TRANSE : tout commence par la perte

TRANSE : tout commence par la perte
TRANSE : étymologie de 1360 : agonie, du 11è siècle = de transir = passer, partir, trépasser ; aussi : transition, PASSAGE (Gate Gate), transite.

TOUT COMMENCE PAR UNE ACTION DE NON FAIRE/FER, parce que le FAIRE/FER ÇA ROUILLE. Se disposer à, consiste en premier à NE PAS FAIRE, donc NE PAS INTERFÉRER AVEC SON MENTAL, AVEC SA ”RAISON”. IL Y A DONC UN MYSTÈRE ET C’EST LE MYSTÈRE AU FOND DE SOI ET AU-DELÀ DE SOI, qui, à l’occasion d’une GATE GATE(1) NOUS FAIT DANS L’INSTANT DEVENIR « L’AUTRE », IL Y A « ÉCHANGE DE SPATIO-TEMPOREL », pour faire référence à Savinien de Cyrano de Bergerac(2).

TOUT COMMENCE PAR UNE ACTION DE NON FAIRE/FER, parce que le faire, l’ordre ou l’organisation pensé par le mental humain est DÉSORDRE, CHAOS, car toute chose s’ordonne d’elle-même dans le déploiement de son AINSITÉ(4) lorsqu’il n’y a pas d’interférence, de parasite, de déviation.

XUN en chinois évoque ce GATE GATE au sens de LA TEINTURE(3).
XUN décrit l’action insaisissable de l’Ainsité(4)
Bref, s’il se passe quelque chose entre deux êtres, ce n’est que par LA PERTE, LA PRÉSENCE D’ABSENCE, ET C’EST LE TERME CHINOIS ‘FOU’ (fû) en haut de page.

符 fû : signe, marque, symbole, tableau magique, talisman, s’accorder avec, être conforme à.

Le , TRANS-MISSION la Vraie Télépathie et l’arme ultime contre le Nouvel Ordre Mondial ou « Globalisation DU FAUX heureux » puisque « Royaume de Dieu (Juif) sur Terre » avec ses lendemains qui chantent au formatage démocratie.

Fû : sens de gonflé, plein (de vide), sac, outre ; soufflet : outre gonflée (on avale le souffle cosmique comme « nourriture d’immortalité » dans la Taoïcité).
Soufre : comme en sculpture, cela doit pousser de l’intérieur vers l’extérieur. (Comme l’écrivait le sculpteur Auguste Rodin). La Forme/Volume doit être “habillée” d’énergie, comme “gonflée”. Ce que mentionne Fabre d’Olivet cité ci-dessous est appliqué d’instinct par le sculpteur Auguste Rodin : cela doit pousser de l’intérieur vers l’extérieur, la Forme/Volume doit être “habillée” d’énergie, comme “gonflée” ou ”bien nourrit”.
COMME GONFLÉE PAR LE Soi, la mystérieuse AINSITÉ DANS L’ABÎME SANS FOND DE L’ÊTRE. C’est là LA NUIT OBSCURE DE JEAN DE LA CROIX, la NUIT OBSCURE DE LA SPIRITUALITÉ où il se passe QUELQUE CHOSE ENTRE DEUX ÊTRES : caillou, plante, animal, humain, etc.
BOULE, BL, le BLANC du Centre nulle part, le Blanc de l’Instant, ce BL décrit par Fabre d’Olivet dans : La cosmogonie de Moïse, dans : La langue hébraïque restituée.
L’énergie en force dilatante (spirale, spiration, inspira et expiration) agissant du centre, qui est nulle part, à la circonférence EN AMPLIFIANT TOUTES CHOSES, COMME DANS UNE ESPÈCE DE ”BOUILLONNEMENT” et de boursouflure en une chose qui se transporte ou se boule-verse SANS ÉVOLUTIONNISME OU AUGMENTATION DE VOLUME (page 196 du livre de Fabre d’Olivet)
La TRINQ, en hébreu, TR-INQ, est la LOI DE SUCCION VULGAIRE ou « attraction universelle » : SON PRODUIT SERA DISTRIBUÉ PAR LE CUL, VIA LES INTESTINS. ET C’EST CETTE PRODUCTION QUE PRÉFÈRENT LES MOUCHES (”à merde”). La production des esclaves du JARDIN, les agriculteurs du Jardin…. LA PRODUCTION RÉSERVÉE AUX MAÎTRES COMME DE NOS JOURS LA PRODUCTION DES SALARIÉS RÉSERVÉE AU MÊME RÉSEAU DE MAÎTRES……….

signifie aussi soumettre (être sous le charme de, comme l’auréole du saint charme ceux qui sont proche, comme le Talisman charme celui qui le porte). Dans la Taoïcité le mot « Fou » désigne autant les charmes magiques des Taoïstes que le contrat passé entre deux parties et qui uni ces parties et qui est témoignage que LE VIDE EST TOUT. Il y a bien longtemps les deux parties étaient symbolisées par une planchette de bois ou de métal que l’on partageait en deux entre les deux parties intéressées. Les deux moitiés devaient être réunies pour « faire foi », comme on dit. Le terme Fou est couramment défini par le mot « sin », la foi, le crédit, la sincérité. Autrefois il n’y avait pas besoin de planchette de bois ou de métal car la Foi seule suffisait pour que soit tenu l’engagement pris de cœur à cœur. Évidemment par la suite et à cause du mental ça se dégrada : il fallut d’abord s’appuyer sur la parole (on sortait de la Vraie Télépathie), puis sur le serment orale (rituel), et à la fin sur un contrat attesté par un objet dont chacun gardait la moitié (k’i, fû ou kiuan) ; cet objet est alors appelé sin, la foi. Autrefois les banquiers s’appelaient « marchands de confiance ».

« Les Fû [pas de s] contresignaient en particulier le lien qui unissait le vassal à son suzerain, le premier promettant fidélité et le second s’engageant à récompenser les services rendus. Le suzerain, lors d’assemblées féodales tenues régulièrement, « unissait les fou » (ho fou) pour attester le contrat juré ainsi passé entre ses vassaux et lui. Plus tard, les fou font office de lettres de créance, de signes de reconnaissance et d’insignes de fonction. Ils servirent sous Wang Mang, au début de notre ère, de titres de voyage que l’on présentait de relais en relais. Les mots de passe, passeports ou ordres de mission, sont aussi des sin-fou ou des fou-sin. […] Le fou est le gage d’un contrat par lequel le donateur s’oblige à l’égard du donataire ». (Référence : Méditation taoïste, d’Isabelle Robinet).

Le c’est encore Mat, le Clown ; mais aussi le « Crétin » (Chrétien), lequel au début était représenté par un âne ; le Clown c’est encore le FARFELU (de Frère Feuillu selon Grasset d’Orcet, Frère Feuillu ou L’HOMME SAUVAGE ci-dessous) ; mais encore l’Assassin (hachischien) et le Clown de « clunus » (Paysan). Le Fou c’est l’inspiré, le poète, enfin : tous ceux qui échappent à la pensée unique ou Super Grégarisme mondialisé maintenant. Le Fû est libéré de la « raison » (cet organo-mécanisme) puisqu’il la perd ! Et comme les perruques poudrées des « lumières » ne juraient que par leur raison, la mode de « soigner » cette raison ne pouvait que se développer tout au long du développement de la mécanisation des humains pendant le 19è siècle. Derrière le mot « Folie » se cache la TRANSCENDANCE et se rapproche du Réalisé, du Bienheureux ou Adepte (qui dans la taoïcité est représenté en image comme un idiot, un « simple d’esprit »).
Quant au Clown, il est pur anarchiste : aucune autorité ne peut l’atteindre, il est anti-chefferie ; il est comme « l’envers de la médaille » du conformisme et de l’idée reçue du dehors. LE RIRE EST UNE FORMIDABLE ARME CONTRE TOUTE AUTORITÉ, TOUTE OPPRESSION, CONTRE TOUTES PEURS.

Dans le Tarot le Fû c’est Mat, comparable à la Déesse égyptienne MAÂT (la Femme de Ménage du cosmos). Mat et Maât sont hors jeu, hors du spatio-temporel, surtout échappant au 10.000 ans de la voie de l’Agriculture. Mat a la besace vide, comme le mot Fou des Taoïstes, mais une besace rose, comme sa peau, indiquant ainsi sa nature humaine et animal (renforcée par la présence du chien le mordant). Mat comme Maât ne peuvent qu’être EN MOUVEMENT. Mat, Maât, ou le Fou Taoïste figurent le VIDE, L’ABSENCE ATTRACTIVE OU AU-DELÀ. DONC LE SOI OU INSTANT TOUJOURS EN MOUVEMENT DU FIXE.
MAÂT ET MAT C’EST PAN, LE TOUT, LA CONNAISSANCE.

RIRE ou TRANSE-en-Danse (montée en ”neige”, eau : la Materia prima, l’Homme Nouveau, pas celui de ”l’homme augmenté” à coups de quincaillerie transhumanistes des industries du capitalisme).

Encore une fois, LE RIRE, LE FOU et Fû sont des armes imparables de DESTRUCTION DU NOUVEL ORDRE MONDIAL (autrefois le fou aux côtés du roi était là pour le mettre en garde contre l’abus de pouvoir, l’abus de toute autorité, l’abus de toute organisation).
À l’Âge d’Or, le rire était quotidien. L’arme ultime du FOU EST IMPLOSIVE et idéal envers et contre cette civilisation entièrement bouffée par sa technologie. Par exemple : imaginez si tous les salarimen, cadres, traders, employés d’une grosse multi-nationale (genre Goldman Sachs ou Unilever) se mettaient à RÊVER ÉVEILLÉS SUR LE TAS. Dehors le travail en tous genres, que du rêve, du délire, de l’orgie, UNE FÊTE DIONYSIAQUE QUI SURGIRAIT TOUT À COUP DES ABÎMES DE L’HOMME-MACHINE ET SE PROPAGERAIT DE PROCHE EN PROCHE ENTRAÎNANT PEU À PEU JUSQU’AUX GRANDS SYNDICATS, JUSQU’AUX PATRONS, JUSQU’À WALL STREET ET À LA CITY DE LONDRES DANS UNE GRANDE SATURNALE (sens de égalité) qui transformerait l’Occident et sa « démocratie » industrielle en un gigantesque ASILE DE FOUS DONT LES « PRIMITIFS » DU TIERS-MONDE (pays en voie de développement, ou « émergents » comme la langue de bois les nomme) DEVIENDRAIENT LES PSYCHIATRES DES COUILLES EN OR OU CAPITALO-SOCIALISTES.
OUI, NOUS LE POUVONS, IL NE FAUT PAS LAISSER LE POUVOIR NATUREL DE RÊVE À L’INDUSTRIE D’HOLLYWOOD, car la technologie mécaniste amorcée au 19è siècle et avec le freudisme confirme que le RÊVE est une fonction mentale aussi nécessaire à la vie, SINON ESSENTIELLE, que la simple respiration physique par les poumons.

  • Cette fréquentation entre deux NON-ÊTRES, ce minimum ”social”, peut dépasser infiniment loin la relation duelle que l’on retrouve encore de nos jours entre vendeur-client, maître-disciple, employé-patron, relation liée aux attachements ou loi de succion vulgaire et liée aux identifications par l’ego, liée au fantasmes qui tous constituent notre mode principal de fonctionnement par l’ego.
    Nous sommes l’arme ultime contre cette civilisation technologique du N.O.M. et ainsi nous pouvons la faire s’écrouler. RÊVER, RÊVER, RÊVER POUR METTRE FIN À TOUTE CHEFFERIE COMME LE MONTRE MAT ET MAÂT, car notre civilisation mondiale est SOUS NÉOPLASIE MALIGNE : un groupe tissulaire ou cellulaire est mécontent de l’ensemble de l’organisation qui l’a jusque-là géré, et qui fait scission, révolution, s’autonomise, RETROUVE LE SAINT CHAOS (le ‘EST’, le JE-SUIS, pas de Mal-à-Dit) DE L’ÂGE D’OR OÙ TOUT EST POSSIBLE, RIEN N’EST IMPOSÉ, RIEN N’EST NÉCESSAIRE, TOUT EST GRATUIT, LÀ OÙ TOUTES LES MÉTAMORPHOSES SONT POSSIBLES, soit les tissus embryonnaires. Les noyaux cellulaires, vraies centrales énergétiques et informatiques de l’organisme cellulaire, se désolidarisent de la centrale informatique générale de l’organisme total, le système nerveux notamment, et régressent à un « régionalisme » archaïque, voir à une autonomie possessive et consommatrice, un ÉGOÏSME D’ÊTRES UNICELLULAIRES, et alors ils forment un ensemble de multiples séparatifs, des unités qui vont cahin-caha prisonnier de leur dualité, essaimant de proche en proche, ou à distances (métastases), et finissent par submerger l’organisme total. C’est l’implosion de notre civilisation actuelle (implosion encore latente mais proche de se réaliser).
    LE VRAI RÉEL n’est pas dans la pensée unique, mais il est un peu plus loin, pourtant dans Ici et Maintenant.

Fû : outre gonflée, ABSORBER LA LUMIÈRE (fou kouang), très important chez tous les mystiques, et la lumière prend une grande place dans la Taoïcité. « Le terme qui désigne les esprits, chen ming, comprend celui de « lumière », ming, et indique « le Soleil qui se lève plein de vie à l’Orient et se couche et meurt à l’Occident », indique Isabelle Robinet dans le livre cité. Se nourrir de lumière est l’équivalent de LA NOURRITURE PRANIQUE : FUSIONNER AVEC LES ASTRES.
« Le souffle pourpre (du Soleil) s’amoncèle et descend couvrir le corps (de l’Adepte). Celui-ci pense qu’il est dans la lumière du Soleil. La lumière du Soleil entoure son corps, et il monte au Palais du Yang universel ». Le Yu yi Kie lin king le décrit qui « voit les cinq couleurs qui sont dans le Soleil ruisseler en halo, gagner tout son corps et descendre jusqu’à ses pieds ; puis, se concentrant, il fait monter les cinq souffles jusqu’au haut de son crâne. Alors les cinq couleurs du halo flottant formé par la lumière du Soleil pénètrent toutes dans sa bouche. Puis, à l’intérieur de cette nuée flottante que forme la lumière du Soleil, apparaît spontanément un Souffle pourpre grand comme la pupille de l’œil ; il s’étage en dix couches et flamboie au centre de la lumière aux cinq couleurs. Il s’appelle ”la Racine volante, Mère des eaux”. Avec les cinq souffles, ils pénètrent tous dans la bouche ». L’adepte alors les avale, et prononce une invocation adressée au « Souffle écarlate de la Fournaise rouge », le Soleil ». Cet exercice se termine par un embrasement général de toute la personne du visionnaire porté à l’incandescence [la lumière doit pénétrer dans la personne et le visionnaire devient lumière lui-même, bref, il devient comme un astre lumineux à l’identique des Sages de l’Antiquité ; et les astres se marient avec son corps] ».

Depuis plus de 10.000 ans les êtres humains nient le réel, REFUSENT LE GRATUIT NATUREL MAIS PRÉFÈRENT ALIÉNER LEUR LIBERTÉ AU PROFIT D’UN ARTIFICIEL ORDRE IMPOSÉ. Inventer le troc puis l’argent c’est refuser le Gratuit, donc refuser le réel. Depuis 10.000 ans, le monde ne souffre pas de devoir « finir en fin des temps », il souffre de ne pas avoir encore commencé : TOUJOURS AUCUN BIG BANG !!!

Notes.
1. LE PASSAGE, LE SENTIER OU TAO, LE GATE GATE (« Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant [Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi]) À LA LIMITE que représente toute TRANSMUTATION ou SURFEU qui se manifeste dans le minéral, le végétal, l’animal et l’humain. Le SURFEU symbolisé par L’OUROBOROS : quand l’ÉNERGIE se dévore elle-même en SPIRATION, quand la puissance se retourne contre soi, alors l’Être se totalitarise enfin à l’instant de sa perte ou RENONCEMENT-PUTRÉFACTION apportant la Preuve absolue de son JE-SUIS. C’EST LE SURFEU, LE GATE GATE, LE PASSAGE.

2. QU’’EST-CE QUE L’ÉNERGIE DU QUALITATIF ? C’EST LA FUGACITÉ DU BLANC DE L’INSTANT, EN PAS MÊME SE PLANQUER DANS CE BLANC, DANS CE « SANS TRACE », qui exige une stricte coïncidence entre les modifications de l’observateur, le sujet, et son objet observé.
Alors, à aucun moment, la TRANSMUTATION DU SUJET N’EST SÉPARÉE DE CELLE DE L’OBJET, si bien que dans cette COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM INSAISISSABLE, un POINT FOCAL EST ATTEINT entre le monde du DEDANS AU DEHORS, ET LE MONDE DU DEHORS QUI SE TRANSMUTE EN DEDANS, JUSQU’AU JAILLISSEMENT DE LA FOUDRE OU DE L’ÉCLAIR (Illumination, Éveil). Ici Nous avons la VRAIE DÉFINITION DU SENS DE L’ÉCHANGE étonnamment montré par Savinien de Cyrano de Bergerac :

« Ayant serieusement medité sur la nature du mouvement, il me semble que tout ce que nous pouvons en dire pour expliquer la connoissance que nous en avons, consiste à dire qu’il est le passage d’un corps du voisinage de certains estres dans le voisinage d’autres estres. Et en cela je m’éloigne un peu du sentiment du vulgaire [le conventionnel] qui le définit le passage d’un corps d’un lieu en un autre ; car il conçoit tous les corps logez dans une étendue ou espace de laquelle ils diferent réellement ; de sorte qu’attribuant des parties à cette étendue, il conçoit le corps mobile appliqué successivement au lieu dont il est contenu. Cette pensée serait raisonnable, si ce qu’il supose est vray : mais comme nous avons rejetté cette prétendue extension, parce qu’elle est la matiere mesme, nous sommes obligez de considérer cette mobilité à l’égard des parties de la matiere, & non pas de ce lieu imaginaire qui n’a point de parties, puisqu’il n’a pas d’extension. Se mouvoir donc, c’est se détacher de certaines parties d’un corps, pour s’appliquer à d’autres : & parce que tout détachement est réciproque, c’est-à-dire qu’un corps ne se sçauroit détacher d’un autre, que cet autre ne se détache en mesme temps de luy ; il s’ensuit que l’on ne sçauroit concevoir qu’un corps se meuve au respect d’un autre, que cet autre ne se meuve au respect de celuy-cy ; & par consequent si je fais une pirouette dans le Monde à l’entour de mon propre centre, ou bien si je demeure sans bouger dans le mesme lieu (ce qui est encore la mesme chose) il s’ensuit à cause que les parties du Monde qui m’environnent se détachent de certaines parties de la surface de mon corps pour s’appliquer à d’autres ; il s’ensuit, dis-je, la mesme chose, si je me suis meu dans le Monde autour de mon centre, que si toutes les parties du Monde se sont meuës à l’entour de moy. Vous ne sçauriez donc prononcer que l’un se meuve plutost que l’autre, si ce n’est sous certaines considerations, dont la meilleure que vous puissiez avoir, c’est d’attribuer le mouvement au corps, dans lequel est la cause du détachement, & le repos de l’autre. C’est pourquoy lorsque dans le Monde quelqu’un fera une pirouette, vous direz que c’est cet Homme là qui se meut & non pas le monde, parce que c’est luy qui est la cause du détachement : Nonobstant cette règle, toutefois pour discerner le corps mobile d’avec l’immobile, si un homme dans un bateau estoit emporté au courant de l’onde & de l’air, encore qu’il ne se détache pas des parties du corps voisin qui l’environne, ou si un autre dans un fleuve fait autant d’effort pour monter contre le fil de l’eau, comme le fleuve en employe à l’entraisner vers le bas …. »
(Savinien de Cyrano de Bergerac, Le fragment de physique, chapitre V, Du mouvement et du repos)

3. TEINTURE / TINGERE ou TEINDRE / TINE cuve, baquet, seau, tonneau, récipients pouvant contenir de la Teinture.
TINETTE : tonneau, baquet (1231), du latin tina (vase pour le vin). Depuis 1836, rien ne vient du hasard, c’est un baquet servant au transport des matières fécales, pour se vider le ventre, et qui suppléait à l’absence de fosse d’aisances. C’est encore un lieu d’aisances dans les armées : les Chiottes. On peut entrevoir dans cette symbolique de la TEINTURE le négatif et le positif.

Teinture > action sur quelque chose. Le résultat c’est la Teinture.
TEINTURE MÈRE : dissolution d’un corps dans un liquide pour en faciliter l’absorption par l’organisme qu’il « teint » de son pouvoir.

La Teinture est redoutable car elle peut correspondre à la PROPAGANDE, véritable poison du dogme de l’opinion.
La Teinture c’est le Remède universel que l’Adepte trouve en s’aidant de la Matière et de sa Matière. Ainsi tout est possible : le BON comme le MAUVAIS. On voit donc l’effet redoutable de la propagande.
PROPAGANDE possède le sens de RÉPANDRE, PROPAGER, telle la TEINTURE.
Bien-sûr la RELIGION entre dans la TEINTURE. Tout cela entre dans le thème de L’OPINION.

La Teinture est donc d’autant redoutable et douée d’effet que selon la Tradition : les corps n’agissent que s’ils sont en Solution.

SOLUTION [SOLDER, SOLDRE]
C’est le MOUVEMENT, l’écartement de un en plusieurs et de plusieurs en un (en allant vers la Congélation qui lie les plusieurs en un). *Coagulation*
Libéré, dissous : le produit c’est le résultat de Dissolution de la Matière ; intimement liée à la Dissolution.
C’est une SOLUTION LIQUIDE (contraire de Coagulation qui est une SOLUTION DURE).

Trois Solutions :
Animal – Putréfaction
Végétal – Fermentation
Minéral – Liquéfaction
(D’après Pernety, Dictionnaire Mytho-Hermétique).
Les Esprits ne pénètrent et ne s’unissent aux corps que dans la Solution (O ou EAU).

4. Le ”N’ÊTRE PAS”, le NOIR, LE SAINT SILENCE, L’INSAISISSABLE peut se nommer AINSITÉ (ainsi) :
L’Ainsi-Venu ou Ainsité progresse jusqu’au Pays du Rien du Tout (ici Pays désigne l’essence commune à tous les phénomènes ; il est comme la cause ; il pose les particularités qui les distinguent. Y « entrer », c’est en saisir ces trois significations). Une fois au Pays il re-découvre le Zéro Indien ou Énergie inépuisable et gratuite. Il manifeste alors des corps pareils à des reflets de Lune dans l’Eau se réglant sur les désirs et goûts des êtres. Chacun de ses corps est la Transparence même telle libérée du mental et le parcours de la Voix de l’Éveil qui correspond à la Nature absolue.
Ainsité est encore Iti, le Soi, la Seule Réalité, ce qui ne peut être éliminé, le « JE-SUIS », tathata en sanskrit, shinyo en japonais (‘Je’ et ‘je’ et devient ku) : au-delà de l’ego et de ses différences sur-mortelles par leur vulgaire loi de succion et du C(T)OUCHER (identification).

AINSITÉ : ni s’enfuir, ni s’approcher. Le Centre est nulle part et la Circonférence est partout.
Ni apparaître, ni disparaître, seulement « Je suis ce JE-SUIS » ou immortalité, éternité du ‘Je’. Jean Coulonval dans Synthèse et Temps Nouveaux : « Il m’arrive encore de désirer le retour au Néant, l’anéantissement du ‘Je’. Mais, écrivant cela, je m’aperçois que c’est impossible. Retour au Néant ? Mais on ne peut retourner « à quelque chose » qui, par définition, ne peut être le Néant, le Rien. L’anéantissement du ‘Je’ ? Mais ce ‘Je’ est la fine pointe de mon âme, par laquelle je suis une « personne », selon la définition qu’en donne Olivier Clément, par laquelle je touche Dieu, je suis Dieu. Pouvoir tuer mon ‘Je’, ce serait pouvoir tuer Dieu. Idiot, stupide ! Le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source ».

L’œil ne peut fonctionner qu’en utilisant la lumière émanée du soleil, sans cela l’œil est inutile. De même, le jiva ou individu ne peut fonctionner qu’en utilisant la Conscience [le Sel…] qui émane du Soi. Également, de même que l’œil ne peut fonctionner que dans la lumière réfléchie du monde des Essences. Si l’œil se tourne pour regarder le Soi, il sera entièrement effacé et se fondra dans le Soi avec lequel il ne fera plus qu’un, comme le fleuve qui va à la mer ne peut supprimer sa source. C’est le EST, le « Je suis ce JE-SUIS ».

« Si l’œil se tourne pour regarder le Soi, il sera entièrement effacé et se fondra dans le Soi avec lequel il ne fera plus qu’un » = LE ”N’ÊTRE PAS”, LE ”NON-NÉ”, LA COÏNCIDENTIA OPPOSITORUM.

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