responsable de la souffrance présente ; la connaissance du Soi apporte le bonheur.
    De plus, si quelque chose de nouveau doit être obtenu, cela implique que c’était absent auparavant. Ce qui a été une fois absent peut disparaître encore. Ainsi, le salut ne serait pas permanent. Mais le salut est permanent parce que le Soi est ici et maintenant, et éternel.
    Les efforts de l’homme sont donc dirigés vers la disparition de l’ignorance. La Sagesse semble survenir, alors qu’elle est naturelle et toujours présente. (Ramana Maharshi, entretien 63 du 6-7-1935).
    Le trésor que tout le monde cherche : LA LIBÉRATION, n’est pas « ailleurs » mais seulement ICI ET MAINTENANT, DANS L’INSTANT : IL EST DERRIÈRE LE POÊLE, SYMBOLISANT L’ATHANOR, LE CŒUR, LE CENTRUM CENTRI : IL SUFFIT SEULEMENT D’UNE PETIOTE ÉNERGIE POUR Y « DESCENDRE » OU RETOURNER LA LUMIÈRE.

IL EN EST DE MÊME ESPÉRER RENCONTRER UN « GENTIL » EXTRATERRESTRE OU « GENTIL MESSIE » QUI VIENDRA SAUVER ET GUÉRIR TOUS LES CANCERS DE L’ACTUELLE RONDE HUMAINE.
RETOURNER LA LUMIÈRE : le COMPOST, le chemin de Compostelle est la signification de cette voix intérieure guidant nostre recherche : seul le COMPOST sera révélateur : « UN TRÉSOR EST CACHÉ DEDANS », dit le laboureur à ses enfants dans la fable de La Fontaine.

L’évidence ou la Tautologie telle que « Je suis ce JE-SUIS » est ce qu’il y a de plus difficile à penser, puisqu’il faut du TEMPS qui n’existe pas pour cela !…..

  • « Les perceptions participent de l’état dans lequel on se trouve, quel que soit cet état.
    L’explication en est que dans l’état de veille (jâgrat), le corps grossier perçoit les noms et les formes eux aussi grossiers ; dans le svapna (état de rêve), le corps mental perçoit les créations mentales sous leurs multiples noms et formes ; dans la sushupti (état de sommeil profond), il n’y a plus d’identification avec le corps et donc pas de perceptions ; de même, dans l’état transcendantal, l’identité avec le brahman [le Soi] met l’homme en harmonie avec toutes choses, et il n’y a rien qui soit séparé du Soi ». (Ramana Maharshi 2, 15-5-1935).

Comme il y a de « l’extraterrestre » dans la luminosité des personnages de la photo des ramoneurs par Charles Nègre, comme il y a de l’extraterrestre et absence de temps dans la Tautologie « Je suis ce JE-SUIS » et celle de :

  • Il est mort un vendredi
    Le dernier jour de son âge.
    S’il fût mort le samedi,
    Il eût vécu davantage.
    TOUJOURS LA MUSIQUE ALCHIMIQUE DE THÈME ET VARIATION DONT LA VARIATION DEVIENT À SON TOUR LE THÈME QUI DEVIENT ENSUITE VARIATION, THÈME-VARIATION DU THÈME ORIGINEL, ETC…

L’HOMME DORT PARCE QU’IL SE CROIT LE CORPS QU’IL FAUT « REPOSER ». VOILÀ LA DIFFÉRENCE AVEC « L’EXTRATERRESTRE » OU LE « DIEU » VENU TEL LE MESSIE OU LE « ZORRO » DE LA CHANSON D’HENRI SALVADOR.

LE ’EST’ LE PUITS, LA LUCE-LUCIOLE DU SANS COMMENCEMENT NI FIN. Le PUITS représente la VRAIE PAIX, L’ABSENCE DE RACINE DU MAL LA DUALITÉ DEDANS-DEHORS ET SA SAISIE INHÉRENTE À L’EGO. LE PUITS, C’EST L’HUMAIN LUI-MÊME.

Notes.
1. CON-SPIRATION = TÉTER MA MÈRE : SOUFFLE, ESTOMAC, CABIRES.
CONNAÎTRE SOI-MÊME PAR SOI-MÊME OU TÉTER MA MÈRE :
Le mot ESSENCE renvoie directe vers la fin du Verset 20 du Tao-tö king :
[…]
Tout le monde a sa richesse,
moi seul parais démuni.
Mon mental est celui d’un ignorant
parce qu’il est très lent.
Tout le monde est clairvoyant
moi seul suis dans l’obscurité.
Tout le monde a l’esprit perspicace,
moi seul ai l’esprit confus
qui flotte comme la mer, souffle comme le vent.
Tout le monde a son but précis,
moi seul ai le mental obtus comme un paysan.

Moi seul, je diffère des autres hommes
parce que je tiens à téter ma Mère [au sens du cours banal et ordinaire en lui-même toujours extra-ordinaire parce que SINGULARITÉ, AINSITÉ, et seul de son EST, seul de son ”Je suis ce JE-SUIS”].
(Traduction : Liou Kia-hway)

LA MÈRE, L’ESSENCE, au sens de Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux, lettre 47 : « C’est que je veux bien fabriquer, ce que j’ai fait toute ma vie. Mais je ne veux pas être « fabriqué ». Je veux être soumis aux Essences mais non aux accidents [le spatio-temporel et les opinions, l’histoire, LA LOI des régimes et de leurs institutions]. C’EST CELA LA LIBERTÉ ».
« Moi seul, je diffère des autres hommes parce que je tiens à téter ma Mère » : c’est seulement en demeurant dans cet état que l’on est libéré.

2. Avec sa caméra et un peu par accident, George DeLaWarr photographia à Londres en 1951 une scène de son propre mariage : en 1928 à Nottingham !

– Q. : Un de mes assistants a été tué durant la guerre. Neuf ans plus tard, une photographie fut prise d’un groupe de ses amis. Sa forme apparaît sur la photo. Comment est-ce possible ?
– M. : Il est possible que des pensées se soient matérialisées… Allez à la racine de cela.
– Q. : Comment ?
– M. : Si le chemin était extérieur, des indications seraient possibles, mais il est à l’intérieur de vous-même. Cherchez en vous-même. Le Soi est toujours réalisé. Seul quelque chose qui n’a pas encore été réalisé peut être recherché [ce qui engendre le TEMPS ET SA MISE EN VALEUR]. Mais le Soi est à la portée de votre expérience.
(Ramana Maharshi 164, 24-2-1936).

3. De Akasha (mot sanskrit) : sorte d’Éther ou fluide ou pré-physique de toute chose, comme un potentiel en balade.
« Tant que le mental sera considéré comme une entité de ce genre [des ”cellules” ou ”neurones” dans le cerveau], les doutes persisteront. Mais, qu’est-ce que le mental ? Réfléchissons-y. Quand l’homme sort de son sommeil, il perçoit le monde. Cette perception vient après la pensée ‘je’. Puis, la tête se soulève et le mental devient actif. Qu’est-ce que le monde ? C’est l’ensemble des objets répandus dans l’espace.
Qui contient cet ensemble ? Le mental. Mais le mental qui contient l’espace (âkâsha) ne serait-il pas lui-même espace ? L’espace est l’éther physique (bhûtâkâsha). Le mental est l’éther subtil (mano’kasha) qui est, lui, contenu dans l’éther transcendantal (chidâkâsha). Le mental est donc le principe éther (âkâsha-tattva). L’éther étant le principe de la connaissance (jnana-tattva), la métaphysique identifie le mental à l’éther. Le considérant comme tel, il ne devrait plus y avoir de difficulté à réconcilier la contradiction apparente contenue dans la question. Le mental pur (shuddha-manas) est éther. Les aspects dynamiques (rajas) et engourdis (tamas) du mental se manifestent sous forme d’objets du monde grossier. Par conséquent, l’Univers entier n’est que mental [le scribe de la page souligne].
Prenez encore l’exemple d’une personne qui rêve. Elle s’installe dans une pièce dont les portes sont fermées de façon à ne pas être dérangée durant son sommeil. Elle ferme les yeux pour ne voir aucun objet. Et pourtant, lorsqu’elle rêve, elle voit tout un monde dans lequel des gens se meuvent et elle-même parmi eux. Tout ce monde est-il entré par la porte ? Non, il lui a simplement été présenté par son cerveau. Mais s’agit-il du cerveau du dormeur ou du cerveau du personnage du rêve ? Bien entendu, de celui du dormeur. Comment se peut-il alors qu’un monde aussi vaste puisse être contenu dans des cellules aussi minuscules ? L’explication en est que l’Univers entier n’est qu’une pensée ou une série de pensées ». (Ramana Maharshi 451, 4-2-1938).

4. Flamme était latente à l’image du PUITS :
Pour creuser un puits, il nous faut creuser une énorme fosse. L’âkâsha (espace) ainsi dégagé n’a pas été créé par nous. Nous avons simplement enlevé la terre qui remplissait l’espace. L’espace était toujours là et il l’est aussi maintenant [c’est aussi une définition du sens du mot ESSENCE : S en CE-la [le Fils], le S vibration du TOUT se manifestant…]. « De la même manière, nous devons simplement évacuer [et non remplir] tous les vieux samskâra (tendances) qui nous habitent. Quand ils auront été abandonnés, le Soi resplendira seul [ça s’appelle aussi ”Renoncement” ou ”Putréfaction”] ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 9-1-1946, après-midi).
« De plus, si quelque chose de nouveau doit être obtenu, cela implique que c’était absent auparavant. Ce qui a été une fois absent peut disparaître encore. Ainsi, le salut ne serait pas permanent. Mais le salut est permanent parce que le Soi est ici et maintenant, et éternel ». (Ramana Maharshi, entretien 63 du 6-7-1935)

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