UNE Conscience
La Conscience dans le sommeil profond sans rêve est la même qu’a l’état de veille et de rêve.
« Si vous savez ce qu’est cette conscience de veille, vous connaîtrez la conscience qui se tient comme témoin dans les trois états [sommeil profond, rêve, veille]. Cette conscience peut être trouvée en cherchant la conscience telle qu’elle était durant le sommeil profond ». (Ramana Maharshi 13a, 7-1-1935).
Si cette conscience est un « VIDE », POUR QUI, est ce Vide ? Car ON NE SORT PAS DE L’UNIVERS !!! « Cherchez. Vous ne pouvez vous nier vous-même à aucun moment [on ne sort pas de l’Univers….]. Le Soi est toujours présent et subsiste dans les trois états ». (Même entretien).
« Si vous suivez vos pensées, vous serez entraînée par elles et vous vous trouverez dans un labyrinthe sans fin ». (Même entretien). Et c’est un définition de l’opinion et du labyrinthe et les « débats », discussions, polémiques sans fin et qui ont toujours faim ; un faux GATE GATE en somme, une chaîne sans fin de causes et d’effets.
– Q. : Alors je dois remonter à la source de mes pensées.
– M. : Tout à fait ; c’est ainsi que les pensées disparaîtront et que seul le Soi demeurera. En fait, pour le Soi il n’y a ni intérieur ni extérieur(1). De plus, ce sont des projections de l’ego. Le Soi est pur et absolu.
(Même entretien).
Le Labyrinthe consiste en ceci : la conscience de nos jours comme de tout maintenant est une FONCTION, UNE UTILITÉ : la personne, L’USAGER « perçoit » quelque chose, c’est la fonction de perce-voir. Mais, QU’EST-CE QUE LA CONSCIENCE ? Et c’est là qu’entre en fonction le PASSAGE DANS LE LABYRINTHE, aussi appelé GATE GATE.
La perdition dans le Labyrinthe survient par l’utilitarisme, la saisie ou compréhension, donc par coagulation ou fixation : se croire « ARRIVÉ » (on croit sortir du Labyrinthe). Et c’est justement nostre époque qui se croit arrivée à l’ère informatique du tout numérique des industries informatiques du capitalisme, qui coagule, qui fige tout dans une compréhension qui, même intuitive, même pré-conceptuelle, même subtilisée au possible par les calculs d’une ”intelligence artificielle”, se fige en une hyper coagulation nommée « béatitude », « libération », « éternité », « ultime réalité », etc. AUTANT DE RIDEAUX INFRANCHISSABLES, MASQUES DE DUALITÉ SUJET-OBJET OU DE SORTIE DE L’UNIVERS.
Saint Bonaventure : « Jamais l’âme et Dieu ne peuvent coexister ». « ITINÉRAIRE N’EST PAS ITÉRER »(2)
C’est-à-dire qu’on est naturellement EN GATE GATE : « Gate gate pâragate pârasamgate bodhi svâhâ » du Soûtra du Diamant (Allé, allé, allé au-delà, allé complètement au-delà, l’Éveil, ainsi). ON N’ABOUTIT JAMAIS À UNE « ULTIME RÉALITÉ », MÊME À COUPS D’UNE FUTURE « SUPER INTELLIGENCE ARTIFICIELLE » QUI NE SERA QU’UNE SUPER CONSCIENCE COLLECTIVE. Si on CROIT aboutir à une « ultime réalité », on salope la Conscience Infinie ou Soi à coups de dualité qu’on était censé sur le point d’éjecter, ON SE FERME UNE GATE GATE, ON SE FERME UNE PORTE. Et le GATE GATE ou Dhyâna (contemplation, méditation) est la FLUIDITÉ, LA TRANSPARENCE : ON OUVRE DES PORTES, OU OUVRE LES PORTES DES PORTES SANS FIN.
Toute formulation, toute mise en mots, nous enferme alors dans le DÉMON DE L’IDENTIFICATION ET DE LA SAISIE, et plus subtilement encore surtout si on ne conceptualise pas, le risque demeure qu’il reste une trace, une poussière de quelque chose qui pourrait…. L’annulation permanente de toute forme de conscience particulière, la dissolution de toute impression et de tout sentiment au fur et à mesure qu’ils se présentent, constitue l’état du GATE GATE ou Dhyâna.
- « Maintenant, vous identifiez à tort le Soi avec le corps, les sens, etc. Puis vous procédez à leur rejet et cela est neti. Mais vous ne pouvez le faire qu’en vous attachant fermement à ce qui ne peut être rejeté. Et cela est iti [Ainsité, l’Instant, le Soi, le EST] seul ». (Ramana Maharshi 365, 20-2-1937).
S’il y a des germes de permanence ou de coagulation, il y a nécessairement CONFORT, BÉQUILLE, PRISE D’APPUI : A-VISER, RÉFLÉCHIR, ANALYSER, CONSTRUCTION, ORGANISATION(3), ÉTABLISSEMENT D’UNE DEMEURE, ET QUI S’ARRÊTE SE TROMPE, PENSE, RAISONNE.
QU’IL Y AIT QUELQUE CHOSE OU NON, DES PLANÈTES, DES GALAXIES, ETC. CELA NE VOUS, NE NOUS CONCERNE PAS. S’IL Y AVAIT QUELQUE CHOSE IL Y AURAIT SAISIE, comme l’ont si bien compris les paroissiens de Yahvé, les frères Abraham et Simon Oppenheim qui déclaraient ceci en 1840 : « Vendre une perle que vous avez à quelqu’un qui en a envie, ce n’est pas faire des affaires ; mais vendre une perle que vous n’avez pas à quelqu’un qui n’en veut pas, voilà ce qui s’appelle faire des affaires ». (Réf. page 451 du livre de Jacques Attali, Les Juifs, le monde et l’argent).
La Vraie Demeure est celle du SANS DEMEURE : LA MAISON DU « RIEN DU TOUT ».
Le Nirvana ou la Libération n’existe pas, seul le mental humain à l’état de veille pouvait l’inventer ET EN FAIRE SON GRAND BUSINESS MAINTENANT MONDIALISÉ.
Nagarjuna dans la Stance 16,9 : « ”Un jour je m’éteindrai libre de toute appropriation, le nirvana m’adviendra”. Prendre les choses ainsi, c’est le comble de l’appropriation ».
« Un jour je m’éteindrai », ou « Vous ne posséderez rien », équivalant du : « Un jour mon prince viendra » ou « Un jour le messie viendra et il me délivrera ». « Un jour un gentil extraterrestre viendra et il me guérira de mon cancer ». Nostalgie de l’invention de l’éternité ou de la libération.
« [Un jour] vous ne posséderez rien » : cette nostalgie du paradis.
« Celui qui dans l’action peut voir l’inaction, et qui peut voir l’action continuant encore dans la cessation des œuvres, celui-là est parmi les hommes l’homme de raison vraie et de discernement ; il est en Yoga et il est l’Ouvrier universel aux capacités nombreuses [zéro indien…] ». « Ayant abandonné tout attachement aux fruits de ses actions, à jamais satisfait, sans aucune sorte de dépendance, il n’agit pas, bien que [par sa nature] il s’engage dans l’action ». « Quand un homme libéré, délivré de tout attachement, le mental, le cœur et l’intellect fermement fondés sur la connaissance de soi, fait les œuvres comme sacrifice, toute son activité se dissout ». (Bhagavad-Gîtâ, chapitre 4, 18-20-23).
LA DÉLIVRANCE N’EST PAS INDIVIDUELLE, ELLE N’EST DONC PAS DANS LE SOCIALISME DE CETTE SOCIÉTÉ FOURMILIÈRES DES SCHWAB-HARARI ET DE LEUR MONDE INCLUSIF.
LA DÉLIVRANCE N’EST NI DANS LE DEDANS-DEHORS, NI UNE DÉLIVRANCE, comme énoncé plus haut dans le TIQOUN ou réparation juiviste.
DÉLIVRANCE = SANS PENSÉE….
Enfin, si des entités extraterrestres existent bien, on doit en premier s’interroger sur la nature de LEUR CONSCIENCE. Par exemple, leur conscience est-elle formée de mêmes matériaux universels que la conscience humaine faite du minéral, du végétal et de l’animal ? « Leur conscience » est-elle avancée techniquement c’est-à-dire spirituellement ou scientifiquement ? Si avancée, qu’elle supprime la loi de succion vulgaire le Plomb-pesanteur et ”jongle” avec La Matière ? Et par là même, leur langage est-il uniquement de la Vraie Télépathie au sein d’une conscience en forme des ESSENCES(4) ?
Là ce ne peut qu’être HAUTEMENT POSSIBLE. Ce qui amène que NÉCESSAIREMENT la chefferie actuellement de la caricature de GOUVERNANCE MONDIALE SOUS LA CHEFFERIE DE L’EMPIRE USionistan, AVEC LES TRUMP, POUTINE, NETANYAHOU, XI JINPING, ne peut qu’EMPÊCHER les efforts des Terriens pour comprendre et développer la télépathie terrienne sous quelque forme que ce soi, y compris celle de la Réalisation du Soi(5). Si la télépathie terrienne peut pénétrer le mental terrien, alors la chefferie de la Gouvernance mondiale est morte, car leurs mensonges seront immédiatement détectés, ce qui amène qu’il n’y a aucune raison pour que les « esprits » de « l’espace » ne puissent eux aussi être détectés.
Le chefferie terrienne est forcément verrouillée mentalement par le POUVOIR DU SECRET ET LA RECHERCHE PERMANENTE DE MAINTENIR SON POUVOIR PAR LE PLUS DE CHOSES SECRÈTES, SURTOUT À L’ÈRE DU TOUT CONNECTÉ INFORMATIQUE. PAR CONSÉQUENCE NATURELLE, LA CHEFFERIE DES TRUMP, POUTINE, ETC. UTILISENT DONC DE FAÇON PROPHYLACTIQUE UNE DISSIMULATION MONDIALE DE TOUT CE QU’ELLES PEUVENT.
« La télépathie ne peut exister sans quelqu’un qui entend, et la clairvoyance sans quelqu’un qui voit. Quelle différence y a-t-il entre entendre de loin ou de près ? L’auditeur seul a de l’importance. Sans auditeur, il ne peut y avoir d’audition ; sans voyant, il ne peut y avoir de vision ». (Ramana Maharshi 18, 26-1-1935).
« La télépathie et la radio permettent de voir et d’entendre à distance. Elles se ramènent toutes deux au phénomène de l’audition et de la vision. Que l’on écoute de près ou de loin ne change rien au fait d’entendre. Le facteur fondamental, c’est l’auditeur, le sujet. En l’absence d’auditeur ou de voyant, il ne peut pas y avoir d’audition ou de vision. Ces deux facultés sont des fonctions du mental. De même les pouvoirs occultes (siddhi) ne sont que dans le mental. Ils ne sont pas naturels au Soi. Ce qui n’est pas naturel, mais acquis, ne peut pas être permanent et ne vaut pas la peine que l’on s’efforce de l’obtenir.
Les siddhi sont des pouvoirs à longue portée. Un homme ordinaire a des pouvoirs limités et se sent misérable. Il cherche à augmenter ses pouvoirs afin d’être heureux. Y parviendra-t-il vraiment ?
Si l’on considère que les gens sont malheureux avec des facultés de perception limitées, alors on peut en conclure que leurs malheurs s’accroîtront proportionnellement à l’augmentation de celles-ci. Les pouvoirs occultes n’apporteront jamais de bonheur à qui que ce soit. Bien au contraire, ils le rendront d’autant plus malheureux !
Par ailleurs, à quoi servent ces pouvoirs ? Le soi-disant occultiste (siddha) désire exposer ses pouvoirs afin d’être apprécié par les autres. Il recherche la reconnaissance et s’il n’en reçoit pas, il est malheureux. Il faut absolument que les autres l’apprécient. Il peut même rencontrer quelqu’un dont les pouvoirs sont supérieurs aux siens. Il en éprouvera de la jalousie et sera encore plus malheureux.
Un grand occultiste peut toujours rencontrer un occultiste encore plus grand que lui, et ainsi de suite jusqu’à ce que survienne quelqu’un qui volatilisera tout en un clin d’oeil. Un tel personnage est le plus haut adepte (siddha) et Il est Dieu ou le Soi.
Quel est le réel pouvoir ? Est-ce l’accroissement des richesses ou bien le fait d’amener la paix ? Ce qui conduit à la paix est la plus grande perfection (siddhi). (Ramana Maharshi 20, 30-1-1935).
Notes.
1. LA VALEUR D’ÉCHANGE ENTRE DEDANS ET DEHORS et RESTE ET MANQUE DE LA SOUMISSION AUX MARCHANDISES, LA SOUMISSION À LA LOI DE SUCCION, LE PLOMB PESANTEUR.
– Quelle est donc la racine du mal ?
– La « saisie » [loi de succion vulgaire à distinguer de la Vraie Loi de succion ou Eucharistie, mais ne pas tomber dans la gloutonnerie spirituelle qui existe aussi, c’est-à-dire ne pas tomber dans LA FIXATION OU COAGULATION D’UNE SPIRITUALITÉ COMME FIN EN SOI OU COMME « FIN DES TEMPS » !].
– La saisie de quoi ?
– La saisie du triple monde [de la Forme, du Désir, du Sans-Forme ; le connaisseur, la connaissance et le connu. ”Les triades ne sont que des apparences dans le temps et l’espace, tandis que la Réalité s’étend au-delà et derrière elles. Elles sont comme un mirage qui cache la Réalité. Elles proviennent de l’illusion [elle proviennent du ”Comme si”]” (Ramana Maharshi, entr. 28, 4-2-1935) ; jusqu’à la gloutonnerie spirituelle].
– Comment arrêter cette saisie ?
– En recourant à l’introuvable, car dans l’introuvable il n’y a pas de saisie.
– Qu’est-ce que l’introuvable ?
– La fin du dualisme.
– Qu’est-ce que le dualisme ?
– La vision d’un dedans et d’un dehors, lesquels sont introuvables.
(Soûtra de la Liberté inconcevable, chapitre V, 14)
2. AVERTISSEMENT TRADITIONNEL : « NE PAS ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT ».
LA CONTINUITÉ DE LA PRÉSENCE CULTIVÉ OU ARTIFICIELLE D’INSTANT EN INSTANT DEVIENT, EN ELLE-MÊME, SUSPECT, CAR CHARGÉ D’EFFORT DE SPATIO-TEMPOREL : ÉCHO DU VIOL PAR L’EGO, D’OÙ L’AVERTISSEMENT TRADITIONNEL.
S’attacher = cultiver pour soi-même, coaguler, fixer ou concentrer, stocker, CELA MÈNE AU POUR-VOIR, LE POUVOIR DES VOYEURS : UN CONSOMMATEUR DE CONCENTRATION DEVIENT UN BÉNÉFICIAIRE : IL S’ATTACHE, IL FABRIQUE UNE DURÉE DE CONCENTRATION.
3. Extrait de la conférence de Jiddu Krishnamurti à Omen en 1929, où il expliquait que « La Vérité est un pays sans chemin ».
« Peut-être avez-vous souvenir de cette histoire du diable et de son ami : ils marchaient dans la rue quand ils virent devant eux un homme se baisser pour ramasser quelque chose et le mettre dans sa poche. L’ami dit au diable : « Qu’est ce que cet homme vient de ramasser ? » « Un petit bout de Vérité », répondit le diable. « Mauvaise affaire pour vous, alors ! », remarqua l’ami. « Oh, pas du tout, répliqua le diable, je vais l’aider à
l’organiser ! »
Je maintiens que la vérité est un pays sans chemin que vous ne pouvez l’approcher par aucune route, quelle quelle soit : aucune religion, aucune secte. Tel est mon point de vue, et j’y adhère d’une façon absolue et inconditionnelle. La vérité étant illimitée, inconditionnée, ne peut être approchée par quelque sentier que ce soit, elle ne peut pas être organisée on ne devrait pas non plus créer des organisations qui conduisent ou forcent les hommes à suivre un chemin particulier. Si vous comprenez bien cela dès le début, vous verrez à quel point il est impossible d’organiser une croyance ».
4. ESSENCE : dans le sens par exemple du principe de l’outil appelé tour : déplacer un outil coupant sur une pièce qui tourne, produisant des copeaux. N’existerait-il rien au monde, pas même la Création, que ce principe SERAIT, Essence éternelle du tour ; mais ce qui ne serait pas, c’est le tour concret, et on peut en réaliser une infinité de modèles à partir du principe ou Essence : l’ex-istant. Un tour ne peut engendrer son principe, ni aucun machine, même construite par un transhumaniste : la recherche ou le bricolage peuvent éveiller l’idée d’un principe, elles ne le créent pas.…. Quand un humain découvre un principe, c’est qu’il le portait déjà en lui, comme une plaque photographique non révélée, dans les structures intimes de son être.
ESSENCE : ce qui existe de toute éternité à l’état latent, en Vraie Télépathie, et qu’on a appris à connaître au fur et à mesure de l’évolution de notre cerveau. Ce qui n’a pas l’Essence ne peut produire l’Essence. « L’essence qui voit est la seule chose qu’on ne puisse attribuer à rien » dit Le Secret de la Fleur d’Or. « Mais, lorsqu’on voit le voir, si ce voir n’est pas le voir, l’essence qui voit est alors aussi attribuable à quelque chose. Cela renvoie à l’essence qui voit, telle qu’elle s’exerce dans la continuité répétitive de la conscience habituelle – ce que les Écritures bouddhiques évoquent en ces termes : « Faire usage de la conscience habituelle et répétitive [la raison], c’est faire erreur ». L’AVERTISSEMENT TRADITIONNEL : « NE POINT ATTACHER UN INSTANT QUI PASSE À UN AUTRE INSTANT ».
5. RÉALISATION DU SOI ou PUTRÉFACTION – DÉFINITION.
Les deux ‘je’ ego et ‘Je’ du Soi. Dans le sommeil profond, le monde et le ‘je’ n’existent pas, c’est seulement à l’état de veille que le ‘je’ ego surgit, et qu’il est donc impermanent, comme la naissance et la mort et comme son ”monde”.
« Demandez-vous alors si vous n’êtes pas le même ‘je’ dans le sommeil (profond) et dans les autres états (rêve et veille). Existe-t-il deux ‘je’ ?
Vous êtes toujours la même personne. Alors, lequel des deux est le ‘je’ réel, celui qui apparaît et disparaît ou celui qui est là en permanence [dans l’Instant ou Ici et Maintenant] ? Ainsi vous découvrirez que vous êtes le Soi. C’est ce que l’on appelle Réalisation du Soi.
La Réalisation du Soi n’est pas un état qui vous est étranger ou qui est loin de vous et que vous devez atteindre. Vous êtes toujours dans cet état. Vous l’oubliez et vous vous identifiez au mental et à tout ce qu’il crée. Vous devez simplement cesser de vous identifier au mental. Nous nous sommes identifiés depuis si longtemps au non-Soi qu’il nous est difficile de considérer que nous sommes le Soi [le ‘Je’-‘je’].
Ce qu’on entend donc par Réalisation du Soi n’est rien d’autre que RENONCER [PUTRÉFACTION] à cette identification au non-Soi. Comment réaliser, rendre réel le Soi ? Nous avons réalisé, considéré comme réel, ce qui est irréel, le non-Soi. Abandonner cette fausse réalisation est la Réalisation du Soi. […] Tout le monde recherche uniquement ce qui lui procure le bonheur [la loi de succion ou attraction ”universelle” copiée par Newton]. Pensant que le bonheur vient de tel ou tel objet [donc du DEHORS], vous cherchez à obtenir cet objet [racine du mal Dedans-Dehors et tentative de ”sortir” de l’Univers et évidemment COMMERCE]. Voyez d’où vient réellement le bonheur, y compris le bonheur qui vous semble provenir des objets des sens [et du capitalisme]. Alors vous comprendrez que la seule source du bonheur est le Soi [Instant, le Blanc du Silence…] et vous demeurerez à jamais dans le Soi ». (Ramana Maharshi au jour le jour, 17-8-1946).




